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Exercice 1 - D’après EML 2006

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Texte intégral

(1)

Lycée français de Vienne Mathématiques - F. Gaunard http://frederic.gaunard.com

Devoir Surveillé n°4 - Sujet A (type EML)

Solution

Exercice 1 - D’après EML 2006

Partie I

(1) Soit U une variable aléatoire à densité suivant une loi normale d’espérance nulle et de variance 1

(a) Rappeler la formule donnant la densité d’une loi normale de paramètres2 m et σ2. En déduire une densité de U.

D’après le cours, si X ,→ N(m, σ2), une densité de X est donnée par :

∀x∈R, ϕm,σ(x) = 1 σ√

2πe

(x−m)2 2 . Ici, m= 0 et σ2 = 1

2, ce qui donne :

∀x∈R, g(x) = 1

√πe−x2

(b) En utilisant la définition de la variance deU,montrer que l’intégraleR+∞

0 x2e−x2dx est convergente et que R+∞

0 x2e−x2dx=

√π Comme E(U) = 0, on a : 4

V(U) =E(U2)−E(U)2 =E(U2) = Z +∞

−∞

x2g(x)x.

Or la fonction : x→x2g(x) = 1

√πx2e−x2 est une fonction paire.

Comme l’intégrale R+∞

−∞ x2g(x) est convergente (car V(U) existe), l’intégrale R+∞

0 x2g(x)x.

converge aussi et on a par parité : V(U) =

Z +∞

−∞

x2g(x)x.= 2 Z +∞

0

x2g(x)x.

Ainsi, on a :

Z +∞

0

x2g(x)x.= 1

2V(U) = 1 4 soit

√1 π

Z +∞

0

x2e−x2x.= 1 4

(2)

donc

Z +∞

0

x2e−x2x.=

√π 4 Finalement, R+∞

0 x2e−x2x. est convergente etR+∞

0 x2e−x2x.=

√π 4 . Soit F la fonction définie sur R par :

∀x60, F(x) = 0

∀x >0, F (x) = 1−e−x2

(2) Montrer que la fonction F définit une fonction de répartition de variable aléatoire dont on déterminera une densité f.

• F est nulle donc continue sur ]− ∞; 0].

F est continue sur ]0; +∞[ comme composée de fonctions continues sur]0; +∞[.

De plus , limx→0+F(x) = 0 =F(0) = limx→0F(x) donc F est continue en 0.

Ainsi F est continue sur R.

• F est nulle donc de classe C1 sur ]− ∞; 0].

F est de classe C1 sur]0; +∞[ comme composée de fonctions de classe C1 sur ]0; +∞[.

Donc F est de classe C1 surR.

• On a : F0(x) =

(0 si x <0

2xe−x2 si x >0, ce qui prouve que F est croissante sur R (puisque F est continue en 0).

• Enfin, on a : limx→−∞F(x) = 0 et limx→+∞F(x) = 1.

Ainsi, F est bien la fonction de répartition d’une variable aléatoire à densité.

D’après les calculs précédents, une densité est donnée par : f(x) =

(0 si x60 2xe−x2 si x >0 . (3) Soit X une variable aléatoire admettant f pour densité.

(a) Montrer que X admet une espérance E(X) et que E(X) =

√π 2 . On a :

xf(x) =

(0 six60 2x2e−x2 six >0

• Commexf(x)est nulle sur]− ∞; 0],R0

−∞xf(x)x. est absolument convergente et vaut 0.

• D’après la question 1b, l’intégraleR+∞

0 x2e−x2x. est convergente donc l’intégraleR+∞

0 xf(x)x.

est absolument convergente (la fonction est positive) et on a : Z +∞

0

xf(x)x. = 2 Z +∞

0

x2e−x2x.= 2×

√π 4 =

√π 2 Ainsi, l’intégrale R+∞

−∞ xf(x)x. est absolument convergente, donc X admet une espérance et on a :

E(X) =

√π 2 .

(b) Déterminer, pour tout réel y, la probabilité P (X2 6y). On distinguera les cas y60 et y >0.

• Si y <0, l’événement [X2 6y] est impossible donc : P(X2 6y) = 0

• Si y= 0, P(X2 60) =P(X2 = 0) = 0 car X est une variable à densité.

• Si y >0, on a :

P(X2 6y) = P(−√

y6X 6√

y) = F(√

y)−F(−√ y)

donc, comme F(t) = 1−e−t2 pour tout t >0, on a : P(X2 6y) = 1−e−y .

(3)

(c) Montrer que la variable aléatoire X2 suit une loi exponentielle dont on précisera le paramètre.

Notons G la fonction de répartition de la variable aléatoireX2.

Pour tout y∈R, on a : G(y) = P(X2 6y) donc d’après la question précédente, on a : G(y) =

(0 siy60 1−e−y siy >0

On reconnaît ici la fonction de répartition d’une variable aléatoire suivant une loi exponen- tielle de paramètre 1. Donc X2 ,→ E(1).

En déduire que X admet une variance V (X) et calculer V (X)

CommeX2 ,→ E(1), la variable aléatoireX2 admet une espérance donc la variable aléatoire X admet un moment d’ordre 2 donc X admet une variance.

De plus, comme E(X2) = 1, on a :

V(X) = E(X2)−E(X)2 = 1−π 4 Partie II

(4) Soit Z une variable aléatoire suivant une loi géométrique de paramètre p.

Rappeler la valeur de l’espérance E(Z) et celle de la variance V (Z) de la variable aléatoire Z.

D’après le cours, on a :

E(Z) = 1

p et V(Z) = 1−p p2

(5) Soient un entier n supérieur ou égal à 2, et n variables aléatoires indépendantes Z1, Z2,. . ., Zn, suivant toutes le loi géométrique de paramètre p.On considère la variable aléatoire Mn = 1

n (Z1 +Z2+· · ·+Zn).

(a) Déterminer l’espérance m et l’écart-type σn de Mn

Par linéarité de l’espérance on a : E(Mn) = 1

n(E(Z1) +· · ·+E(Zn)) = 1 n

1

p +· · ·+ 1 p

= 1

p donc m= 1 p Comme les variables aléatoires Zi sont indépendantes, on a

V(Mn) = 1

n2(V(Z1)+· · ·+V(Zn)) = 1 n2

1−p

p2 +· · ·+ 1−p p2

= 1

n2n1−p

p2 = 1−p

np2 donc σn =

r1−p np2 (b) Par le théorème central limite,

Mn = Mn−E(Mn)

pV(n) = Mn−m σn

converge en loi vers Z, où Z ,→ N(0; 1). Notant Φla fonction de répartition de celle-ci, on a

P(0≤Mn−m≤σn) = P(0≤Mn ≤1)

n→+∞−→ P(0≤Z ≤1)

= Φ(1)−Φ(0)

=

Z 1 0

e−t2/2

√2π dt.

(4)

Exercice 2 - D’après EML 2006

On considère les trois matrices deM2 suivantes : A=

0 1 0 1

, D =

0 0 0 1

, U =

1 0 0 0

.

(1) (a) Comme A est triangulaire, ses valeurs propres sont sur sa diagonale :0 et1.

(b) Comme on a deux valeurs propres distinctes, il suffit d’avoir deux vecteurs propres pour avoir une base :

A 1

0

= 0 donc (1,0) est vecteur propre associé à 0.

A 1

1

= 1

1

donc (1,1) est vecteur propre associé à (1,1) Donc ((1,0),(1,1)) est une base de vecteurs propres

et avec P =

1 1 0 1

on a A=P D P−1.

On note E l’ensemble des matrices carrées M d’ordre 2 telles que : A M =M D (2) (a) E est inclus dans M2(R)

0∈E car A0 = 0 = 0D

Soient M etN de E etα et β réels alors

A(αM +βN) =αAN +βAM =αN D+βM D= (αM +βN)D Donc (αM +βN)∈E

Conclusion : E est un sous espace vectoriel de M2(R) (b) Soit M =

x y z t

une matrice de M2(R) On a AM =

z t z t

et M D =

0 y 0 t

Donc M appartient à E si et seulement si

z= 0 y=t z= 0 t =t

Conclusion : Donc M appartient à E si et seulement si z = 0 ety=t (c) on paramètre alors les solutions :

E =

x y z t

/z= 0 ety=t

=

x t 0 t

/x, t∈R

= Vect

1 0 0 0

,

0 1 0 1

Donc E = Vect (U, A)

qui est donc génératrice de E et qui est libre donc Conclusion : (U, A)est une base de E.

(d) On a U A=

0 1 0 0

qui ne vérifie pas la seconde équation ”y=t” car 06= 1 Conclusion : U A n’est pas élément deE

(3) On note f :M2(R)→ M2(R)l’application définie , pour tout M ∈ M2(R),par : f(M) =A M −M D.

(a) Pour tout M ∈ M2(R) on a f(M)∈ M2(R) Soient M etN de M2(R) etα et β réels alors

f(αM +βN) = A(αM +βN)−(αM +βN)D

= αAN +βAM −αN D+βM D

= α(A M −M D) +β(A N −N D)

= αf(M) +βf(N) Conclusion : f est un endomorphisme de M2(R)

(5)

(b) M ∈ker (f)⇐⇒AM −M D = 0 ⇐⇒M ∈E

Conclusion : kerf =E et dim (kerf) = 2 puisque (U, A)en est une base.

(c) D’après le théorème du rang on a alors dim (Im(f)) = 4−2 = 2 Conclusion : dim (Im(f)) = 2

(d) Soit M =

x y z t

alors f(M) =

z t z t

0 y 0 t

=

z t−y

z 0

et f(M) =M ⇐⇒

z =x y =t−y z =z t = 0 ⇐⇒

z =x y = 0 0 = 0 t= 0 Donc l’ensemble de ces matrice est E1 =

x 0 x 0

/x∈R

Comme E1 6={0} alors 1est valeur propre de f.

De même et f(M) =−M ⇐⇒

z =−x y =−t+y z =−z t= 0 ⇐⇒

x= 0 0 = 0 z = 0 t= 0 Donc l’ensemble de ces matrices est E−1 =

0 y 0 0

/y ∈R

6={0}

Donc −1est valeur propre de f.

(e) Les sous espaces propres de f sont de dimension

• 2 pour la valeur propre 0

• 1 pour la valeur propre 1(famille génératrice

1 0 1 0

qui est donc une base)

• 1 pour la valeur propre −1 (base

0 1 0 0

Comme 2 + 1 + 1 = 4alors

Conclusion : f est diagonalisable

(f) Dans une base de vecteurs propres B la matrice de f sera

0 0 0 0

0 0 0 0

0 0 1 0

0 0 0 −1

et celle de f3 sera donc

03 0 0 0

0 03 0 0

0 0 13 0

0 0 0 (−1)3

 Donc matB(f3) = matB(f)

Conclusion : f◦f ◦f =f

Exercice 3- D’après EML 2011

On considère l’application

f : ]0; +∞[→R, x7−→f(x) = (x+ lnx)ex−1. Partie I : Étude et représentation graphique de f

(1) Montrer que f est dérivable sur ]0; +∞[. On note f0 sa fonction dérivée.

Pour tout x∈]0; +∞[, calculer f0(x).

La fonctionf est dérivable sur]0; +∞[comme composée, somme et produit de fonction dérivables sur cet intervalle. Pour tout x∈]0; +∞[, on a

f0(x) =

1 + 1 x

ex−1+ (x+ ln(x))ex−1 =

1 + 1

x+x+ ln(x)

ex−1. (2) Établir que : ∀x∈]0,+∞[, lnx+x1 >0.

Posons h: ]0; +∞[→R, x7−→h(x) = lnx+x1.

(6)

Cette fonction est dérivable sur]0; +∞[et pour toutx∈]0; +∞[, on a : h0(x) = 1 x− 1

x2 = x−1 x2 . On a alors : h0(x)≥0 ⇐⇒ x≥1, ce qui donne le tableau de variations suivant :

x h0(x)

h(x)

0 1 +∞

− 0 +

1 1

h est minorée par 1 donc h est strictement positive sur R+ ce qui prouve que

∀x∈]0,+∞[, lnx+ 1 x >0.

(3) En déduire que : ∀x∈]0; +∞[, x+ lnx+ 1 + 1x >0.

Sur ]0; +∞[, on a : x+ 1>0 ce qui donne avec le résultat précédent :

∀x∈]0; +∞[, x+ lnx+ 1 + 1 x >0.

(4) En déduire le sens de variation de f. Sur ]0; +∞[, on a : ex−1 >0 et

1 + 1

x+x+ ln(x)

>0d’après la question précédente.

Ainsi, f0(x) =

1 + 1

x +x+ ln(x)

ex−1 >0 donc f est strictement croissant sur]0; +∞[.

(5) Dresser le tableau de variation de f, comprenant la limite de f en 0 et la limite de f en +∞.

• limx→0x+ ln(x) =−∞ etlimx→0ex−1 = e−1 donc limx→0f(x) = −∞ par produit.

• limx→+∞x+ ln(x) = +∞ etlimx→+∞ex−1 = +∞ donc limx→+∞f(x) = +∞par produit.

On obtient le tableau de variations suivant : x

f(x)

0 +∞

−∞

−∞

+∞

+∞

(6) Tracer l’allure de la courbe représentative de f. On précisera la tangente au point d’abscisse 1.

L’équation de la tangente au point d’abscisse1est : y=f0(1)(x−1)+f(1)soity= 3(x−1)+1 = soit y= 3x−2.

(7)

O x y

Partie II : Étude d’une suite récurrente associée à f.

On considère la suite réelle (un)n∈

N définie par u0 = 2 et, pour tout n∈N, un+1 =f(un). (1) Montrer que, pour tout n∈N, un existe et un≥2.

Montrons ce résultat par récurrence. Pour tout n de N, on poseP(n): un existe et un ≥2.

• u0 existe et u0 = 2 donc P(0) est vraie.

• Soit n ∈N. Supposons P(n) vraie.

Ainsi, un ≥2>0 donc un∈ Df etun+1 =f(un)existe.

De plus, on a par croissance de la fonction f sur]0; +∞[ : un≥2 =⇒ f(un)≥f(2)

=⇒ un+1 ≥(2 + ln(2))e1 ≥2 car ln(2)>0et e1 >1 Ainsi, P(n+ 1) est vraie et le résultat est montré par récurrence

∀n ∈N, un existe et un≥2.

(2) Établir, par récurrence que : ∀n∈N, un≥en. Pour tout n de N, on poseP(n): un ≥en.

• u0 = 2 ≥1 = e0 donc P(0) est vraie.

• Soit n ∈N. Supposons P(n) vraie. On a alors : – un+ ln(un)≥en+n≥en car un≥en par HR.

– D’autre part, on a vu dans la question précédente queun >≥2ce qui donne : eun−1 ≥ e1.

On a alors par produit de termes positifs :

un+1 = (un+ ln(un))eun−1 ≥ene1 = en+1

Ainsi,P(n+1)est vraie et le résultat est montré par récurrence : pour tout n deN, un≥en.

(8)

(3) Quelle est la limite de un lorsque l’entier n tend vers l’infini ? On a vu que pour tout n deN, un≥en.

Or, limn→+∞en= +∞donc limn→+∞un = +∞ par minoration.

(4) Pour tout n ∈N, on notevn = 1

un. Montrer que la série de terme général vn converge.

On note S sa limite.

• On a vu que pour tout n de N,un ≥en donc vn = 1 un ≤ 1

en. Ainsi, vn

1 e

n

• Or, la série P+∞

n=0

1 e

n

converge. C’est une série géométrique de raison q= 1

e ∈]0; 1[.

D’après le TCSTP1, on peut en déduire que la série de terme général vn converge . (5) Montrer que : ∀n ∈N, |S−Pn

k=0vk| ≤ 1 (e−1)en. Pour tout n ∈N, on a :

S−

n

X

k=0

vk

=

+∞

X

k=0

vk

n

X

k=0

vk

=

+∞

X

k=n+1

vk

=

+∞

X

k=n+1

vk car vk >0

Or, on a vu que pour tout k de N,vk≤ 1

e k

, ce qui donne :

+∞

X

k=n+1

vk

+∞

X

k=n+1

1 e

k

+∞

X

k=0

1 e

k+n+1

≤ 1

e

n+1 +

X

k=0

1 e

k

= 1 en+1

1

1− 1e = 1 en+1

e

e−1 = 1 (e−1)en

(6) (a) Écrire une fonction Scilab, d’entêtefunction V=Suite_V (n), prenant en paramètre un entier n et renvoyant la valeur de vn.

function Vn = Suite_V(n) u = 2

for i=[1:n] then

u = (u+log(u))*exp(u-1) end

Vn = 1/u endfunction

(b) A l’aide de la question 5, compléter la fonction Scilab suivante pour qu’elle donne une valeur approchée de S à 10−3 près.

function App = Approx_S() n = 0

v = Suite_V(0) App = v

e = 1/(exp(1)-1) while e > 0.001 do

n = n+1

1Théorème de comparaison pour les séries à termes positifs

(9)

v = Suite_V(n) App = App + v e = e\exp(1) endfunction

Partie III : Étude d’extremums locaux pour une fonction de deux variables associée à f On considère l’application

F : ]0; +∞[→R, x7−→F (x) = Z x

1

f(t)dt.

(1) Montrer que F est de classe C2 sur ]0; +∞[ et pour tout x∈]0; +∞[, exprimer F0(x) à l’aide de f(x).

Comme f est continue sur R+, on en déduit que F est la primitive de f qui s’annule en 1.

Ainsi, F est dérivable et on a pour tout x∈]0; +∞[ : F0(x) =f(x).

Comme f est de classe C1 sur ]0; +∞[, on en déduit que F est de classe C2 sur ]0; +∞[

Partie III : Étude d’extremums locaux pour une fonction de deux variables On considère l’application de classe C2

G: ]0; +∞[2 →R, (x, y)7−→G(x, y) = F(x) +F(y)−2e

x+y 2 .

start=2 Pour tout (x, y) ∈ ]0; +∞[2, exprimer les dérivées partielles premières ∂1(G)(x, y) et

2(G)(x, y) à l’aide de f(x), f(y) et e

x+y 2 .

La fonctionG est de classe C2 sur ]0; +∞[2 et on a :

• ∂1(G)(x, y) = F0(x) + 0−21 2e

x+y

2 =f(x)−e

x+y

2 soit : ∂1(G)(x, y) = f(x)−e

x+y 2 .

• De même : ∂2(G)(x, y) =f(y)−e

x+y 2 . stbrt=2 (a) Montrer que f est bijective.

On a vu dans la partie I que la fonction f est continue et strictement croissante sur R+. Ainsi, f est bijective .

(b) Établir que, pour tout (x, y) ∈ ]0; +∞[2, (x, y) est un point critique de G si et seulement si :

x=y et x+ lnx=e.

(10)

Commençons par remarquer que]0; +∞[2 est un ensemble ouvert.

(x, y) est un point critique de G ssi∇G(x, y) = 0

0

. On a alors :

∇G(x, y) = 0

0

⇐⇒

(∂1G(x, y) = 0

2G(x, y) = 0 ⇐⇒

f(x)−e

x+y 2 = 0 f(y)−ex+y2 = 0

⇐⇒

(

f(x)−ex+y2 = 0

f(y)−f(x) = 0 L2 ←L2−L1

⇐⇒

(

f(x)−e

x+y 2 = 0 f(y) = f(x)

⇐⇒

(

f(x)−e

x+y 2 = 0

x=y car f est bijective

⇐⇒

((x+ ln(x))ex−1 =ex x=y

⇐⇒

(x+ ln(x) = e x=y

Ainsi, (x, y) est un point critique deG si et seulement si : x=y et x+ lnx=e.

stcrt=2 Montrer que l’équation x + lnx = e d’inconnue x ∈ ]0; +∞[ admet une unique solution, que l’on notera α, et montrer que : 1< α < e.

Posonsh: ]0; +∞[→R, x7−→h(x) = x+ ln(x).

Cette fonction est dérivable sur ]0; +∞[ et pour tout x∈]0; +∞[, on a : h0(x) = 1 + 1 x >0.

Ainsi, h est continue et strictement croissante sur ]0; +∞[ donc elle réalise une bijection de ]0; +∞[ sur]−∞; +∞[ (car limx→0x+ ln(x) = −∞ etlimx→+∞x+ ln(x) = +∞).

Comme 0 ∈ ]−∞; +∞[, on en déduit que l’équation x+ lnx = e admet une unique solution α∈]0; +∞[.

De plus, on a :

h(1) = 1<e et h(e) = e + 1>e donc on a bien : 1< α <e.

stdrt=2 En déduire que G admet comme unique point critique le point (α, α) et montrer que la matrice Hessienne de G au point (α, α) s’écrit :

H =∇2(G)(α, α) =

f0(α)− eα

2 −eα 2

−eα

2 f0(α)− eα 2

=f0(α)I2− eα 2M

oùM = 1 1

1 1

.

On a vu que(x, y) est un point critique de Gssi

(x+ ln(x) = e

x=y .

Or, d’après la question précédente, x+ ln(x) = e ssi x=α.

Ainsi, G admet comme unique point critique le point (α, α).

D’autre part, on a :

• ∂1,1(G)(x, y) = f0(x)− 1 2ex+y2

• ∂1,2(G)(x, y) = −1 2ex+y2

(11)

• ∂1,2(G)(x, y) = −1 2ex+y2

• ∂2,2(G)(x, y) = f0(y)− 1 2ex+y2

ce qui donne comme matrice Hessienne au point (x, y) :

2(G)(x, y) =

f0(x)−1

2ex+y2 −eα

2 −1

2ex+y2

−1

2ex+y2 f0(y)−1 2ex+y2

soit au point critique(α, α) :

H =∇2(G)(α, α) =

f0(α)− eα

2 −eα 2

−eα

2 f0(α)− eα 2

=f0(α)I2− eα 2M

stert=2 (a) Déterminer le spectre de la matriceM puis en déduire que Sp(H) = {f0(α), f0(α)−eα}.

M = 1 1

1 1

. On obtient facilement queS(M) ={0; 2}. Ainsi, M est une matrice carrée d’ordre 2 qui admet deux valeurs propres distinctes donc M est diagonalisable. Ainsi, il existe une matrice P inversible et une matrice D =

0 0 0 2

telles que M =P DP1. On a alors :

H=f0(α)I2−eα

2 M =P

f0(α)I2− eα 2 D

P−1 =P

f0(α) 0 0 f0(α)−eα

P−1 On en déduit que : Sp(H) ={f0(α), f0(α)−eα}.

(b) Montrer que f0(α)>eα. On a :

f0(α)>eα ⇐⇒ f0(α) eα >1

⇐⇒

α+ ln(α) + 1 + 1 α

eα−1

eα >1

⇐⇒

α+ ln(α) + 1 + 1 α

e−1 >1

⇐⇒ α+ ln(α) + 1 + 1 α >e

Or, alpha est solution de l’équation x+ ln(x) = edonc on a : α+ ln(α) = e. Ainsi, on a bien :

α+ ln(α) + 1 + 1

α = e + 1 + 1

α >e car alpha >0 et donc f0(α)>eα .

(c) En déduire que G admet un extremum local et préciser sa nature.

On a :

• Sp(H) = {f0(α), f0(α)−eα}

• f0(α)>eα doncf0(α)>0

• f0(α)>eα doncf0(α)−eα >0

Ainsi, H =∇2(G)(α, α) admet deux valeurs propres strictement positives donc Gun minimum local en (α, α).

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