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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Valorisation socio-économique des EEE comme outil de gestion

Panorama d’expériences menées dans le monde

14ème Réunion du GT IBMA – 7 décembre 2016, Vincennes

(2)

Des éléments méthodologiques

Une recherche bibliographique

Des avis d’experts

Experts contactés en 2015 (étude sur les stratégies)

Contacts trouvés dans la biblio (auteurs, personnes citées, entreprises …)

(3)

Réalisation de fiches « projet »

- EEE concernée

- Territoire

- Statut de l’action (projet, en cours, achevé)

- Dates de l’action

- Contexte du projet

- Porteurs du projet

- Type de valorisation, justification et objectifs de la valorisation

- Place de l’action de valorisation dans la stratégie de contrôle de l’espèce

- Cadrage (réglementaire ou pas)

- Difficultés et contraintes de mises en œuvre

- Evaluation de l’action de valorisation

- Moyens mis en œuvre pour s’assurer de l’innocuité environnementale

- Résultats

Contacts et bibliographie

19 fiches

complétées

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Des éléments géographiques

Localisation des expériences identifiées

(5)

Des éléments géographiques

Localisation des experts contactés

(6)

Des espèces variées

Espèces citées dans les expériences recensées

Espèces Terrestres Aquatiques

Eaux continentales

Eaux marines

Animales 1 18 4

Végétales 2 1

Total 3 19 4

(7)

Des espèces variées

Espèces citées:

Ecrevisses

Crabes

Crépidule

Poissons (carpes / poisson-chat, poisson-lion, poisson à tête de serpent, lamproie)

Python

Ragondin

Mimosa

Typha

Jacinthe d’eau

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Points marquants relevés

Motivations (seules ou combinées)

Compenser une perte de revenu (cf pêcheurs lésés par l’arrivée des EEE)

Protection sanitaire: voies d’eau en Afrique bloquées par la prolifération de Typha, apparition de moustiques  malaria

Création d’activités économiques (valorisation de végétaux:

charbon de bois / isolant / substance absorbante …) et d’emplois (récolte, transformation, commercialisation)

Restauration d’activités récréatives rémunératrices: cas du ragondin (prime à l’abattage) pour reconstitution de marais littoraux dégradés et retour de la pêche, chasse …

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Points marquants relevés

Encadrement

Nécessité d’autorisation de capture (permis de pêche) et de commercialisation

Nécessité de formation à la capture d’animaux dangereux (poisson-lion)

Campagne de sensibilisation aux EEE accompagnant les campagnes de capture

Interdiction de transport des EEE vivantes

Suivi sanitaire nécessaire pour certaines espèces qui concentrent les polluants

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Points marquants relevés

Des limites :

Règlementation entre états (nationaux ou régionaux) non harmonisée

2 états riverains d’un plan d’eau avec des règlementations différentes vis-à- vis des EEE (cas des écrevisses du lac Tahoe Californie/Nevada)  perte dans l’efficacité de la capture.

En Espagne, la pêche à l’écrevisse et son commerce sont autorisés par l’administration centrale, mais les gouvernements régionaux tolèrent

seulement une pêche domestique (usage récréatif), sauf dans les régions du Sud où il s’agit d’une activité industrielle. Au Portugal, l’exploitation

commerciale (et notamment le transport d’individus vivants) est interdite.

Incohérence de la règlementation

cas du poisson-lion  pêche autorisée au harpon autorisée dans certains pays des Caraïbes mais seulement en apnée, alors que l’espèce est difficile à

débusquer inadaptée au bon rendement de la capture

(11)

Points marquants relevés

Des limites :

Créer un marché local ex nihilo est long et difficile (ex. crabe au Canada et NL), l’échelle de temps nécessaire pour créer un

marché « rentable », dynamique, est différente de celle de propagation des EEE (lenteur d’un côté, expansion rapide de l’autre) (Ex. poisson-chat en Virginie : 20 ans pour avoir un marché en croissance)

En absence d’un marché local, de gros investissements sont

nécessaires pour trouver des marchés extérieurs: préparation du produit (congélation, déshydratation, …), emballage, stockage, expédition, contrôles sanitaires ….  Nécessité d’une filière pérenne (donc maintien des EEE) pour assurer la rentabilité

(12)

Points marquants relevés

Des limites :

Certaines espèces ne peuvent être récoltées qu’à certaines périodes précises pour être valorisées : ex. crabe au Canada et UK, doit être récolté en période de mue  limite l’impact de la collecte sur le contrôle de l’invasion

Contrôle des prélèvements et du devenir des individus capturés, afin de limiter la propagation difficile à mettre en place.

Méconnaissance, par les autorités chargées du contrôle, des différentes espèces (cf.

écrevisses dans la péninsule ibérique)

Interdiction de transport des EEE vivantes pas tjs respectée (Ex. transport illicite d’écrevisses entre le Portugal et l’Espagne) )

(13)

Points marquants relevés

Des limites :

Formation à la capture longue et payante, ce qui décourage les candidats récolteurs

ex.: cas des touristes et du poisson-lion  perte d’une force de pêche

La pêche récréative peut s’avérer plus efficace dans le contrôle d’une EEE qu’une pêche à but commercial

cas des espèces difficile à capturer (peu d’individus capturés par séances de pêche, comme le snakehead fish) donc peu rentable et peu intéressante/incitative pour les pêcheurs professionnels, d’où une perte d’efficacité dans le contrôle de l’EEE

Risques d’atteintes aux espèces natives

ex.: capture accessoire d’anguilles dans les pièges à crabes)

(14)

Points marquants relevés

Des limites :

Certains pays ont des préoccupations + prioritaires que les EEE (cf. Portugal)

Peu d’intégration de la capture à but commercial dans une stratégie globale de contrôle des EEE

Globalement, le suivi scientifique de l’impact écologique de la collecte n’est pas une priorité

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Points marquants relevés

Aspects originaux

Gestion duelle du crabe en Norvège : Eradication différenciée

délimitation d’une zone avec une exploitation commerciale, et d’une zone où une pêche « non durable » est pratiquée, qui, si elle ne peut aboutir à une éradication, doit parvenir à une minimisation de la présence de l’espèce et à une limitation de sa propagation.

Ecrevisse en Espagne : concilier l’activité commerciale de pêche des écrevisses dans les régions où elle est implantée (prélèvement des EEE), et la lutte contre la dissémination d’une EEE

production en pêcheries contrôlées d’écrevisses mâles pour maintenir le marché  Complexe à mettre en œuvre et à surveiller

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Points marquants relevés

Aspects originaux

Gestion intégrée de la carpe dans les Grands Lacs:

implication de tous les acteurs de la filière, des scientifiques aux restaurateurs, en passant par les pêcheurs et les industriels.

Crépidule : après plusieurs tentatives vaines d’exploitation, nouvelle méthode de valorisation de l’individu dans son

ensemble (chair, coquille)

Rentabilisation maximale des investissements ; on prélève uniquement les 10 % d’augmentation annuelle du stock  on assure une filière durable.

(17)

Points marquants relevés

Deux concepts:

Gestion vertueuse : vise à diminuer au maximum les populations d’EEE

Mimosa en Afrique : les ressources obtenues lors de la valorisation des bois sont utilisées pour lutter contre la propagation (collecte des graines, arrachage des rejets, plantation d’espèces locales sur les terrains reconquis)

Gestion durable : c’est-à-dire visant à maintenir les

populations d’EEE suffisamment grandes pour permettre, voire accroitre, les activités économiques,

antinomique quand il s’agit d’EEE ???

(18)

Dires d’experts

“By promoting invasives for utilization, you are creating a “perverse incentive” – you are trying to sell something that is inherently bad for the environment as something valuable and useful”.

“Utilization can form part of an integrated management strategy, but on its own it is doomed to failure”.

“In Indonesia we are using the money generated from removing Acacia nilotica (charcoal and fuelwood) to pay for clearing

operations – cut stumps are treated and invaded landscapes

restored. However, this is not an industrial operation – no money is being made ….”

“Utilization is but one possible component within an integrated management strategy – on its own it has no impact whatsoever because there is no intention to “kill” the resource.”

“Privatizing profits and socializing costs”

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Dires d’experts

« Le risque est grand de glisser vers la création de besoins au delà de ce que la gestion pourrait fournir, »

“Exploitation of signal crayfish is regarded as one of the incentives for further illegal introductions,”

“The study provided some evidence for compensatory growth of crayfish following depletion by trapping, together evidence of influx from adjacent areas,”

“Our experience is that commercial exploitation can by counterproductive if not very carefully managed,”

“If you develop any industry around an invasive species you want to ensure that the resource is not depleted – you want to utilize that resource in a sustainable manner into perpetuity.”

“This is not control but merely sustainable utilization of an invasive plant – you are not eradicating it ….. In other words the costs in developing an industrial plant are such that you need to be able to make money from the resource you are exploiting in order to recoup costs on your investment – no investor will build an industrial

(20)

Dires d’experts

“Supporting IAS harvest (based on a market definition) increases the financial value of IAS & thus is likely to :

increase people’s interest in strong populations all around, which may result in more damages,

increase public & industrial opposition to IAS control,

fuel social conflicts to access the resource/the land.”

“Scientific people in Sweden are not advocating commercialisation as a

management option at all. They are against it. Reality has proved that it has promoted the spread and the negative effects, made things worse, rather than controlling the spread and decreasing negative effects.”

“I don't think that the ecological benefits are the primary objective of both fisheries (invasive crayfish and Chinese mitten crab)”

“But nobody is checking if harvesters apply the requirement since authorities are more concerned about controlling all other illegal activities, such as illegal harvesters, illegal fishing devices, contaminated specimens, etc. Nobody is controlling dispersion, even because I believe that most authorities cannot distinguish both species.”

(21)

Les premières observations : un bilan mitigé

Des exemples nombreux

Des informations bien disponibles sur les intérêts et les méthodes d'exploitation (études de marketing,

technique de capture, de transport, de conservation et d’utilisation).

Peu ou pas d'information sur le suivi et les impacts positifs ou négatifs de ces pratiques, pas ou peu de protocoles d'évaluation disponibles.

Retombées écologiques secondaires, parfois même pas exprimées.

Les experts expriment des craintes, mais les projets qui

émergent proposent rarement des solutions pour

(22)

Des démarches vertueuses semblent cependant exister (Mimosa en Afrique, gestion intégrée de la Carpe sur le Mississippi, Crabe en Norvège…)

Un cadrage à définir et appliquer :

Des objectifs de gestion clairs

Quelle règlementation et quel contrôle ?

Quel suivi de l’efficacité « écologique » de la collecte?

Beaucoup de paramètres à prendre en compte : connaitre la dynamique de la

population : volume de prélèvement, classe d’individus (âge et taille), faire attention à la surcompensation écologique, etc.

Les premières observations : un bilan mitigé

(23)

Définir un plan de gestion et des objectifs clairs

Connaître la dynamique des populations de l’espèce ciblée

Prendre en compte les risques pour la santé et la sécurité humaine

Evaluer les conséquences écologiques potentielles

Elaborer un suivi de l’efficacité « écologique »

Anticiper et surveiller les conséquences négatives

Prévenir les ré-introductions d’EEE (Surveiller)

Mettre en place une gestion adaptative

Sensibiliser

Restaurer les écosystèmes

Impliquer les services de l’Etat, les gestionnaires et les usagers

Quelles premières recommandations formuler pour s’assurer des

retombées écologiques positives ?

(24)

Est-ce que les projets menés en partenariat

(entreprise, chercheur, gestionnaire, service d'état) prennent mieux en compte les risques et proposent d’évaluer les impacts écologiques de cette

exploitation?

Si l’on dispose de résultats qui s'avèrent peu

significatifs voire négatifs, est-ce que l'exploitation est réorientée voire arrêtée?

Est-ce possible de faire machine arrière après avoir incité la commercialisation de l'espèce?

Des nouvelles questions

(25)

Suites

Fiches « projet » et premier rapport rendu par l’OIEau

Rédaction d’un rapport final par le GT IBMA (UICN France-Onema)

Bibliographie générale

Creuser certains cas qui disposent de recul et de données (Carpes USA, Ecrevisses, poisson lion)

Dresser un bilan illustré par des cas d’étude

Conclusions et recommandations

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