1. Nombres complexes
1.1. Corps C des nombres complexes.
Exercice 1.1.1 . F
Si (a, b) ∈ C
2, on pose c = a − b
1 − ab , montrer que : (i) | c | = 1 ⇔ ( | a | = 1) ou ( | b | = 1).
(ii) | c | < 1 ⇔ ( | a | < 1) et ( | b | < 1)
ou ( | a | > 1) et ( | b | > 1)
Exercice 1.1.2 . F Calculer la somme C = P
nk=0
cos kα
(cos α)
k, cos α 6 = 0.
Exercice 1.1.3 . I C
Soient z
1, z
2, . . . , z
nn nombres complexes.
(1) Montrer que | z
1+ z
2+ · · · + z
n| 6 | z
1| + | z
2| + · · · + | z
n| .
(2) Montrer que l’on a ´egalit´e dans l’in´egalit´e ci-dessus ssi ∃ θ ∈ R , ∃ (λ
1, λ
2, . . . , λ
n) ∈ R
+tels que z
1= λ
1e
iθ, z
2= λ
2e
iθ,..., z
n= λ
ne
iθ.
1.2. Groupe U des nombres complexes de module 1.
Exercice 1.2.1 . F Calculer les sommes :
S
0= n
0
+ n
3
+ · · · , S
1= n
1
+ n
4
+ · · · , S
2= n
2
+ n
5
+ · · ·
Exercice 1.2.2 . F
(1) R´esoudre l’´equation (z + 1)
n= cos 2na + i sin 2na o` u a ∈ R , n ∈ N , z ∈ C . (2) En d´eduire une expression simple de P
n(a) =
n−1
Q
k=1
sin
a + kπ n
.
Exercice 1.2.3 . I C T Montrer l’´egalit´e :
2n−1
X
q=0
cos
2px + qπ 2n
= 2n
2pp2
2p, p < n.
Utiliser les formules d’Euler (cf. proposition 1.1.4 page 14) et la formule du binˆome de Newton.
1
1.3. Equation du second degr´ ´ e.
Exercice 1.3.1 . F R´esoudre les ´equations :
z
4+ 6z
3+ 9z
2+ 100 = 0 ; z
8= 1 − i
√ 3 − i ,
1 + ix 1 − ix
n= e
iθ.
Exercice 1.3.2 . F
Soit (x, y) ∈ C
2et z ∈ C tels que : z
2= xy. Montrer alors que :
| x | + | y | =
x + y 2 + z
+
x + y 2 − z
. Exercice 1.3.3 . F
Soit l’´equation : z
2− 2(2 + i)z + a + ib = 0 (1) (o` u (a, b) ∈ R
2)
En d´esignant par P le point du plan complexe de coordonn´ees a et b, d´eterminer l’ensemble des points P de fa¸con que l’´equation (1) poss`ede l’une des propri´et´es suivantes :
(1) les 2 racines ont mˆeme module, (2) les 2 racines ont mˆeme argument,
(3) les images des racines dans le plan complexe sont align´ees avec l’origine, (4) la droite joignant les images des racines est parall`ele `a la droite y = x, (5) M et M
′´etant les images des racines, les vecteurs −−→ OM et −−→
OM
′sont orthogonaux.
Exercice 1.3.4 . I
Soit l’´equation z
2− 2pz + 1 = 0 o` u p = sin ϕ + i cos ϕ. On appelle z
′et z
′′les racines.
(1) Trouver le module et l’argument de z
′− p, z
′′− p.
(2) Si cos ϕ < 0 montrer alors que z
′+ i et z
′′+ i ont mˆeme module, que z
′− i et z
′′− i ont mˆeme argument.
Que dire du cas o` u cos ϕ > 0?
(3) Donner une interpr´etation g´eom´etrique du 2.
1.4. Exponentielle complexe.
Exercice 1.4.1 . I
Caract´eriser les fonctions exponentielles complexes par leur ´equation fonctionnelle f (x + y) = f (x)f (y) pour tout couple (x, y ) ∈ R
2o` u f est de classe C
1.
On utilisera le th´eor`eme du rel`evement qui dit que si f est une fonction de classe C
1d´efinie sur un intervalle I `a valeurs dans U alors il existe une fonction g de classe C
1d´efinie sur I `a valeurs r´eelles telle que f(t) = e
ig(t)pour tout t ∈ I .
Exercice 1.4.2 . I
Soient a, b, c 3 r´eels v´erifiant
( cos a + cos b + cos c = 0
sin a + sin b + sin c = 0 montrer que ( cos 2a + cos 2b + cos 2c = 0
sin 2a + sin 2b + sin 2c = 0 .
1.5. Nombres complexes et g´ eom´ etrie plane.
Exercice 1.5.1 . I C
On dit que 4 points A, B, C, D du plan complexe forment un quadrangle harmonique ssi leurs affixes a, b, c, d v´erifient B(a, b, c, d) = − 1 o` u B (a, b, c, d) d´esigne le birapport et vaut B(a, b, c, d) = d − a
d − b : c − a c − b .
Montrer que, si M d´esigne le milieu de AB, la droite CD est sym´etrique de la droite CM par rapport aux bissectrices de AC et BC.
R´eciproque ?
Exercice 1.5.2 . I C
On consid`ere n points A
kd’affixe z
k, n > 3. Ces points sont suppos´es distincts, non situ´es sur la mˆeme droite partant de l’origine, aucun n’´etant d’affixe nulle.
On pose a
k= z
k| z
k| et on suppose que
n
P
k=1
a
k= 0. Soit M un point quelconque d’affixe z.
(1) ´ Etudier le nombre complexe :
n
P
k=1
¯
a
k(z − z
k).
(2) Montrer que
n
P
k=1
| z
k| 6
n
P
k=1
| z − z
k| ; ´etudier les cas d’´egalit´e.
(3) Interpr´etation : ´etant donn´e un triangle A, B, C dont les angles sont compris entre 0 et 2π/3, trouver les points M du plan r´ealisant le minimum de MA + MB + MC .
2. G´ eom´ etrie ´ el´ ementaire du plan 2.1. Modes de rep´ erage dans le plan.
Exercice 2.1.1 . F T
Soient A, B, C un triangle ´equilat´eral et M un point de son plan. On note A
′, B
′, C
′les sym´etriques de M par rapport `a BC, CA, AB.
Montrer que les droites AA
′, BB
′, CC
′sont en g´en´eral concourantes (utiliser les coordonn´ees barycentriques dans ABC).
Exercice 2.1.2 . I T
Soient D
1, D
2, D
3trois droites 2 `a 2 non parall`eles dans le plan affine.
Trouver l’ensemble des points P qui sont isobarycentres de 3 points align´es M
1M
2M
3tels que pour i ∈ [1, 3] M
isoit sur D
i(prendre un rep`ere o` u D
1est l’axe des x, D
2l’axe des y et D
3la droite d’´equation x + y = 1).
Exercice 2.1.3 . F
Soit E un espace affine de dimension 2 et 4 points A, B, C, D dont 3 quelconques ne sont pas align´es. La droite passant par A et parall`ele `a BC coupe BD en M . La droite passant par B et parall`ele `a AD coupe AC en N .
Montrer que MN est parall`ele `a CD.
Exercice 2.1.4 . I T
On consid`ere 3 points a, b, c non align´es. Soit m / ∈ { a, b, c } , on d´efinit a
′∈ D
am∩ D
bc, b
′∈ D
bm∩ D
acet c
′∈ D
cm∩ D
ab. Soient a
′′, b
′′, et c
′′les milieux respectifs de (b
′, c
′), (c
′, a
′), (a
′, b
′).
Montrer que D
aa′′, D
bb′′et D
cc′′sont concourantes (on est bien sˆ ur dans le plan et on pourra utiliser les coordonn´ees barycentriques).
2.2. Produit scalaire.
Exercice 2.2.1 . I T
Dans le plan affine euclidien identifi´e au corps des complexes on consid`ere 3 points A, B, C, d’affixes respectives a, b, c.
(1) On suppose b 6 = c, calculer l’affixe du projet´e orthogonal de A sur la droite passant par les points B et C.
(2) Montrer que toute droite du plan complexe admet une ´equation qui se met sous la forme αz + αz = h o` u z d´esigne l’affixe d’un point qui d´ecrit la droite, α ∈ C
∗et h ∈ R . Donner, sous la forme pr´ec´edente, l’´equation de la droite orthogonale `a −−→ BC passant par A.
(3) Calculer l’affixe de l’orthocentre du triangle ABC.
(4) Si a, b, c sont dans U , donner une expression tr`es simple de l’affixe de l’orthocentre du triangle ABC.
En d´eduire que, pour un triangle quelconque, le centre du cercle circonscrit, le centre de gravit´e et l’orthocentre sont align´es.
2.3. D´ eterminant.
Exercice 2.3.1 . F
Soit ABC un vrai triangle, on construit le triangle A
′B
′C
′de la mani`ere suivante
• A
′est le sym´etrique de A par rapport `a B,
• B
′est le sym´etrique de B par rapport `a C,
• C
′est le sym´etrique de C par rapport `a A.
D´eterminer l’aire du triangle A
′B
′C
′en fonction de celle du triangle ABC.
Exercice 2.3.2 . F
Soient (a, b, c, d) 4 vecteurs du plan euclidien orient´e. Montrer que det(a, b) det(c, d) =
(a | c) (a | d) (b | c) (b | d) .
2.4. Droites.
Exercice 2.4.1 . I
Soit A un ensemble de n points du plan affine euclidien v´erifiant la propri´et´e suivante :
∀ (a, b) ∈ A
2, ∃ c ∈ A \ { a, b } | a, b, c align´es.
Que penser de A ?
(Consid´erer l’ensemble des droites passant par trois points de A et l’ensemble des distances des
points `a ces droites.)
2.5. Cercles.
Exercice 2.5.1 . F
Soit (C) un billard circulaire et A un point int´erieur `a (C). Montrer qu’il est possible de repasser par A apr`es 2 r´eflexions sur la face interne de (C).
3. G´ eom´ etrie ´ el´ ementaire de l’espace 3.1. Produit vectoriel.
Exercice 3.1.1 . F
Soient 2 points A et B distincts et un vecteur − →
C constant.
D´eterminer l’ensemble (E) des points M de l’espace tels que : −−→
AM ∧ −−→
BM = − → C .
3.2. D´ eterminant ou produit mixte.
Exercice 3.2.1 . F T C Calculer les d´eterminants :
A =
a 0 b 0 a 0 b 0 a
, B =
2 cos θ 1 0
1 2 cos θ 1
0 1 2 cos θ
, C =
cos θ 1 0
1 2 cos θ 1
0 1 2 cos θ
Exercice 3.2.2 . I T
Si α, β, γ sont positifs et si α + β + γ = π, montrer que :
1 cos α tan(α/2) 1 cos β tan(β/2) 1 cos γ tan(γ/2)
= 0.
Exercice 3.2.3 . C Soit D =
r
1b b a r
2b a b r
3o` u a, b, r
isont des r´eels. On appelle D(x) le d´eterminant obtenu `a partir de D en ajoutant x `a chacun de ses ´el´ements.
(1) Montrer que D
′(x) est constant.
(2) Si a 6 = b en d´eduire l’expression d´evelopp´ee de D (utiliser la fonction ω(x) = (r
1− x)(r
2− x)(r
3− x)).
(3) ´ Etudier le cas o` u a = b.
Exercice 3.2.4 . I C Calculer le d´eterminant
∆ =
1 cos a
1cos 2a
11 cos a
2cos 2a
21 cos a
3cos 2a
33.3. Droites et plans.
Exercice 3.3.1 . D C
(1) Soit E un espace affine r´eel de dimension n et (C
1, C
2, . . . , C
p), p > n + 1 une famille de parties convexes de E telle que l’intersection de toute sous-famille de cardinal n + 1 soit non vide. Montrer que
p
\
i=1
C
iest non vide (on raisonnera par r´ecurrence sur p).
Le r´esultat subsiste-t-il avec une famille (C
i)
i∈Nv´erifiant la mˆeme hypoth`ese ? Que dire si on impose aux C
id’ˆetre compacts ?
(2) Application : ( S
1, S
2, . . . , S
p) est une famille de segments de droites parall`eles d’un plan affine r´eel, admettant 3 `a 3 une s´ecante commune. Montrer qu’il existe une droite rencontrant tous les S
i.
Exercice 3.3.2 . F C
Soient D et D
′2 droites dans l’espace, montrer que l’on peut trouver un rep`ere orthonorm´e, 2 r´eels h et m tels que les ´equations de D et D
′s’´ecrivent :
D
( z = h
y = mx D
′( z = − h y = − mx Exercice 3.3.3 . F
D´eterminer la perpendiculaire commune `a D
1( x = a
y = b , D
2( x + cy − z = 0 cx − y − z = 0 . 3.4. Sph` eres.
Exercice 3.4.1 . I TC Soit (O, − →
i , − → j , − →
k ) un rep`ere orthonorm´e de l’espace. Un cercle de rayon a varie en restant tangent aux 3 plans de coordonn´ees.
D´eterminer le lieu du centre du cercle.
Exercice 3.4.2 . I T
Soit A, B, C, D un t´etra`edre r´egulier et k > 0.
Etudier la nature de l’ensemble ´ S
kdes points dont la somme des distances aux quatre faces du t´etra`edre est k
2.
Exercice 3.4.3 . I T
Soit OABC une pyramide trirectangle dont les points ont respectivement les coordonn´ees sui- vantes dans un rep`ere orthonorm´e
0 0 0
,
2a
0 0
,
0 2b
0
,
0 0 2c
. On suppose que abc 6 = 0.
(1) D´eterminer le centre Ω et le rayon R de la sph`ere contenant les 4 sommets ainsi que le projet´e orthogonal ω de Ω sur le plan ABC.
(2) Que peut-on dire du projet´e orthogonal H de O sur le plan ABC ?
1. Indications : Indication 1.1.1 Utiliser | c |
2= cc.
Indication 1.1.2 Reconnaˆıtre une suite g´eom´etrique, la somme vaut :
cosn+11 αsin(n+1)α sinα
. Indication 1.1.3
(1) Raisonner par r´ecurrence sur n `a partir de l’in´egalit´e triangulaire.
(2) Dans le cas n = 2, on sait qu’on a ´egalit´e ssi z
1et z
2sont situ´es sur la mˆeme demi-droite partant de l’origine. Faire ensuite une d´emonstration par r´ecurrence.
Indication 1.2.1 Utiliser la formule du binˆome de Newton, S
0+S
1+S
2= 2
n, S
0+ jS
1+j
2S
2= (1 + j )
n= ( − 1)
nj
2n, S
0+ j
2S
1+ j
4S
2= (1 + j
2)
n= ( − 1)
nj
net faire la somme pour S
0. Faire intervenir j pour en d´eduire S
1et S
2.
Indication 1.2.2
(1) On trouve z
k= 2i exp
i a +
kπn, k ∈ [[0, n − 1]].
(2) Avec le produit des racines on a P
n(a) =
2n−11sinna sina
. Indication 1.2.3 cos
2px +
qπn=
212pP
2p k=02p k
exp i2(p − k)(x +
qπnd’o` u P
2n−1q=0
cos
2px +
qπ2n=
2n(
2pp)
22p
.
Indication 1.3.1 On a z = 1 ± 2i, z = − 4 ± 2i pour la premi`ere, z
k= 2
−1/16exp
−
iπ96+ i
kπ4pour la seconde, et enfin x
k= tan(
θ2k) pour
θ2k∈ /
π2+ π Z .
Indication 1.3.2 Poser x = x
12, y = y
12, x
1et y
1´etant choisis pour que : z = x
1y
1d’o` u
x+y2+ z
=
12( | x
1|
2+ | y
1|
2) +
12(x
1y
1+ x
1y
1), de mˆeme avec
x+y2− z .
Indication 1.3.3 ∆
′= (3 − a) +i(4 − b), les solutions sont z
1= 2 + i + δ, z
2= 2 + i − δ, δ
2= ∆
′. (1) | z
1| = | z
2| ⇔ y =
43x, x > 3.
(2) Argz
1= Argz
2⇔ y =
43x, 0 < x 6 1.
(3) On a la mˆeme chose qu’en 2. mais k est quelconque, donc x 6 1.
(4) On doit avoir : z
1− z
2= k(1 + i) o` u k ∈ R
∗et on obtient x = 3, y < 4.
(5) P d´ecrit le cercle de centre O et de rayon 5.
Indication 1.3.4 On a z = p ± δ o` u δ
2= ∆ = p
2− 1, le module et l’argument demand´e sont : p 2 | cos ϕ | et −
ϕ2si cos ϕ < 0,
π2−
ϕ2si cos ϕ > 0.
z
′+ i et z
′′+ i ont pour module √
2, p − i ± δ = e
−iϕ/22 sin(ϕ/2) ± √
− 2 cos ϕ
. Si cos ϕ > 0, c’est le contraire.
Si cos ϕ < 0 alors construire les solutions de l’´equation du second degr´e en prenant l’intersection d’une droite passant par le point A(0, 1) avec le cercle de centre B(0, − 1) de rayon √
2.
Indication 1.4.1 On montre que | f(x) | = e
αx(on a suppos´e f non nulle) puis on pose f (x)e
−αx= e
ig(x)grˆace au th´eor`eme du rel`evement. On a alors g(x+y) = g(x)+g (y)+N (x, y)2π o` u N est une fonction continue qui prend des valeurs enti`eres donc N = 0.
Indication 1.4.2 Ecrire que ´ e
ia+e
ib+e
ic= 0, soit 1+e
i(b−a)+e
i(c−a)= 0 d’o` u (`a une permutation pr`es) e
i(b−a)= j et e
i(c−a)= j
2ou utiliser une interpr´etation g´eom´etrique.
Indication 1.5.1 B(a, b, c, d) = − 1 ⇔ 2(ab + cd) = (a + b)(c + d) ⇔ 2ab = (a + b)d en prenant c comme origine, ce qui donne bien la propri´et´e demand´ee.
Pour la r´eciproque, supposer (A, B, C, D) cocycliques avec D l’unique point du cercle circonscrit au triangle ABC tel que CD soit sym´etrique de CM par rapport aux bissectrices de AC et BC. Si D
′est le point d’affixe d
′tel que B(a, b, c, d
′) = − 1, on montre que d
′= d.
Indication 1.5.2 (1) On a P
nk=1
a ¯
k(z − z
k) = − P
n k=1| z
k| .
(2) Prendre les modules dans l’´egalit´e ci-dessus. On aura ´egalit´e ssi les nombres complexes
¯
a
k(z − z
k) ont tous le mˆeme argument ou sont nuls (par r´ecurrence sur n).
(3) On cherche l’unique point O tel que les angles −→ OA, \ −−→ OB = −−→ OB, \ −→ OC = −→ OC, \ −→ OA = 2π 3 . Indication 2.1.1 Soient (a, b, c) un syst`eme de coordonn´ees barycentriques de M , les coor-
donn´ees barycentriques de A
′sont ( − a, a + b, a + c) et l’´equation barycentrique de AA
′: (a + c)y − (a + b)t = 0 (y et t ´etant les 2
i`emeet 3
i`emecoordonn´ees barycentriques). Par sym´etrie on a la solution : x = (a + b)(a + c), y = (b + c)(b + a), t = (c + a)(c + b) `a condition que x + y + t 6 = 0.
Indication 2.1.2 Si les coordonn´ees des points M
isont : M
1(a, 0), M
2(0, b), M
3(c, 1 − c) alors M
1M
2M
3align´es ⇔ ab − bc − a +ac = 0, P
a+c3,
b+13−c= (x, y). On remplace a et b en fonction de x, y et on exprime que l’´equation obtenue a au moins une solution. On obtient la condition x
2+ y
2+ xy − x − y > 0.
Indication 2.1.3 Soit par le calcul, on prend le rep`ere (O, −→
OA, −−→
OB) ou par la g´eom´etrie.
Indication 2.1.4 Equations barycentriques de ´ D
am:
tα + 1 − t tβ tγ
, D
bc:
0 t
′1 − t
′
o` u m
α β γ
avec α + β + γ = 1. D
aa′′
1 − t +
tα21
1−β
+
1−γ1tβ 2(1−γ)
tγ 2(1−β)
et on remarque que
α(1−α) 2(αβ+βγ+γα)
β(1−β) 2(αβ+βγ+γα)
γ(1−γ) 2(αβ+βγ+γα)
appartient `a D
aa′′∩ D
bb′′, sym´etrique en α, β, γ c.q.f.d.
Indication 2.2.1
(1) On exprime que a
′= tb + (1 − t)c et que −−→
AA
′⊥ −−→ BC d’o` u a
′=
a2+
a2b−cb−c
+
2(bbc−bc−c)
. (2) Soit ux + vy = h l’´equation d’une droite, poser α =
u+iv2et z = x + iy . L’´equation
de la droite orthogonale `a −−→
BC et passant par A s’´ecrit : (b − c)z + (b − c)z = h o` u h = 2 Re[(b − c)a] = (b − c)a + (b − c)a.
(3) ´ Ecrire que l’orthocentre cherch´e est `a l’intersection de la hauteur issue de A et de celle issue de C d’o` u z =
(b−c)(b−a)(c(b−a)+(b−c)(b−a)c−(b−a)(b−c)a−c)(b−a)−(b−c)(b−a)
=
ND. (4) Simplifier la derni`ere formule et obtenir z = a + b + c.
Indication 2.3.1 L’aire du triangle ABC est la moiti´e du d´eterminant det( −→ AB, −→ AC) d’o` u l’aire du triangle A
′B
′C
′vaut 7 fois celle du triangle ABC.
Indication 2.3.2 Choisir une b.o.n. dans laquelle a est proportionnel au premier vecteur et faire une homoth´etie.
Indication 2.4.1 Raisonner par l’absurde en supposant que A n’est pas contenu dans une droite, Prendre a ∈ A et D une droite tels que d(a, D) > 0 soit minimum puis consid´erer la projection orthogonale de a sur D.
Indication 2.5.1 On appelle O le centre du cercle, P et Q les points o` u se font les r´eflexions, A( − a, 0) et R le rayon du cercle. Q(x, √
R
2+ x
2), x ∈ [0, R]. On a : sin α =
Rx, cos α = q
1 −
Rx22, sin β = √
x+a(x+a)2+R2−x2
. Poser f(x) = sin β − sin 2α et utiliser le th´eor`eme des valeurs interm´ediaires.
Indication 3.1.1 On choisit P tel que −→
AP = ( − → C ∧ −→
AB)/AB
2alors (E) est la droite passant par P , parall`ele `a −→
AB.
Indication 3.2.1 On trouve A = a(a
2− b
2), B =
sin 4θsinθsi sin θ 6 = 0, B = 1 si sin θ = 0, C = cos 3θ.
Indication 3.2.2 D´evelopper le d´eterminant
2 sin(β−α
2 ) sin(α−2γ) sin(γ−2β)
cosα2cosβ2cosγ2
cos
α+β+γ2.
Indication 3.2.3
(1) D´eriver D(x) colonne par colonne.
(2) Comme D
′(x) est constant, D(x) est une fonction affine de x.
(3) Le cas o` u b = a se traite en en passant `a la limite.
Indication 3.2.4 On utilise ici la propri´et´e suivante : cos(2a
k) = 2 cos
2a
k− 1 et on fait des ma- nipulations sur les colonnes et les lignes, on trouve ∆ = (cos a
1− cos a
2)(cos a
2− cos a
3)(cos a
3− cos a
1).
Indication 3.3.1
(1) Pour p = n + 2, i ∈ [1, p], soit x
i∈ \
j6=i
C
j. On sait qu’il existe des r´eels non tous nuls λ
itels que P
pi=1
λ
ix
i= 0. On groupe alors les x
icorrespondant aux λ
i> 0 et ceux correspondant aux λi < 0. La r´eponse est non, il suffit de prendre en dimension 1 C
i =]0, 1/i[.
Si les C
isont compacts, alors on choisit x
pdans T
pi=1
C
iet on extrait une suite conver- gente.
(2) Pour chaque valeur de α ∈ ] − π/2, +π/2[, on projette S
iselon la direction de la droite D
αdu plan xOy, qui fait un angle α avec l’axe Oy, sur l’axe Ox. On reporte cette projection dans le plan z = tan α.
Indication 3.3.2 On prend pour axe Oz la perpendiculaire commune L `a D et D
′et pour plan xOy le plan parall`ele `a D et D
′passant par le milieu de AB.
Indication 3.3.3 C’est la droite L d’´equations : (c + 1)x + (c − 1)y − 2z = 0, (c + 1)(x − a) + (c − 1)(y − b) = 0.
Indication 3.4.1 Le cercle Γ de centre M(x, y, z) de rayon a situ´e dans un plan P orthogonal au vecteur − →
u = α − →
i + β − →
j + γ − →
k a pour ´equations : (X − x)
2+ (Y − y)
2+ (Z − z)
2= a
2, α(X − x) + β(Y − y) + γ(Z − z) = 0. On exprime la condition de tangence avec le plan XOY , le lieu cherch´e est inclus dans la sph`ere Σ d’´equation x
2+ y
2+ z
2= 2a
2et est contenu (pour des raisons ´evidentes) dans le cube | x | 6 a, | y | 6 a, | z | 6 a.
R´eciproque : il suffira de poser α
2= a
2− x
2, β
2= a
2− y
2, γ
2= a
2− z
2, on remonte alors les calculs ci-dessus d’o` u l’ensemble cherch´e :
Indication 3.4.2 On choisit un rep`ere orthonorm´e tel que les points aient pour coordonn´ees : A(a, 0, 0), B( − a/2, a √
3/2, 0), C( − a/2, − a √
3/2, 0), D(0, 0, a √
2). On trouve alors l’´equation d’une sph`ere de centre (0, 0,
2√a2) et rayon
√32√
2k
2− a
2lorsque k > √a2. Indication 3.4.3
(1) L’´equation de la sph`ere s’´ecrit x
2+ y
2+ z
2= 2(px + qy + rz) o` u (p, q, r) sont les coordonn´ees de Ω, on en d´eduit que p = a, q = b, r = c et R
2= p
2+q
2+r
2= a
2+b
2+c
2. Les coordonn´ees de ω sont :
b2ca2+c2(b22a+c2+a2)2b2,
b2c2b+c2(a22a+c2+a2)2b2,
b2c2(a+c2+b2a22)c+a22b2.
(2) H est l’orthocentre du triangle ABC.
1. Solutions Solution 1.1.1
(i) Comme | c |
2= cc, on a :
| c |
2= 1 ⇔ (a − b)(a − b) = (1 − ab)(1 − ab) ⇔ (1 − | a |
2)(1 − | b |
2) = 0.
(ii) On proc`ede de mˆeme.
Solution 1.1.2 On reconnaˆıt une suite g´eom´etrique de raison e
iαcos α . La somme vaut : 1
cos
n+1α
sin(n + 1)α sin α . Solution 1.1.3
(1) Imm´ediat, on raisonne par r´ecurrence sur n `a partir de l’in´egalit´e triangulaire.
(2) On ´etudie le cas n = 2. On sait que, dans l’in´egalit´e triangulaire, on a ´egalit´e ssi z
1et z
2sont situ´es sur la mˆeme demi-droite partant de l’origine.
En effet, on peut supposer par exemple que z
16 = 0 et diviser par z
1d’o` u
1 + z
2z
1= 1 +
z
2z
1soit, en posant Z = z
2z
1| 1 + Z | = 1 + | Z | . On ´ecrit Z = a + ib et cette derni`ere condition se traduit imm´ediatement par a > 0 et b = 0.
On fait maintenant une d´emonstration par r´ecurrence, on suppose que si | z
1+ · · · + z
n| =
| z
1| + · · · + | z
n| alors les images des z
isont tous sur la mˆeme demi-droite.
Si | z
1+ · · · + z
n+ z
n+1| = | z
1| + · · · + | z
n| + | z
n+1| alors on pose z
n′= z
n+ z
n+1et on utilise les in´egalit´es
| z
1+ · · · + z
n′| 6 | z
1| + · · · + | z
n′| 6 | z
1| + · · · + | z
n| + | z
n+1|
et comme on a ´egalit´e aux deux bouts, c’est qu’il y a les ´egalit´es | z
1+ · · · + z
n′| =
| z
1| + · · · + | z
n′| et | z
n+ z
n+1| = | z
n| + | z
n+1| . Grˆace `a l’hypoth`ese de r´ecurrence et la premi`ere ´egalit´e, on d´eduit que les images de z
1, . . . , z
n′sont toutes sur la mˆeme demi-droite, puis que les images de z
net z
n+1sont aussi sur cette mˆeme demi-droite.
Solution 1.2.1 A l’aide de la formule du binˆome de Newton, on a : ` S
0+ S
1+ S
2= 2
n,
S
0+ jS
1+ j
2S
2= (1 + j)
n= ( − 1)
nj
2n, S
0+ j
2S
1+ j
4S
2= (1 + j
2)
n= ( − 1)
nj
nd’o` u
S
0= 1 3
2
n+ ( − 1)
n(j
n+ j
2n) , S
1= 1
3
2
n+ ( − 1)
n(j
n+2+ j
2n+1) , S
2= 1
3
2
n+ ( − 1)
n(j
n+1+ j
2n+2) .
On peut alors faire des simplifications selon la congruence de n modulo 3.
Solution 1.2.2
(1) Les solutions sont donn´ees par z
k= 2i exp
i
a + kπ n
, k ∈ [[0, n − 1]].
(2) Le produit des racines vaut
n−1Q
k=0
z
k= ( − 1)
n[1 − e
i2na] = 2
ne
inai( − 1)
n+1sin aP
n(a) et donc P
n(a) = 1
2
n−1sin na
sin a . Solution 1.2.3 On a cos
2px + qπ n
= 1 2
2p 2pP
k=0 2p
k
exp
i2(p − k)(x + qπ n
. La somme `a calculer s’´ecrit donc 1
2
2p2p
P
k=0 2p
k
S
ko` u S
k=
2n−1
P
q=0
exp
i2(p − k)(x + qπ n
. Or S
k= 0 si p 6 = k, S
k= 2n si p = k d’o` u la relation
2n−1
X
q=0
cos
2px + qπ 2n
= 2n
2pp2
2pet on remarque que le membre de droite est ind´ependant de x.
Solution 1.3.1
• On a z
4+ 6z
3+ 9z
2+ 100 = (z
2+ 3z)
2+ 100 = (z
2+ 3z + 10i)(z
2+ 3z − 10i) et, en r´esolvant chacune des deux ´equations du second degr´e obtenues, on trouve z = 1 ± 2i, z = − 4 ± 2i.
Voir page 16 la r´esolution de l’´equation du second degr´e sur C .
• 1 − i
√ 3 − i = 1
√ 2 e
−iπ12, d’o` u les diff´erentes valeurs de z : z
k= 2
−1/16exp
− iπ
96 + i kπ 4
.
• On a 1 + ix
1 − ix = e
iθko` u θ
k= θ + 2kπ
n et donc x
k= tan( θ
k2 ) pour θ
k2 ∈ / π
2 + π Z .
Solution 1.3.2 On pose : x = x
12, y = y
12, x
1et y
1´etant choisis pour que : z = x
1y
1. Dans ce cas :
x + y 2 + z
= 1
2 | x
12+ 2x
1y
1+ y
12| = 1
2 | x
1+ y
1|
2= 1
2 ( | x
1|
2+ | y
1|
2) + 1
2 (x
1y
1+ x
1y
1)
x + y 2 − z
= 1 2 | x
12− 2x
1y
1+ y
12| = 1
2 | x
1− y
1|
2= 1
2 ( | x
1|
2+ | y
1|
2) − 1
2 (x
1y
1+ x
1y
1)
ce qui donne | x | + | y | =
x + y 2 + z
+
x + y 2 − z
.
Solution 1.3.3 Voir page 16 la r´esolution de l’´equation du second degr´e sur C .
∆
′= (3 − a) + i(4 − b) et les solutions z
1, z
2s’´ecriront : z
1= 2 + i + δ, z
2= 2 + i − δ o` u δ
2= ∆
′. (1) | z
1| = | z
2| ⇔ δ = ki(2 + i) o` u k ∈ R et en ´elevant au carr´e (on garde toujours l’´equivalence), on a : a − 3 = 3k
2, b − 4 = 4k
2donc P se trouve sur la
12droite : y =
43x, x > 3.
(2) Argz
1= Argz
2⇔ δ = k(2 + i) o` u k ∈ [ − 1, 1] ⇔ δ
2= k
2(3 + 4i) ⇔ (a = 3(1 − k
2)), (b = 4(1 − k
2)). On est donc sur la mˆeme droite, mais ici, 0 < x 6 1.
(3) On a la mˆeme chose qu’en 2. mais k est quelconque, donc x 6 1.
(4) On doit avoir : z
1− z
2= k(1 + i) o` u k ∈ R
∗i.e. 2δ = k(1 + i) ⇔ a = 3, b < 4, ce qui est repr´esent´e par la
12droite : x = 3, y < 4.
(5) Si on ´ecrit δ = x + iy alors : z
1= 2 + x + i(1 + y), z
2= 2 − x + i(1 − y). Donc les vecteurs −−→
OM et −−→
OM
′sont orthogonaux ssi x
2+ y
2= 5. Comme x
2+ y
2= √
a
2+ b
2, P d´ecrit le cercle de centre O et de rayon 5.
Solution 1.3.4 Voir page 16 la r´esolution de l’´equation du second degr´e sur C .
(1) On a z = p ± δ o` u δ
2= ∆ = p
2− 1. Comme p = e
i(π/2−ϕ)on a p
2− 1 = − 2e
−iϕcos ϕ, d’o` u le module et l’argument demand´e : p
2 | cos ϕ | et
− ϕ
2 si cos ϕ < 0 π
2 − ϕ
2 si cos ϕ > 0 .
(2) On a p + i = i [e
−iϕ+ 1] = i2e
−iϕ/2cos(ϕ/2) et p + i ± δ = e
−iϕ/2i2 cos(ϕ/2) ± √
− 2 cos ϕ
donc z
′+ i et z
′′+ i ont pour module √ 2.
p − i = 2e
−iϕ/2sin(ϕ/2) et p − i ± δ = e
−iϕ/22 sin(ϕ/2) ± √
− 2 cos ϕ
= e
−iϕ/2A
±; or A
+.A
−= 2 > 0, donc z
′− i et z
′′− i ont mˆeme argument.
Si cos ϕ > 0, c’est le contraire.
(3) Si cos ϕ < 0 alors on peut construire les solutions de l’´equation du second degr´e en prenant l’intersection d’une droite passant par le point A(0, 1) avec le cercle de centre B(0, − 1) de rayon √
2.
Solution 1.4.1 Montrons tout d’abord que | f(x) | = e
αx(on a suppos´e f non nulle).
• Si f s’annule en un point a alors f (x) = f (a)f(x − a) = 0 ce qui a ´et´e ´ecart´e donc f ne s’annule en aucun point.
• f(x) = [f (
x2)]
2> 0 donc f prend des valeurs strictement positives.
• Posons g = ln f , g v´erifie g(x + y) = g(x) + g(y). On v´erifie alors les points suivants : – g (0) = 0 et g( − x) = − g(x),
– g (nx) = ng(x) d’abord pour n ∈ N puis pour n ∈ Z ,
– qg(
pqx) = g(px) = pg(x) pour (p, q) ∈ Z × N donc g(
pq) =
pqg(1).
– Comme g est continue on prend la suite x
n= E(10
nx)
10
nqui tend vers x. g(x
n) = x
ng(1) et par continuit´e, g(x) = xg(1).
On obtient le r´esultat annonc´e en passant aux exponentielles.
d’o` u f (x)e
−αx= e
ig(x)grˆace au th´eor`eme du rel`evement. On a alors g(x + y) = g (x) + g(y) + N (x, y)2π o` u N est une fonction continue qui prend des valeurs enti`eres donc N = 0.
Remarque le th´eor`eme du rel`evement est encore valable dans le cas des fonctions simplement continues aussi peut-on supprimer l’hypoth`ese f de classe C
1.
Solution 1.4.2 Les 2 relations propos´ees sont ´equivalentes `a e
ia+ e
ib+ e
ic= 0, soit 1 + e
i(b−a)+ e
i(c−a)= 0 d’o` u (`a une permutation pr`es) e
i(b−a)= j et e
i(c−a)= j
2(si 1 + z + z
′= 0 o` u z et z
′sont de module 1 alors, en prenant les parties r´eelles et imaginaires on obtient Im z = − Im z
′et Re z + Re z
′= − 1. Comme | z | = | z
′| alors Re z = ± Re z
′, mais Re z =
− Re z
′est impossible donc Re z = Re z
′= 1
2 ce qui permet finalement de conclure—une
interpr´etation g´eom´etrique donne aussi le r´esultat mais de mani`ere imm´ediate). On a alors
e
2ia+ e
2ib+ e
2ic= e
2ia(1 + j
2+ j
4) = 0.
Solution 1.5.1 B(a, b, c, d) = − 1 ⇔ 2(ab + cd) = (a + b)(c + d) ⇔ 2ab = (a + b)d en prenant c comme origine. Alors, comme [ −−→ CM] = z = a + b
2 , ab = zd ce qui donne bien la propri´et´e demand´ee.
Pour la r´eciproque, on suppose (A, B, C, D) cocycliques tel que D soit l’unique point du cercle circonscrit au triangle ABC tel que la droite CD soit sym´etrique de la droite CM par rapport aux bissectrices de AC et BC. Soit D
′le point d’affixe d
′tel que B(a, b, c, d
′) = − 1, compte tenu de la d´emonstration pr´ec´edente on sait que D
′est situ´e sur l’intersection de la sym´etrique de la droite CM par rapport aux bissectrices de AC et BC. Comme cette intersection est d´etermin´ee de mani`ere unique on a D = D
′d’o` u d
′= d i.e. B(a, b, c, d) = − 1 c.q.f.d.
Solution 1.5.2 (1) On a
n
X
k=1
¯
a
k(z − z
k) = z
n
X
k=1
¯ a
k−
n
X
k=1
| z
k|
2| z
k|
= −
n
X
k=1
| z
k|
car P
nk=1
¯ a
k= 0.
(2) On prend les modules dans l’´egalit´e ci-dessus et on a imm´ediatement l’in´egalit´e de- mand´ee.
On aura ´egalit´e ssi les nombres complexes ¯ a
k(z − z
k) ont tous le mˆeme argument ou sont nuls : on d´emontre ceci par r´ecurrence sur n, nombre des (a
k) non nuls.
Pour n = 2 c’est le cas d’´egalit´e dans l’in´egalit´e de Minkowski.
Si c’est vrai `a l’ordre n alors
| a
1+ · · · + a
n+1| 6 | a
1+ · · · + a
n| + | a
n+1| 6
n
X
k=1
| a
k| + | a
n+1| =
n+1
X
k=1
a
kdonc | a
1+ · · · + a
n| = P
nk=1
| a
k| , les a
kont donc mˆeme argument, il en est de mˆeme de a
n+1. Soit θ l’argument commun alors Arg P
nk=1
¯
a
k(z − z
k) = θ donc θ = π et donc z = z
kou Arg (z − z
k) = Arg z
k+ π ce qui signifie autrement que 0, z, z
ksont align´es. Comme on a suppos´e que les points d’affixe z
ksont non align´es alors z = 0.
(3) On cherche un point O tel que les angles −→ \ OA, −−→
OB = −−→ \ OB, −→
OC = −→ \ OC, −→
OA = 2π
3 (il suffit de prendre l’intersection de la portion de cercle passant par les points A et B , ensemble des points M tels que −→ \
OA, −−→
OB = 2π
3 avec la portion de cercle passant par les points B et C, ensemble des points M tels que −−→ \
OB, −→
OC = 2π
3 . Cet intersection est non vide car les angles ont ´et´es suppos´es inf´erieurs `a 2π
3 ). O sera pris comme origine, il est unique.
Soient maintenant z
1, z
2, z
3les images des points A, B, C ; OA + OB + OC r´ealise le minimum cherch´e, et grˆace au r´esultat de la question pr´ec´edente, il est unique.
Solution 2.1.1 Soient (a, b, c) un syst`eme de coordonn´ees barycentriques de M , les coordonn´ees
barycentriques de A
′sont ( − a, a + b, a + c) (il suffit de faire intervenir le sym´etrique A
1de A
par rapport `a BC) d’o` u l’´equation barycentrique de AA
′: (a + c)y − (a + b)t = 0 (y et t ´etant les 2
i`emeet 3
i`emecoordonn´ees barycentriques).
Puis, comme BB
′: (b + c)x − (b + a)t = 0, CC
′: (b + c)x − (c + a)y = 0 on a la solution : x = (a + b)(a + c), y = (b + c)(b + a), t = (c + a)(c + b) `a condition que x + y + t 6 = 0 ce qui repr´esente un cercle passant par les points A
1, B
1, C
1sym´etriques de A, B , C par rapport `a BC, CA, AB .
Solution 2.1.2 Les coordonn´ees des points M
isont :
M
1(a, 0), M
2(0, b), M
3(c, 1 − c).
M
1M
2M
3align´es ⇔ ab − bc − a + ac = 0. (1) Alors P
a + c
3 , b + 1 − c 3
= (x, y). On remplace a et b en fonction de x, y dans (1) et on exprime que l’´equation obtenue : c
2− c(2x − 2y + 1) + 2x − 3xy = 0 a au moins une solution.
On obtient la condition
x
2+ y
2+ xy − x − y > 0
en exprimant que le discriminant de l’´equation en c est > 0. La r´eciproque est imm´ediate et l’ensemble cherch´e est une ellipse (voir page 205 comment r´eduire une conique ayant un terme en xy ).
Solution 2.1.3 On appelle O le point d’intersection de AC et BD et on prend le rep`ere (O, −→
OA, −−→ OB) alors avec D 0
λ
et C µ
0
on a : N 1/λ
0
et M 0
1/µ
d’o` u λµ −−→
MN = −−→ DC.
Ce r´esultat est imm´ediat si on fait un dessin et si on utilise le th´eor`eme de Thal`es.
Solution 2.1.4 Equations barycentriques de ´ D
am:
tα + 1 − t tβ tγ
, D
bc:
0 t
′1 − t
′
o` u m
α β γ
avec α + β + γ = 1 (on s’est plac´e dans la base affine (a, b, c)). On obtient alors
a
′
0 β/(1 − α) γ/(1 − α)
ainsi que b
′et c
′par sym´etrie ; on a : a
′′
1 2
α 1 − β + 1
2 α 1 − γ 1
2 β 1 − γ 1 2
γ 1 − β
d’o` u
D
aa′′
1 − t + tα 2
1
1 − β + 1 1 − γ
tβ 2(1 − γ)
tγ 2(1 − β)
on remarque que
α(1 − α) 2(αβ + βγ + γα)
β(1 − β) 2(αβ + βγ + γα)
γ(1 − γ) 2(αβ + βγ + γα)
appartient `a
D
aa′′∩ D
bb′′, sym´etrique en α, β, γ c.q.f.d.
Solution 2.2.1
(1) On exprime que a
′= tb + (1 − t)c et que −−→
AA
′⊥ −−→
BC soit
Re[(a − tb − (1 − t)c)(c − b)] = 0 ⇔ t = Re[(a − c)(c − b)
| c − b |
2. d’o` u a
′= Re[(a − c)(c − b)]b + Re[(a − b)(b − c)]c
| b − c |
2ce qui se simplifie encore sous la forme a
′= a
2 + a 2
b − c
b − c + bc − bc 2(b − c) .
(2) Soit ux + vy = h l’´equation d’une droite (avec (u, v) 6 = (0, 0)), on pose α = u + iv et z = x + iy alors l’´equation de la droite s’´ecrit de mani`ere ´equivalente sous la forme 2 αz + αz = h = 2 Re(αz ). α est en fait l’affixe d’un vecteur perpendiculaire `a D.
On obtient alors imm´ediatement l’´equation de la droite orthogonale `a −−→
BC et passant par A : (b − c)z + (b − c)z = h o` u h = 2 Re[(b − c)a] = (b − c)a + (b − c)a.
(3) On ´ecrit, par exemple, que l’orthocentre cherch´e est `a l’intersection de la hauteur issue de A et de celle issue de C
( (b − c)z + b − cz = (b − c)a + b − ca (b − a)z + b − az = (b − a)c + b − ac et on r´esout ce syst`eme en z d’o` u
z = (b − c)(b − a)(c − a) + (b − c)(b − a)c − (b − a)(b − c)a (b − c)(b − a) − (b − c)(b − a) = N
D . (4) On simplifie la derni`ere formule en utilisant le fait que a = 1
a , b = 1
b , c = 1
c . On a ainsi abcD = (b − c)(a − b)c − (b − a)(c − b)a = (b − c)(a − b)(c − a)
abcN = (b − c)(b − a)(a − c)b + (b − c)(a − b)c
2− (b − a)(c − b)a
2= (b − c)(b − a)(c − a)(b + c + a) soit finalement z = a + b + c.
Remarque : si on prend un triangle quelconque, on peut faire une translation pour ramener l’origine an centre du cercle circonscrit. Avec une homoth´etie on se ram`ene aussi au cas o` u ce cercle est de rayon 1. Le centre de gravit´e admet a + b + c
3 comme
affixe et on vient de voir que l’orthocentre avait a + b + c comme affixe donc les trois points en question sont align´es et on peut dire mˆeme que −−→
OH = 3 −→
OG o` u O est le centre du cercle circonscrit, G le centre de gravit´e et H l’orthocentre.
Solution 2.3.1 On utilise le fait que l’aire du triangle ABC est la moiti´e du d´eterminant det( −→
AB, −→
AC) (au signe pr`es). On a alors det( −−→
A
′B
′, −−→
A
′C
′) = det( −−→
A
′B + 2 −−→
BC, −−→
AC
′+ 2 −→
BA) = − det( − −→
AB + 2 −−→
BC, −→
AC + 2 −→
AB)
= det( −→ AB, −→ AC) + 2 det( −→ AB, −−→ BC) − 2 det( −−→ BC, −→ AC)
= det( −→
AB, −→
AC) + 2 det( −→
AB, −→
AC) + 2 det( −→
AC, −−→
BC)
= 7 det( −→
AB, −→
AC)
donc l’aire du triangle A
′B
′C
′vaut 7 fois celle du triangle ABC.
Remarque : le rapport des aires ne change pas lorsque l’on fait une transformation affine,
on peut donc envoyer le triangle ABC sur le triangle A
1B
1C
1o` u A
1est l’origine du rep`ere orthonorm´e, B
11 0
et C
10 1
. On obtient alors A
′2
0
, B
′− 1
2
et C
′0
− 1
et par un calcul simple on arrive `a det( −−→
A
′B
′, −−→
A
′C
′) = 7.
Solution 2.3.2 On peut choisir une base orthonorm´ee dans laquelle a est proportionnel au premier vecteur, en faisant une homoth´etie, on peut mˆeme prendre pour a ce premier vecteur.
On a alors det(a, b) = b
2et
(a | c) (a | d) (b | c) (b | d)
=
c
1d
1(b | c) (b | d)
= (b | c
1d − d
1c) = b
2det(c, d) car la premi`ere coordonn´ee du vecteur c
1d − d
1c est nulle.
Solution 2.4.1 On raisonne par l’absurde en supposant que A n’est pas contenu dans une droite.
Soient a ∈ A et D une droite tels que d(a, D) > 0 soit minimum (on sait que c’est possible car on travaille sur un ensemble fini). D passe par trois points de A : b, c, d.
• Si la projection orthogonale de a est `a l’ext´erieur du segment bcd alors la droite joignant a au plus ´eloign´e (par exemple d) et le point le plus proche de a (dans la direction de d) permettent d’avoir une contradiction.
• Si la projection de a est dans le segment bcd, en supposant que bc soit du mˆeme cot´e, c ´etant le plus ´eloign´e, alors la droite ac et le point b permettent l`a aussi d’avoir une contradiction.
Solution 2.5.1 On appelle O le centre du cercle, P et Q les points o` u se font les r´eflexions, A( − a, 0) et R le rayon du cercle. Q(x, √
R
2+ x
2), x ∈ [0, R]. On a : sin α = x
R , cos α = r
1 − x
2R
2, sin β = x + a
p (x + a)
2+ R
2− x
2. Posons f(x) = sin β − sin 2α, f (R) = 1 et f
R
√ 2
= sin β − 1 6 0 donc le th´eor`eme des valeurs interm´ediaires nous assure l’existence d’une solution.
Solution 3.1.1 On a :
−−→ AM ∧ −−→ BM = ( −→ AB + −−→ BM ) ∧ −−→ BM = −→ AB ∧ −−→ AM . Pour que l’ensemble soit non vide, il faut que − →
C ⊥ −→
AB . On choisit P tel que −→
AP = ( − → C ∧ −→
AB )/AB
2alors (E) est la droite passant par P , parall`ele `a
−→ AB.
Remarque : la technique utilis´ee ici est celle des ´equations lin´eaires, lorsque le syst`eme est possible ( − →
C ⊥ −→
AB ) on cherche une solution particuli`ere P sous une forme simple (!) et on
rajoute l’ensemble des solutions de l’´equation homog`ene.
Solution 3.2.1 On a : A = a(a
2− b
2).
B = sin 4θ
sin θ si sin θ 6 = 0, B = 1 si sin θ = 0.
C = cos 3θ.
Solution 3.2.2 Le d´eveloppement du d´eterminant nous donne : 2 sin(
β−2α) sin(
α−2γ) sin(
γ−2β)
cos
α2cos
β2cos
γ2cos α + β + γ 2
(il faut ˆetre un expert en formule de trigonom´etrie pour arriver `a ce r´esultat !).
Solution 3.2.3
(1) On d´erive D(x) colonne par colonne, `a chaque fois, on aura une colonne de 1 que l’on retranchera aux autres colonnes, on aura ainsi une somme de d´eterminants ne d´ependant pas de x.
Remarque : le calcul de la d´eriv´ee d’un d´eterminant (application multilin´eaire) peut se faire effectivement colonne par colonne (comme le calcul de la d´eriv´ee d’un produit), c’est la g´en´eralisation de la proposition 6.1.1 page 247 o` u l’on d´erive une application bilin´eaire.
(2) Comme D
′(x) est constant, D(x) est une fonction affine de x. D( − a) = ω(a), D( − b) = ω(b), d’o` u D(x) = b + x
b − a ω(a) + a + x
a − b ω(b) et D = D(0) = bω(a) − aω(b) b − a .
(3) Le cas o` u b = a se traite en consid´erant que D est une fonction de b, continue (c’est un polynˆome) et en passant `a la limite dans l’expression ci-dessus on trouve D = ω(a) − aω
′(a).
Solution 3.2.4 On utilise ici la propri´et´e suivante : cos(2a
k) = 2 cos
2a
k− 1. On ajoute la premi`ere colonne `a la derni`ere, le d´eterminant est alors ´egal `a
∆ = 2
1 cos a
1cos
2a
11 cos a
2cos
2a
21 cos a
3cos
22a
3.
On retranche alors la premi`ere ligne aux deux autres lignes, on met cos a
2− cos a
1et cos a
3− cos a
1en facteur et on termine les calculs pour trouver ∆ = (cos a
1− cos a
2)(cos a
2− cos a
3)(cos a
3− cos a
1).
Solution 3.3.1
(1) Pour p = n + 2, i ∈ [1, p], soit x
i∈ \
j6=i
C
j. Comme la famille (x
i− x
1)
i∈[[2,n+1]]est li´ee alors α
2(x
2− x
1) + · · · + α
p(x
p− x
1) = 0 donc si on pose λ
1= −
p
P
i=2
α
iet λ
i= α
ipour i > 2 alors
p
P
i=1
λ
ix
i= 0 avec
p
P
i=1
λ
i= 0, les λ
i´etant non tous nuls. On groupe alors les x
icorrespondant aux λ
i> 0 et ceux correspondant aux λi < 0 et on a par cons´equent P
i∈I+
λ
ix
i= P
i∈I−
( − λ
i)x
i=
P
i∈I+
λ
iy o` u I
+= { i ∈ [[1, p]] | λ
i> 0 } et I
−= { i ∈ [[1, p]] | λ
i< 0 } . y ∈
p
\
i=1
C
i(si I
−= ∅ alors la somme sur I
−est nulle).
La r´ecurrence se fait alors de la mˆeme fa¸con.
La r´eponse est non, il suffit de prendre en dimension 1 C
i=]0, 1/i[.
Si les C
isont compacts, alors on choisit x
pdans
p
\
i=1