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LES FICHES PRATIQUES de la pêche

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Academic year: 2022

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LES FICHES PRATIQUES

michel luchesi

LES FICHES PRATIQUES DE LA PÊCHE

de la peche

Se préparer

S’entraîner

Progresser

(2)

Sommaire

2

LES BASES À CONNAÎTRE

Le matériel ...4

Les accessoires ...8

L’art des nœuds ...10

Le montage des lignes ...18

Bien lancer sa ligne ...26

Le combat avec un poisson ...30

La mise au sec d’une capture ...32

La remise à l’eau d’un poisson ...33

LA PÊCHE EN EAU DOUCE

Portrait de famille ...34

Une organisation structurée ...35

La réglementation ...36

Les milieux aquatiques ...38

Les poissons ...42

Les appâts ...49

Les leurres et les mouches artificielles ...50

Comment attirer les poissons ?...52

Les stratégies d’amorçage ...53

Bien se vêtir ...54

Assurer sa sécurité ...55

LES DIFFÉRENTES TECHNIQUES DE PÊCHE EN EAU DOUCE

La pêche au coup traditionnelle ...56

La pêche à la bolognaise ...58

La pêche à l’anglaise au flotteur ...60

La pêche à l’anglaise au quiver-tip ...62

La pêche à l’anglaise au swing-tip ...64

La pêche de la carpe à fond ...66

Bivouac au clair de lune ...68

La pêche au toc ...70

La pêche aux leurres ...72

Le street-fishing ...75

La pêche au vif ...76

La pêche au mort posé ...78

La pêche au mort manié ...80

La pêche à la mouche artificielle ...82

La fabrication d’une mouche pour pêcher la truite ...84

(3)

Sommaire

LA PÊCHE EN MER

Portrait de famille ...86

Une organisation spécifique ...87

La réglementation ...88

Les secteurs de pêche ...90

Les poissons ...94

Les appâts ...98

Les leurres et les mouches artificielles ...99

Comment attirer les poissons ?... 100

Les stratégies d’amorçage ... 101

Bien se vêtir ... 102

Assurer sa sécurité ... 103

LES DIFFÉRENTES TECHNIQUES DE PÊCHE EN MER

À la recherche des petits poissons ... 104

La pêche au gros flotteur... 106

La pêche à la calée ... 108

La pêche au surfcasting ... 110

Des accessoires bien utiles ... 112

La pêche au toc ... 114

La pêche au lancer-ramener, du bord ... 116

Le rock-fishing ... 118

La pêche au lancer-ramener, en bateau ... 119

La pêche à la mitraillette ... 122

La pêche sur les épaves ... 124

La dandine lourde en bateau ... 126

La pêche à la traîne criminelle ... 128

La pêche à la traîne hauturière ... 130

La pêche à la mouche artificielle ... 132

La fabrication d’une mouche pour pêcher le bar ... 134

QUELQUES HAUTS LIEUX DE LA PÊCHE

En France... 136

À l’étranger ... 140

(4)

Les bases à connaître

18

LE MONTAGE DES LIGNES

Qu’ils pratiquent en eau douce ou en mer, les pêcheurs rivalisent d’in- géniosité pour réaliser des montages toujours plus efficaces. C’est à qui trouvera la meilleure formule pour pratiquer une technique de pêche spéci- fique, s’adapter à des conditions particulières ou tromper la vigilance des poissons.

Pour pêcher au coup à la ligne simple

Ce montage convient pour capturer le menu fretin, mais aussi des poissons plus gros. Il se compose d’un corps de ligne, d’un petit flotteur équilibré par des plombs fendus, d’un bas de ligne et d’un hameçon dont la taille dépend de l’appât employé et des poissons recherchés. À savoir : la pêche à la bolognaise utilise des montages similaires, avec des fils plus costauds et des plombées plus massives. Les flotteurs sont par ailleurs plus imposants.

Pour pêcher à l’anglaise à fond

À l’anglaise, il est possible de pêcher avec une ligne flottante, mais aussi à fond, au quiver-tip ou au swing-tip. Ce montage possède un plomb spécial dans lequel il est possible d’incorporer de l’amorce. Une fois dans l’eau, l’amorce se délite lentement et attire le poisson.

La pêche au coup traditionnelle, voir p. 56 La pêche à la bolognaise, voir p. 58 À la recherche des petits poissons, voir p. 104

Corps de ligne en 12 ou 14/100

Bas de ligne en 10 ou 12/100

Petit flotteur effilé

Plombs ronds fendus Plomb de touche

Hameçon simple n° 18 à 20 Raccord boucle dans boucle

La pêche à l’anglaise au quiver-tip, voir p. 62

La pêche à l’anglaise au swing-tip,

voir p. 64 Corps de ligne

Fil torsadé Bas de ligne

Plomb amorçoir inséré dans une boucle

Émerillon baril Perle

Hameçon simple à palette ou à œillet

(5)

Les bases à connaître

Pour pêcher à l’anglaise au flotteur

Cet exemple de montage montre une ligne équipée d’un waggler, un flotteur qui se fixe par la base. Celui-ci est coulissant. Il permet de pêcher dans des secteurs où la profondeur de l’eau dépasse la longueur de la canne. Pour régler le fond, il suffit de déplacer les ligatures sur la ligne.

La pêche à l’anglaise au flotteur, voir p. 60

Corps de ligne

Bas de ligne

Ligatures Perle

Waggler

Plombs ronds fendus

Microémerillon

Hameçon simple à palette ou à œillet

(6)

La pêche en eau douce

36

LA RÉGLEMENTATION

Afin d’éviter les abus et de protéger les ressources, le législateur a mis en place un certain nombre de règles que tout pêcheur responsable se doit de respecter. Ne pas le faire expose le contrevenant à des sanctions.

La carte de pêche

Pour pratiquer son loisir, le pêcheur peut acquérir une carte valable toute l’année, pendant une semaine ou le temps d’une journée. Il existe également des formules spécifiques (à prix attractif) pour les moins de douze ans, les moins de dix-huit ans et les femmes. Où se les procurer ? C’est possible sur Internet, à cette adresse : www.cartedepeche.fr.

Les périodes et les temps réglementaires

Sauf exception (pêche de la carpe de nuit sur certains parcours), il est possible de pêcher une demi-heure avant le coucher du soleil et jusqu’à une demi-heure après son coucher. Il faut par ailleurs tenir compte des périodes d’ouverture et de fermeture destinées à permettre à certains poissons de se reproduire. En première catégorie piscicole, où la truite est dominante, la pêche est autorisée du deuxième samedi de mars au troisième dimanche de septembre. En deuxième catégorie piscicole, la pêche du brochet est autorisée à partir du dernier samedi d’avril jusqu’au dernier dimanche de janvier de l’année suivante. Attention ! des déroga- tions peuvent être prises pour modifier ces dates.

Le saviez-vous ?

Autrefois, les brochets pêchés en première catégorie ne devaient pas être remis à l’eau. Ils étaient considérés comme indésirables. Aujourd’hui, c’est possible, mais il faut le faire immédiatement après leur capture.

Quant à l’anguille, seules les anguilles jaunes (dites de montaison) peuvent être pêchées à des périodes spécifiques. Et il faut enregistrer les captures dans un carnet de pêche. Pour en savoir plus, contactez votre fédération de pêche.

Les poissons, voir p. 42 à 48

(7)

La pêche en eau douce

Les tailles réglementaires

Dans le but de permettre à certaines espèces de se reproduire au moins une fois dans leur vie, des tailles minimales de capture ont été définies. C’est notamment le cas pour la truite, l’ombre, le brochet, le sandre ou encore le black-bass. Ces tailles peuvent varier d’un département à l’autre.

Les quotas

Concernant les quotas de pêche, le nombre de prises est également réglementé : trois à six salmonidés par jour et par pêcheur, selon les endroits. Pour les carnas- siers (brochet, sandre et black-bass), il est possible d’en capturer trois par jour, dont deux brochets au maximum.

Mais encore…

Il existe par ailleurs des restrictions quant au nombre de lignes utilisées (une seule en première catégorie, jusqu’à quatre en deuxième catégorie), mais aussi quant au nombre des hameçons (deux par ligne ou trois mouches artificielles). Il est égale- ment interdit d’attraper les poissons autrement que par la bouche, de vendre le produit de sa pêche, de relâcher les espèces dites « nuisibles » ou de s’en servir comme appâts.

10 cm

5

0 5 5 5 5 5 5

20 cm 30 cm 40 cm 50 cm 60 cm 70 cm

0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60 65 70

Les poissons sont mesurés du bout du museau à l’extrémité de la nageoire caudale.

(8)

Les différentes techniques de pêche en eau douce

60

L’action de pêche

Avec un waggler, la manœuvre la plus délicate consiste à propulser la ligne sans s’emmêler. Effectuez un lancer par-dessus l’épaule et freinez sa course en plaçant l’index de la main qui tient la canne sur la bobine dès qu’elle parvient à hauteur de votre coup. Ainsi, elle va s’étaler dans les airs et entrer dans l’eau sans s’em- mêler. Immergez ensuite le scion de la canne et moulinez l’excédent de fil pour noyer la bannière. Il vous reste maintenant à attendre que la touche se manifeste par l’enfoncement du flotteur (parfois il tressaute ou se met à plat). Le ferrage se fait de côté, par un mouvement ample, tout en maintenant le scion à fleur d’eau.

Le saviez-vous ?

Dans le commerce, vous trouverez des wagglers coulissants. Ils sont destinés à pêcher dans des eaux dont la profondeur dépasse la longueur de votre canne.

Waggler

Waggler

En noyant la bannière, le pêcheur soustrait la ligne à l’action du vent, ce qui est particulièrement intéressant les jours de mauvais temps.

LA PÊCHE À L’ANGLAISE AU FLOTTEUR

Les amateurs de pêche au coup connaissent bien cette technique qui leur permet d’exploiter les secteurs situés loin du bord, même par jour venteux.

Elle est particulièrement indiquée pour pêcher les poissons blancs, comme le gardon, le rotengle, le chevesne et le barbeau.

Le matériel nécessaire

La canne (avec des anneaux surélevés, comme pour le quiver-tip et le swing-tip) mesure environ 3,90 mètres. Elle possède une action rapide semi-progressive et doit être équipée d’un moulinet à tambour fixe, à anse de pick-up ou capoté.

Comme il s’agit d’une pêche à poste fixe, le pêcheur a tout intérêt à prévoir un panier-siège ou une station de pêche avec ponton. Support de canne, bourriche et épuisette sont également très utiles.

Conseil de pro !

Pour pouvoir noyer la bannière sans difficulté, votre moulinet ne doit pas être rempli d’un Nylon ordinaire. Il vous faut un Nylon spécifique : coulant. Ils sont généralement de couleur sombre.

Le choix des appâts

Vers de terre, grappe d’asticots, grains de maïs ou de blé, mie de pain… Les possi- bilités ne manquent pas ! Si vous ciblez le barbeau, un poisson de fond, le cube de jambon ou de fromage donnent d’excellents résultats, surtout à l’automne.

Où pêcher ?

La pêche à l’anglaise classique, qui utilise un waggler (un flotteur fixé à la ligne en un seul point, par la base), se pratique surtout en rivière lente, dans les canaux et les plans d’eau. Il existe une autre option pour les cours d’eau plus rapides : employer un stick. Contrairement au waggler, la fixation de ce flotteur se fait en deux points, comme dans la pêche à la bolognaise et dans la pêche au coup traditionnelle.

Le matériel, voir p. 4 Les accessoires, voir p. 8 Les milieux aquatiques, voir p. 38 à 41 Les poissons, voir p. 42 à 48 Les appâts, voir p. 49 L’amorçage, voir p. 52 et 53

Montage pour pêcher à l’anglaise au flotteur, voir p. 19

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Les différentes techniques de pêche en eau douce

L’action de pêche

Avec un waggler, la manœuvre la plus délicate consiste à propulser la ligne sans s’emmêler. Effectuez un lancer par-dessus l’épaule et freinez sa course en plaçant l’index de la main qui tient la canne sur la bobine dès qu’elle parvient à hauteur de votre coup. Ainsi, elle va s’étaler dans les airs et entrer dans l’eau sans s’em- mêler. Immergez ensuite le scion de la canne et moulinez l’excédent de fil pour noyer la bannière. Il vous reste maintenant à attendre que la touche se manifeste par l’enfoncement du flotteur (parfois il tressaute ou se met à plat). Le ferrage se fait de côté, par un mouvement ample, tout en maintenant le scion à fleur d’eau.

Waggler

Waggler

En noyant la bannière, le pêcheur soustrait la ligne à l’action du vent, ce qui est particulièrement intéressant les jours de mauvais temps.

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La pêche en mer

94

LES POISSONS

Pour présenter tous les poissons qui intéressent le pêcheur en mer, un livre n’y suffirait pas ; une sélection drastique s’impose. Celle-ci vous donne un aperçu de la grande variété des espèces que vous pourrez rencontrer, une canne en main.

L’athérine

(Atherina presbyter : athérine prêtre ; Atherina boyeri : joël) Ce petit poisson est représenté par plusieurs

espèces, dont l’athérine prêtre et l’athérine de Boyer, plus connue sous le nom de joël.

L’athérine prêtre se rencontre en mer du Nord, dans la Manche et dans l’Atlantique nord-est ; elle se fait rare en Méditerranée, contraire- ment au joël. Ces athérinidés ne dépassent guère la taille de 15 centimètres.

Le bar commun

(Dicentrarchus labrax) Le bar commun (appelé loup dans les régions méridionales) appartient à la famille des moro- nidés. Il peut atteindre le mètre. C’est un chasseur redoutable qui apprécie les zones rocheuses et les courants. On le rencontre sur toutes nos côtes, contrairement au bar moucheté (Dicentrarchus punctatus), une espèce plus méditerranéenne.

Le chabot-buffle

(Taurulus bubalis) Ce poisson de la famille des cottidés fréquente surtout les secteurs rocheux mais ne dédaigne pas les algues et les herbiers. Son aspect épineux lui donne des airs de rascasse. Sa taille maximale : 25 centimètres. L’espèce est surtout présente en mer du Nord, dans la Manche et au nord de l’Atlantique.

Le congre

(Conger conger)

Le congre appartient à la famille des congridés.

Son corps est serpentiforme, comme celui de l’anguille, mais il atteint des tailles bien supé- rieures. Les plus longs spécimens peuvent mesurer plus de 2 mètres. Présent sur toutes nos côtes, ce carnassier affectionne les épaves et les enrochements, mais aussi les cavités situées au pied des digues et des jetées.

(11)

La pêche en mer

La dorade royale

(Sparus aurata) Ce sparidé a une robe gris argenté et sa tête présente une barre frontale jaune. Bien présente en Méditerranée et dans le golfe de Gascogne, la dorade royale devient plus rare au Nord. Elle fréquente de nombreux secteurs, dont les fonds couverts de moules.

Sa taille maximale : 70 centimètres. À savoir : il existe aussi la dorade grise (Spondyliosoma cantharus) ; elle ne possède pas de barre frontale.

Le flet

(Platichthys flesus)

Ce pleuronectidé est un poisson plat. Son corps, de forme globalement losangique, a une peau blanche sur le dessous et brun grisâtre avec un aspect sale sur le dessus. La partie inférieure de la ligne latérale présente des protubérances. Il apprécie les fonds vaseux ou sableux de notre littoral et remonte les fleuves côtiers.

Le gobie à grosse tête

(Gobius cobitis) Les plus grands spécimens de ce gobiidé mesurent 20 à 25 centimètres de longueur environ. Pour le capturer, il faut prospecter les secteurs rocheux, mais aussi le pied des digues et des ouvrages portuaires où il trouve de nombreuses cachettes. On le rencontre surtout en Méditerranée, dans l’Atlantique et la Manche.

Le lieu jaune

(Pollachius pollachius) Le lieu est un gadidé à la robe brun doré. Il vit dans l’Atlantique, la Manche, la mer du Nord, et affectionne les rochers, les tombants, les

Les secteurs de pêche, voir p. 90 à 93

(12)

Les différentes techniques de pêche en mer

110

LA PÊCHE AU SURFCASTING

Le surfcasting est la version sophistiquée de la pêche à la calée. Il se pratique depuis le bord. Le pêcheur lance sa ligne plombée et installe sa canne sur un support, le scion orienté vers le haut, jusqu’à ce qu’une touche se manifeste.

Le matériel nécessaire

Cette technique s’est beaucoup diversifiée au fil des années, grâce, notamment, à l’influence des pêcheurs anglais. Pour commencer, elle peut se pratiquer avec une canne à lancer de 4,50 mètres. Celle-ci doit être puissante, car il faut pouvoir propulser des plombs à bonne distance. Quant au moulinet, un modèle à tambour fixe de bonne contenance suffira, pourvu que sa bobine soit large et que sa méca- nique tourne impeccablement. Ce point ne doit pas être négligé, car s’il y a un accroc pendant un lancer, la ligne se rompra et la plombée sera projetée on ne sait où. S’il y a des personnes autour de vous, il y a danger !

Le choix des appâts

Un grand nombre d’appâts peut être employé : les vers marins (arénicoles, néréides, vers à tube…), les coquillages (moules, couteaux, coques…), les crus- tacés (crabes, crevettes, bernard-l’ermite…) les céphalopodes (encornets, seiches, petits poulpes…) et, bien sûr, les poissons (morts ou vifs).

Où pêcher ?

Parmi les bons coins de pêche, il y a les plages immergées (sableuses ou de galets), les baïnes, les plateaux rocheux ou encore les couloirs sableux entre les rochers. Contrairement à ce que beaucoup de pêcheurs croient, la pêche au surf- casting ne se pratique pas uniquement depuis les plages. Elle est également efficace depuis les ouvrages portuaires et les pointes rocheuses, pour peu que les secteurs permettent de s’installer confortablement et de ne pas s’accrocher à tout-va.

Conseil de pro !

Sur les plages, il n’est pas besoin de se servir d’une épuisette pour sortir les poissons de l’eau. Le pêcheur tire sur sa ligne pour faire glisser sa prise sur le sable.

Le matériel, voir p. 4 Les accessoires, voir p. 8 Les secteurs de pêche, voir p. 90 à 93Les poissons, voir p. 94 à 97 Les appâts, voir p. 98

Montage pour pêcher au surfcasting, voir p. 20

(13)

Les différentes techniques de pêche en mer

L’action de pêche

Pour mettre sa ligne en place, le pêcheur effectue de longs lancers, généralement par-dessus l’épaule, pour pouvoir atteindre des distances importantes. Pour l’anec- dote, certains pêcheurs particulièrement doués parviennent à propulser leur ligne à plus de 100 mètres du bord. Cela n’est possible qu’avec un matériel performant et une parfaite synchronisation des gestes à effectuer. Lorsque le plomb touche le fond, il tend sa ligne et pose sa canne sur un support adapté (une pique ou un trépied). Le plus souvent la canne est orientée selon un angle d’environ 70 degrés par rapport au sol. Pour déceler les touches, comme pour la pêche à la calée, il existe plusieurs solutions : observer le scion de la canne (équipé ou non d’un détecteur lumineux) ou utiliser une clochette ou un indicateur de touche électro- nique. Il existe aussi d’autres systèmes plus complexes.

Le saviez-vous ?

Cette technique est née sur la côte ouest des États-Unis, à la fin du xixe siècle.

En France, elle aurait été pratiquée dès l’après-guerre sur les plages landaises.

À la pêche au surfcasting, les pêcheurs n’hésitent pas à utiliser plusieurs cannes.

(14)

Quelques hauts lieux de la pêche

136

EN FRANCE

La Sorgue

Ses eaux de première catégorie sont cristallines et elle abrite de magnifiques poissons, notamment des truites de souche méditerranéenne et des ombres communs. Parmi les secteurs fréquentés par les moucheurs, il y a le Partage des eaux. Pour en savoir plus : www.peche-vaucluse.com

La rivière d’Ain

La partie aval de ce cours d’eau du département de l’Ain (40 kilomètres en première catégorie) est la plus intéressante. C’est le royaume de la truite sauvage et de l’ombre commun. Il y a également des poissons d’eau vive, comme le barbeau.

Dans les bras morts, perches, brochets, carpes, tanches et brèmes se côtoient.

Pour en savoir plus : www.federation-peche-ain.com

(15)

Quelques hauts lieux de la pêche

Le lac des Bouillouses

Situé dans les Pyrénées-Orientales, ce lac de barrage de 149 hectares se trouve à 2 016 mètres d’altitude. Il est apprécié des pêcheurs de salmonidés, car il abrite de belles populations de truites farios, de truites arc-en-ciel et d’ombles chevaliers.

Pour en savoir plus : www.peche66.org/fr/lac-des-bouillouses

Le lac du Bouchet

Ce lac de cratère de la Haute-Loire couvre 43 hectares et atteint une profondeur de 30 mètres environ. Il a pour particularité d’abriter des ombles chevaliers, mais aussi des cristivomers (un salmonidé peu commun).

Pour en savoir plus : pechehauteloire.fr

(16)

La pêche, en eau douce et en mer, est un loisir accessible à tous où le plaisir d’être au contact de la nature a autant d’importance que la capture d’un poisson. À votre tour, vivez des moments inoubliables, une canne en main. À vos lignes ! Ces fiches pratiques ont été conçues pour vous faire découvrir les différentes facettes de la discipline quel que soit le choix de votre terrain de jeu.

Leur objectif : vous apprendre à maîtriser les techniques en eau douce et en mer, en vous donnant toutes les informations utiles sur le matériel, les leurres, les appâts, les spots et les bonnes actions de pêche.

Pour vous guider dans cet apprentissage, retrouvez, étape par étape, les notions essentielles sur l’équipement, les nœuds, le montage des lignes, les lancers, le combat avec les poissons, le no-kill, et les stratégies d’amorçage, sans oublier les principales espèces, les milieux aquatiques, la sécurité, la réglementation et quelques hauts lieux de la pêche.

Michel Luchesi, journaliste de formation et auteur d’ouvrages sur la nature, se passionne pour la mer, la pêche, la botanique et le jardinage. Il a collaboré avec de nombreux magazines et éditeurs.

MDS : VA06486 19,95 € TTC

www.vagnon.fr

LES FICHES PRATIQUES DE LA PÊCHE

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