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46, avenue d’Ivry 75647 PARIS cedex 13

01 40 63 27 32

Secrétariat : : 01 40 63 27 10

tresor.enretraite@]snes.edu

Paris, le 29 novembre 2010.

Aux responsables académiques et départementaux des Retraités SNES

Au Secrétariat Général

Chers camarades,

Le collectif des retraités s’est réuni le 18 novembre. Ce texte a pour objectif de rendre compte des informations données et de l’essentiel des interventions.

Daniel Robin, co-secrétaire général, a fait un tour d’horizon de la situation générale :

Retraites : l’unité reste solide, 2/3 des Français rejettent la réforme, la lutte continue sous d’autres formes.

Offensive contre la Fonction publique et ses fondements, qui se traduit par exemple par le recrutement officiel de personnels non titulaires en CDI.

Action unitaire syndicats, associations, organisations de parents d’élèves sur l’éducation le 22 janvier.

Meilleure audience des positions du SNES.

Érosion lente et régulière de la syndicalisation. Le SNES a entamé une étude sur la syndicalisation des personnels (il faudra faire de même avec les retraités), étude qui met à mal certaines idées reçues.

Lien avec les politiques : il n’est pas question de corédiger des projets mais de faire prendre en compte nos positions sur les domaines sur lesquels nous sommes compétents. Une rencontre avec Bruno Julliard (PS) nous replonge dans les débats de la fin des années 70 avec des propositions ressemblant à l’École Fondamentale de la FEN et du SNIPegc, la bivalence, la fin de la scolarité obligatoire à 16 ans. Ces idées sont aussi véhiculées par l’UMP.

Le débat fait ressortir plusieurs idées :

Nécessité de rencontrer les partis dans les départements.

Syndicalisation : attention aux néo-titulaires, aux néo-retraités, à ceux qui sont proches de la retraite ou qui l’ont prise depuis 1 ou 2 ans. Demander aux rectorats la liste des personnels partant en retraite.

Mettre systématiquement dans l’US des articles sur les retraités, sur l’effet des réformes, sur les services, sur la dépendance. Faire connaître le supplément. Publier un numéro s’adressant particulièrement aux actifs.

Et bien sûr ouvrir l’intersyndicale des retraités à la FSU au niveau national.

Journées d’automne des 8 et 9 décembre

S’inscrire sans modération, par l’intermédiaire des sections départementales de la FSU et envoyer une copie de l’inscription au SNES.

Le centre de formation renvoie ces jours-ci l’information avec des précisions.

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Assemblée Générale de Dijon les 9 et 10 février

L’inscription est gérée par le(la) responsable académique des retraités. Attention s’inscrire avant le 15 décembre.

Trésorerie – Syndicalisation

Désormais toute opération passe par le logiciel Grigri. Il y aura l’an prochain une modification dans l’encaissement des cotisations pour harmoniser la procédure entre actifs et retraités.

Il y a une centaine de syndiqués de plus que l’an dernier à la même date, mais un gros déficit parmi les néo-retraités. Un modèle de lettre de relance a été envoyé dans la dernière circulaire.

Age moyen des syndiqués : 69 ans.

L’US Retraités

A partir du prochain numéro 10 exemplaires arriveront dans chaque S2 ou S3. On pourra en faire le meilleur usage comme l’offrir au VP du CODERPA et au président du Conseil général, ou encore à des retraités d’autres syndicats de la FSU, notamment ceux qui n’ont pas de presse retraités.

Il est mis en ligne sur le site du SNES, avec des compléments pour certains articles.

La nouvelle formule semble donner satisfaction. Cependant les délais sont tels que des articles avant-gardistes au moment de leur écriture semblent être du réchauffé quand ils paraissent. Il faudra envisager une modification du calendrier et/ou mettre les informations sur le site avant parution.

Un appel est lancé pour alimenter le contenu, notamment la rubrique « Vie des sections » (informez-nous sur ce qui se passe dans vos départements) et les pages « Culture » (sous forme de brèves très brèves concernant spectacles, visites, balades, lectures etc).

PLFSS – santé – prévention – perte d’autonomie

En annexe 1 l’exposé de Françoise Eiden-Grosmann, que l’on trouve aussi sur le site du SNES

http://www.snes.edu/Les-LFSS-lois-de-financement-de-la.html

Faire attention au vocabulaire utilisé : nous parlons de perte d’autonomie quelle qu’en soit la cause et quel que soit l’âge de la victime. Le gouvernement distingue l’invalidité (liée à un accident ou une maladie), le handicap (en dessous de 60 ans, bientôt 62 ?) et la dépendance (après 60, 62 ans), de façon à les traiter différemment, contrairement à la loi de convergence de 2005. Veiller à ce que l’identité de traitement que nous revendiquons se fasse par le haut.

De même le mot solidarité va devenir synonyme de charité.

La question du financement est abordée : 100 millions seraient débloqués pour aider les départements en difficulté, refuser de faire payer l’APA par l’impôt, l’assurance obligatoire à 50 ans serait de 15 euros par mois quel que soit le revenu (c’est contraire à la solidarité), les retraités vont aussi alimenter la CNSA, collusion pouvoir- assureurs etc.

Comparer le coût de la perte d’autonomie à celui des banques. S’intéresser aux profits des industries pharmaceutiques pour des opérations parfois non justifiées.

Le travail gouvernemental est sans doute déjà très avancé ; il existe un rapport sur le 5

ème

risque.

Nous ne sommes ni dans l’intersyndicale ni dans le pôle des retraités. Etre présents en tant que retraités dans les délégations FSU.

Avenir de la SFR et de la FGR-FP

La SFR nationale ne pourra fonctionner que si le travail se fait dans les départements, où la situation est très inégale. Avoir des revendications, une activité ouverte à l’ensemble des syndicats de la FSU, des publications, se faire reconnaître par les actifs en tant que section de retraités, faire remonter de la base une exigence d’autonomie.

L’avenir de la FGR-FP a été un peu débattu dans les régionales, qui n’ont pas de pouvoir de décision. Les CE départementales doivent envoyer leur contribution avant fin mars ; en fait il faudrait une consultation de tous les adhérents. Un groupe de travail national se réunira pour faire une « synthèse » qui sera soumise aux départements et le congrès 2012 tranchera. Un certain nombre d’adhérents du SNES s’intéressent peu à la FGR, voire ignorent son existence ou veulent la quitter. D’autres jugent indispensable de se préparer à y prendre de nouvelles responsabilités.

C’est dans les départements que les choses vont se jouer et c’est un terrain qu’il nous faut occuper.

Sur ces questions voir en annexe 2 une contribution de Pierre Toussenel.

Jean-Paul Beauquier Bénédicte Vrain

Secrétaires de catégorie

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Annexe 1

Les LFSS (lois de financement de la Sécurité Sociale)

se suivent et se ressemblent…

le PLFSS 2011 ne fait pas exception !

Le PLFSS 2011 ne fait pas exception ! Comme d’habitude, le Rapport de la Cour des comptes sur l’application des lois de la Sécu met en évidence l’augmentation du déficit global. Il a atteint près de 25 milliards€ en 2009 et les prévisions sont de 30 milliards pour 2010.

Comme d’habitude, il faut faire des économies en remboursant moins les prestations :

diminution du remboursement des médicaments à étiquette bleue modéré par la Haute et en supprimant le remboursement d’une centaine de médicaments dits de confort,

augmentation de 0,5 point le ticket modérateur, c’est-à-dire le reste à charge pour le patient chez le médecin, le kinésithérapeute et pour les actes infirmiers. En d’autres termes, une consultation chez le généraliste ne serait plus remboursée qu’à 69,5% contre 70%

actuellement.

en augmentant le ticket modérateur à l’hôpital ; aujourd’hui, il représente 20% des frais jusqu’à 91 euros. Au-delà, le patient s’acquittait d’un forfait de 18 euros. Le seuil devrait passer de 91 à 120 euros.

en diminuant les remboursements pour les maladies chroniques : les patients remboursés à 100% n’auront plus leurs frais de transports systématiquement remboursés. Les malades, désormais diagnostiqués hypertendus bénins, ne bénéficieront plus du 100%. Enfin, les diabétiques ne se verront plus rembourser qu’une bandelette d’autotest de glycémie par jour.

en incitant les maisons de retraite à limiter leurs dépenses d’assurance-maladie.

en rappelant aux médecins qu’ils ont l’obligation de maîtriser encore davantage leurs prescriptions de médicaments ou d’actes.

Si on ajoute à cela, dans le projet loi des finances, la taxation prévue de 3,5% des contrats des complémentaires santé des mutuelles qui rend inéluctable l’augmentation des cotisations des complémentaires santés puisque le surcoût budgétaire (déremboursements annoncés et taxation) pour les mutuelles est estimée à 4%.

Bref que des mesures socialement injustes et double peine pour les malades !!

Ah oui, j’oubliais quand même quelques recherches de nouveaux financements détaillées en long et en large dans les média.

Baisse des tarifs des radiologues et des analyses biologiques Suppression de quelques niches fiscales.

Un jour viendra-t-il où le mode de financement de la sécurité sociale sera revu globalement dans une optique d’égalité des soins et de justice sociale ? Il faut s’y mettre avant qu’il ne soit trop tard.

Françoise EIDEN Grosmann

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Annexe 1

- Contribution de Pierre Toussenel

Notre collectif du 18 novembre a accordé une attention particulière à deux sujets intimement liés : la préparation des «journées d’automne de la FSU» et l'avenir de la FGR-FP.

La bataille contre la réforme Sarko-Fillon des retraites a conduit à reporter aux 8 et 9 décembre les

"journées d’automne".Malgré l'ampleur des tâches les SFR ont commencé d'y réfléchir et la conclusion dominante est que l'échelon national ne dispose pas des moyens d'assumer ses responsabilités faute d'un engagement suffisant du CDFN dans la mise en oeuvre des décisions du congrès de Lille. Par exemple le groupe de travail réunissant actifs et retraités pour réfléchir à «un service public répondant aux besoins des retraités et personnes âgées» n’est toujours pas mis en place.

Cette situation empêche de capitaliser au plan national le succès des initiatives conduites dans les SFR départementales et de leur donner leur pleine efficacité. Alors qu'elles sont souvent un élément majeur de l'activité départementale chez les retraité(e)s, les délais imposés pour répondre aux propositions de la SFR nationale constituent un handicap considérable et font perdre le bénéfice de ce travail de terrain. Il faut que les journées des 8 et 9 fassent le point sur ces problèmes lancinants et avancent des propositions au CDFN pour les résoudre.

Il le faut d'autant plus que la situation dans la FGR-FP devient préoccupante.

Il apparaît de plus en plus clairement que la fraction la moins unitaire de l'UNSA, tétanisée par la perspective, insupportable pour elle, d'un partage des responsabilités avec des militantes et des militants d'une FSU devenant majoritaire dans notre FGR-FP, tente de reproduire dans la FGR-FP le processus de scission - ou d'éviction -qui a conduit au suicide de la FEN.

Si l'on en croit la contribution écrite par Jacques Maurice, l'ancien SG de la FGR membre de l'UNSA, il s'agit bel et bien de se débarrasser des adhérents syndiqués, de les « rendre » (sic) à leurs organisations pour se recroqueviller sur les seuls adhérents directs.

Quand on sait que ces derniers sont de moins en moins nombreux et représentent désormais moins de 10%

des adhérents on mesure que c'est un suicide pur et simple que cette fraction préconise !

Mais ce suicide lui permettrait, espère-t-elle, de conserver le sigle, les fonds et le capital mobilier, la représentativité acquise grâce aux organisations syndicales et, ce faisant, l'oreille de l'État et de certaines collectivités plus enclins à traiter avec une "association raisonnable" qu'avec une FGR-FP combative.

La grande majorité des adhérent(e)s, dont une proportion croissante de militant(e)s de l'UNSA (les congrès successifs le prouvent) refusent un tel suicide. C'est aux militant(e)s de la FSU de rassembler toutes celles et tous ceux qui parmi nos camarades retraité(e)s veulent donner un avenir à notre FGR-FP en réaffirmant tant son ancrage syndical fondateur que son ouverture au monde associatif.

Alors que le débat sur «l'avenir de la FGR» est lancé par le secrétariat national on ne peut qu'être surpris de n'en trouver trace dans le compte-rendu de la dernière commission exécutive dont les membres eux-mêmes n'ont pas été destinataires des contributions qu'ont adressées des organisations syndicales ou des personnes.

Les 8 et 9 décembre seront l'occasion de débattre de ces perspectives et de mobiliser toutes les forces des

SFR.

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