Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
Le Figaro (Paris. 1854). 04/05/1896.
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L'EXPOSITION
DE GENÈVE
i
Genève, 2 mai.
L'Exposition
nationale suisse
estpu-yerte. L'inauguration en
à
eu lieu" hierjpar
un tempsd'ailleurspluvieux
ettriste,
|haïs Itejleest
ici
la sérénité
de,sesprits
que
ni la biseâpre
ni les ondées succes-Bivesn'pntprévalu
contrel'enthousiasme
général
et c'est aux
acclamationsd'une
foule innombrable que
le bateaulà
Suisses'est rangé
cematin
devantle
giiai
du fflOïiumentnational
de Genève,apportant,
au
milieu des fanfares, le 'cortèg§i"imposantdes hautes autorités
fédérales,
du
corps diplomatiqueet des
représentants
des 22 Etats confédérés.Une
première
9^mpnie
inaugurale
a
eu lieu surle
quai. Là,M.Turettipi, prési-dent duComitécentral
de l'Exposition deGenèvjé,
l'intelligentorganisateur
detoü-tes les
améliorationsqui ont été apportéesiau régimeléponomique de la vieille cité
depuis quelques années,
a
souhaitéla
bienvenue aux
hôteséminents
qui lavë-ilaiënt yisitef.'Puis
M. Adrien Lachënal;jprésident
delà Confédération suisse,un
Genévoïslui aussi, a
dansune
allocu-tion fréquemment interrompue
par
lesapplaudissements,
donné
enquelque
sorte
lesens
des idéeset
des moeurs deïa
Suisse.M-
Pencher,
ancienprésident
dela
Confédération,
a
ensuite
prononcé, enallemand,
uneallocution dans
laquelle ilp.
renduhommage à la ville de Genève,tjuf a
réalisé'
dans l'Expositionnationale
Une
entreprise vraiment grandiose.
^gs'
discoursterminés,
le cortège s'estdirigé
vers l'enceinte "de l'Exposition qui§e trouvede
l'autre
côté de la ville. Rien deplus
modeste,rien
de plus^ sévèretaême que
ce défilé de quelquescen-taines
de citoyensdevant les yeux
en-thousiasmés du
peuple de Genève. Ona
.bien essayéd'en corser
l'effetau
moyend'une
centaine de cavaliers,vêtus
lesîïns
deriches
costumesaux couleurs
^eheyoiseset aux couleurs
zurichoises, cesderniers
afin derappeler
lesouvenir
de
la
première
Expositionnationale
quieut
lieu
àZurich
en 1883;on
a
égale-ment
coupé le cortègepar
desfanfares;
o'hi'à
encadré de militaires on l'ater-miné par
une
foule deporteurs
deban-plèrès
detoutes
les sociétés constituéesâljis
la vieille citécalviniste,
l'effetproduit a
été desplus
simples.•
D'autre
part, suivant
la
coutumesuisse, les représentants
des 22Répu-|f
iques confédéréesont
défilédeux
par
dfeux dans
l'ordre habituel,
et
c'étaitun
spectacle
peu
banal
que celui de ces bo£smagistrats cantonaux marchant au
pas le parapluie à la main,
précédés del'huissier aux
couleurs locales, quipor-tàit
dansses mains l'insigne
du pouvoir..L'arrivée
devant .l'ençêirctedBTfîxposi-l|0h!§Lété imposante. La physionomie en e|j^eû. effet; extraordinairemênt
pittores-que.
Lepalais
des Bëaux-Arts, que,le
Mgam a
:dë.crit4éjàet dont l'ar.chiteçje estMLPaulvBouyier; un ancien éiève de
no-tr& Ecole nationale desbeaux-arts, dresse
èevânt
l'entrée
principale une
féerie de clochetonsornés
detuiles
coloriées, d'arcs-bo'uta'rits', "defrontons
légers, de drageayx*, "&(< peirltufes décoratives dustyle le
pus
net,
le plus' simple, leplus
juste.: Rien nesaurait
direl'aspect
dé-ïlpièux de cemonument dont
tous lesMotifs'
architecturaux sont empruntés
aux édifices caractéristiques de
la
Suisse,et
dontl'ensembleconstitue une
sorte devision-symbolique:d'un
jour
defête
l
Desartistes
suisses ontété du reste charges
de la décorationpicturale
de cepalais.
ii'un,
d'eux,
M. Ferdinand Hodlër,que
ses envois
successifs
auSalondij^hamp-de-Maré
ont,depuis plusieurs années,
si-gnalé
àla curiosité
denotre public, a
notamment
exécutéune
série devingt-six
panneaux, lesquels, placés sous leseâoehetons
qui
coupent, de distance endistance,
lesdeux
longues allées decet
édifice,
produisent l'impression
laplus
saisissante.Malheureusement
le Comitécentral
a,paraît-il, malgré
l'avis dujury
desbeaux-arts,
malgré aussi l'opinion
de tous lescritiques d'art, refusé une
partie
desvingt-six
panneaux deFerdi-nand
Hodler.
Ilfaut espérer qu'il
netar-dera, pas à
revenir à une compréhension
plus
saine desintérêts artistiques
de cemonument et qu'il fera remettre
enbonne
place lespanneaux
deFerdinand
Hodler qui,notre éminent
compatriotele
peintre Besnard
me lerépétait
ily
a
peu de temps encore,
sont l'honneur
decette
manifestation.
«e
"Le
cortège, entête
duquel setrouvent,
MM. Adrien
Lachënal, président
dela
Confédération, et
Turettini,président du
Comitécentral,
lesdeux héros
dela
journée, pénètre dans un vaste
hall dis-poséau-dessous du
dômecentral
quidomine le
palais
des Beaux-Arts. C'estlà
que
doitêtre chantée par un chœur
de 300 personnes.la
cantate d'inauguration,
composéepour la circonstance
par
M.Otto Barblan.
Cettecantate, que
lePrésident
de la Confédérationet
touslesinvités écoutent debout, ne dure que
quelques instants. Aussitôt
qu'elle est
terminée,
la
visite deslongues galeries
commence. Elle nedoit pas
durer
moins dedeux heures,
encore queni
M. Lache-nâlni personne ne
s'arrête
mêmeune
minute devant
lesœuvres
exposées.Mais
ony reviendra,
onvisitera plus
tard
avec soincette imposante
collectiond'art
ancien qui
recèletant
de merveil-lesinconnues.
Onvisitera également
l'art
moderne,
où,à
côté des œuvresdes
artistes suisses
quiexposent
habituelle-ment au
Champ-de-Marset aux
Champs-Elysées,
ontrouvera
despaysagistes
depremier
Ordre MM.Alexandre Perrier,
David Estoppey, Louis Rheiner
des
toiles du
célèbre peintre
suisse
allemandArnold Bœcklin, le
Puvis
de Chavannessuisse,
comme ondit
icinon sans
quel-que
emphase;
et enfin
dés dessinsfort
remarquables d'un peintre
qui sembleavoir
renoncéà
exposerà
Paris,
M. PaulRobert,
neveu
de Léopold Robert.Les'
sciences et
lesindustries sont
peut-être plus
richementreprésentées.
L'horlogerie et
labijouterie occupentun
espace considérable
leurs
envoissont
d'ûhë
incomparablerichesse.
Quajit aux industries mécaniques,
quantà
l'électricité,quant
aux
arts
dé-coratifs,quant aux
expositions del'agri-culture,
dubâtiment et
de lapierre,
elles nesauraient
être décrites brièvement,
ellesméritentd'ètre
étudiées detrès
près
et avecle
plus grand
soin.A midi
et
demi, leprésident
dela
Con-fédération arrivait devant
le Villagesuisse,
cette merveille de l'expositionna-tionale.
Malheureusement, la
pluietom-bait
à
verse,la
rue principale
était pleined'uaeboue
profonde.Onsaitque
ce-villagese compose
d'environ
soixanfe-dixmai-sons, toutes
copiées avecsoin sur
lesinaisoris
originales
de la Suisseles
pluspittoresques,
lesplus caractéristiques.
Chacune de ces maisonsrecèle
unein-dustrie
locale. L'effet généralest,
malgré
le
mauvais
temps, délicieusementpitto-resque.
Surla
place du village,devant
l'église,un
groupes de jeunes filles,vê-tues
des diverscostumes nationaux, ont
chantéun chœur d'inauguration
absolu-ment
charmant, deM. Hugues Bovy.Les
dansesqui devaientavoir
lieu dansl'après-midi
ontmalheureusement
été.èontrariées. On les
reverra, un
jour
pro-chain,au
soleil.j
A deuxheures,
a
eu
lieu lebanquet
officiel. M. Gustave AdQr,
président
duConseil d?Etat de Genève, y
a
souhaité
la
bienvenue aux
hôtes dela
vieille cité.C'^st M.
Barrère,
notre
ambassadeur
à
Berne,qui
a
pris laparole
au nom du corps diplomatique.Il l'a
fait
entermes
excellents."Durant
l'après-midi et la
soirée;
îa
foules'est répandue paisiblement dans
les galeries de l'Exposition,
qu'elle a
vi-sitées
avecun
spîn'
scrupuleux.pe~soi~.
yersqix.
Chronique~B11maucétranu.~rc
u~
~7r.
Elle
a vécu l'imagerie du
i"
mai,jadissi nombreuse,
si
grouillante,si
caracté-ristique
avec ses allégoriessignées
quel-quefois;d'artistes
enrenom:
ausilence
de
la rue a
répondu
le. silence descrayons.
N'étaientlesjournaux
allemandset autrichiens,
onpourrait ne
passe
sou-venir que
cette date faillit,un
jour,de-venir historique.
Kikerikin'oublions
pas
quenous
sommes enAutriche
oùla
bataille
entre
sémistes etanti-sémistes
estparticulièrement
chaudephotogra-phie
le cortège dela
socialistico-judocra-tie « souricièreredivivus », dit-il, enpro-pres
termes. LesLustige Blatterprofitent
du
nomque portent
en allemand léshannetons
« scarabées de maia
pour
représenter un hanneton, devant
lui
unebouteille de « boisson de mai », occupé à
lire les nouvelles
relatives
àla réforme
de
la
Bourse, cetteréforme
qui agitetout
unpublic
berlinois.
Seul, le
Wahre
Jacob,deStuttgart,
re-présente
encorel'imagerie
si
particulière du1ermai, aux couleurssi
vives, aurouge
particulièrementintense.
Il publie le Maides peuples
d'après
le Chant dudépart de
Méhul,et représente
Hercule, leSocia-lisme,
précipitant
dans les flots lefaune,
Capitalisme,
alors
que departout
surgis-sent
laTerre et
les Hommes en pleine Lumière,après
lesnoires
etprofondesté-nèbres d'une
longuenuit d'hiver.
C'était le Passéla
Réaction;et
voicil'année,
leSocialisme
éclairant
le
Monde deses
principes et
de sestorches lumineuses.
L'image
italienne,
elleaussi, a voulu
• dire son mot,et le
Fisehietto représente,à cet effet,
des
ânes,une
fleurrouge
à
la
boutonnière,
braillantàqui
mieux mieux
la
-
chanson
des. revendications:
sociales.
Cette semaine,
la France
aurales
hon-neurs
de :i^uë|4ues''éqnigositiqn3-.gïùs^.ou;moins
bienveillantes qui morit'r'éij'tcom-bien notre
instabilité
ministérielle est
peu
goûtéeà l'étranger.
LaFrance
dans le moulin quipince,
nous
ditle Figaro
viennois, c'estune
façonallemande
denous représenter entre deux
feux,et
pour
ledessinateur, nôtre aûii
Juch,*lëspp 1.4es~~nateur,p,ot,reaq:¡:l Jq.~h,
les
deux
feux
cesont
les éçus,l'argent
re-fusé
etla
bombeanarchiste.
Lescrayons
italiens, toujours aimables;à
leur
habitude, représententla France,c'est-à-dire Nana,
couchée sur un
divanet
en proie àune crise hystérique.
Du fond deson
cadre, Napoléon laregarde
avec
pitié,
tandis que M. FélixFaure
cause
avec undocteur
russe
qu'il
afait
appeler
en consultation « J.e vousen
prie,
docteur Sgonfieff, aidez-moi àsau-ver ma pauvre
Marianne.Ne voyez-vouspas à
quels
spasmesintestinaux
ellesuc-combe
?
Ce
à quoiledit
docteurSgon-fieff
répond
qu'il nesaurait
soignerla
malade,
que
le seul remède est dé lapor-ter
à Charcot, à Charenton,et que
leseffets de cette médication
seront
surpre-nants.
Comme frèreslatins,
onne
sau-rait
êtreplus
aimables.Le Russe, soninfluence
parmi
nous, soningérence
même dans nos affaires,han-tent,
dureste,
tous! lescerveaux
euro-péens. Le Weekhlad veorNëderland
ex-prime
à'peu
près
la même idée,-mais defaçon
plus
convenable, moinsblessante
pour notre
dignité nationale. M. FélixFaure
est dans soncabinet ayant
à
ses côtésM. de Mohrenheim et,à
Marianne quientre
pourlui
donner son avis, il ditbrusquement «
Pardon,
Marianne,d'a-bord Mohrenheim, ensuite,
vous!»
Le même recueil hollandais se fait, ilest
vrai, un plaisir
dereproduire l'amusante
caricature
de Caran d'Achepubliée
icimême
le
Président
enphaëton
avec laRépubliqueradicale.
>
•/
L'Afrique,
toujours l'Afrique
1 Aucunsjournaux,
même
en cetteGrande-Bre-tagne
quidétient pourtant, à
elle seule,la
plus grande
part
de l'Empire colonial,n'auront,
ennotre
siècle, accordéaux
choses
du
Noir-Continentune aussi
grande
placeque
les
journauxitaliens.
« Gouvernants, politiciens, journalistes,
militaires et désœuvrés s'improvisent à
tour
derôle
», en undessin
du Fisehietto,«
orthopédistes patentés, pour remettre
en
place lesmembres
cassés del'Afrique
italienne,et
ce sont euxqui,
àl'heure
actuelle,doivent
avoirla tête
cassée*l'A-frique prenant plaisir
àles décapiter
et à
changer
lestêtes.
»•Tandis
que
les
organes politiques
commentent
les Livresvertssur
l'Afrique
distribués
auParlement,
le Fisehietto,plus simpliste,
passel'Italie
tout entièreau vert. Un fond
lithographique
decette
couleur d'espérance couvre
lescroquis
de Caronte, nelaissant
enblanc
quela
bonne étoile
de la
maison de Savoie.**#
De
toutes parts,
à
Pesth,
à
Genève,à
Berlin, les
nations sont
àleurs
Exposi-tions
et
aux fêtes suscitéespar
l'ouver-ture
de ces «grandes
foiresmodernes
». Aux compositionsallégoriquessuccèdent
les compositionsallégoriques; jamais
Ja« chromo » ne
triompha pareillement!
ABerlin,
la
Gewerbé Àusstellungfournit
maints
sujets
à lacaricature.
Les affi-cheset
les ticketsd'entrée représentent,
en unetrès artistique
compositionimi-tant
ledessin
desmaîtres
du seizièmesiècle,
un
bras
sortant
deterre.
marteau
en main. Or, ce
bras,
cettemain,
cemarteau,
sevoient maintenant,
sur
lesbords
de la Sprée, accommodésà toutes
sauces lebras
et'la
main qui fonttout
manoeuvrer, quitiennent
leshumains
suspendus
à des ficellesainsi que
vul-gairespantins.
Le Vlk,parodiant
soustoutesles formes
ladite
Exposition,a
pu-blié
un numéro
rempli decroquis
amu-santset spirituels.
4
quand
T Exposition des politiciens ?demande Der Wahre Jacob.
Souhaitons
qu'elle soit
internationale, car la
section françaisepourrait fournir
des typesin-téressants.
<John Grand-Carteret.
Bourse Commerciale
Paris,
3 mai 1896.Le joli mois de mai ne nous a pas encore amené, cette année, le temps prédit par
là
clîanspn. En revanche,il nous donne M. Mé-line, non seulement cpmme président du
Conseil, mais en outre comme ministre de
l'agriculture.Malgrécet heureuxévénement^
la haussene s'est pas encore fait sentir ici, comme elle l'a fait place de la Bourse.
Se-rions-nousdonc ingrat pour le père du droit sur les
Blés?
Non pas 1 Mais ce silence, estdû à nos spéculateurs
ce
qui, entre paren-thèses, prouvéla
force de la spéculation!Mal-gré la hausse du BLÉ,sur presque tous' les
marchés étrangers quoique l'état de nos
ré-coltesfutures ne soit pas encore
suffisam-ment connu jusqu'ici,
la,
spéculation pèse avec sa toute-puissance,sur les cours, à l'aide du stock. EUe sait en faire une arme puis-sante entre ses mains comme le sabre de M.' Prudhomme telle que les baissiers,que l'agriculture maudit, sont encore parvenueà frapper, en Une semaine, d'une baisse de près de 2 francs, la farine, sur le courant du
mois Elle a été cotée jeudi dernierà 38 50. Suivant la tactique adoptée par les
poten-tats du marché,
ona
clôturé samedi à 39fr.j
en légère reprise mais ni les juiUet-aojit, ni les 4 derniers mois, n'ont varié
sensible-ment. Ils restent tenus de 40 40 25 à 40 25 40 50. Le blé qui, si la situation était
nor-male, devrait suivre,sinon précéder enhausse ou en baisse la farine dontil est l'essence, le blé, au contraire, a légèrement haussé. Le courantdu mois, qui cotait18 25 à 18 50
sa-medi dernier, fermait avant-hier à 18 50et
18 75, sans toutefois que les affaires se
prê-tassent à ces cours par un semblant
d'ani-mation d'affaires.
Il faut donc, en tout ceci, voir
l'interven-tion d'une spéculation désorganisatrice du
marché et, comme nous l'avons dit précé-demment, de la parfaite indifférencede la culture, qui en souffre, mais ne veut ni ne sait se défendre.
En Allemagne, où les cultivateurs ont moins de tendresse pour leurs ennemis, un député a développéune proposition tendant
à l'interdictionabsolue dé toute opération à
ferme sur les céréales. C'est un coup porté à
la
spéculation dont l'Allemagneest pourtantle berceau. Il s'est trouvé un ministre assez libéral pour la défendre car
la
spéculation estdéfendable sous certains rapports et lors-qu'elle est intelligente mais le Reichstag vient, néanmoins, d'interdire, par 260 voixcontre 39, la vente et l'achat
à
terme des Blés et des grains moulus Le mêmeminis-tre avait eu
la
bonne pensée de repousser lesconclusions d'une Commission qui voulait aussi prescrirades types dé&nisi pour fixer
la qualitésdes livraisonsdes céréales et des,
farines. Les douze marques de Berlin l'ont'
échappé belle 1
Une pareille révolution, tout allemande
qu'elle soit, n'a-t-elle pas lieu d'émouvoir ceux qui, parleurs agissement sur nos; mari
cités,
pourraientprovoquer ici des mesuresanalogues ? Il ne nous appartient pas de trancher là-question,mais il est de notre
de-voir de la poser.
Pour finir; la semaine n'a'pas été favorable
aux SucREs. La hausse nous parait avoirfait
son jeu> pour le
••
moment du moins.Auguste Haguèfc
lia
Vie
Spoî*tii/e
LE JURF
COURSES AU BOIS DE BOULOGNE
La journée des Poulesest toujours une des
plus brillantes de la saison. En dépit du temps incertain de la matinée, l'assistance
était
très
élégante. Le ciel s'est d'ailleurséclairci dans l'après-midiet, àpart quelques coups de vent qui balayaientpar instants le pesage, l'après-midi s'est passé très agréa-blement. Les courses ont offert un vif intérêt
bien que les deux grandes épreuves aientt
échappé aux favoris. Riposterencontraitdans le .ring une assez forte opposition en raison
de la distance qui paraissait trop courte pour
ses aptitudes.On parlaitbeaucoup de
Majes-tueuse qui avait cueilli des lauriers de l'autre
côté de
la
Manche à l'âge de deux ans. Nousn'avions pas encore vu la pouliche du baron
de Rothschild.
C'est une très jolie jument, très « racing
like » mais elle était hier dans"un tel étatde
nervositéqu'elle n'inspirait au dernier
mo-ment qu'une confiance modérée. Cependant,
elle partait favorite et se comportait très sa-gement pendant le parcours, mais à aucun momentelle n'a été dangereuse. Corne d'Or
a mené jusqu'au dernier tournant où Riposte la dominait manifestement pour gagner de
trois longueurs.Bohême, Paloise et Ecrevisse
prenaientles places devant la pouliche du
vicomted'Harcourt,les autres n'ont jamais
figuré. Voilà le mérite de la pouliche de M.
Fould bien nettement établi. C'est la favorite du prix de Dianebien indiquée.
Le champ des poulains paraissait moins ouvert. On voyait la lutte entre Le Basilic et
Arreau et l'on ne s'est pas trompé. Le
pou-lain gris du baron de Schickler faisait sa
rentrée dans d'excellentes conditions.Il était
dans un état de préparation irréprochableet
la course paraissait tout à sa convenance.
Arreau trouvait égalementde nombreux par-tisans sa victoire sur Cléon dans le Biennal et sa belle apparenceplaidaienten sa faveur. Eldorado était au mieux de sa forme, les
au-tres passaient un peu inaperçus. Sur un
excellent signal, Le
Basilic
pris en tête suivi d'Eldorado, Holyrôod, les deuxrepré-sentants de M. Say et Arreau. Le Basilic, qui
a
des tendances à se dérober à gauche,pre-nait un peu ,au large le tournantde la hgne
droite. Barlen profitait très habilement de cet écart pour glisser son cheval
le
long dela
corde; Le Basilic n'avait même pas le temps de résister à son attaque, Arreaul'emportait très facilement. Le poulain de
M. Edmond Blanc a gagné dans un
excel-lent style; sa victoire en fait un des
candi-dats les plus sérieiïx au prix du
Jockey-(Jlui).
Depuis longtemps nous n'avions pas
as-sisté à une aussi belle course que celle du
Prix Rainbow.Omnium II a gagné en grand
cheval, et ceux qui doutaient de sa tenue
sont maintenantfixés sur ce point. Le train
a
été mené trèsyite d'un bout à l'autre.Aprèsle premier tour, Cherbourg s'arrêtait boiteux
à la
Cascade. Rapallo était épuisé au petit bois. Addy continuait alors à une allure très soutenue, serré de près par Omnium II. A l'entrée de la ligne droite, le cheval de M. deSaint-Alarydépassaitson
rival'et
le 'battaitsans efforts. La performanced'Addy est éga-lement excellente; il-s'est vaillamment
dé-fendu et, tout en succombant,il a confirmé
sa très réelle qualité.
Champaubert,qui à deux ans
n'avait
pasréponduà l'attentede sonpropriétaire,a
beau-coup profité cet hiver et a gagné le prix de l'Espérance en bon cheval.
Le Prip â'Iénat 4,00û
il.,
&i,QQpi.,
aété
pour Mousko
(6/i),.
à M. Moyart(J.
Carratt),battantMischief,à M. Monnier(M. Wheelan),
et Jouvencelle, à M. Dervillé (Hyams).
Alberge a mené très vite devant Mischief, Jouvencelle, Mousko, Decorum et Quinine. Après la descente, Decorum était battu.
Mis-chief dépassait Alberge avant l'entrée de la ligne droite, où Mousko et Jouvencelle se
rapprochaient. Alberge fléchissait la pre-mière. Mousko venait attaquer Mischief, et,
après lutte, l'emportait d'une tête.
Jouven-celle troisièmeà une longueuret demie. Durée de la course 2'
22".
Pari mutuel à 10 fr.: 119 fr. 50. Placés
I
Mousko, 54fr.; Mischief,33 fr.Mousko a été réclamé pour 8,100 fr. par M. Galichon.
Le
Prix
de Suresnes, 7,000fr., 3,000m.,ai été pour Allobroge(6/1), à M. de Brémond
iïDodd), battant Gibraltar,. à M. Caillault
ÏDodge), et Le Négligent, à M. Willy Carter (Madge).
Espiègle a fait le jeu devant Fructidor II,
puis, en peloton,' Hespéride
II,
Francis,-Le Négligent et Allobroge. Cet ordre restait lemêmejusqu'aubas de la descente, où
Fruc-tidor
II rejoignait Espiègle; Hespéride II, Francis et Gibraltar suivaient devantLeNé-gligent et Allobroge. Avant l'entrée de la ligne droite, Allobroge prenait vivementen
tête
et l'emportait de quatre longueurs surGibraltar. Le Négligent, troisième à quatre
longueurs.
Durée de la
course
3'22".Pari mutuel à 10
fr.:
57 fr. Placés: Allô»broge, 25 fr. 50; Gibraltar, 30 fr. 50.
Le Prise d'Essai des Pouliches, 30,000 fr.,
1,600 m., a été pour Riposte (6/1), à M. A.
Fould(Dodge), battantBohême, à M. M. de Gheest (Cady), et Paloise au comte de Ganày
(Kearney).
'Après plusieurs faux départs,Corne d'Or,
ËcïèvisseetBohême partaient devantRiposte;
Clione, Nacelle, Majestueuse, Ventimiglia> Pàloise, Amourette,Seine et Oise et Moscàteï.
Entre les tournants, Riposte rejoignait les pouliches de tête. Avant l'entrée de -la ligne
droite. Corne d'Or fléchissait. Riposte
dépas-sait Bohêmeavant les tribunes et l'emportait de trois longueurs.Paloise, troisièmeà deux
longueurs,précédait Ecrevisse, quatrième à
une demi-longueur.
Durée de la course l'42"<
Pari mutuel à 10 fr. 75 fr. 50. Placés
Riposte, 23 fr. 50; Bohême, 53 fr. Paloise,
30
fr.
I
La.Poule d'Essaides Poulains, 30,000fr., 4,600 met., a été pour Arreau (3/1), à M. Ed. Blanc (Barlen), battant Le Basilic, au baronde Schickler (French), et Eldorado, à M.
Me-nier (E. Watkins).
Le Basilic, Roitelet
II
et Arreaupartaient
devant Eldorado, Holyrood, Petit Père,Edi-fice, Le Colléoni, et Dijon qui perdait quel-ques longueurs au départ. Entre les
tour-nants; Arreau se rapprochait de Roitelet
II:
et de Le Basilic. Holyrood paraissait un
ins-tant, mais fléchissait aussitôt. Le Colléoni,
Petit Père, Edifice et Dijon étaientbattus à
rentréede
la
ligne droite, où Arreau seglis-sait le long de la corde et dépassaitLe
Bast-lie qui succombait d'une longueur. Eldorado-, troisième à quatre longueurs, précédait Roi-telet II, quatrièmeà une encolure.
Durée de la course 1' 43".
Pari
mutuel à 10 fr. 40 fr. 50.Placé?;:
Arreau,14 fr. 50; Le Basilic, 14 fr. 50;
Eldo-rado, 17 fr.
5.0..
Le Prix Rainboio,20,000 fr., 5,000 met., a
été pour Omnium
II
(4/7), à M. deSàint-Alary f^olfe), battant Addy, au vicomted'Harcourt£.
Pratt), et Rapallo, à M. Menier (E.Wat-kins).
Rapallo a mené très vite.devant Cherbourg,
p^is, à vingt longueurs, Addy
et
Cherbourg.Cet ordrë'restàït
le
mêihe jusqu'au', dernierttfjjr. Après les tribunes, Cherbourg"
était
ÎMtù. En
face,
Âddy dépassait Rapallo.Entre les tournants, Omnium II se
rap-prochait d'Addy et le dépassait avant les
tribunes pour l'emporterdBfdeux longueurs.
Rapallo
très
loin.n••
;.'Durée de la course
5'
53"2/5.Pari mutuel
à
10fr.
17fr. PlacésOm-niumII, 12 fr. Addy, 12fr. 50.
"Le
Prix
dë l'Espérance, 8,000f r. 3,000mé-tres, a été pour 'Champaubert (3/1),
à
M.Abeille (Boon), ïâttant ipétrinj à M. de La
Charme -(Scott),
et
Pànpan,à
M.J.
Arnaud(Dodge), et Si Bémol, à M. de Gernôn
(Bar-lén), dêad héat pour
la
troisièmeplace'
-;
IGermanicus a mené devant Cloridân et un
peloton, MirabeauIII et Bourg étaient der-niers. A la descente, Si Bémol, Germanicus,
Cloridan
et
Panpan galopaienten tête devantPétrin, Alcide, Champaubertet Vaucouleurs.
ïabarin,
Waterproof, Mirabeaum,
SansReproche et Rio de Janeiro étaient battus.
Pànpan faisait son effort avantl'entrée de la
ligne droite, où Champaubert se détachait.
Pétrin venait l'attaquer,mais ce dernier
con-servait une demi-longueur. Panpan et Si
Bé-mol faisaient dead
heat
pour la troisième place.Durée de la course 3' 33".
Pari mutuel à 10 fr. 39
fr.
PlacésCham-paubert, 17 fr. 50 Pétrin,
5i
fr. Panpan,15 fr. Si Bémol, 19 fr. 50.
Prix
du Jockey-Club j"*Cote des paris
à
Longchampft')
4/1 Brin d'Or.
:
|
6/1 Champignol, Arreau. 8/1 Trébons,Cléon. r 12/1 Le Basilic, Béato. s 16/1 Riposte, Champaubert 20/1 Daphnis,Arlequin. 35/1Asté.
40/1 Savoisy 50/1 Cristal.. COURSES A BRUXELLESUn temps magnifiquea favorisé le Grand
Steeple-Chase de Bruxelles, et l'intérêt de cette épreuve n'a pas déçu
la
nombreuse et élégante assistance qui se pressait sur lepittoresquehippodrome de Grœnendael.
Le Grand Steeple-Chase de Bruxelles,
10,000 fr., 4,000 m., a été pour Brochet (8/1),
à M. F. Wygaert (Hill)
battant,
d'uneenco-lure Seigneur de Mieux, au comteLe Gonidec
(Benson) Bizarre, au baron E. Leonino (T. Brown), troisième
aune
tête;et Jongleur,au vicomte de Buisseret(Prince), quatrième,
à'
deuxlongueurs.ESCRIME
LE CONCOURS D'ESCRIME
DE L'ÉCOLE POLYTECHNIQUE ET DE SAINT-CYR
Les champions de l'Ecole polytechniqueet de Saint-Cyr ont
pris
part hier, à la salle d'armesde la caserne Bellechasse, à l'assaut annuel donné par leurs écoles. Comme d'ha-bitude, ils concouraient séparément. Les pas-ses d'armes ont été applaudies par un publicnombreux qui comptaitbeaucoup d'élégantes
spectatrices.
La séance était présidée par le général
André.
Les concurrents de l'Ecole polytechnique
étaient:MM. Roux, Chaleil, Massenet,
Dois-teau, Denuelle, Blois, Ch. Le Roux et
Mor-lière.
Ont obtenu le 1er prix, M. Blois le ge,
M. Chaleil. Prixde tenue M. Doisteau.
Les champions de Saint-Cyr étaient pour
le fleuret: MM. Brémard,Labordère,Thiroux,
Weisgerber,de Bellegarde, Martin,
d'Audif-fret, Rendu, Panouzeet Runser.
Voici les résultats 1er prix, M. Martin;
2e, M.de Bellegarde. Prix de tenue M.
Weis-gerber.
Il y avait de plus, entre Saint-Cyriens, un concours de sabre, auquel prenaient part
MM. de Bellegarde, d'Audiffret, de Vaucres.
son, de Flèurieu.
Le prix unique a été décerné à M.d& Belle-garde unnom qui oblige
SOCIÉTÉ D'ESCRIMEik L'ÈPÉB
Cette société
a
donné, hîer, une brillanteïéunion chez un de ses m'( jbres, M. Michel,
dans lejardin deson hôtf à Neuilly.
Sens
poulesà
l%éô < 4Véttl-<*gafiiséeas^multanémént,sousla présidence de M. deLa
Croix. L'une a été gagrfée par MM.
le
lieute-nant Nivière et
F.
Bastien, ex cequo l'autre,parMM. GeorgesLarivière et d'Ayila,
égale-ment ex cequo.
A LA SALLE HISSARD
Une réunion intime très animée vient
d'être donnée avec
le
concours de la BalleRue.
>
Outre les professeursbienconnus des deux salles, citons, parmi les tireurs MM.
l'adju-dant Alessandri, maître d'armesde
la
garderépublicaine, Et. Millot, Erlanger, Michel,
Bourdin,
le
dessinateur Gil Baer, Héraïd,Choppy, Ferron, Dujon, Billault, etc.
Robert Milton.
VËLpGIPÉDIE
Le général Poilloüe de Saint-Mars,
com-mandant en chef du 12? corps, vient
d'adres-ser aux chefs de corps une note qui vaut
la
peine qu'on la signale, car elle assigne pour l'avenir, à la vélocipédié,un rôle
prépondé-rant,surpassant celui de lacavalerie,
complé-tant l'emploi du télégraphe;
« L'ennemi militaire, dit-il, c'est le poids, et
sa qualitésuprême,- c'est
la
mobilité. «» A cedouble point de vue, la bicycletteest
une machine merveilleuse qui réalise l'idéaL
» Le cycliste est un facteur efficace de la
lutte. Soudain, des groupes detireurs habiles surgissent
sur
des points inattendus, puis disparaissent commepar enchantement.Lesrideaux de couverture sont percés. La
sécu-rité de l'ennemi est détruite. Ses communica-tions sont bouleversées. Des événements
in-vraisemblables sont devenus faciles
parla
vitesse et l'imprévu.» MM. les généraux et les chefs de corps
encouragerontcet exercice; Ils
y
inciteront tous les officiers., et ils organiseront des courses et des récompenses pour stimuler lezèle de la troupe. Un contrôle sera tenu dans
les régiments pour renseigner sur la valeur
des coureurs. Des. épreuves pourront être
instituées entre les régiments, entre les
bri-gades ou entre'les différentes armes. »
Le commandant du 12e corps termine sa circulaireen annonçantque l'expériencepra-tique sera faite aux grandes manœuvres pro-chaines, pendant la rencontreet
la
réuniondes 12e et 17e corps d'armée.
Dès maintenant, le chef d'état-major du 12e ;corps est chargé de la surveillance dece
service quisera centralisé àLimoges pendant le moisd'août.
Attendons-nous donc à voir bientôt de nouvelles modifications apportées dans la
tactiquede guerre.
Paul Meyan.
PETITES NOUVELLES
Vélocipédie. A
la
suite des démarches faitespar le Touring-Club, M. de Gieulles, directeur
delà
Compagnie du Pont à péage de Saint-Mathurin (près Angers), a décidé quedoréna-vantles cyclistes paieraient 5 centimes,comme;
les piétons, au lieu de 10 centimes, taxe perçue
jusqu'ici.
Cette taxe spéciale donnait lien depuis long-temps à des plaintes, à des difficultés de toutes sortes, elle créait en outre un précédent qu'il
était urgentde faire disparaître.
Temps plutôt désagréable, hier, pour les' yélocipédistes vent violent et poussière
aveu-glante, Le Bois n'en regorgeait pas moins. de cyclistes. Reconnu aux Chalets du cycle MM.
de Rougé, de Contades, Béraud, Marc, Henri de
Parville,de Breuil, de Vassaigne, et cent autres qui, par ces courtes promenades matinales, se
préparent aux plus longues excursions, quand
les oeaux jours serontenfin venus.
» Alademanded'un certainnombre de
prési-dents de Sociétés affiliées à l'Union vélocipé-dique de France, leComité directeura décidé de
renvoyer au-dimanché 7 juin l'épreuve de 100ki-'
lomètresprimitivement fixée au 25mai, lundi de,
la Pentecôte.
S'il
est une machine que l'on peut reconi-j mander, c'estbien la bicyclette « Raleigh » dont Zimmermann fit la renommée, mais dont la bonne' fabrication fait la fortune. Les modèles À896 défient eartainement toute .concuirençe.,Ca-taloguefranco.
;>
Tous les cyclistes qui désirent se payer une
grande marque Humber, Raleigh, Gladiator, Rochet, etc., par paiements mensuels, doivent
s'adresser à l'Intermédiaire véloeîpédique, 21,
rue de Çhoiseul, qui accorde un an de crédit
ans
augmenter les prix nets.•
La Commissionde tourisinede l'Omnium s'estréunie vendredi sous la présidence du marquis
de Noaillesetsa décidé lesexcursionssuivantes
Mercredi
6 mai Neauphle-le-Château, parVersailles-et
Sâint-Cyr.
•
•
13 mai: Compiègne à Coucy-le-Chàteau,
re-tour à Compiègne. Rendez-vousà 8 h. 1/2,' gare
du Nord, départ à 9 heures. Dîner à Oompiègne.
Le marquis de Noailles sera capitaine de route.
20 mai. Persan-Beaumont, Beauvais et
Chan-tilly.
27 mai. Chartres et Pont-de-l'Arche.
3 juin. Gisorsà Lyonsrla-Forêt.
10 juin. Bords- dé la Loire, Orléans,
Cham-bord, Blois, etc.
Le service télégraphique de la plupart des
grandsjournaux parisiensse fait sur des bicy-clettes de la grandemarque « Nationale». C'est
la plus rude épreuve que l'on puisse faire subir
à une machine de route. Les cyclistes ont tout intérêtà demander le catalogue,72,rue deRome,
à Paris, car les avantages offertspar «la Natio-nale » sont uniques.
2,727 candidats inscrits au Touring-Club
pendant le mois d'avrill.
Le nombretotal des sociétaires au ier mai s'é-lève à 30.445.
;
'•
•
F?*î
TIR
RLa réunionmensuelle de la Société le
Pis-,tolet.
a
eu lieu samedi au çtand deMai-sons-Laffitte..
'
Plusieurspoules ont été tirées au
comman-de'ment et sur silhouettes. En voici les ré-sultats lre poule, M. Lambert 2e poule (div. supérieure), M. René Pensa; 3e poule,
M. Lambert; 4epoule,M. Cuvillier; 5e poule,
M. Lecuyer; 6e poule, M. Cuvillier.
Parmi les tireurs MM. Gaston Legrand,
comted'Havrincourt, Bowden, Maxime Ser-peille, DHauzen,, Richefeu, Voulquin.
Paul Manoury.
E!
BSJ^X'Xj,
Ha
I
ISiJ£S
adhérente,nouveaux dentiers invisibles laissant la
palais entièrement libre.
lia
pltzs bçUetnventio'n de
l'art
dentaire.
Succès consacré.IM. ADE.ER,
4,
RUE BtEYERBËEBi,4
DniirtDC flDUCl IA Talisman Oe BeautéCHOCOLAT
da
CHAT NOIR «&£%“Hni>firlnii
a Tin>i desMALADIES SECRETESPRESERVATION
H^iam du Système Pasteur)» htaigmitMtthodePréventiveiuD'DnviviiR,EaSét«ttopol.fatg.
<arKMfe<tom jnUMTAMEBN<EB
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eontoxa tt~~Â'r~JO~IN
TA_YEB~IEE~âr~a"»°~to~ROYAL
HOUBlGANTi^gSf.îi/KSSa
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G~rda~w,Tlié
Éa~éue,
iit6ma,ek~
1
à
À
H9
Inoffensif, d'une pu-reté absolue,guériten
48
HEURESlesécoulementsquiexi-geaient autrelois des
semaines de traite-ment par le copahu, le cubèbe, les opiatset les injections.
JI3,faub-St-Honorê,Paris
TRIBUNALDE COMMERCEDELA SEINE
FAILLITES
Du 29 avril 1896
Du sieur Edouard Zanni, commissionnaire en marchandises, passage Saulnier, 10. M.
Lau-rent, juge-commiss.;M. Roucher,synd. prov.
Du sieur ArthurReigers, ancien tapissier, 152,
boulev. Haussmann, et actuellement rue de La-borde, 34. M. Hatt«n,j.-comm.; M. Rooliette,
synd.
prov.
Du 30 avril 1896
Du sieur Arthur Grandemagne,. marchandde
modes,.dem.avenu.?de.Wagi'am,13. M» Rous,;
j>-comm.> M-, Destrèz, synii.pïov.:
Du 1er mai 1896 }
Ces "sieurs Fauconnet,dem. rue du Fauliourg-Saint-Dehis,101, et Rebourgeonv dem. rue 4es
Petites-Ecuries,31, ayant exercé en commun'le
commerce d'armes
feu,
rue des Petites-Ecu-ries, 31. M. Allain, j.-comm.; M. Faucon,synd.
prov..
Petites
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relatives aux « Appartements,Maisons, Hôtels,
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~];l. 1,/4,-L'In#dè~t3;A\11oU.f
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