A NNALES DE L ’I. H. P., SECTION A
G AETANO C ARICATO
Sur le problème de Cauchy intrinsèque pour les équations de Maxwell-Einstein dans le vide
Annales de l’I. H. P., section A, tome 11, n
o4 (1969), p. 373-392
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373
Sur le problème de Cauchy intrinsèque
pour les équations de Maxwell-Einstein dans le vide
Gaetano CARICATO
( Istituto Matematico « G. Castelnuovo » Città Universitaria, Roma).
Vol. XI, n° 4, 1969, Physique théorique.
SUMMARY. - The
Cauchy problem
for the Maxwell-Einsteinequations
in the empty space is considered in every coordinate system. It is shown that this
problem
breaks into two separate invariantproblems :
theproblem
of initial
conditions,
the restrictedproblem
of evolution.For the restricted
problem
of evolution a theorem of existence andunicity
is established without anyassumption
ofanalyticity.
INTRODUCTION
On sait que M. A. Lichnerowicz
(1)
et Mme Y.Choquet-Bruhat (2)
ont étudié
profondément
leproblème
deCauchy
pour lesystème
deséquations
de Maxwell-Einstein soit dans le vide soit dans les cas matière pure ou fluideparfait.
On sait de même que M. C. Cattaneo a donné uneformulation
relative, intrinsèque,
des loisphysiques
en relativitégéné-
(1) A. LICHNEROWICZ, Problèmes globaux en mécanique relativiste, Actualités Scienti- fiques et Industrielles, 833 (XII), Paris, 1939, p. 1-75.
(~) Mme Y. BRUHAT, Théorème d’existence pour certains systèmes d’équations aux dérivées partielles non linéaires, Acta Mathematica, t. 88, 1952, p. 141-225 ; Sur l’intégra-
tion des équations de la relativité générale, Journal of rational mechanics and analysis,
t. 5, 1956, p. 951-966.
raie
(3).
Dans ce travail sur leséquations
de Maxwell-Einstein dans le videj’ai
pureprendre,
encore une fois(4),
l’idée de Lichnerowicz de par- tager leproblème
deCauchy
en deuxproblèmes
distincts : leproblème
restreint d’évolution et le
problème
des donnéesinitiales ;
et en vertu desrésultats obtenus de Cattaneo et Benvenuti
[Cf. §
1, n°2] j’ai
pu énoncerintrinsèquement
cesproblèmes.
Enfinj’ai montré,
par le moyen d’un théo- rème d’existence de MmeBruhat,
que leproblème
restreint d’évolution admet une solution et uneseule, quel
que soit lesystème
de coordonnées localesemployé,
dès que les données deCauchy
satisfont auxéquations
de
compatibilité
duproblème
des données initiales et des conditionssimples
de différentiabilité.§
1 LESÉQUATIONS
FONDAMENTALES ET LEUR EXPRESSION RELATIVE A UNREPÈRE PHYSIQUE DONNÉ
1. Les
équations gravitationnelles .
Dans une variété différentiable à 4 dimensions
V4
douée d’unemétrique
riemannienne partout de type
hyperbolique
normal dont lasignature
est + + + -, donnons une congruence de
lignes
orientées dans le tempset un
champ
de vecteurs unitairesy(x)
tangents à ceslignes
et orientés dans le futur. Déterminons ainsi unrepère physique
S danslequel,
commenous avons
déjà
montré(5),
leséquations
d’Einstein(~) C. CATTANEO, General Relativity : Relative Standard Mass, Momentum, Energy
and Gravitational Field in a General System of Reference, Il nuovo Cimento, série X,
t. 10, 1958, p. 318-337 ; Proiezioni naturali e derivazione trasversa in una varietà rieman- niana a metrica iperbolica normale, Annnli di Matematica purcr ed applicata, (I V),
vol. XLVIII, 1959, p. 361-386 ; Conservation Laws in General Relativity, Il Nuovo Cimento,
série X, t. 13, 1959, p. 237-240 ; Formulation relative des lois physiques en relativité géné- rale, Cours professé au Collège de France, 1962.
(4) Sul problema di Cauchy per le equazioni gravitazionali nel vuoto, Rendiconti di Matematica (3-4), vol. 22, 1963 ; Sul problema intrinseco di evoluzione per le equazioni einsteiniane, Rendiconti Accademia Naz. Lincei, (VIII), vol. XLI, 1966 ; Sur le problème
de Cauchy pour les équations de la relativité générale dans les schémas matériels fluide
parfait et matière pure, Annales Institut Henri Poincaré, vol. IX, t. 3, 1968, p. 283-301.
(5) Cf. f note cit. en (4).
équivalent
au suivantsystème
de troiséquations
tensoriellesoù nous avons
posé (6)
avec
Remarquons
deplus
que l’identité différentielledans le
repère physique
Séquivaut
aux identités suivantes :(6) Pour les symboles employés cf. C. Cattaneo, Proiezioni naturali e derivazione tras- versa... ou Formulation relative des lois physiques... cités en (3). Pour les indices on adopte
ici la convention suivante : tout indice grec varie de 1 à 3, tout indice latin de 1 à 4. On
rappelle que l’opérateur
différentiel ai
== ai + dérivation partielle transverse, à caractère invariant vis-à-vis d’une transformation quelconque de coordonnées internesau repère physique S ; l’opérateur y404’ dérivation longitudinale, appliqué à un ten-
seur d’espace produit un tenseur d’espace du même ordre. De plus, les symboles de Chris- toffel d’espace de première et deuxième espèce sont ainsi définis :
ANN. INST. POINCARÉ, A-XI-4 , 25
2.
Équations
de Maxwell.On sait que dans une variété riemannienne
V4
orientable leséqua-
tions de Maxwell peuvent
s’écrire,
en l’absence de toutematière,
où
Fij
est le tenseurantisymétrique champ électromagnétique
etffij
letenseur
impair antisymétrique adjoint
deFij
avec
Supposons
maintenant avoir donné dans la variétéV4
unrepère physi-
que S et en suivant M. Benvenuti
(’)
donnons la formulation relative deséquations (5), (6).
Dans ce but faisons d’abord ladécomposition
naturelledu tenseur
F~~ (8)
où l’on a posé
Introduisons de
plus
le vecteurd’espace
où est le tenseur
impair
de Ricci dansl’espace
vectoriel tridimen- sionnelEx.
La formule
(8)
peut être mise alors sous la formeintrinsèque
suivante :Par rapport au
repère physique
S onappelle
tenseurchamp magnétique
le tenseur
antisymétrique d’espace Hij
etrespectivement
vecteurchamp électrique,
vecteurchamp magnétique
les vecteursd’espace E~,
C) P. Benvenuti, Formulazione relativa delle equazioni dell’elettromagnetismo in
relatività generale, Annali Scuola normale superiore di Pisa, Série III, vol. XIV, 1960, p. 171- 193. Cf. aussi C. Cattaneo, Formulation relative des lois physiques... citée en (3).
(8) On rappelle que pour faire la décomposition naturelle d’un tenseur quelconque,
en chaque point x de V4, l’espace vectoriel Tx tangent en x à V4 est décomposé dans la somme
de l’espace unidimensionnel ex des vecteurs colinéaires à y(x) et du 3-plan Ex normal
à ~,.
Cela
posé, l’équation (5) équivaut parfaitement
aux deuxéquations
vectorielles
ou
est la vitesse
angulaire
locale durepère physique
S(9).
En faisant la
décomposition
naturelle du tenseur on obtient une ’expression, analogue
à(11),
et
dans
lerepère physique
Sl’équation (6) équivaut
aux deuxéquations
vectorielles
(1 °)
,
(9) Rappelons ici brièvement que, en introduisant la dérivée temporelle locale d’un vec-
teur d’espace s [cf. C. Cattaneo, Formulation relative... en (3)J
si nous considérons le volume propre dSo = d’un 3-parallélipipède infini-
tésimal du repère, dont les arêtes sont dirigées comme les éléments de la base naturelle de Ex, nous avons
Par cette formule on peut donner aux équations (5’) l’expression très semblable à celle
classique ,
où
De même que (5’) les équations (6’) peuvent s’écrire sous la forme
Remarquons
que les vecteursF~, $’j premiers
membres deséquations
deMaxwell
(5), (6)
ont leursdivergences respectives
nulles à cause de l’anti-symétrie
du tenseurF ij
et de sonadjoint g- ij :
Dans le
repère physique
S ces identités peuvent être mises sous la forme(11):
Il faut même remarquer que des relations
[cf. (9)2, (10)]
on peut déduire les inverses à condition
qu’on
aitdet. Il
# 0.3.
Équations
d’Einsteinpour un schéma
champ électromagnétique
pur.Pour étudier l’interaction du
champ électromagnétique
et duchamp gravitationnel
dans un domained’espace-temps V4
où iln’y
a pas de matière il faut étudier l’ensemble deséquations
de Maxwell(5), (6)
et deséquations
d’Einsteinet des formules parfaitement semblables peuvent s’écrire pour et
où
Tij
est le tenseurd’impulsion-énergie
de Maxwellpour
lequel
on aSupposons
donné dansl’espace-temps V4
unrepère physique S,
etsoit y(x)
lechamp
de vecteurs unitaires orientés dans le temps associé à cerepère ;
ladécomposition
naturelle duchamp
des tenseursTij
donneEn posant
(12)
si nous tenons compte de
(2), (3)
nous pouvons donner à(16)
la formesuivante relative au
repère physique
S :D’autre part de
(16)
et(18)
on déduite 2) Cf. C. CATTANEO, Formulation relative des lois physiques, citée en (3), p. 108-109.
par suite les
équations (16)
et(16’)
peuvent s’écrirerespectivement ( 13)
et
§ 2.
LEPROBLÈME
DE CAUCHYPOUR LES
ÉQUATIONS
DE MAXWELL-EINSTEIN DANS LE VIDE ET SON PARTAGEEN DEUX
PROBLÈMES
DISTINCTS4.
Analyse
deséquations
de Maxwell-Einstein.Rappelons
que pour donner auxéquations
de Maxwell-Einstein uneexpression
relative à unrepère physique
donné S nous avons choisi arbi- trairement cerepère physique.
Donnons maintenant dansV4
unehyper-
surface ~ orientée dansl’espace
et supposons que lechamp
de vecteursy(x)
associés au
repère physique
S dans toutpoint
del’hypersurface ~
soitorthogonal
à laChoisissons ensuite un
système
de coordonnées locales(x’) adaptées
au-
e 3) L’expression du tenseur symétrique d’espace sa~ est la suivante :
champ
de vecteursy(x)
et àl’hypersurface ~ (14);
on en déduit que sur ïon a
Après
ce choix leséquations (5’)~, (6’)~, (22’)2, (22’)3, qu’il
estconvenable
de récrire toutes à la fois
en
rappelant
que le tenseur al’expression
donnent lieu sur £ aux conditions
(15)
auxquelles
les vecteursEb
les tenseurs Yij’Kij
et leurs dérivéesspatiales
doivent satisfaire.
Tout cela
posé,
supposonsprovisoirement
connus deuxchamps
devecteurs
E~, ~~
et unchamp
de tenseurs Yik vérifiant sur ~ leséquations (25), qui
satisfont dans unvoisinage
W de 1 auxéquations (5’)1, (~’)1, (22’)1
c’est-à-dire aux
équations
tensoriellesspatiales
(14) C’est-à-dire telles que les lignes du champ vectoriel y’(x) et l’hypersurface 1: ont respectivement les équations x°‘ = const., 14 = 0. ,
(15) On rappelle que les vecteurs E, H sont déduits du tenseur Fij par les relations (9)2, ( 10).
Pour une telle solution les identités
(14), (15)
donnent lieu auxéquations
suivantes dans les fonctions inconnues
F Eh ff (J
Ces
équations
linéaires ethomogènes n’admettent,
pour des données(ff O)î
sur fnulles,
d’autre solution que la solution nulle(16).
On voit ainsi que si deux
champs
de vecteursEt, Je
et unchamp
detenseurs Yik satisfont au
voisinage
de ~ auxéquations (26)
et sur E auxconditions
(25),
ils satisfont aussi au mêmevoisinage
de 03A3 auxéquations [cf. (5’)2~ (6’)2]
Considérons maintenant la relation différentielle
[cf. (16)]
et en faisons les
projections
naturelles. Enrappelant (2), (20)
ainsi que(17)
e6) Voir M. CINQUINI-CIBRARIO e S. CINQUINI, Equazioni a deriuate parziali di tip0 iperbolico, Cremonese, Roma, 1964, p. 320.
e 7) Voir C. CATTANEO, Proiezioni naturali e derivazione trasversa... cité en (3).
on obtient :
Observons d’ailleurs que pour la solution des
équations (26)
que nousavons
supposé
connue on aen tenant compte des identités
on en déduit
Par suite si nous substituons dans les relations
(29’)
aux tenseursquelcon-
ques ytk,
Fik
les tenseurs satisfaisant auxéquations (26) [voir
dernièreremarque du n°
2]
et tenons compte de(31 )
nous obtenonsPuisque
le tenseurd’impulsion-énergie
de Maxwell satisfait à la condi- tion(18),
on aet les relations
(32)
prennent la formeA condition
qu’on
aiten posant
les relations
(32’)
s’écriventoù les coefficients
Arp, La dépendent
des fonctions y~,yrs
et les~t
sont desfonctions linéaires
homogènes
desBP,
d. Ainsi les fonctionsBp,
d satis-font à un
système
de 4équations
aux dérivéespartielles
linéaires et homo-gènes qui
pour des données{~)~
nulles sur E n’admettent d’autre solution que la solution nulle(18).
Nous avons vu donc que si un
champ
de tenseurs y~k et deuxchamps
devecteurs
Et,
satisfont auxéquations (26)
et sur £ aux conditions(25),
ils satisfont en dehors de 1 aux
équations (24).
Pour cela leproblème
deCauchy
pour leséquations
de Maxwell-Einstein peut êtrepartagé
endeux
problèmes
distincts que nous. énoncerons tous les deux en formeintrinsèque :
leproblème
des donnéesinitiales,
leproblème
restreint d’évo-lution.
e 8) Voir traité cité en e 6), p. 320.
5. Formulation du
problème
des données initiales.Étant
donnée une variété à quatre dimensionsV4,
différentiable etorientable,
considérons :a)
un morceaud’hypersurface régulière ~ ;
b)
un domaine à trois dimensions D sur~,
et en toutpoint Q
de D l’es-pace vectoriel
7rQ
tangentc)
unvoisinage
W(à
4dimensions)
del’hypersurface ~,
de trace Dsur
~,
et dans W unchamp
de vecteurs contravariantsy~ qui
sur £ ne soientpas tangents à
E,
unchamp
de vecteurscovariants ’1i
vérifiant partout dans W la conditionet sur E
Cela
posé
choisissons dans W unsystème
de coordonnées(Xi) adaptées
au
champ
de vecteurs/(x)
et àl’hypersurface 03A3 ;
par ces coordonnées on a partout dans Wet sur L
Proposons-nous
alors de chercher deux tenseurssymétriques
del’espace 7CQ
07CQ
vérifiant les conditions’
et deux vecteurs de
Éa,
satisfaisant auxéquations [cf. (25)]
Dans les
équations (39)
le tenseur donne le tenseurmétrique
de~,
lescalaire
(R*)~
= s’obtient par(3)2
en posant en cetteexpression (Ya
= = ~J~ et les vecteurs donnent sur Erespectivement
les vecteurschamp électrique
etchamp magnéti-
que
[cf. (9), (10)].
6. Formulation du
problème
restreint d’évolution.En supposant avoir déterminé deux tenseurs
symétriques
etdeux vecteurs
Ei, Yti
satisfaisant auproblème
des donnéesinitiales,
nousnous proposons de chercher dans un
voisinage
deE,
de trace D surE,
un
champ
de tenseurssymétriques
y~k et deuxchamps
de vecteursE~, Yfi
astreints partout aux conditions
(y’
est lechamp
contravariant satisfaisant àl’hypothèse
c, n°5) :
qui
satisfassent auxéquations [cf. (26)]
et sur E aux conditions
On peut faire tout de suite les remarques suivantes :
a) Ayant
choisi des coordonnéesadaptées
auchamp
de vecteurs/(x)
et à
l’hypersurface ~,
la condition(40) impose
que les composantes y4~du tenseur inconnu yik soient nulles partout sur W.
b)
Aussitôt que lechamp
de tenseurs )’ik a étédéterminé,
l’autrechamp
de tenseurs
donne
univoquement
le tenseurmétrique
de la variétéV4.
c)
Lechamp
de vecteurslli(X) représente l’expression
covariante duchamp
de vecteurs/(x) (qui
dans lamétrique
obtenue résulteunitaire)
et par
conséquent
unrepère physique
résulte aussi déterminé dansV4,
dont le tenseur Yik fournit le tenseur
métrique d’espace.
7. Existence et unicité
de la solution du
problème
restreint d’évolution.En supposant résolu le
problème
des données initiales dans le cas nonanalytique,
nous nous proposons de démontrer l’existence et l’unicité de la solution duproblème
restreint d’évolution. Nousprocéderons
à lamanière suivante. Nous supposerons d’abord connue une telle solution et montrerons
qu’on
en peut déduire d’unefaçon univoque
une solution dusystème complet d’équations
de Maxwell-Einstein écrites en coordonnéesisothermes.
Après,
en vertu d’un théorème de Mme Bruhat(19)
assurantl’existence et l’unicité d’une solution du
problème
deCauchy
pour leséquations
de Maxwell-Einstein écrites en coordonnéesisothermes,
nousmontrerons que, une telle solution
donnée,
on en peut obtenir defaçon unique
la solution duproblème
restreint d’évolution. Cette solution ne seraplus
astreinte à vérifier les conditions(supplémentaires)
initialesimposées
des coordonnéesisothermes;
mais satisfera seulement sur Laux
équations (de compatibilité)
duproblème
des données initiales.1.
Supposons
donc que dans unvoisinage
W de E où lechamp y’
estdonné les
équations
d’évolution(41)
aient une solution y~~,Ei, Yfi
vérifiant sur 1 les conditions(42).
Dans lerepère physique
Squi
par suite résulte détermineunivoquement
leséquations
d’évolution(41) représentent
laprojection
purementspatiale
deséquations respectives
tandis que les
équations (39),
les troispremières multipliées
par y; et la dernière par 03B3i03B3jreprésentent
les autresprojections
des mêmeséqua-
tions
(5), (6), (22)
considérées sur £[cf. (24), (25)].
Nous avons montré d’ailleurs au n° 4 que les
équations
supposées
vérifiées surE,
sont satisfaites partout dans unvoisinage
Wde L des mêmes
champs
de tenseurs Yij’E~, Yti qui
dans Wreprésentent
une solution des
équations
d’évolution(41).
Pour cela lechamp
de ten-seurs
symétriques (43)
et lechamp
de tenseursantisymétriques Frs qu’on
en peut déduire par
(9), (10)
deschamps
vectorielsE~, Yti supposés
connus,sont une solution du
problème
deCauchy
pour lesystème complet d’équa-
tions de Maxwell-Einstein
(5), (6), (22).
Cela
posé,
effectuons unchangement
de coordonnéesà condition que les coordonnées nouvelles xi’ soient isothermes et coïnci- dent sur E avec les xi mêmes : dans ce but il suffit de choisir pour coor-
e9) Mme Y. BRUHAT, Théorème d’existence... cité en (2).
données x" quatre solutions
indépendantes
del’équation hyperbolique
satisfaisant sur £ aux conditions
Les conditions
(45)
et(46)
déterminent defaçon unique,
les coordon- nées xi’.En vertu de
(46)
les composantes des vecteursy~,
’1i,É;, ~
et des ten-seurs
lfiij
restenttoujours égales
sur ~ dans lechangement susdit,
en ayant iciau contraire les
changent
sur £ par la loiet les
équations (45)
déterminent sur E lesquantités supplémentaires
Ainsi de l’existence d’une solution du
problème
restreint d’évolution on déduit l’existence d’une solution duproblème
deCauchy
pour lesystème complet d’équations
de Maxwell-Einstein(5), (6), (22)
écrites en coordon-nées
isothermes,
solution vérifiant sur £ les mêmes données deCauchy auxquelles
la solution duproblème
restreint d’évolution satisfaitdéjà
parhypothèse :
Il convient de
rappeler
ici que leséquations (6) expriment
localementla condition nécessaire et suffisante pour que le
champ
de tenseurs anti-symétriques Fij
soit le rotationnel d’unchamp
de vecteurs0, :
D’autre part les
équations (5)
en coordonnées isothermes s’écriventpuisque
ces coordonnées vérifient leséquations
On en déduit alors que, compte tenu de
(50)
et de la condition habituelle de normalisation(20)
les
équations (51)
deviennentavec
Donc les
équations
de Maxwell en coordonnées isothermes sontéqui-
valentes aux relations
(50)
et ausystème d’équations (54)
dans les compo- santes dupotentiel
vecteurC, ;
cesystème d’équations (54)
a la mêmestructure des
équations
d’Einstein(22)
si ces dernièreséquations
sontécrites en coordonnées isothermes
(21) :
Les fonctions sont des
polynômes
dans8jgik
dont laforme nous n’écrivons pas
explicitement
ici.II.
Supposons
maintenantd’ignorer
s’il existe une solution du pro- blème restreintd’évolution,
et considérons lesystème complet d’équations
de Maxwell-Einstein
(5), (6), (22)
que nous écrirons en coordonnées iso- thermes x" :Donnons en outre sur f
(d’équation
x4’ -0)
les fonctions(2°) On rappelle de même que chaque solution des équations de Maxwell en coor-
données isothermes vérifiant sur ï la condition (53) satisfait à la même condition dans le
voisinage de ~ où la solution susdite est définie [Y. BRUHAT, Théorème d’existence en méca- nique des fluides relativistes, Bulletin de la Société Mathématique de France, t. 86, 1958.
p. 155-175].
(21) Cf. Y. BRUHAT. Mémoire cité en (19).
[qui
doivent coïnciderrespectivement
avec les composantes du tenseurmétrique
leurs dérivées les composantes dupotentiel vecteur
et leurs dérivées toutes calculées sur
Y]
de sorte que, d’elles déduites les tenseurs de !et les vecteurs
les
équations
decompatibilité (39)
des données initiales et la conditionsupplémentaire [cf. (53)]-
soient satisfaites. De
plus
les fonctions sont déterminées par les condi- tionssupplémentaires [cf. (52)]
(en
lesexplicitant,
on substitue les avec les données correspon- dantes Si les deux ensembles dedonnées {gi’k’, 03A6j’} et {03C8i’j’, Z4’j’}
sont de classes
respectives C6
etC5,
un théorème d’existence et unicité de Mme Bruhat(22)
est valable pour lesystème (54’)-(22").
Pour ce théorèmedans un
voisinage
W’ de E leproblème
deCauchy
pour lesystème d’équa-
tions
(54’)-(22")
a une solutionunique ~~,(x’)
de classe C5. Lesconditions
supplémentaires
sont satisfaites
automatiquement
dans W’, et le tenseurchamp
électro-magnétique Fi’j’
défini par(50’)
peut satisfaire auxéquations
de MaxwellCela
posé,
considérons unchangement
de coordonnées du type(22)’ Théorème d’existence... cité en (~).
et remarquons tout de suite que pour un choix
quelconque
des fonctionsqif
les conditions
(46)
sur E sontvérifiées ;
il s’en suit que pourchaque
trans-formation
(57)
toutes les composantes des tenseurs conser-vent
numériquement
les mêmes valeurs. Choisissons les fonctions({Jif
de sorte que les nouvelles composantes g4i du tenseur
métrique
gi,k, satis- font aux relations(23)
Une telle transformation
faite,
lechamp
de vecteurs~4t(~)/~/ 2014 g44(x)
s’identifie dans un
voisinage
W de Y avec lechamp
de vecteursl1i(X)
donnédans le
problème
des donnéesinitiales,
et lechamp
de vecteurs contra- variants/(x)
de même fixé dans leproblème
des données initialesrepré-
sente bien son
expression
contravarianteLes nouvelles coordonnées xi résultent ainsi
adaptées
aurepère phy- sique
S que lechamp
de vecteurs unitairesy(x) spécifié.
Naturellement comme les composantes
respectives Fi,k,
du tenseurmétrique g
deV4
et du tenseurchamp électromagnétique F
vérifient lesystème d’équations (50’), (54’), (22"),
ainsi les nouvelles composantes ~Fik
des mêmes tenseurs g, F satisfont ausystème d’équations transformé,
que nous pouvons écrire
Dans le
repère physique
déterminé par lechamp
de vecteursy(x),
avec lescoordonnées
adaptées Xi,
le tenseurmétrique d’espace
a pour compo- santesla
décomposition
naturelle deséquations (59) [cf. (5’), (6’), (22’)]
donnee3) Si nous voulons éviter de résoudre le système d’équations (58) il suffit de formuler le problème des données initiales en choisissant le champ de vecteurs covariants r~;(.r)
avec la liberté accordée du choix très grand des fonctions ~"(.v) qui interviennent dans (58).
ANN. INST. POINCARÉ, A-XI-4 26
On peut dire alors que en supposant inconnus les
champs
de tenseurs gtk,Fik’
lesystème d’équations
de Maxwell-Einstein(59) (cf. (4))
estéquivalent
au
système d’équations
et aux conditions de
compatibilité
des données initialesPuisque
les deuxchamps
de tenseurs gik,Fik qui
satisfont auproblème
deCauchy pour
lesystème d’équations (59)
sont définisunivoquement
et que de même leurdécomposition
naturelle dans lerepère physique
S est uni-que, on en déduit que le
champ
de tenseurs(60)
et les deuxchamps
devecteurs E, Yf
qui
s’obtiennent du tenseurchamp électromagnétique Fij [cf.
n°2] représentent
auvoisinage
de ~ la solutionunique
duproblème
restreint
d’évolution, qui
sur E vérifie les données deCauchy
Manuscrit reçu le 7