• Aucun résultat trouvé

Application de la photographie instantanée à la mesure des différences de longitude

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "Application de la photographie instantanée à la mesure des différences de longitude"

Copied!
6
0
0

Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00241913

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00241913

Submitted on 1 Jan 1914

HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.

des différences de longitude

G. Lippmann

To cite this version:

G. Lippmann. Application de la photographie instantanée à la mesure des différences de longitude.

J. Phys. Theor. Appl., 1914, 4 (1), pp.445-449. �10.1051/jphystap:019140040044500�. �jpa-00241913�

(2)

445

APPLICATION DE LA PHOTOGRAPHIE INSTANTANÉE A LA MESURE DES DIFFÉ-

RENCES DE LONGITUDE.

Par M. G. LIPPMANN.

1.

-

La photographie instantanée, dont l’emploi est fréquent en physique, paraît n’avoir pas été utilisé comme il pourrait l’être en

astronomie. Il semble possible de résoudre, à l’aide de la photogra- phie instantanée, plusieurs problèmes d’astronomie d’une manière

plus simple, plus précise, et assurément plus rapide, que par les mé- thodes visuelles, seules en usage actuellement.

Tel est le cas de la mesure des différences de longitude. Cette

mesure s’impose fréquemment non seulement pour le travail géo- graphique, mais pour l’ensemble des mesures astronomiques, car il

faut bien connaitre la position relativé des divers observatoires qui

collaborent aux déterminations de l’astronomie de position.

Le problème à résoudre est simple, puisqu’il s’agit de mesurer un angle constant. La méthode en usage est par contre compliquée : rap-

pelons en effet comment se fait la détermination sous sa forme la plus moderne, dans le cas par exemple de la différence de longitude me-

surée entre Paris et Greenwicll. On construit d’abord quatre lunettes méridiennes aussi pareilles que possible. Chaque lunette méridienne est munie d’un micromètre Repsold qui communique électriquement

avec un chronomètre inscripteur. On mobilise deux équipes d’observa-

teurs, une pour chaque station. Chaque équipe opère d’abord sur les

deux instruments qui lui sont confiés. Ensuite les instruments res-

tant en place, les deux stations font l’échange de leurs deux équipes,

et l’on recommence la série des opérations. Enfin, les observateurs restant en place, ce sont les lunettes que l’on déplace : il y a échange

d’instruments entre les deux stations, et l’on recommence de nou- veau la série des opérations. On obtient ainsi une octuple série d’ob- servations croisées destinées à mieux éliminer les erreurs person- nelles et instrumentales. Les observations durent plusieurs mois ; puis il faut plusieurs mois pour les réduire par le calcul. La mé- thode en usage est donc très longue, et son emploi assez coûteux

pour exiger le vote de crédits spéciaux. Il y a quelque disproportion

entre la complication de la méthode en usage et la simplicité du pro- blème à résoudre : la mesure d’un angle constant.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:019140040044500

(3)

2. La différence de la longitude entre deux stations est un angle

constant : à savoir la distance qui sépare les deux zéniths, mesurée

en ascension droite. Afin de mettre cette définition en muvre direc- tement, rendons le zénith de chaque station visible à un moment

quelconque dans le Ciel, à l’aide d’un artifice optique décrit plus

loin. Le zénith est rendu visible sous la forme d’une étoile artificielle

assez brillante pour venir en photographie instantanée. Photogra- pllions ainsi chaque zénith au milieu des étoiles, l’opération étant faite

8Í1nultané1nent aux deux stations. Comme résultat de cette double opé- ration, on a deux clichés l’on voit les deux zéniths situés au milieu des étoiles. L’opération est alors terminée. Il ne reste plus qu’à ré-

duire les deux clichés. La réduction des deux clichés donne la dis- tance angulaire cherchée; c’est le Ciel qui fait omce du cercle divisé.

Pour voir qu’il en est ainsi, imaginons d’abord que, par un hasard

heureux, l’image du premier zénith coïncide exactement avee unes

étoile cataloguée ce ; que l’image du second zénith coïncide de même

avec une étoile cataloguée . On tirera du catalogue la distance en

longitude des deux étoiles ce etp; il est clair qu’elle est égale à celle

des zéniths avec lesquels elles coïncident.

Cette double coïncidence sans doute ne se présentera pas ; mais, il arrive nécessairement que chaque zénith se trouve situé au milieu

d’un groupe d’étoiles. Il suflira donc de rapporter chaque zénith aux

étoiles environnantes ; en d’autres termes, d’effectuer la réduction de chaque cliché, comme on le fait pour la confection du Catalogue photographique. En un mot, on traite les images des deux zéniths

comme s’il s’agissait de deux étoiles photographiques dont on désire

obtenir les coordonnées. Les méthodes de réduction des clichés sont celles en usage pour la confection du catalogue photographique.

Il est nécessaire de photographier les deux zéniths instantané- ment et simultanément, puisqu’ils suivent le mouvement diurne ; la photographie des étoiles se fait au contraire en suivant leur mouve- ment; l’appareil photographique est donc monté équatorialement, à

moins qu’on ne préfère employer une chambre photographique fixe

à plaque mobile, ou bien un coelostat.

3. Il reste à indiquer l’artifice optique par lequel on rend le

zénith visible à volonté dans le champ de la. lunette sans masquer

le Ciel; et, d’autre part, à dire comment on fait briller les deux

zéniths dans les deux stations pendant un temps très court, et bien

simultanément.

(4)

447 On rend le zénith visible à l’aide de l’appareil représenté schéma- tiquement sur la figure et qui est une sorte de collimateur zénithal.

Le collimateur CC, fixé sur pilier, porte en son foyer une glace a rgentée, sur l’argenture de laquelle une croix minuscule transpa- rente f est tracée au diamant: les rayons parallèles, émanés du

centre de cette croix, sont réfléchis par la glace transparente 1B1M,

fixée au même pilier, et reçus ensuite dans la lunette photogra- p hique ; la glace étant transparente, on photog raphie à la fois le ciel et la petite croix. Afin que celle-ci soit exactement au zénith,

on rend les rayons réfléchis par la glace perpendiculaires à un bain

de mercure, en opérant par autocollimation ; le réglage de vertica- lité exécuté, on enlève le bain de mercure qu’on ne remet en place qu’à intervalles éloignés, pour vérification.

Fm. i.

1

La lunette et la glace transparente étant fixés invariablement au

pilier, le réglage de verticalité se fait en déplaçant micrométrique-

ment la plaque argentée à l’aide de vis de réglage qui ne sont pas

représentées sur la figure.

4. Il faut que les étoiles artificielles qui sont fixées aux deux

zéniths soient brillantes, instantanées et qu’elles apparaissent

simultanément aux deux zéniths. On éclaire donc chaque petite

croix par une étincelle électrique, ce qui satisfait aux deux pre- mières conditions. Pour qu’il y ait en plus simultanéité, il est néces-

saire que les deux étincelles éclairantes ’jaillissent simultanément

aux deux stations, quelle que soit la distance qui les sépare.

Supposons que les deux stations reçoivent les ondes hertziennes émises à chaque seconde par un poste tel que celui de la tour Eiffel.

A chaque station on installe un appareil disposé et réglé de

(5)

manière à produire une étincelle électrique juste au moment

arrive l’onde hertzienne. Ledit appareil se compose d’un moteur approprié, dont un axe fait un tour par seconde. Sur cet axe est fixé

un bras métallique dont l’extrémité décrit une circonférence entière

en une seconde, d’un mouvement uniforme ; sur cette circonférence

se trouve un plot conducteur P déplaçable que le bras tournant

°

touche en passant.

En déplaçant le plot P sur la circonférence, laquelle constitue un axe

du temps, on déplace dans le temps l’instantoù Pest touëhé par le bras ;

cet instant est d’ailleurs très court si le plot a une petite étendue. Si le plot est touché au moment arrive l’onde hertzienne, on entend

le coup de téléphone ; dès lors on laisse le plot en place, et l’on conti-

nue à entendre régulierement les ondes hertziennes, puisque leur pé-

riode est la même que celle de la rétraction du bras. La coïncidence entre le contact en P et l’arrivée de l’onde hertzienne est assurée par

ce réglage, et vérifiée indéfiniment par la série des coups que l’on entend.

On remarquera que l’oreille n’a pas à juger de la coïncidence de deux

bruits, comme dans la méthode de coïncidence : ici ou bien un n’en- tend rien tant que le réglage n’est pas obtenu, ou bien on entend

indéfiniment les ondes hertziennes, quand il y a coïnciden ce dans le temps entre le contact en P et l’arrivée de l’onde.

L’observateur est muni d’un téléphone récepteur avec son détec- teur ; le bras mobile est d’ailleurs intercalé dans le circuit du télé-

phone. L’onde hertzienne ne sera donc perçue que si le bras tour- nant est en contact avec le plot P conducteur, juste au moment où

arrive l’onde hertzienne ; on obtient cette coïncidence en déplaçant graduellement le plot juqu’à ce que la coïncidence ait lieu ; on en-

tend dès lors le choc du téléphone et on l’entend désormais à chaque

seconde.

L’axe tournant a une seconde fonction à remplir, c’est de faire par- tir l’étincelle au moment voulu. Cette fonction est remplie par une

came C fixée sur l’axe. Cette came, en passant sur un plot Q ou, pour mieux dire, en le quittant, détermine la rupture d’un circuit local, et

l’éclatement d’une étincelle induite de rupture. Ces plots P et Q, iso-

lés l’un de l’autre, sont d’ailleurs portés par un même système rigide,

et Q fixé par rapport à P de façon que la rupture en Q coïncide avec

le contact en P; Q se déplace en même temps que P, la coïncidence

des deux événements demeure donc assurée mécaniquement par

(6)

449 construction pendant que l’on règle, comme il a été dit plus haut, la position de P. Ledit réglage étant exécuté, il y a simultanéité entre l’arrivée de l’onde, le contact en P, et l’éclatement de l’étincelle. Si le plot P occupe le 100 m de la circonférence, la précision est de

un centième de seconde.

Les mêmes conditions étant remplies aux deux stations, les deux

étincelles éclatent au moment de l’arrivée de l’onde à chacune d’elles. On peut donc les considérer comme simultanées, sauf,

à la rigueur, à tenir compte de la vitesse de propagation des ondes.

5. Les conditions de précision de cette méthode sont les mêmes

que dans la confection du Catalogue photographique : même lunette photog raphique qui suit les étoiles, même réduction des clichés ; la

seule différence est que l’étoile projetée au zénith est une étoile arti- ficielle. On peut donc espérer avoir la même précision pour le résul- tat, c’est-à-dire une fraction de seconde d’arc.

Dans les deux cas, la méthode est différentielle, la réduction des clichés est une sorte d’interpolation, et l’approximation finale ne dépend que de l’approximation avec laquelle la position des étoiles de référence est fournie par les mesures exécutées dans les Obser- vatoires. Ces mesures se font et se recommencent à loisir toute l’année. Mais l’opération propre à la mesure de la différence de lon-

gitude n’exige que la prise d’une paire de clichés.

Il suffit, à la rigueur, de faire éclater la double étincelle une seule fois pendant la pose du cliché. Mais il est aussi simple de laisser

éclater l’étiticelle plusieurs fois, douze fois par exemple, de trente

en trente secondes. On obtient ainsi douze couples de points qui

donnent douze valeurs de la différence de longitude, et l’on peut prendre la moyenne. En outre, il faut remarquer que les douze

points ainsi inscrits sont exactement situés sur le parallèle de la station, et équidistants. On a ainsi deux données qui n’existent pas

sur les clichés du Catalogue : un parallèle et, sur ce parallèle, une

échelle des temps directement inscrits.

La réduction du cliché est par là facilitée, et l’échelle des temps étant obtenue directement, la précision des résultats peut être aug-

mentée.

Références

Documents relatifs

Même si ces neurotransmetteurs et leurs structures associées ne sont pas directement impliqués dans les mécanismes à l’origine des psychoses, l’action des antipsychotiques et

Il est important que l’enseignant modélise des structures qui peuvent aider les élèves à compléter cette évaluation par les pairs.. Students can give their oral presentation to

Les triangles ABC et IJK sont semblables donc les longueurs de leurs côtés homologues sont deux à deux proportionnelles.. On a donc :

Un triangle isocèle à un angle égal à 90° et les deux autres sont forcément égaux à 45°.. Des triangles isocèles peuvent avoir des

Un autre exemple de questions pour les- quelles la mécanique quantique orthodoxe paraît mal adaptée est la mesure du temps requis pour sortir d’un domaine ou pour franchir un

L’expérience se déroule par la suite de la façon suivante : comme dans la question précédente, on lance le miroir mobile, de masse m, suivant l’axe vertical vers le haut avec

courte et inversement avec une irradiation plus faible, la distance BBI sera plus grande. L’ensemble de l’image

Dans la situation 2, quelles sont les deux formes d’énergie stockées par le système enfant + balançoire?. On admet que le tracé des énergies stockées par le système dans