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Reference
Ecologie urbaine
MOESCHLER, Pierre
MOESCHLER, Pierre. Ecologie urbaine. Médecine & Hygiène, 1984, vol. 42, no. 1585 bis, p.
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Available at:
http://archive-ouverte.unige.ch/unige:120870
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Numéro publié sous la direction du professeur
P. MOESCHLER
et de
J. RABINOWITZ
du Centre universitaire d'écologie humaine et des sciences de l'environnement de l'Université
de Genève
ECOLOGIE HUMAINE Ecologie et société L'hygiène en ville PoUution inréricurc Sancé et style de vie Enfant et vie urbaine logcmenu de demain?
Problèmes d'ensoleillement dans las biti- mants anciens et nouveaux (voir page 3647).
par P. Moeschler
Ecologie urbaine
Les profondes transformations de l'habitat auxquelles on assiste depuis quelques décennies sur toute la surface de la terre vont partout dans le sens d'une augmentation relative de la population urbaine. Cependant, toutes les régions du monde ne sont pas également urbanisées et il est certain que l'accroissement de la population des villes ne signifie ni économiquement, ni du point de vue de la qualité de la vie, ni même démographiquement la même chose pour des populations de niveaux socio-économiques ou de cultures différents.
Les systèmes urbains, quels qu'ils soient, créent toujours des conditions de relation particulières entre l'homme et son environnement (Anomie écologique et société urbaine).
Dans nos sociétés industrielles, la rénovation urbaine amorcée vers la fin du XIXe siècle a reposé, pour l'essentiel, sur l'assainissement des villes. Il semble qu'aujourd'hui le retour à des formes pseudo-anciennes soit en train de
compromettre les acquis d'une prophylaxie qui avait fait ses preuves (L'hygiène et la reconstruction de la Ville en ville).
Et pourtant, la qualité de l'environnement urbain tient encore pour beaucoup à la qualité des eaux, à celle de l'air ou au bruit par exemple. On a même pu constater, au cours de ces dernières années, que la pollution intérieure pouvait dépasser la pollution extérieure (La pollution intérieure: air et bfuit).
Il est cependant certain que les problèmes posés par l'amélioration de la qualité de la vie ne se résolvent pas, au niveau de raménagement urbain, par la seule amélioration du cadre physique de vie. Ils concernent également la qualité de la vie au sens où elle inclut des facteurs sociaux tels que l'inquiétude vis-à-vis de l'emploi, du revenu, le besoin de sécurité ou l'appréhension de la solitude par exemple (Santé, comportement et style de vie). Quant au bien-être futur des populations urbaines, il dépendra pour une bonne part de laptitude pour chaque génération à exprimer ses légitimes demandes plutôt qu'à partager les préjugés de celle qui la précède (L'enfant et la vie urbaine).
Mais quels futurs possibles pour quelle population? Il n'est pas interdit d'imaginer, à défaut de vouloir prédire.
Pour Genève, en particulier, un certain nombre de scénarios peuvent être envisagés. Et même si lexercice est criticable, on n'oubliera pas qu'il est parfois préférable de faire un mauvais choix que de ne pas en faire du tout (Quel logement pour l'avenir? Le cas genevois).
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