Présenté par Gnaki Faridah YERIMA i
REPUBLIQUE DU BENIN
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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE (MESRS)
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UNIVERSITE D’ABOMEY CALAVI (UAC)
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ECOLE POLYTECHNIQUE D’ABOMEY-CALAVI
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DEPARTEMENT DE GENIE D’IMAGERIE MEDICALE ET DE RADIOBIOLOGIE (D/GIMR)
RAPPORT DE FIN DE FORMATION Pour l’obtention du
DIPLOME DE LICENCE PROFESSIONNELLE
THEME :
PRESENTE ET SOUTENU PAR : Mlle Gnaki Faridah YERIMA
ETUDE DOSIMETRIQUE DE POSTE DE TRAVAIL DANS UN SERVICE DE RADIOLOGIE CONVENTIONNELLE : CAS DE LA
CLINIQUE D’AKPAKPA
TUTEUR : M. Alphonse OGOU BIAOU
Inspecteur d’Action Sanitaire, Responsable du service
JURY
PRESIDENT : Pr Servais GANDJI, Maître de conférences des universités du CAMES, Enseignant-chercheur à l’EPAC.
JUGE : M. Roland TOPANOU, Enseignant-chercheur à l’EPAC.
SUPERVISEUR : Pr Julien DOSSOU, Maître de conférences des universités du CAMES, Enseignant-chercheur à l’EPAC.
Année Académique : 2015-2016 9ème promotion
Présenté par Gnaki Faridah YERIMA ii
REPUBLIQUE DU BENIN
**********
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE (MESRS)
**********
UNIVERSITE D’ABOMEY – CALAVI (UAC)
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ECOLE POLYTECHNIQUE D’ABOMEY – CALAVI (EPAC)
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DEPARTEMENT DE GENIE D’IMAGERIE MEDICALE ET DE RADIOBIOLOGIE (D/GIMR)
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DIRECTEUR :
Professeur titulaire Mohamed SOUMANOU DIRECTEUR ADJOINT :
Professeur Maître de conférence Clément AHOUANNOU CHEF DU DEPARTEMENT :
Docteur Hubert HOUNSOSSOU Maître-Assistant du CAMES
Année académique : 2015-2016 9ème promotion
Présenté par Gnaki Faridah YERIMA iii
LISTE DES ENSEIGNANTS AYANT INTERVENU DANS NOTRE FORMATION A L’EPAC DE 2013-2016
I- ENSEIGNANTS PERMANENTS
PRÉNOMS NOMS MATIÈRES ENSEIGNÉES
Théodora AHOYO Microbiologie générale Christian AKOWANOU Sciences physiques
Casimir AKPOVI Biologie cellulaire, Physiologie humaine Guy ALITONOU Chimie générale, Chimie organique
Nicolas ATREVI Embryologie, Anatomie radiologique II, Neuro- anatomie, Techniques radiologiques III
Noël DESSOUASSI Biophysique de l’imagerie
Cyriaque DOSSOU Techniques d’expression et méthodes de communication III et IV
Julien DOSSOU Notions de radiobiologie et de radioprotection Servais GANDJI
Anatomie radiologique I, Techniques radiologiques du crâne et du massif facial, Splanchnocrâne,
Notions générales d’échographie
Bertin GBAGUIDI Enregistrement d’images, Techniques Radiologiques I
Hubert HOUNSOSSOU Eléments de biométrie, Anatomie humaine I et II Evelyne LOZES Immunologie générale
Daton MEDENOU Appareillage I et II, Physique électronique Thierry MEDEHOUENOU Initiation à la méthodologie de recherche Julien SEGBO Biologie moléculaire
Mohamed SOUMANOU Biochimie générale Roland TOPANOU
Techniques radiologiques du tronc et des membres, Techniques radiologiques du crâne et du massif facial, Splanchnocrâne.
Gabriel YANDJOU Techniques d’expression et méthodes de communication I et II
Paulin YOVO Pharmacologie
Présenté par Gnaki Faridah YERIMA iv
II-
ENSEIGNANTS VACATAIRESPRÉNOMS NOMS MATIÈRES ENSEIGNÉES
Sylvestre ABLEY Déontologie médicale
Gilles AGOSSOU Législation et droit du travail
Gervais AHOGA Soins infirmiers
Sylvère ANAGONOU Education physique et sportive I et II Olivier BIAOU Notions de Sémiologie radiologique Bertin DANSOU Anglais III et IV
Lordson DOSSEVI Techniques instrumentales
Léonard FOURN Santé publique
Tiburce HOUNDEFFO Notions de Sémiologie gynéco-obstétricale Hyppolite HOUNNON Mathématiques
Gervais HOUNNOU Notions de Sémiologie chirurgicale Aristide KOFFI Anglais I et II
Gabriel KOUNASSO Informatique
Edgar LAFIA Notions de Sémiologie médicale
Présenté par Gnaki Faridah YERIMA v
DEDICACES
Je dédie ce travail,
A ALLAH, Le Très Miséricordieux
Avec Toi tout est possible, je Te loue et je Te bénis. Toi qui guides mes pas quand je m'égare, Toi qui me relèves quand je trébuche, Toi qui demeures fidèle quand je perds espoir.
Je Te remercie infiniment.
A mon cher père, Georges YERIMA
Papa ! Tu as toujours été là pour moi ; tu n’as jamais cessé de me mettre dans de bonnes conditions pour étudier. Ton soutien moral et matériel ne m’a jamais fait défaut. Tu as toujours voulu le meilleur pour tes enfants. Je ne saurais comment te remercier. Tu n’as ménagé aucun effort pour l’aboutissement de ce travail.
Trouves à travers ce travail une petite note de satisfaction. Toute mon espérance est qu’il soit une étape et que par la grâce d’ALLAH et avec ton soutien, cette œuvre se poursuive.
A ma chère mère, Barikissou ADAM CHABI
Maman ! Comme Papa, tu n’as ménagé aucun effort pour notre éducation mes frères et moi. Battante et attentive à la moindre difficulté que je rencontre, Je ne saurais jamais te remercier assez pour tous ces sacrifices consentis,. Ce travail est le fruit de tes énormes sacrifices et de tes incessantes prières. Puisse ALLAH accorder à Papa et à toi, une vie longue et heureuse afin que je puisse bénéficier encore de vos conseils et que vous jouissiez du fruit de vos efforts.
Présenté par Gnaki Faridah YERIMA vi
Ames sœurs Eurydice et Raïssa YERIMA
Toute ma reconnaissance à vous qui m’avez entourée d’affection et de prières.
Qu’ALLAH veille toujours sur chacun de vous et qu’Il vous assiste dans toutes vos entreprises. Soyons toujours unies.
Amon frère Romaric YERIMA
Que ce travail soit un témoignage de ma reconnaissance et de mes sentiments les plus affectueux. Que l’amour du travail bien fait t’anime davantage. Puisse ALLAH, Le Miséricordieux te procurer bonheur et réussite.
A tous mes camarades, en particulier Elfried SODOGANDJI, Gwladys ADANMINAKOU, Arielle KINKPE, Chalène ATIHOU, Merveille MADAFIME, Gildas ABOUDOU, en souvenir de toutes les peines et aussi des bons moments vécus ensemble. Brillante carrière médicale à tous.
A tous mes amis, en particulier Kafayath FABIYI, Larissa DEGBEGNI, Mélaine OLYMPIO, Jennifer SOGLO, Chamsy FASSASSI, Paul-Irené DOSSOU-YOVO, Pierre AGBOTA, Fabrice ASSAN, Christian SAIZONOU, vous qui avez toujours été là pour moi. Merci pour l’amitié et la fraternité sans cesse renouvelées.
Affection profonde.
Présenté par Gnaki Faridah YERIMA vii
REMERCIEMENTS
Nous voudrions adresser nos sincères remerciements :
A notre chef de département le Docteur Hubert HOUNSOSSOU, vous avez toujours été pour nous un exemple à suivre. Votre rigueur et vos connaissances forcent mon admiration.
A notre superviseur, Professeur Julien DOSSOU, pour avoir suscité le sujet et mis à notre disposition les moyens matériel technique. Vous avez dirigé ce travail avec toute votre compétence, vos qualités intellectuelles et humaines.
Avec un cœur rempli de reconnaissance, nous vous disons respectueusement merci.
A Monsieur Aimé BONOU dès le premier jour où nous avons commencé à travailler ensemble, nous avons su que nous pouvions compter sur vous. A aucun moment vous ne nous avez marchandé votre disponibilité et ne ratez aucune occasion pour nous donner vos importants conseils dans la recherche et justification du sujet. Qu’ALLAH vous bénisse.
Au Docteur Raphaël GOUDJINOU, Directeur de la clinique d’AKPAKPA pour nous avoir accueillie dans votre centre. Infiniment merci.
A notre tuteur, Monsieur Alphonse OGOU, en nous portant vers vous pour la réalisation de ce travail, c’était dans l’intention d’aller à l’école de votre simplicité légendaire, de votre discrétion. En travaillant avec vous, nous avons appris la rigueur dans le travail.
A Madame Lucrèce DJESSOUHO et à Monsieur Aubin AHOUAGBANTO, membres du personnel du service de radiologie de la Clinique d’AKPAKPA, nous sommes restés sensibles à la franche et aimable collaboration. Merci pour tout le temps consacré à la réalisation de ce travail et pour les bons moments passés ensemble. Que de bons souvenirs.
Présenté par Gnaki Faridah YERIMA viii
Au Docteur Thierry MEDEHOUENOU, merci pour vos conseils et votre disponibilité.
Aux Docteurs Julson WOTTO et Gatien DOSSOU - YOVO, merci pour tout le temps consacré à la réalisation de ce travail et pour votre soutien dans les moments difficiles.
A tous les Enseignants du département, qui nous ont encadré et donné le savoir durant notre formation à l’EPAC. Merci pour ce sacrifice. Soyez assurés de mes respectueuses considérations.
A tous nos aînés, Excellente carrière médicale.
A nos promotionnaires, le terme promotion est vulgaire, celui de famille est plus approprié ! Que vais-je dire? Que dois-je dire de tous ces moments passés ensemble ? Joies et peines, coups de tête et de boule, bosse de groupe pour la réussite comme d’habitude. Je me souviens ! Ce travail est le vôtre.
Félicitation et excellente carrière médicale à vous.
A tous nos cadets, du Courage à vous.
A tous ceux qui ont apporté leur soutien moral ou matériel pour la réalisation de ce travail et que nous avons omis, nous les remercions de tout cœur.
Présenté par Gnaki Faridah YERIMA ix
HOMMAGES Tous nos hommages,
Au Président du jury,
Vous nous faites un insigne honneur en acceptant de présider notre jury. Nous tiendrons compte de vos précieux conseils pour améliorer la qualité de notre travail. Daignez recevoir, Monsieur le Président du jury, l’expression de notre profond respect et de nos hommages mérités.
Hommages respectueux
Aux honorables membres du jury,
Nous sommes très honorée que notre travail soit soumis à votre appréciation.
Soyez persuadés que vos remarques et critiques permettront de parfaire ce travail. Veuillez accepter le témoignage de notre reconnaissance.
Hommages respectueux
Merci et qu’ALLAH vous comble de Ses grâces.
Présenté par Gnaki Faridah YERIMA x
LISTES DES ABREVIATIONS ET SIGLES
µGy : micro gray
ACR : Association Canadienne de Radioprotection AIEA : Agence Internationale de l’Energie Atomique ALARA : As Low As Reasonable Acceptable
ASN : Autorité de Sûreté Nucléaire ASP : Abdomen Sans Préparation
CA : Clinique d’AKPAKPA
CADoRI : Centre Autonome de Dosimétrie des Rayonnements Ionisants CCSN : Commission Canadienne de Sûreté Nucléaire
CIPR : Commission Internationale de Protection Radiologique
CR : Carestream
D : Dosimètre
DM : Dose moyenne
DT : Dosimètre témoin
E : Dose efficace
EPAC : Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi
GIMR : Génie d’Imagerie Médicale et de Radiobiologie
Gy : Gray
H*(10) : Surveillance de zone
H*(d) : Equivalent de dose ambiant Hp(0,07) : Dose équivalente à la peau Hp(10) : Surveillance individuelle Hp(3) : Dose équivalente au cristallin
Hp(d) : Equivalent de dose individuel Hp(d), HSG : HystéroSalpingoGraphie
HT : Dose équivalente IC : Indice de Compétence IM : Imagerie Médicale
IRM : Imagerie par Résonance Magnétique
IRSN : Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire
ISO : International Organisation for Standardisation (organisation internationale de normalisation)
Kv : kiloVolt
m : mètre
Mas : milliampèrage seconde MGy : milli gray
Mm : millimètre
MSv : milli Sievert
Min : Minute
OMS : Organisation Mondiale de la Santé
ONTRB : Ordre National des Techniciens en Radiologie du Bénin
Présenté par Gnaki Faridah YERIMA xi
ONU : Organisation des Nations Unies ORL : Oto-Rhino-Laryngologie
OSL : Optically Stimulated Luminescence
PCR : Personne Compétente en Radioprotection RI : Rayonnement Ionisant
RPL : Radio-PhotoLuminescence
R-X : Rayon X
R-β : Rayon beta
R-γ : Rayon gamma
S : seconde
SNIMR : Service National d’Imagerie Médicale et de la Radioprotection
Sv : Sievert
T : Temps
TDM : Tomodensitométrie TLD : Thermo Luminescence
UCR : UrétroCystographie Rétrograde
UNSCEAR : United Nations Scientific Committee on the Effects of Atomic Radiation
W : Travail
WR : Facteur de pondération du rayonnement Wt : Facteur de pondération des tissus
% : Pourcentage
[ ] : Référence
Présenté par Gnaki Faridah YERIMA xii
LISTE DES TABLEAUX
Tableau I: Fonctions de chaque membre du personnel du service d’Imagerie Médicale ... 9 Tableau II: Statistiques des différents examens réalisés au cours de notre stage du 20 juin au 20 septembre 2016 ... 16 Tableau III: Limites d'exposition radiologique ... 27 Tableau IV: Facteurs de pondération des tissus ... 35
Tableau V: Caractéristiques de l’appareil de radiographie de la clinique d’AKPAKPA ... 42
Tableau VI: Dimensions de la salle de radiologie de la Clinique d’AKPAKPA ... 42
Tableau VII: Répartition des estimateurs de doses enregistrées pendant un mois par les dosimètres placés à deux endroits de la salle de radiologie. ... 45 Tableau VIII: Projection annuelles de doses obtenues...…....46
Présenté par Gnaki Faridah YERIMA xiii
LISTE DES FIGURES
Figure 1 : Plan sommaire du Service de Radiologie de la Clinique d’AKPAKPA ... 10 Figure 2: Dosimètre OSL ... 31 Figure 3: Eléments du dosimètre ... 32 Figure 4: Réglementation du zonage dans un service de radiologie en fonction des doses efficaces ... 40 Figure 5: Lecteur microstar identique à celui de CADoRI de l’EPAC ... 41 Figure 6: Répartition des examens réalisés du 22 août au 22 septembre dans le service de radiologie de la clinique d’AKPAKPA ... 43 Figure 7 : Répartition des mAs en fonction du nombre d’examens réalisés dans la salle de radiologie de la clinique d’AKPAKPA ... 43 Figure 8: Répartition des mAs en fonction des examens rassemblés en 7 groupes.
... 44 Figure 9: Répartition des doses réelles des dosimètres placés dans la salle de radiographie du 22 août au 22 septembre. ... 46 Figure 10: Différentes zones règlementés...………..……….55
Présenté par Gnaki Faridah YERIMA xiv
RESUME
Effectuer un stage de fin de formation en vue de l’obtention de son diplôme est devenu une tradition à l’EPAC. Et pour sacrifier à cette tradition, nous étions quatre étudiants à être envoyés en stage à la Clinique d’AKPAKPA.
Pendant cette période, nous avons pu mettre davantage en pratique dans ce centre, les connaissances théoriques reçues au cours de notre formation. Notons que les rayonnements ionisants sont d’origines diverses et de par leurs applications ont révolutionné la médecine. Ils sont à la base de plusieurs techniques permettant le diagnostic et le traitement de nombreuses pathologies. Cette utilisation des rayons X n’est toutefois pas sans risque tant pour le patient que pour le technicien en imagerie médicale. Ainsi, il s’avère nécessaire de définir et de mettre en place des moyens et mesures qui permettront de réduire au minimum l’exposition de ce dernier aux rayons X dans le cadre de l’exercice de ses fonctions. Ces mesures et moyens doivent être revus de temps en temps en vue d’une éventuelle optimisation. Pour ce faire, nous avons initié une « Etude dosimétrique de poste de travail dans le service de radiologie de la Clinique d’AKPAKPA » afin d’estimer les risques de dommages auxquels sont exposés le personnel, les usagers et bénéficiaires des soins radiologiques. Cette étude nous a permis de connaitre la charge de travail (59,61 mA.min/semaine) qui est largement inférieure à la normale (300 mA.min/semaine) mais aussi, la dose efficace annuelle que le technicien reçoit au niveau du pupitre est négligeable par rapport à la normale. Au terme de cette étude, des suggestions ont été apportées afin de réduire au minimum l’exposition au rayon X.
Mots-clés : Dosimétrie - poste de travail - radiologie conventionnelle
Présenté par Gnaki Faridah YERIMA xv
ABSTRACT
Completing an end of training course for graduation has become a tradition at EPAC. And to sacrifice to this tradition, we were four students to be sent on probation to the AKPAKPA Clinic.
During this period, we were able to put into practice the theoretical knowledge received during our training. Let us note that the ionizing radiations are of diverse origins and by their applications have revolutionized the medicine. They are the basis of several techniques allowing the diagnosis and treatment of many pathologies. However, this use of X-rays is not without risk for both the patient and the medical imaging technician. It is therefore necessary to define and implement measures that will minimize the exposure of the latter to X-rays in the performance of its duties. These measures and resources must be reviewed from time to time with a view to possible optimization. To do so, we initiated a
"Dosimetric workstation study in the radiology department of the AKPAKPA Clinic» in order to estimate the risks of damage to personnel, users and beneficiaries of radiological care. This study allowed us to know the workload (59.61 mA.min / week) which is much lower than normal (300 mA.min / week), but also the annual effective dose that the technician receives at the desk level is negligible compared to normal. At the end of this study, suggestions were made to minimize X-ray exposure.
Keywords: Dosimetry - workstation - conventional radiology
Présenté par Gnaki Faridah YERIMA xvi
SOMMAIRE
INTRODUCTION ... 1
PARTIE I : CADRE DE STAGE ... 4
1.1.PRESENTATION DE LA CLINIQUE D’AKPAKPA ... 5
1.2.LE SERVICE D’IMAGERIE MEDICALE DE LA CLINIQUE d’AKPAKPA ... 6
PARTIE II : DEROULEMENT DU STAGE ... 12
2.1. OBJECTIFS DU STAGE ... 13
2.2. LES TACHES REALISEES LORS DU STAGE ... 14
2.3. DIFFICULTES RENCONTREES... 17
PARTIE III : ETUDE DU THEME ... 19
3.1. PROBLEMATIQUE ... 20
3.2. OBJECTIFS DE L’ETUDE ... 21
3.3. GENERALITES ... 21
3.4. CADRE, MATERIEL ET METHODE D’ETUDE ... 38
3.5. RESULTATS ... 42
3.6. COMMENTAIRES ... 46
3.7. SUGGESTIONS ... 49
CONCLUSION ... 51
REFERENCES ... 53
ANNEXES ... 55
TABLE DES MATIERE……….….58
Présenté par Gnaki Faridah YERIMA 1
INTRODUCTION
Présenté par Gnaki Faridah YERIMA 2
Les rayons X ont été découverts par Rœntgen en 1895, tandis que la radioactivité naturelle a été découverte par Becquerel en 1896. Les rayons X sont utilisés pour des causes nobles, humanitaires et sociales. C’est l’exemple du diagnostic par la
« petite curie » en l’occurrence de la tuberculose. De plus, les radiologues et les chirurgiens se sont donnés à cœur joie à cette science nouvelle qui a facilité pour les uns le diagnostic des pathologies autrefois cachées et pour les autres l’aisance dans l’art chirurgical. C’est très rapidement que les effets biologiques sont apparus au sein de la population utilisant les rayons X. En 1902 on parle déjà d’effets pathologiques au niveau de la peau (érythèmes et brûlures) et des yeux (cataractes). Le premier décès directement attribué à l’utilisation des rayonnements est celui de l’assistant de Thomas Edison en 1905. Il était alors connu de tous que les rayons X ont des effets néfastes sur l’Homme [1].
La désolation et l’émoi dans leurs rangs les ont poussés à s’interroger sur la nature et la dangerosité des rayons X. Ainsi, est apparu le besoin de réglementer l’utilisation des rayonnements avec la notion de radioprotection. Dès 1928, la commission internationale formée essentiellement des radiologues fut alors mise en place : la CIPR, Commission Internationale de Protection contre les Rayonnements ionisants. Ses premières actions furent la mise en place des normes pour discipliner l’utilisation des rayons X[1].Il s’en est suivi la création de plusieurs organismes nationaux comme internationaux dotés chacun d’objectifs diversifiés. Au nombre de ces organismes nous pouvons citer : OMS, l’UNSCEAR, l’AIEA, l’ISO, l’IRSN [2].Aussi, en médecine, l'évolution importante des équipements radiologiques et des matériels génère un accroissement sensible des actes radioguidés. Le Bénin n’en est pas épargné dans la tentative de créer un organisme (ONTRB). Et pourtant la pratique de la radioprotection n’a que peu pénétré le monde des ingénieurs ou techniciens de radiologie et des médecins. Quant au public, malgré leur connaissance du danger
Présenté par Gnaki Faridah YERIMA 3
que représentent les rayons X grâce aux publications sur les accidents nucléaires, il demeure étranger aux notions fondamentales de radioprotection.
La filière d’imagerie médicale de l’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi (EPAC), dans son programme de formation en licence professionnelle prévoit des stages pratiques pour ses apprenants dans les établissements hospitaliers dotés d’unité de Radiologie sur toute l’étendue du territoire national. Dans ce cadre, les étudiants effectuent un stage pratique de trois (3) mois et produisent un rapport de fin de formation qu’ils soutiennent devant un jury.
C’est dans cet objectif que nous avons effectué un stage académique du 20 juin au 20 septembre 2016 dans le service de radiologie de la clinique d’AKPAKPA.
Au cours dudit stage, nous avons remarqué de nombreuses irrégularités dans le service, notamment celles relatives à la radioprotection. C’est dans le but d’apporter notre modeste contribution pour pallier aux problèmes liés à la radioprotection du personnel de la radio que nous avons décidé de mesurer la dose qu’un technicien pourrait recevoir lorsqu’il se trouve dans la salle d’examens, d’où le thème « ETUDE DOSIMETRIQUE DE POSTE DE TRAVAIL DANS UN SERVICE DE RADIOLOGIE CONVENTIONNELLE ». Notre rapport se subdivise en trois (3) chapitres :
Le premier chapitre aborde le cadre d’étude,
Le deuxième chapitre expose le déroulement du stage,
Et enfin le troisième chapitre se consacre à l’étude du thème choisi.
Présenté par Gnaki Faridah YERIMA 4
PARTIE I : CADRE DE
STAGE
Présenté par Gnaki Faridah YERIMA 5
1.1. PRESENTATION DE LA CLINIQUE D’AKPAKPA 1.1.1. Historique et situation géographique
La Clinique d’AKPAKPA a été créée en avril 1974 par le Docteur Pierre Aboudou BONI. Communément appelée « Clinique BONI », elle était située dans le quartier « Habitat » à AKPAKPA de 1974-1983 et avait pour nom Cabinet de consultation médicale d’AKPAKPA. C’est une entreprise personnelle qui a été créée sous l’autorisation N32∕MSPAS∕DGS∕BTS. Depuis sa création et jusqu’en octobre 1978, le Docteur Pierre Aboudou BONI y travaillait seul en dépit de ses occupations dans le conseil a certains entreprises du Bénin. Ce n’est qu’après et pour faire face à une clientèle croissante, qu’il a été secondé par le Docteur Raphaël GOUDJINOU (Généraliste) et en 1981 par le Docteur Marc CHABI- KENOU (Chirurgien). Malgré la présence de ces deux médecins, ils n’arrivaient toujours pas à contenir une clientèle grandissante. Cela a donc fait prendre conscience de la nécessité de franchir l’étape d’un cabinet médical pour créer une véritable clinique.
La création de la clinique a été suivie d’un déménagement de quartier « Habitat » dans le souci de disposer d’un espace plus grand. Dès lors, depuis 1984, la clinique a son siège actuellement à PK3 (AKPAKPA) sur la route de Porto-Novo, plus précisément dans le « quartier JAK » du 4éme arrondissement de la ville de Cotonou, à proximité de la Direction Générale de la Société Béninoise de Brasserie(SOBEBRA) et fait partie des plus grandes cliniques de Cotonou.
Devenue clinique d’AKPAKPA, elle est constituée de cinq(05) bâtiments dont les deux premiers sont de type R+1(rez-de-chaussée et un étage).
Mais, depuis le décès du Dr Pierre Aboudou BONI le 09 Novembre 2015, le Dr Raphaël GOUDJINOU assure son intérim. [3]
Présenté par Gnaki Faridah YERIMA 6
1.1.2. Services de la clinique d’AKPAKPA
La mission essentielle de la clinique d’AKPAKPA comme tout hôpital est de diagnostiquer, soigner les malades à travers des soins thérapeutiques adéquats, les conseiller et les suivre grâce aux différents services dont elle est composée. Pour cela, elle dispose de différentes structures administratives et techniques :
Les services administratifs à savoir : l’accueil, le secrétariat et le service des ressources humaines ;
Les services financiers à savoir : la comptabilité, l’enregistrement des examens (analyses biomédicales, examens radiologiques et autres actes), la caisse et la facturation ;
Le service d’approvisionnement ;
Le service de restauration à savoir : la cuisine et le réfectoire.
Les services médicotechniques à savoir : la médecine générale ; l’ORL ; la pneumologie ; le laboratoire d’Analyse Biomédicales ; la dermatologie ; la pédiatrie ; la kinésithérapie ; la maternité ; la psychiatrie ; l’hépato-gastro- entérologie ; l’endocrinologie ; la cardiologie ; la traumatologie ; la neurochirurgie ; la rhumatologie ; la chirurgie générale ; l’urologie ; l’Imagerie Médicale. [3]
1.2. LE SERVICE D’IMAGERIE MEDICALE DE LA CLINIQUE d’AKPAKPA
Le service d’imagerie de la Clinique d’AKPAKPA regroupe l’échographie et la radiologie qui participent à l’établissement du diagnostic de certaines pathologies.
Présenté par Gnaki Faridah YERIMA 7
1.2.1. Le service de la radiologie
L’unité de radiologie est située au rez-de-chaussée du bâtiment A, à droite en entrant dans la clinique.
Le service de radiologie dispose d’un hall d’attente, d’une salle tenant lieu de secrétariat et d’accueil, d’une salle d’examens, d’une chambre noire et d’une salle de toilette.
Le hall d’attente
Il est réservé aux patients et est équipé d’une télévision, des bancs et d’une toilette.
Le secrétariat
C’est le lieu où s’effectue le premier contact avec les patients. Il dispose de deux tables, l’une surmontée d’un négatoscope et l’autre où sont rangés les clichés interprétés et d’une armoire où sont rangées les enveloppes dans lesquelles sont livrés les résultats aux patients. Il sert de salle d’interprétation des examens ;
La salle d’examens
Elle comprend un appareil de radiodiagnostic de marque VILLA SISTEMI MEDICALI non basculante à hauteur fixe et dessus coulissant ; un pupitre de commande tenu à distance derrière un paravent plombé ; un Potter mural ; une armoire de rangement des accessoires (des gants stériles, des produits désinfectants, et la boîte d’instruments pour l’hystérosalpingographie) ; un numériseur de la marque CARESTREAM composé essentiellement d’un ordinateur ; d’une imprimante (DRY VIEW S700 LASER SWAGER) ; d’un lecteur de plaque (DIRECT VIEW CLASSSIC CR) ; d’un onduleur ; d’une passe cassette où sont rangées les cassettes numériques de différents formats (un 36x43 cm, un 24 x 30cm, un 18 x 24 cm et un 15 x 30 cm).
On y trouve un appareil de scannographie non fonctionnel.
Présenté par Gnaki Faridah YERIMA 8
La chambre noire n’étant plus fonctionnelle avec l’avènement du numérique, elle sert de vestiaire pour le personnel
Une salle de toilette destinée au personnel et aux patients.
1.2.2. Le service d’échographie
Il est situé au rez-de-chaussée du bâtiment B et fait face au service d’approvisionnement. Il est climatisé et équipé d’un échographe de marque HITACHI muni de deux sondes dont une endo-vaginale et l’autre convexe multifréquence, d’un lit pour le malade, d’une table, de trois chaises et d’un placard. Les examens échographiques se réalisent les jeudis à partir de 15H par un médecin radiologue.
1.2.3. Personnel du service d’imagerie médicale
Le personnel du service de radiologie est constitué : d’un médecin radiologue, d’un chef service, de trois ingénieurs des travaux en imagerie médicale et d’un aide-soignant.
Présenté par Gnaki Faridah YERIMA 9
Tableau I: Fonctions de chaque membre du personnel du service d’Imagerie Médicale
STATUT FONCTIONS Prénoms et NOMS
Médecin Radiologue
Il assure l’interprétation des clichés
radiographiques et la réalisation des examens
échographiques.
Pr Olivier BIAOU
Chef service et Ingénieur des travaux en IM
Il coordonne les travaux au sein du service et assure la réalisation des examens radiographiques
Mr Alphonse OGOU
Maitre-assistant du CAMES vacataire dans le
service
Ils assurent la réalisation des examens
radiographiques.
Mr Bertin GBAGUIDI
Ingénieur des travaux en Imagerie Médicale
Mme Lucrèce DJESSOUHO
Aide-Soignant
S’occupe de la propreté des lieux,
de l’approvisionnement des films et du transport
des malades.
Mr Aubin AHOUAGBANTO
Tout ceci se déroule dans un bâtiment dont le plan est le suivant :
Présenté par Gnaki Faridah YERIMA 10
Figure 1 : Plan sommaire du Service de Radiologie de la Clinique d’AKPAKPA
Sources : Archives de la Clinique d’AKPAKPA 1.2.4. Fonctionnement de l’unité de radiologie
Le service de radiologie de la clinique d’AKPAKPA fonctionne du Lundi au Vendredi de 8H à 16H avec deux Ingénieurs des travaux en IM (Mr Alphonse OGOU et Mme Lucrèce DJESSOUHO) ainsi que l’aide-soignant (Mr Aubin AHOUAGBANTO). Mais exceptionnellement, l’ingénieur des travaux en IM : Mr Bertin GBAGUIDI est sollicité les après-midis, les nuits et les week-ends en
Présenté par Gnaki Faridah YERIMA 11
cas d’urgence. Les examens radiologiques réalisés sont interprétés par le médecin radiologue le Professeur Olivier BIAOU.
Dans le cas où le professeur est absent, les clichés sont interprétés par le médecin militaire, Docteur Félicien HOUNTO de L’Hôpital d’Instruction des Armées (HIA) de Cotonou.
Ce service d’Imagerie Médicale ainsi décrit a été le cadre de notre stage.
Présenté par Gnaki Faridah YERIMA 12
PARTIE II : DEROULEMENT
DU STAGE
Présenté par Gnaki Faridah YERIMA 13
Une formation professionnelle comporte deux volets fondamentaux et complémentaires que sont : les enseignements théoriques et ceux pratiques. La pratique constitue le socle de la formation technique, car c’est elle qui permet à l’apprenant de confronter ses acquis théoriques aux réalités sur le terrain professionnel. Elle permet aussi à l’apprenant d’élargir ses connaissances d’une part, et d’acquérir d’autre part de l’expérience. C’est dans cette optique que l’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi (EPAC) nous envoie en stage de fin de formation dans un service de radiologie pour une durée de trois mois. Ainsi du 20 Juin au 20 Septembre, nous avons effectué un stage pratique dans le service d’Imagerie Médicale de la clinique d’AKPAKPA. Les objectifs de ce stage sont définis comme suit :
2.1. OBJECTIFS DU STAGE
2.1.1. Objectif général des stages pratiques
Rendre l’étudiant apte à remplir la fonction et les travaux exigés du technicien en imagerie médicale (Radiologie) par la révision pratique des cours reçus. [4]
2.1.2. Objectifs particuliers
Les objectifs particuliers suivants sont choisis à dessein et répondent aux besoins de la formation en imagerie médicale donnée aux étudiants de l’EPAC et assurent leur performance telle que recherchée par les enseignants. Ces objectifs concernent les étudiants finissant la troisième année en stage d’exécution. Il s’agit de :
Rendre l’étudiant capable de produire des radiogrammes de routine et d’acquérir une bonne dextérité dans l’exécution des différentes techniques d’examens spéciaux ou non ;
Appliquer les lois de la radioprotection pour lui-même, le personnel et le public en connaissance de cause de la radiobiologie ;
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Amener à assimiler et à effectuer autant que faire se peut la pratique de clinique de film après chaque examen ;
Apprendre aux stagiaires les notions élémentaires de l’interprétation radiologique sur la base de ses connaissances en anatomopathologie, en sémiologie et en pathologie radiographiquement décelable. [4]
Selon ces objectifs nous avons accompli plusieurs tâches.
2.2. LES TACHES REALISEES LORS DU STAGE
L’une des principales activités au cours de notre stage a été la réalisation des examens radiographiques. Ainsi pendant trois mois, nous avons eu à observer et à exécuter plusieurs tâches dans les divisions du service de radiologie : dans la salle d’accueil et dans la salle d’examen, ceci de façon rotative car nous étions au nombre de quatre. En effet, après deux semaines d’observation, nous avons pu, sous le contrôle des techniciens titulaires, réaliser des examens standards. Nous avons travaillé en binôme pendant deux semaines et le reste du temps individuellement. Cet exercice nous a permis, au fil des jours, d’améliorer notre pratique des différentes techniques. Outre la réalisation des examens, nous avons appris à utiliser le numériseur, et exercer les différentes tâches de secrétariat telles que :
L’accueil des patients ;
L’enregistrement des bons d’examens dans le registre ;
L’enregistrement et classement des résultats d’examens
Nous détaillerons les activités menées selon les compartiments suivants : Au niveau de la Salle d’accueil
Nous avons eu à : accueillir les patients ; leur faire remplir les formalités ; enregistrer les bons d’examens dans le registre et les résultats des interprétations;
remettre des résultats et donner des rendez-vous aux patients pour des examens qui se font sur rendez-vous.
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Au niveau de la Salle d’examens
Dans cette salle, nous avons réalisé des examens radiologiques. La première semaine nous a été difficile, car nous avons eu des difficultés à choisir les facteurs techniques pour obtenir de bons radiogrammes et à nous conformer à la routine du service. Mais très rapidement, nous nous sommes familiarisées aux appareils.
Les conseils que nous prodiguaient chaque jour les techniciens de l’unité de radiologie de la Clinique d’AKPAKPA ont rehaussé notre aptitude professionnelle et notre capacité à réaliser sans assistance majeure de nos encadreurs les examens aux patients. Nous nous sommes plus familiarisées aux différents examens dont la réalisation nécessite beaucoup d’attention, de soins, un bon positionnement du patient, sa bonne coopération et un meilleur choix des facteurs techniques. Dans cette même salle nous avons appris à :
traiter l’image par le numériseur ;
vérifier les structures démontrées, les critères d’évaluation, la densité et le contraste ;
à imprimer les clichés grâce à la développeuse numérique.
Nous tenons à signaler qu’il a existé entre nos devanciers et nous, une bonne harmonie, une franche collaboration, un climat de convivialité a facilité un bon déroulement du travail nous ouvrant ainsi le chemin de nouvelles connaissances pratiques.
Durant la période allant du 20 juin au 20 septembre 2016, 1279 examens ont été réalisés. Le tableau ci-après présente les différents examens réalisés pendant ce temps et ce que nous-mêmes avons suivi et réalisé durant cette période.
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Tableau II: Statistiques des différents examens réalisés au cours de notre stage du 20 juin au 20 septembre 2016
EXAMENS OBSERVES REALISES
SEULE ENREGISTRES FREQUENCE
(%)
Pulmonaire 111 108 543 42,46
Télécoeur 03 03 15 1,17
Tête osseuse 15 11 62 4,85
Mbres Thoraciques 28 27 136 10,63
Mbres Pelviens 54 53 266 20,80
Rachis 37 34 173 13,53
Bassin-Hanche 10 09 46 3,60
ASP 04 03 16 1,25
Grill Costal 03 02 14 1,08
HSG 02 01 06 0,47
UCR 01 - 01 0,08
Fistulographie 01 - 01 0,08
TOTAL 269 251 1279 100,00
Sources : Registre d’enregistrement des patients [5]
L’analyse générale de ce tableau montre que les examens standards sont beaucoup plus demandés que les examens spéciaux dans le service de radiologie de la Clinique d’AKPAKPA. Il ressort de cette analyse que sur 1279 examens enregistrés durant le stage, 1271 patients ont été reçus pour les examens standards soit un pourcentage de 99,37%, et 08 cas d’examens spéciaux soit un pourcentage de 0,63%.Toutefois, parmi les examens standards, les radiographies pulmonaires sont très fréquentes avec 543 sur 1279 soit un pourcentage de 42,46% à cause des visites annuelles des entreprises. Par contre, pour les examens des membres pelviens, nous avons réalisé 266 soit 20,80% qui nous ont permis de développer notre aptitude professionnelle. Enfin, en ce qui concerne les examens spéciaux et vu leur pourcentage plus faible (0,63%), nous pensons que ce temps de stage paraît insuffisant pour notre maîtrise professionnelle complète.
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Les examens spéciaux réalisés par nous-mêmes ne représentent que 0,13% des examens spéciaux réalisés dans le service. Ce qui démontre notre faible maîtrise de ces examens.
Notre indice de compétence(IC) est de :
𝐈𝐂 = (𝟐𝟓𝟏) × 𝟏𝟎𝟎
𝟏𝟐𝟕𝟗 = 𝟏𝟗, 𝟔𝟐%
Ceci normalement aurait été 50% mais compte tenu du nombre de stagiaires que nous sommes nous n’avons pas pu atteindre ce niveau. Nous suggérons trouver d’autres occasions de stages pour raffermir notre aptitude.
2.3. DIFFICULTES RENCONTREES
L’état défectueux des grilles anti diffusantes mobiles entrainant une mauvaise qualité de l’image ;
La lenteur dans la satisfaction des patients à cause de l’utilisation d’un seul appareil de radiographie.
L’absence de vestiaire pour les patients obligeant le patient à dévoiler sa nudité devant le technicien ;
L’insuffisance de matériel de protection c’est à dire les caches plombés comme les gants, les caches thyroïde, les caches gonades, les lunettes ;
L’inexistence de matériel de contention pour immobiliser les enfants, les personnes agités et les bébés entrainant des reprises et donc l’augmentation de la dose d’exposition;
La défectuosité des signaux d’avertissement du passage des rayons;
Le non-respect strict des règles d’hygiène au cours des HSG entrainant des infections ;
Le nombre limité des cassettes numériques qui ralentit le rythme du travail ;
L’absence du cône localisateur augmente la dose d’irradiation administrée aux patients,
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La reprise des examens due aux facteurs techniques et aux positionnements ;
L’absence du matériel informatique pour le secrétariat.
L’inexistence d’un suivi médical et dosimétrique nous a inquiété et préoccupés par rapport à la règlementation de protection de personnel travaillant sous rayonnement ionisants ;
Le non-respect du travail selon les codes règlementaires de la radioprotection du personnel augmentant ainsi le risque d’exposition ;
La non-fiabilité du tablier plombé ;
L’absence de maintenance préventive de l’appareil radiologique qui peut conduire à la défaillance de celle-ci;
Notons que la salle d’examen est occupée aux deux tiers par un scanner qui ne fonctionne pas
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PARTIE III : ETUDE DU
THEME
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3.1. PROBLEMATIQUE
Les rayons ionisants émis par le tube à rayons X sont nocifs et même mortels en cas de dose élevée car l’importance des effets sont proportionnelle à la dose absorbée. Il est donc primordial de prendre des mesures de protection afin de prévenir ou réduire au minimum les effets de ces rayons ionisants chez le technicien. Ce que stipule d’ailleurs la définition de la radioprotection. C’est pourquoi un suivi dosimétrique est donc indispensable pour renseigner le personnel sur la quantité de radiation qu’il a reçue et permettre à la personne compétente de réaliser une surveillance médicale appropriée du technicien qui aurait reçu plus que la dose admissible afin de limiter les dégâts radio-induits. Il fallait susciter l’étude de poste pour juger de la radioprotection.
Au cours de notre stage au service de radiologie de la clinique d’AKPAKPA, plusieurs problèmes ont suscité notre attention : la non-fiabilité du tablier ; l’insuffisance de matériel de protection c’est-à-dire les caches plombés comme les gants, les caches thyroïde, les caches gonades, les lunettes et l’absence totale de dosimétrie ; l’inexistence d’un suivi médical pour le personnel ; le non-respect du travail selon les codes règlementaires de la radioprotection du personnel ; l’inexistence de matériel de contention pour immobiliser les enfants ; la reprise des examens ; l’élévation des facteurs techniques dus à l’état vétuste de l’appareil et l’absence de maintenance préventive de celui-ci .
En général, la problématique de la dosimétrie se pose avec acuité dans tous centres d’Imagerie Médicale au Bénin. Déjà au CNHU, Rhama (2010-2011), les propriétaires des centres ont montrés leur faible préoccupation dans le domaine de la radioprotection [6]. Plus proche, l’équipe de Dossou (2014), ont montré avec précision le non-respect des réglementations de protection des techniciens travaillants sous rayonnement ionisants. La plupart ont illustré nos propos par la présence des lésions et des aberrations qui ont signé le passage des radiations
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ionisantes de ces travailleurs effectivement exposées aux Radiations Ionisantes.
[7]
Face à tous ces observations, nous avons jugé opportun d’évaluer les doses susceptibles d’être délivrées au technicien lorsqu’il se situe dans la salle d’examen et au pupitre au cours de l’irradiation. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de réaliser notre étude sur le thème «ETUDE DOSIMETRIQUE
DE POSTE DANS UN SERVICE DE RADIOLOGIE
CONVENTIONNELLE : CAS DE LA CLINIQUE D’AKPAKPA ».
3.2. OBJECTIFS DE L’ETUDE
3.2.1. Objectif Général
Déterminer dans les conditions normales de travail, les doses susceptibles d’être délivrées au personnel, consécutives à des expositions externes aux rayonnements ionisants.
3.2.2. Objectifs spécifiques
Caractériser l’appareil et les conditions d’installation ;
évaluer la charge de travail ;
mesurer la dose d’ambiance dans la salle d’examen et au niveau du pupitre ;
proposer un zonage radiologique de la salle d’examens.
3.3. GENERALITES
3.3.1. Imagerie médicale
L’imagerie médicale est certainement l’un des domaines de la médecine qui a le plus progressé ces vingt dernières années. Elle amalgame plusieurs techniques qui non seulement permettent un meilleur diagnostic mais offrent aussi de nouveaux espoirs de traitement pour de nombreuses maladies. Nous pouvons citer :
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L’imagerie par résonance magnétique (IRM) qui est une technique utilisant le champ magnétique.
L’échographie qui est une technique utilisant les ultrasons pour explorer différents organes.
La tomodensitométrie (TDM) qui permet d’obtenir des images tridimensionnelles des organes ou des tissus mous sous formes de coupes.
La radiographie qui est une technique qui permet de visualiser un organe ou une partie du corps sur une pellicule photosensible appelée film. [8]
Dans nos structures d’imagerie médicale, la radiologie conventionnelle demeure la plus utilisée .Elle désigne les examens diagnostiques utilisant un tube à rayons X classique servant à réaliser des images bidimensionnelles. La radiologie conventionnelle comprend la radiologie standard qui concerne les examens standards et spéciaux. C’est une technique d’imagerie médicale qui permet l’exploration des structures anatomiques du corps humain à base des radiogrammes produits grâce au faisceau de rayons X qui traverse le patient.
Cependant les rayons X sont caractérisés par leurs effets néfastes. D’un côté, ils sont utilisés en radiodiagnostic pour poser le diagnostic des maladies radiologiquement décelables dont souffre l’homme. De l’autre, ils peuvent entrainer de graves conséquences biologiques en détruisant les cellules et tissus sains de l’organisme. Là, il faut s’en prévenir à tous les coups. Néanmoins, l’on peut rechercher son action destructrice dans la matière vivante pour guérir ou anéantir les cellules tumorales. Mais, primordialement dans notre cas d’imagerie médicale, l’utilisation des rayons X doit être faite avec beaucoup de précaution.
De même, les lois qui régissent la règlementation de la radioprotection doivent être respectées afin d’assurer une parfaite protection de l’homme et de son environnement contre les effets néfastes des rayonnements ionisants. C’est d’ailleurs à cette tâche que plusieurs groupements ou associations d’ordres nationaux et internationaux ont été créés.
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3.3.2. Organismes de la radioprotection
3.3.2.1. Organismes nationaux de radioprotection
Au Bénin, à notre connaissance il avait existé une organisation de radioprotection qui est l’Ordre National des Techniciens en Radiologie du Bénin (ONTRB).
Reconnaissons que celui-ci n’a pas beaucoup fonctionné. L’esprit syndical a tôt fait de faire voler en éclat dont le congrès a eu lieu le 08 novembre1985.
Aujourd’hui c’est le Service National d’Imagerie Médicale et de la Radioprotection (SNIMR), un service du Ministère de la Santé Publique qui s’occupe de la radioprotection. Cependant la problématique de la dosimétrie n’est pas clairement posée. Il a fallu attendre l’étude de Rhama au CNHU en 2011 pour véritablement poser le problème de la dosimétrie pour le personnel travaillant sous le rayonnement ionisant [6].
Par rapport à tout cela l’insuffisance de l’application des normes et règlements ont eu des conséquences important dans la pratique de l’imagerie du Bénin.
Le travail de l’équipe de Dossou (2014) a permis de comprendre que l’existence des lésions et des aberrations dans les lymphocytes des techniciens est une preuve notable de manquement dans la radioprotection au Bénin dans les centres d’imageries médicales. [7]
Au Canada, deux organismes à savoir :
L’Association Canadienne de Radioprotection(ACR) qui est un regroupement de professionnels de la radioprotection représentant les universités, les hôpitaux, les mines et les usines de raffinage d’uranium, l’industrie, les consultants, la production d’énergie nucléaire, et les gouvernements (fédéraux, provinciaux et territoriaux).
La Commission Canadienne de Sûreté Nucléaire (CCSN) dont le rôle est de veiller au respect de cette loi et de ses règlements.
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Tandis qu’au Québec, l’Ordre des Technologues en Radiologie du Québec (OTRQ) a pour mission de protéger le public dans les domaines de l’imagerie médicale, de la radio-oncologie et de l’électrophysiologie médicale.
En France nous avons :
L’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) qui assure, au nom de l’État, le contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection pour protéger les travailleurs, les patients, le public et l’environnement des risques liés aux rayonnements ionisants. [2]
L’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) réalise des recherches et des travaux dans les domaines de la sureté nucléaire, de la protection contre les rayons ionisants, du contrôle et de la protection des matières nucléaires.
3.3.2.2. Organismes internationaux de radioprotection
La Commission Internationale de Protection Radiologique (CIPR), créée en 1928, regroupe des experts de plusieurs pays. Elle édite des recommandations en matière de radioprotection.
En 1955, UNSCEAR (United Nations Scientific Committee on the Effects of Atomic Radiation), fut créé au sein de l’ONU pour évaluer les niveaux et les effets de l’exposition aux rayonnements ionisants et leurs conséquences biologiques, sanitaires et environnementales.
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à une importante section basée à Genève et nommée section des rayonnements ionisants tant dans le domaine industriel que dans les hôpitaux Elle a édité des manuels de radioprotection dans les hôpitaux et en pratique générale. [2]
3.3.3. Radioprotection
La radioprotection est l’ensemble des techniques, normes et mesures prises pour assurer la protection de l’Homme et de son environnement contre les irradiations.
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Autrement dit, la radioprotection est toute procédure engageant des mesures et moyens d’optimisations utilisés pour que la justification de la radiographie soit réalisée afin de limiter les doses de radiation aux personnels, aux patients et à l’environnement [….]. [9]
3.3.3.1. La personne compétente en radioprotection (PCR)
L’utilisation de sources radioactives doit s’effectuer sous la surveillance d’une ou plusieurs PCR, regroupées éventuellement dans un service de radioprotection. La PCR est désignée par le directeur d’unité après avis du conseil de l’unité, ou à défaut, du conseil de laboratoire. Elle doit avoir préalablement suivi avec succès une formation en radioprotection, dispensée par des personnes certifiées par des organismes accrédités. Une attestation de formation et d’aptitude est délivrée à la fin du stage et doit être renouvelée tous les cinq ans (après recyclage). Sa désignation fait l’objet d’un document officiel, porté à la connaissance des personnels et des tutelles de contrôle.
La PCR conseille et assiste le directeur d’unité dans les tâches suivantes :
l’élaboration du dossier d’autorisation ;
la définition des zones et des règles particulières qui s’y appliquent,
la classification du personnel ;
l’établissement de consignes en cas d’incident ou d’accident.
Sous la responsabilité du directeur d’unité, elle est chargée:
de l’évaluation préalable de l’exposition des agents ;
du choix des mesures de prévention et de contrôle (dosimétrie, matériel de détection, stockage, protections collectives et individuelles) ;
des enquêtes en cas d’incident ou accident ;
de la tenue à jour du registre de commande des produits ;
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d’apporter son concours pour les contrôles réguliers imposés par la réglementation sur les installations et le matériel ;
Elle apporte son aide pour la gestion des déchets et effluents radioactifs.
Enfin, elle doit être, le cas échéant habilitée par l’IRSN pour gérer la dosimétrie opérationnelle et le transfert des données. [10]
3.3.3.2. Principe de la radioprotection
Les expositions professionnelles dans un établissement de santé sont liées aux explorations ou traitements des patients et le principe ALARA « As Low As Reasonnably Achievable », soit en français « Exposition aussi basse que raisonnablement possible » représente la ligne de conduite par laquelle la Commission Internationale de Protection Radiologique (CIPR) objective la radioprotection. Elle s’articule autour de trois axes fondamentaux que sont :
La justification : l’utilisation des rayonnements ionisants doit être justifiée au regard du détriment sanitaire qu’elle peut engendrer. Plus simplement, toute exposition doit être justifiée dans le sens qu’elle doit apporter plus d’avantages que d’inconvénients ;
L’optimisation : en application de ce principe, les matériels, les procédés et l’organisation du travail doivent être conçus de telle sorte que les expositions individuelles et collectives soient maintenues aussi basses qu’il est raisonnablement possible, en dessous des limites réglementaires compte tenu de l’état des techniques et des facteurs économiques et sociaux (principe ALARA)
- Le temps, la distance et les écrans (moyens de protection physique) ; - La mise en place des contrôles qualité des installations (internes et
externes) ;
- Les évaluations des pratiques professionnelles et l’analyse des postes de travail;
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La limitation : une fois que le « risque » induit par une activité justifiée a été optimisé, il reste à s’assurer que les expositions individuelles ne dépassent pas les limites de doses réglementaires en dessous desquelles le risque est jugé acceptable. Le législateur a déterminé des limites d’exposition pour les travailleurs. Les travailleurs soumis aux rayonnements ionisants sont distingués en deux catégories suivant les doses professionnelles qu’ils sont susceptibles de recevoir à leurs postes de travail ;
- Travailleurs de la catégorie A : 6 mSv / an < dose efficace < 20 mSv / an - Travailleurs de la catégorie B : 1 mSv / an < dose efficace < 6 mSv / an Dans les conditions habituelles de travail, seules les catégories A et B sont soumises à une dosimétrie réglementaire. [11]
Tableau III: Limites d'exposition radiologique [11]
Par ailleurs le principe ALARA seul ne suffit pas pour la protection des patients et du personnel contre les rayonnements X. Ainsi, d’autres éléments interviennent dans la protection de ces derniers.
Partie exposée du corps
Type de dose
Travailleurs
Personnes non
Exposées Femmes en état de grossesse
Femmes Allaitantes
Personnes âgées entre 16 et 18 ans Sur 12 mois
consécutifs Sur un an Organisme
entier
50 mSv Efficace 20 mSv 1 mSv
Poste adapté hors zone réglementée dès
lors que la grossesse a été déclarée.
Ne doivent pas
être affectées ou
maintenues à des postes de travail comportant un risque d’exposition interne
6 mSv
Peau Equivalente (surface de
1 cm2) 500 mSv 50 mSv 150 mSv
Cristallin Equivalente 150 mSv 15 mSv 50mSv
Mains, pieds, avant-bras, cheville
Equivalente 500 mSv 150mSv
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3.3.3.3. Les moyens de protection appropriés
Il s’agit des matériels de travail, des accessoires nécessaires servant à réduire les niveaux des radiations pour assurer une bonne protection des patients et du personnel contre les rayons X. Pour ce faire, il faut tenir compte des paramètres suivants :
la qualité du poste : installation permettant de positionner le tube à rayons X sous la table et équipée d’un dispositif permettant d’estimer les doses ;
l’intensité : plus on optimise la dose au patient plus on se protège (diminuer les mAs) ;
la largeur du champ du rayonnement primaire : diaphragmer ;
les notions de rayonnement primaire / rayonnement diffusé :
- Le rayonnement primaire : il se propage en ligne droite. Il faut absolument éviter de mettre les mains dans le champ (risque de radiodermite).
- Le rayonnement diffusé : Il est atténué mais se propage dans toutes les directions. On le réduit en limitant le rayonnement primaire. Il faut utiliser les moyens de protection individuelle quand on ne peut pas jouer sur la distance ou utiliser des écrans. Dans ce sens, les cônes localisateurs sont les meilleurs moyens de réduction du rayonnement ionisants.
le temps d’exposition : la bonne maîtrise de l’acte permet de limiter le temps d’exposition. Les doses absorbées étant proportionnelles à la durée d’exposition, la façon la plus efficace de se protéger est la réduction de ce temps. [2,12]
la distance : L’augmentation de la distance entre une source de radiation et le technicien est un moyen très efficace de protection : c’est aussi un des plus économiques et des plus simples d’emploi. L’exposition diminue très rapidement pour toutes les radiations, à mesure que s’accroit la distance entre la source et le point considéré. Multiplier par 2 la distance à la source c’est diviser par 4 la dose reçue.
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Le mode de développement de films : Il doit être optimal afin de produire une bonne qualité d’image dans un bref délai. L’entretien régulier de ce dernier réduit beaucoup les risques d’irradiation inutile.
les accessoires plombés : le tablier ou la chasuble 0,5 mm (adaptés à la taille et à l’activité et en nombre suffisant), les lunettes ou la visière de radioprotection, les gants radio-atténuateurs (gants fins interventionnels, demi-gant de protection), le cache thyroïde, le cache gonade.
Autres accessoires de protection : matériel de contention, le cône localisateur, la grille anti-diffusante, la bande de compression. [2 ,12]
Les normes d’installations d’une salle de radiologie:
Superficie ˃ 18 m2, la salle de radiologie doit être faite en construction massive afin de pouvoir supporter le matériel de radiographie. Tout encombrement de la salle réduit la superficie optimale;
Le paravent plombé, il doit être fait en plomb ou en verre de plomb ou en caoutchouc plombé et son épaisseur doit dépendre de la puissance du tube radiogène. C’est pourquoi il est fortement déconseillé de mettre deux appareils dans une même salle ;
Délimitation de la zone contrôlée et de la zone surveillée. Le zonage consiste à déterminer les niveaux d'exposition susceptibles d'être rencontrés lors de l'utilisation des sources de rayonnements ionisants dans les conditions normales d'utilisation les plus pénalisantes. Il permet d'identifier un danger et d'estimer un risque afin de mettre en œuvre les actions de prévention adaptées et d'apporter des éléments pour la gestion d'incidents éventuels.
Le pupitre de commande situé à l’extérieur de la salle de radiologie, avec protection et vitre plombée conformes aux normes en vigueur pour se protéger contre les rayons diffusés ;
Les voyants rouges au-dessus des portes d'accès (s'allument à la mise sous tension) afin d’éviter les irradiations ; [13]
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3.3.4. Dosimétrie
C’est la détermination quantitative de la dose absorbée par un organisme ou un objet, c’est-à-dire l’énergie reçue par unité de masse à la suite de l’exposition à des rayonnements ionisants. Pour ce faire, la quantification des doses en radioprotection se fait par les dosimètres qui en plus de détecter la présence des radiations les mesurent aussi.
Les dosimètres utilisés en radioprotection sont de deux catégories :
Les dosimètres actifs à lecture directe qui enregistrent en permanence l’effet instantané des rayonnements grâce à un dispositif électronique approprié et permettant la surveillance en temps réel des travailleurs exposés ;
Les dosimètres passifs à lecture différée et fonctionnent comme un film photographique ou selon les principes de luminescence. Il permet de connaitre uniquement la dose cumulée sur une période donnée (le plus souvent mensuelle ou trimestrielle).Comme dosimètre passifs il y a : la thermoluminescence (TLD), détecteurs particulièrement adaptés pour l’évaluation de l’exposition au niveau des extrémités et du cristallin ; la radio- photoluminescence (RPL), dosimètres indiqués pour les études de zonage radiologique ainsi que pour l’évaluation de l’exposition individuelle du corps entier, et permettant d’obtenir des informations sur la nature, l’énergie des rayonnements et les conditions d’irradiation et la photoluminescence stimulée optiquement (OSL).[14,15]
3.3.4.1. La photoluminescence stimulée optiquement(OSL)
C'est un dosimètre à lecture différée dont le principe de fonctionnement (Optically Stimulated Luminescence, OSL) (luminescence stimulée optiquement) repose sur la lecture d'une émission de lumière. Elle se présente sous la forme d’une coque en plastique dur et translucide dans laquelle s’insère un tiroir porte-élément et une étiquette d’information.
Présenté par Gnaki Faridah YERIMA 31
Figure 2: Dosimètre OSL [16]
Il se compose de quatre éléments détecteurs OSL de 5 mm de diamètre qui sont insérés dans une plaque munie de quatre trous. Cette plaque vient s’emboîter dans un porte-écrans équipé au recto et au verso de quatre filtres - fenêtre ouverte, cuivre, aluminium et plastique - qui se positionnent devant chacune des pastilles d’Al2O3:C. Outre le porte-écrans, le tiroir porte-éléments est conçu pour contenir deux détecteurs supplémentaires : un dosimètre pour la détection des neutrons de type CR-39 et un dispositif appelé "Imaging " permettant de déterminer les conditions d’exposition d’un dosimètre (statique, dynamique ou due à une contamination).
La promotion de tel type de dosimétrie OSL est assurée par le CADoRI. Il est actuellement proposé sur presque tout le territoire du Bénin dans le service de dosimétrie.