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Submitted on 1 Jan 1951
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Projet de traceur automatique de trajectoires
Jean Salmon
To cite this version:
694.
LETTRES
AUX
EDITEURS
PROJET DE TRACEUR
AUTOMATIQUE
DE TRAJECTOIRESPar M. Jean
SALMON,
Attaché de Recherches
au Laboratoire de
Physique
duCollège
de France.LE JOURNAL DE PHYSIQUE ET LE RADIUM. TOME
12,
JUIN195i,
’
Le
probl6me
auquel
nous nous int6ressons est laconception
d’unappareil
destind A tracerautomati-quement
latrajectoire
d’uneparticule
charg6e A
l’int6rieur d’unsyst6me
d’electrodesport6es
a despotentiels
constants.Si l’on
n6glige
lacharge d’espace, 1’equation
de latrajectoire s’6crit,
en fonction dupotentiel
V et desðV dV .
composantes
ix-
etjy-
de songradient
(système
d’élec-dx
dy
trodes A deux
dimensions)
On
peut
la mettre sous la formeAvec
Dans
I’appareil envisagé
( fig.
i),
unsystème
deFig. I .
sondes S se meut A la surface d’une cuve
rh6ogra-phique
grace A
undispositif
m6canique
entrain6 pardeux moteurs
N,
etN2
commandant ledéplacement
selon l’un et I’autre des deux axes de coordonndes.Le mouvement de
Nl
est arbitrairementchoisi,
tandis que
N2 revolt
ses ordres d’un organe calcula-teur Hqui
luiimpose
de d6crire la courbe solution de(i) correspondant
aux conditions initiales choisies. S se compose de trois sondesdisposées
en6querre
fournissant,
d’unepart
lepotentiel
V,
d’autrepart
Fig.
2.les différences de
potentiel
Kb et Kcproportionnelles
dVa
T et -
* Cedispositif
doit etreparticulièrement
x
y
soign6
pour que les mesures soient correctes. Deuxg6n6ratrices Gi
etG2
entrain6es parN1
etN2
fourniront deux tensions de la forme Xx’ et)By’;
enfin,
un
op6rateur
T nous donnera une tension de laforme
dy
(X et fL
sont desconstantes).
,
dt
A
partir
de cesdonn6es,
nous astreindrons le calcu-lateur H A nousfabriquer
laquantité :
proportionnelle
aupremier
membre de(2),
siNous pouvons maintenant
imaginer
unservo-m6canisme r6solvant notre
probl6me.
Laquantité
Eest introduite a 1’entr6e d’un
amplificateur
degain
A élevé alimentant le moteurN2
dont1’equation
de fonctionnement estA ..
D’ou
Pour A suffisamment
grand,
f r)
tend vers z6ro. A11 en est de même pour s et le mouvement
de y
sefait selon la loi d6sir6e.
L’organe
calculateur H effectuera lesoperations
d’addition,
de soustraction et demultiplication
de deux tensions.L’op6rateur
T a 6t6 realise au laboratoire sous laforme
suivante
(fig.
2).
Les deux enroulements du695 stator d’un
synchromoteur diphas6
sont soumis auxtensions )B Xl et
),y’.
La force électromotrice induite dans lerotor,
soit M(), x’
sin 0 -), y’
cos8), attaque
unamplificateur
degain
A’ I6lev6,
dont la sortie alimente un moteurcoupl6,
d’unepart
a 1’axe dusynchro
et de I’autre a 1’axe d’unegénératrice G3
fonctionnant a vide.Les
equations
s’ecrivent :La
précision
est de l’ ordre de i pour ioo etpourrait
etre certainement améliorée.Nous attirons I’attention sur une
particularit6
dece
dispositif qui,
contrairement a certainsappareils
construits
antérieurement[1],
utilise un seul servo-moteur. Il en r6sulte que le mouvement de la sondene
reproduit
pas, dans letemps,
celui de laparticule,
ce
qui
est sansimportance
puisque
seule latrajectoire
nous
int6resse,
et non lafaçon
dont elle est d6crite. Parsuite, l’ appareil
estplus
facile A r6allserpuisque
la gamme des vitesses des moteurs estbeaucoup
moins 6tendue. ,
Enfin,
touteirrégularité
dans le mouvement deN,
estcompens6e
par celui deN2.
[1]
SANDER K. F. - An Automatic electronTrajectory
Tracer design of an electrostatic electron
microscope
(Thèse, Cambridge, I950.)SPECTROGRAPHE A
RÉSEAU
CONCAVE EN INCIDENCE RASANTE DANS LE VIDE POUR L’ULTRAVIOLETLOINTAIN Par Mlle N.
ASTOIN,
Laboratoire de
Physique-Enseignement,
SorbonneNous avons
r6gl6
unspectrographe (1)
couvrant laregion
spectrale
comprise
entre1390
et 80 A. Lesyst6me
dispersif
est un reseau concaveemploy6
enincidence
tangentielle d’apres
leprincipe
de Row-land[1] (fig.
i).
Les conditionsoptima
d’ouverture du r6seau et de hauteur de fente eu6gard
aux aberra-tions[1], [2],
ont 6t6respectees.
En cequi
concernel’ astigmatisme,
il n’est pasg6nant
si unr6glage
precis
am6ne les traits du r6seaurigoureusement
parallèles à
la fente.Le
spectrographe ( fig. 2)
est constitud par une cloche horizontale de I ill delong,
25 cm dediam6tre,
venants’appuyer
sur uneflasque
verticaleportant
la fente F et laplate-forme
surlaquelle
viennent seplacer
leporte-rdseau
A et leporte-chassis
B. La source est(1)
Ce spectrographe, aimablementpr8t6
par 1’E. N. S., avait 6t6 construit ALidge
sous la direction de M. Morand.fix6e extdrieurement a cette meme
flasque
qui
com-porte,
parailleurs,
un orifice depompage.
La fente est fixe enposition,
sa hauteur est de 4 mm, salargeur
Fig.
i.varie de o a o, 8 mm, elle
peut
subir unelégère
rotation autour d’un axe horizontal. Le réseau
(Siegbahn)
est trac6 sur verre : 581 traits aumilli-m6tre,
hauteur 9 mm,largeur
35 mm, rayon de courbure 2 m. Leporte-r6seau
sed6place
lelong
d’uneglissi6re
C etcomporte
trois vis der6glage E,
F, G,
Fig. 2.
permettant
de faire tourner le r6seau R autour de trois axesrectangulaires passant
par sonsommet,
l’un
parallèle à
sestraits, I’autre
passant
par le centrede courbure. Le
porte-film
Hpeut
occuper, sur laplate-forme,
deuxpositions
couvrant lesrdgions
o-650 et21 o-i 3go A.
Laplate-forme
B estsusceptible
d’undéplacement
dans uneglissi6re
J et d’une rotationcommandée par K autour d’un
point
Pcorrespondant
Al’image
centrale.Nous avons utilisd successivement des
plaques
Q
1 Ilford et des films S. W. R.Kodak, beaucoup
plus rapides.
Le pompage est assuré par une
pompe A palettes
et deux pompes a mercure surmont6es d’un
piège
àair
liquide. Quand
les pompes sontchaudes,
on obtientun vide de 10-4 mm
Hg
en moins de 10 mn.L’6valua-tion du vide est faite a l’aide de
voyants
et d’unejauge
a ionisation.La chambre a 6tincelles est munie de deux
porte-Fig. 3.
électrodes flxds dans des c6nes
rodés,
d’unpiege
a airliquide
et d’un pompage direct.Le
r6glage
est semblable A celui ddcrit parEkefors