HAL Id: dumas-01709623
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Net Infos Médias
Nicolas Lehu
To cite this version:
Nicolas Lehu. Net Infos Médias. Sciences de l’information et de la communication. 2000. �dumas-01709623�
Nicolas LEHU
MAITRISE EN
Sciences del'Information et de laDocumentation
Rapport de stage
Stageeffectué du 18 juin 2000 au 18 août 2000 A
5, avenue del'Europe, 80000 Amiens
Sous la direction de :
M.
Bertoneche,
responsable
universitaire
M.
Fauvet,
responsable
professionnel
LILLE 3 Octobre 2000
UNIVERSITE CHARLES DE GAULLE
UFRIDIST
Table
desMatières
INTRODUCTION 5
1. CONCEPTIOND'UN SITE PORTAIL D'INFORMATION 6
1.1. NetInfosMedias, pourune autre vision des«jeunespousses». 6
1.1.1. NetlnfosMédias : unefiliale des Editions Franck Van Wymeersch 6
1.1.2. Compétences 6 1.1.3. Moyens techniques 7 1.2. leprojeti-plcardie 8 1.2.1. Motivationsde /'entreprise 8 1.2.2. Objectifs duprojet 9 1.2.3. Mission 9
1.3. leconceptde « site portaild'information» 10
1.3.1. Essaide définition 10
1.3.1.1. Principe du site portail d'information 10
1.3.1.2. Laquestion des contenus 11
1.3.2. Les sitesportails de référence 12
1.3.3. Intérêts économiques 14
1.3.3.1. Lesrevenus des Internet 14
1.3.3.2. Les modes de diffusion de lapublicitésurInternet 16
1.3.3.3. Les revenus de lapublicité 17
2. ELABORATIONDU CAHIERDES CHARGES 19
2.1. CREERLEPORTAIL DE REFERENCE DE LAPICARDIE 19 2.1.1. Recherchedeprécisionssurle conceptde siteportail
d'information etconstitutionsd'un répertoirede signets 19
2.1.2. Analyse dessitesportails régionaux existants 20 2.1.2.1. Lessites de type « annuaire oumoteur de recherche » :
l'exemple de Portailand40 21
2.1.2.2. Les sites detype «journal d'information régionale » :
2.1.2.3. Les sites detype « liens utiles » : l'exemple de Provence Web 24
2.1.2.4. Les sitesconcurrentsenPicardie 25 2.2. De l'etatdes lieux a lamaquetteHTML 26 2.2.1. Réflexionsurles modes denavigation 26
2.2.2. Considérationssur les contenus 26
2.2.3. Choix des services 27
2.2.3.1. Les différents services recensés 27
2.2.3.2. L'acquisitiondeces services 29
2.2.4. Précautionsjuridiques 30
2.2.5. Réalisation techniquede la maquette 31
3. UNPROJET AMBITIEUX NECESSITANT UNE BONNE
COORDINATION DE TOUTES LES RESSOURCES HUMAINES,
TECHNIQUES ETECONOMIQUES 33
3.1. lafonction deconcepteur web extste-t-elle vraiment? 33
3.1.1. « Cyberculture » ? 33
3.1.2. La chaîne deproduction multimédia 34
3.1.3. Deslogiciels de plus enplus complexes 35 3.1.4. Dessolutions techniquesde plusenplus inaccessiblespourles profanes 36
3.2. Suitedu projet i-Picardœ 38
3.2.1. Travail restantàfaire 38
3.2.1.1. Délais dedéveloppement 38
3.2.1.2. Dispositions légales 38
3.2.1.3. Promotionetréférencement du site 39
3.2.2. Ambitions etlimites duprojet 39
3.2.2.1. Le problème des «heures creuses » 39
3.2.2.2. Le financement du site 39
3.2.2.3. Lagestion des contenus 40
CONCLUSION 41
BIBLIOGRAPHIE 42
Introduction
Parmi ce qu'on appelle les Nouvelles Technologies de l'Information et de
la Communication, Internet est l'une de celles qui ont suscité le plus de
fantasmes. Dès ses débuts, Internet a été perçu comme le moyen de résoudre
tous les problèmes de médiation des savoirs qu'avaient connu ses
prédécesseurs comme le minitel par exemple. L'Internet des débuts, c'est celui
des autodidactes passionnés d'informatique, ce qui se résumait pour eux à
l'utilisation de langages de programmation. Ils ont fait figure de pionniers, de
héros en bâtissant les premiers sites. Passé l'engouement de cette glorieuse
époque, il convient aujourd'hui de réfléchir sur les enjeux et contraintes de la
transmission de l'information dans le monde de l'édition numérique sur Internet.
Pour observer concrètement ces nouvelles pratiques éditoriales
qu'impliquent les technologies numériques, j'ai choisi d'effectuer mon stage
dans société d'édition multimédia. Mon choix s'est porté sur les Editions Franck
Van Wymeersch, qui ont la particularité de publier à la fois des produits sur les supports classiques, les supports « papier », et parallèlement sur les supports
numériques dont fait partie Internet.
Cette société a pour ambition de créer un site portail d'information
consacré en Picardie et aux Picards. Qu'est-ce qui fait d'un site un portail ? Ce
stage a été l'occasion d'analyser et de préciser ce concept, par la réalisation
d'une étude des sites portails, la réalisation d'un cahier des charges pour ce
projet baptisé « i-Picardie », ainsi que d'une maquette du site. Il s'agissait là
d'une occasion de mettre en pratique le regard critique acquis au cours de la
Maîtrise de Sciences de l'Information et de la Documentation ainsi que par mon
expérience personnelle de l'utilisation d'Internet. Il s'agissait aussi d'observer et
d'intégrerun milieu professionnel magnifiésous le nom de « start-up », mais qui
est avant tout une société d'édition, avec son organisation, ses technique, ses
langages.
1.Conception
d'un
site portaild'information
1.1. NetlnfosMedias, pour une autre
vision
des
<<jeunes
pousses »
1
1.1.1. NetlnfosMédias : une filiale des Editions Franck Van
Wymeersch
J'ai effectué mon stage au sein de la société d'édition multimédia
NetlnfosMédias. Cette société a été fondée il y a un an par M.Van Wymeersch,
qui en est toujours le directeur général, avec M. Fauvet, actuellement chef de
projet NetlnfosMedias. Cette dernière est une filiale de la société Editions
Franck Van Wymeersch & RESEC (Réseau Educatif de Sensibilisation à
l'Environnement et à la citoyenneté) créée il y a plusieurs années par M. Van
Wymeersch, lequel a choisi une spécialisation dans l'édition liée à
l'environnement et à la citoyenneté. La société NetlnfosMedias s'appuie sur
cette structure dont elle tire profit en ce qui concerne les locaux, la gestion et la
comptabilité qui sont assurés par M.Van Wymeersch, les compétences, les
contacts, et la clientèle.
Les services proposés par la société NetlnfosMedias sont les suivants :
• Conseil, assistance et audit NTIC
• Architecture etconduite de projet Internet, intranet & multimédia
• Conception et création graphique
• Productionet Développement
• Configurations, montée
en charge, tests et sécurité hébergement outils et
sites web
• Transfert de compétenceset formation
• Référencement et gestion trafic
1.1.2. Compétences
La société NetlnfosMédias n'emploie que trois personnes : un chef de
projet multimédia, un développeur, et un intégrateur.
1
« Jeune pousse
» : termefranciséde « Start-up » retenuparl'Académie Française.
La fonction du chef de projet multimédia est la plus transversale qui soit
puisque sa mission première est de gérer l'ensemble du processus de création
et d'administration des projets, en veillant à faire travailler toutes les fonctions
spécialisées de manière coordonnée : développeur, intégrateur HTML,
infographiste, responsables éditoriaux...
Le rôle du développeur est de permettre l'interrogation du serveur
Internet par le public. En règle générale, il intervient dès qu'il qu'un site
nécessite une base de données. C'est lui qui va, grâce aux langages de
programmation, permettre la communication entre la base de données et le
serveurweb.
Le rôle d'un intégrateur HTML consiste àmonter les pages d'un site web,
en y assemblant l'ensemble des éléments dédiés par le chef de projet ou le
webmaster, en y assemblant l'ensemble des éléments décidés par le chef de
projet : les textes, les images, les liens hypertextes, les tableaux, etc. Sa
fonction pourrait être comparée à celle du maquettiste dans l'édition : il est celui
qui va mettre en pages les choix graphiques et éditoriaux.
La société NetlnfosMédias peut aussi profiter des compétences des
employés des éditions RESEC. Les contenus sont généralement fournis par les
clients, mais ils peuvent à l'occasion être rédigés par les deux rédacteurs de
RESEC, voire par M. Van Wymeersch lui-même. Un infographiste, apte à
définir la charte graphique des sites et à en dessiner les éléments graphiques,
et un infographiste flash designer, c'est à dire un graphiste spécialisé dans
l'imagerie vectorielle animée, sont également mobilisables. Au sein de cette petite structure, le rôle de chacun et les relations internes sont donc peu
formalisés. Le principal atoutde cette structure est la polyvalence.
1.1.3. Moyens techniques
L'ensemble des Editions FVW (Franck VanWymeersch) est installé dans
le même bâtiment, chaque société se trouvant à une extrémité. La partie
RESEC est équipée d'ordinateurs Macintosh puissants et reliés entre eux par
un réseau local à haut débit. Ils sont eux-même reliés par câbles au réseau
local NetlnfosMédias. Cette société d'édition multimédia est équipée
problèmes de transmission et de compatibilité des données. De plus, les
Editions disposent d'un équipement haut de gamme de numérisation et
d'impression. Néanmoins, seuls les produits finis des éditions RESEC sont
conservés sur papier, et la conservation sur papier est quasiment inexistante
dans la section NetlnfosMédias. La totalité des fichiers importants (des travaux
en cours jusqu'aux matrices des productions finales) sont stockés
régulièrement surdes CD-Roms répertoriés au sein de bases de données.
En ce qui concerne les logiciels, les moyens sont aussi à la hauteur des
ambitions. L'entreprise dispose des dernières versions de tous les meilleurs
logiciels de PAO, que ce soit pour l'édition papier ou multimédia. Dans un
domaine en constante évolution comme celui de l'informatique et des logiciels,
se mène une course effrénée à la performance. Une nouvelle version de
chaque logiciel haut de gamme de PAO, que ce soit de traitement de texte, de graphisme, d'édition HTML ou autres, sort sur le marché tous les 2 ans au
minimum. De plus, ils sont de plus en plus gourmands en ressources de
machines, ce qui impose aussi un renouvellement fréquent de ces dernières.
1.2. Le
projet i-Picardie
1.2.1. Motivations de l'entreprise
Le projet de site portail d'information pour les Picards est relativement
récent. L'idée est venue de M. Van Wymeersch qui rédige depuis longtemps
des contenus pour diverses publications. Il s'agirait donc avant tout de mettre à
profit les contenus informationnels générés par lui-mêmeet les rédacteurs de la
société. M. Van Wymeersch souhaiterait aussi créer une alternative au
monopole du Courrier Picard, seul quotidien d'information pour toute la
Picardie. Ce portail proposerait donc aux Picards une vision critique de
l'information, que ce soit d'actualité ou plus structurelle, voire une vision satyrique. Il s'agirait aussi de se positionner sur un créneau d'Internet encore
1.2.2. Objectifs du projet
Ce projet n'est pas réalisable parlesemployés des Editions car il n'a pas
d'enjeux économiques immédiats et que les carnets de commandes de la
société sont pleins. Il n'yacependant pasde délais à respecteret sa réalisation
mettra le temps qu'il faudra. Il s'agit au cours de ce stage de définirce qu'est un
site portail d'information, avec un public bien ciblé dans une zone géographique
précise : la population picarde. Partant de rien, les ambitions pour ce site sont d'acquérir une certaine renommée régionale par la qualité des informations et services fournis, ainsi que par son la qualité de son référencement sur les
différents moteurs et annuaires de recherche. Il s'agira donc de trouver les
moyens de fidéliser et d'accroître son public.
1.2.3. Mission
L'objectif de ce stage est de fournir un cahier des charges pour l'élaboration de ce site, baptisé i-Picardie, à la société Editions FVW, ainsi
qu'une maquette du site. Il ne s'agit en aucun cas de rédiger des contenus,
mais d'étudier le concept de site portail d'information et de concevoir la
réalisation d'un tel site en proposant un système de navigation, une
organisation de l'information à l'écran, et d'étudier les différents services (gratuits ou non) qui pourraient être intégrés au site. Je suis la seulepersonneà
travailler sur ce projet sous la responsabilité de M. Fauvet, chef de projet de la
société NetlnfosMedias.
Des moyens techniques conséquents ont été mis à ma disposition. J'ai
pu disposerd'un bureau personnel, d'un ordinateur puissant, de l'ensemble des logiciels de PAO utilisés par la société, d'une connexion à Internet permanente
et à haut débit, ainsi que d'un espace personnel illimité sur les disques durs du
serveur local.
L'ensemble des postes informatiques de la société se trouve dans la
même pièce, ce qui me permet d'être en contact permanent avec le personnel. Le stage incluait parallèlement la participation aux différents projets en
« papier » pour leur diffusion sur Internet. Afin de me familiariser
avec les outils
d'édition multimédia, j'ai été chargé en début de stage de réaliser l'adaptation
HTML d'une revue éditée par les Editions RESEC pour le compte du
Département d'Information sur la Formation et l'Emploi. Il s'agissait simplement
de transposer les contenus disponibles sous forme de fichiers du logiciel de
traitement de texte Xpress vers des pages HTML grâce au logiciel d'édition
HTML Macromedia Dreamweaver. L'accomplissement de ce travail aura pris
environ 80 heures. L'interface de navigation a été exécutée par l'intégrateur de
NetlnfosMédias, qui s'est charge aussi de la mise en ligne de ces pages au
sein du site du DIFE à l'adresse http://www.dife.com/. Ces travaux annexes ne
m'ont cependant pas permis d'entrevoir leconcept de site portail.
1.3. Le concept
de
«site portail d'information
»1.3.1. Essai de définition
1.3.1.1. Principe du site portail d'information
Il est très difficile d'établir une typologie des sites Internet tant la liberté
d'expression et l'absence de normes laissent la porte ouverte à une grande
diversité de contenus et d'interfaces. Un site portail d'information serait un site
qui draine une forte audience grâce à un certain nombre de services offerts aux
internautes et surtout en donnant l'accès à des contenus informationnels
intéressants sur ce site même comme par le biais de liens hypertextuels
choisis. On en exclura par conséquent les sites moteurs de recherche au sens
strict car ils n'offrent pas d'informations mais ne sont que des nœuds de
redirection vers d'autres sites du réseau. Les plus connus de ces derniers
entreront cependant dans cette étude car ils proposent généralement d'autres
services et contenus sur lesquels nous reviendrons. Le but primordial de tout
site portail est de devenir la page s'ouvrant par défaut dans le navigateur d'un
maximum d'Internautes, ou tout au moins de figurer parmi leurs sites
favoris2.
La stratégie employée par les grands sites portails est de se présenter, en
fournissant un maximum d'informations, comme un moyen d'accéder au
2
meilleur de la richesse d'Internet, Internet étant lui-même considéré parfois
comme la clé du savoir universel. Du moins l'enjeu est de le faire croire afin de
transformer les visiteurs du site en clientèle potentielle pour des partenaires
commerciaux.
1.3.1.2. La question des contenus
A l'image de la plupart des Nouvelles Technologies de l'Information et de
la Communication qui sont apparues depuis le télégraphe, l'arrivée d'Internet
s'est accompagnée de nombreux fantasmes dont l'accès à des ressources
illimitées et la résolution tous les problèmes de médiation des savoirs qu'ont pu
connaître l'édition sur papier, la radio ou la télévision. Il est vrai qu'Internet
cumule nombre de leurs avantages à commencer par le fait de pouvoir marier
image et son, texte etvidéo. Mais, suivant la réflexion de Christian
Huitema3,
onne pourrait y voir que « l'évolution normale de la technique ». Tout cela ne
résout pourtant aucunement les problèmes de transmission des messages
rencontrés par les autres médias. Il s'agit seulement d'un déplacement des
contraintes éditoriales et rédactionnelles.
Sur un site portail d'information, le contenu informationnel se doit autant
d'être pertinent, mais il subiten plus le problème de sa lisibilité sur un écran. En
effet, l'écran offre un espace de lecture limité et de surcroît inconfortable pourla
lecture du fait de sa luminosité, de sa lenteur de rafraîchissement des images et
de sa matérialité physique. De plus, par opposition au journal, il est difficile
d'avoir une vue d'ensemble de toutes les informations proposées. Cela impose
un système de navigation évolué par le biais de liens hypertexte - desquels
nous traiteront plus tard- qui sont intégrés dans une interface réduisant encore
la surface de lecture à l'écran. Internet et plus précisément les sites portails
d'information peuvent donc être observés que comme un nouveau média, avec
ses avantages et ses contraintes.
L'Internet a cependant la particularité de ne pas être un média à sens
unique. En effet, il offre la possibilité à chacun de s'exprimer même titre que les
grands portails d'information internationaux employant des dizaines de
3
personnes, possédant des capitaux immenses et un réseau de diffusion en
conséquence. Du point de vue technique de la diffusion, un particulier, équipé
d'un ordinateur, d'un logiciel d'édition HTML que l'on peut trouvergratuitement,
d'une connexion à Internet et possédant des connaissances moyennes en
informatique est totalement en mesure de créer un site portail. Cependant, un
site ne peut être reconnu comme portail que parles internautes qui le visitent et
le consultent. Ce site se doit donc d'être attractif essentiellement par la qualité
de ses contenus et par sa lisibilité. A ce sujet, le concepteur ou l'équipe de
conception ont à donner un ordre de priorité à trois types de contenus : les
contenus dont elle est propriétaire, qui supposent de toute façon une certaine
forme de réécriture, la réutilisation de contenus, avec des contraintes de
propriété intellectuelle à respecter, et l'utilisation de liens hypertexte vers
d'autres contenus.
Quoiqu'il en soit, le problème de la validité de ces contenus se posera
toujours. Et c'est sur ce point que Dominique
Wolton4
se permet de considérerInternet non pas comme un média, mais comme « un formidable système de
transmission et d'accès à un nombre incalculable d'informations ». Le tout est
de convaincre les internautes que les informations accessiblessur le site portail
en sont la quintessence. On peut tout dire sur Internet et un site portail
d'information peut beaucoup plus facilement se permettre de diffuser des
informations sans fondement ou erronées. Le Web cherche toujours sa
réglementation, ses codes, sa validation. Il est d'autant moins surprenant que
les sites portails d'information nationaux les plus reconnus soient ceux des
grands médias de la presse, la télévision ou la radio.
1.3.2. Les sites portails de
référence
On peut distinguer trois grands types de sites portails d'information ayant
un rayonnement francophone voire mondial. Les fournisseurs d'accès figurent
aussi parmi les sites portails les plus visités. Pour faire face à une concurrence
de plus en plus rude, ils ont augmenté la valeur d'usage de leurs services en
4
WOLTON, Dominique, Internetetaprès, une théorie critique desnouveauxmédias,
proposant sur leur page d'accueil, des informations et des services pour leurs
abonnés. D'autant que généralement, celle-ci s'installe automatiquement dans
le navigateur des abonnés comme page par défaut s'ouvrant à l'ouverture de la
connexion. Ce réglage est toutefois modifiable. Le meilleur exemple est le
FAI5
AOL (America
Online)6,
qui impose l'utilisation de son propre navigateurs'ouvrant d'office avec la page du portail d'information AOL. Avec 17 millions
d'abonnés, AOL est le portail le plusvisité du World Wide
Web7.
A un niveau de fréquentation au moins égal, on trouve les portails de
recherche, qui nonseulement font figure de passage obligé vers l'ensemble des
sites de la toile mondiale, mais aussi proposent de plus en plus d'informations
et de services à leurs visiteurs. Il serait impensable ici de ne pas citer en
exemple le célébrissime
Yahoo!8.
Ce dernier a la particularité d'être avant toutun annuaire de recherche. C'est à dire que les sites sont répertoriés par
indexation humaine et rangés arbitrairement dans des catégories. Il s'agit là de
l'une des caractéristiques essentielles des sites portails, c'est à dire de
prétendre offrirl'accès à la connaissance.
Pour terminer non par les moindres, il y a les sites qui, seulement par
leurs contenus, ont acquis une certaine renommée et sont considérés comme
portails d'information. Cependant, il s'agit dans la meilleurepartie descas, c'est
à dire parmi les plus fréquentés, de sites issus d'autres médias qui ont choisi de
prendre position sur le Web. Quasiment tous les grands médias français de la
presse, la télévision, la radio, possèdent aujourd'hui leur site portail
d'information. Nous citerons ici en exemple un éditeur qui n'est pas connu de
tous, mais qui fait figure de référence dans le domaine de l'informatique :
l'éditeurZiff-Davis. ZDNet France édite six sites consacrés à l'information dans
les domaines de l'informatique et du multimédia dont: ZDNet.fr, premier portail
français consacré au monde de
l'informatique9,
chacun des ces sites existant àla base sous forme de magazine « papier ». Le site ZDNet.fr propose sur son
5
FAI : abréviation courante de Fournisseursd'Accès à Internet
6
Voirimpression d'écranen Annexe 2.A. Adressedu site : http://www.aol.fr
7
Source ZDNet : http://www.cyberscope.tm.fr/actu/busi/a0008926.html 8
Voir impression d'écran enAnnexe 2.B. Adressedu site : http://fr.vahoo.com
9
site toute l'actualité de l'informatique et du multimédia, qu'il commercialise dans
ses publications de presse, ainsi quedes services detéléchargement, des liens
vers des sites consacrés à l'informatique sous tous ses aspects, et services et
animations ponctuels. On retiendra de la visite du site portail de ZDNet
l'extrême densité d'informations à l'écran qui grâce à un système de navigation
très évolué, permet de conserver une bonne lisibilité des articles.
Le monde des sites portails d'information à vocation nationale voire
mondiale étant pour le moins caractérisé par une concurrence sans pitié et une
offre de qualité, on a vu se développer des sites visant un public plus localisé.
Si depuis plusieurs années fleurissent des sites, officiels ou non, promouvant
une localité, un pays de terroir, une région, cesderniers apparaissaient souvent
comme de simples vitrines, statiques et proposant une information structurelle.
Cela tient beaucoup au fait que ces unités territoriales investissent souvent
dans un site Internet par ce que c'est à la mode et elles le font réaliser par une
entreprise spécialisée sans avoir par la suite le moyen de mettre à jour le site
sans faire appel à cette entreprise.
Et pourtant, il existe de nombreux sites se revendiquant comme les
portails d'information de telle ou telle région. On peut trouver entre autres des Champagne On-line, Paris Web, Corsica média, La Chaîne Lorraine, Click'in Auvergne, ou encore Portailand40..
.10
Tous ces sites revendiquent clairementleur appartenance et le public visé, c'est à dire essentiellement les habitants de
ces régions et des gens recherchant en priorité des informations les
concernant. Il est bien évident qu'un site reconnu comme portail d'envergure
nationale voire plus a beaucoup plus d'audience qu'un site d'envergure
régionale. Et qui dit audience dit revenus.
1.3.3. Intérêts
économiques
1.3.3.1. Les revenus des sites Internet
La principale source de revenus de la grande majorité des sites Internet,
c'est la publicité. En effet, s'il est vrai que l'accès à Internet a longtemps été
10
Cf. Bibliographiepour les adresses decesdifférents sites.
payant, que les communications le sont toujours d'une manière générale, la gratuité reste l'une des caractéristiques majeures d'Internet en ce qui concerne
son utilisation. Cette gratuité atoujours été le credo des créateurs de sites web
depuis les débuts de l'Internet grand public. Etant donné l'investissement
nécessaire à cette époque, le « réseau des réseaux » n'aurait jamais pu
concurrencer le Minitel si en plus la consultation des pages était payante. De
plus, la mise en place d'un système de paiement pour la consultation de pages
demanderait un investissement lourd que ce soit en capitaux ou en moyens
techniques. Seuls des sites suffisamment attractifs comme par exemple les
sites à caractère pornographique peuvent se le permettre. Cela implique la
mise en place d'un système de paiement sécurisé dont la confiance en celui-ci
dépend des garanties promises et des références comme celle d'une banque par exemple. Peu d'internautes ont confiance en ce genre de système et la plupart préférera s'abstenir.
Le plus grand nombre des sites du World Wide Web ne rapporte pas
d'argent à leur créateur. Celui-ci diffuse souvent des informations par pure
philanthropie et pour le plaisir de pouvoir être lu par le monde entier.
Cependant, les informations fournies doivent forcément lui appartenir ou
théoriquement ne pas lui coûter.
La présence sur le réseau pour les entreprises est devenue une
composante essentielle de leur développement. Après la mise en ligne des
traditionnels « sites vitrine », nombre d'entreprises ont compris que fournir de
l'information pertinente aux clients était une arme de communication. Les
services apportés fixent comme objectif la fidélisation des visiteurs et
permettent la diffusion régulière d'informations renforçant leur image. Par
exemple, France Télécom propose un site portail d'information à tous ceux qui
suivent de près l'évolution des liaisons
professionnelles11.
En fait, cette pratiques'apparente à la « publi-information » que l'on retrouve de plus en plus fréquemment dans certains magazines grand public, mais d'une manière plus
évoluée car la publication de ce genre d'informations est beaucoup moins
onéreuse. Néanmoins, la concurrence étant forte dans ce domaine, les
11
internautes sont d'autant plus exigeants et ne se satisferont que d'une
information en conséquence.
1.3.3.2. Les modes de diffusion de la publicité sur Internet
La publicité reste le principal revenu d'Internet. Elle se présente
généralement sous la forme d'encarts ou bandeaux, au sein des pages.
D'après L'IAB (Internet Advertising
Bureau)12,
ce mode de publicité est utilisédans 87,5% des
cas13.
Il est en effet impensable de proposer des pagespublicitaires entières sur un site car personne ne serait obligé de les visiter. On retrouve ici une des caractéristiques majeures de l'édition numérique, c'est à
dire le concept de la page-écran. En effet, l'écran offre un espace limité et le
parcours d'un site ne sefait que par les liens hypertextuels choisis par l'éditeur.
De ce fait, il est impossible d'avoir une vue d'ensemble d'un site sans le
parcourir entièrement. Dans la presse d'actualité, les informations les plus pertinentes sont stratégiquement placées sur la page de gauche car elle est la plus commode pour la lecture. La page de droite est donc parfois entièrement occupée par une publicité que l'on ne peut s'empêcher d'entrevoir. Sur un
écran, l'espace occupé par la publicité se doit forcément d'être inférieur à celui
des contenus informationnels sous peine de rendre le site illisible. L'encart
publicitaire se doit d'être suffisamment discret pour ne pas agacer le visiteur,
tout en attirant son intérêt dans le but qu'il clique dessus. Le faible espace de
communication offert est compensé par un lien hypertextuel menant au site de
l'annonceur. Dans la majorité des cas, c'est l'ensemble du bandeau qui est une
image cliquable liant au site de l'annonceur. On peut trouver aussi, au sein du
bandeau, du texte, un bouton à cliquer, un menu déroulant servant de lien hypertextuel. Autre technique souventutilisée, les bandeauxpublicitaires offrant
le genre de liens cités ci-avant, mais n'étant en fait qu'une image cliquable. Le
visiteur est ainsi leurré et à plus de chances de cliquer sur le lien par
inadvertance. Un dernier mode d'affichage publicitaire, particulièrement peu
apprécié des internautes, est celui de la fenêtre « pop-up », c'est à dire que par
le biais d'un système de programmation dans le code HTML du site, des
12
Adresse Internet : http://www.iabfrance.com
13
nouvelles fenêtres du navigateurpeuvents'ouvrir automatiquement, en nombre
illimité et contenird'amples informations publicitaires, voire la page d'accueil du
site d'un annonceur. A la charge de l'internaute de refermer toutes les fenêtre
indésirables, qui peuvent elles-mêmes en ouvrir d'autres à leur fermeture. Il
s'agit donc là d'une pratique fortement déconseillée auxsites se voulant portails
d'information s'ils veulent conserver leur audience.
Le sponsoring arrive en deuxième position au palmarès des modes de
communication publicitaire avec 10,2% (pour près de 40% aux
Etats-Unis)14.
1.3.3.3. Les revenus de la publicité
D'après L'IAB ( Internet Advertising Bureau ), les revenus de la publicité
sur Internet auraient atteint 516 millions de Francs en 1999, ce qui correspond
à plus de quatre fois les revenus de 1998 (114 millions de Francs). Cette
croissance exponentielle profite essentiellement à 5 catégories d'éditeurs : la
catégorie portails de recherche / portails d'information / sites de communautés
reste en tête avec 42% des investissements, suivie parlesfournisseurs d'accès
(21%), les sites business / finance / économie (11%), divertissements / loisirs (9%) et information/ actualités (9%).
Il existe une centaine de sites qui vendent de la publicité sur Internet en
France. Dans le monde, des milliers. Il est impossible de donner un prix de
vente moyen. De plus les tarifssont susceptibles d'évoluer très rapidement.
En France et en Europe, les prix annoncés pour l'achat de mille pages
vues se situent dans une fourchette qui va de 30 à 600 francs. Il s'agit ici de
tarifs bruts, c'est à dire sans remise de volume, remise aux nouveaux clients et
autres rabais. Le différentiel est énorme. Le CPM (coût pour mille pages vues)
reste l'unité de base pour l'achat d'espace destiné aux bannières. D'autres
moyens existent à l'état de test comme le coût par clic. Assez curieusement, le
CPM est aussi utilisé pour le sponsoring (du moins en Europe). La raison c'est
que le sponsoring est largement sous-développé. Il devrait à terme rattraper la vente de bannières.
En matière de sponsoring, tout est permis. C'est une relation établie
La recherche de partenaires commerciaux n'entre pas en ligne de
compte dans l'élaboration du cahier des charges du projet i-Picardie car il
convient avant tout d'établir les fondations qui feront de ce site un portail
reconnu en Picardie.
14
Source : IAB (InternationalAdvertising Bureau) : http://www.iabfrance.com
2. Elaboration
du cahier des charges2.1. Créer le
portail de
référence
de la
Picardie
Le cahier des charges qui m'a été demandé consiste à établir un plan
point par point de la création du site en ce qui concerne la navigation, les contenus, et les services qui feront du site en projet un site portail pour la
Picardie. Avant de faire ces choix, il convenait d'établirce qui faisait d'un site un
portail régional. La recherche d'informations sur Internet aura été pour moi
moyen de travail essentiel, avec parallèlement la possibilité d'interroger des
employés de l'entreprise.
2.1.1. Recherche de
précisions
sur le concept de site portaild'information et constitutions d'un
répertoire
de signets.Resté l'apanage des scientifiques et des militaires pendant une trentaine
d'années, l'Internet n'a fait ses débuts auprès du grand public qu'au début des
années 1990. C'est pourquoi il n'existe qu'une littérature assez restreinte sur le
sujet, hormis les manuels d'initiation et d'utilisation. Il existe d'autant moins
d'écrits à propos des sites portails d'information, catégorie assez mal définie
comme nous l'avons vu précédemment. Identifiés comme tels depuis peu de
temps, les portails d'information sont plus souvent décrits ou comparés
qu'analysés dans les autres médias traditionnels. Il ne reste qu'Internet même
pourtrouverde l'information.
Peut-on trouver de l'information sur les portails à partir d'un site portail ?
Ironie du sort, les résultats ne sont pas très concluants. En tapant le mot portail
sur le moteur de recherche
Altavista15,
les réponses ne sont pas pertinentes, etguère plus avec des équations de recherche comme [site + portail] ou [portail +
information]. Au mieux, elles mènent vers les sites d'entreprises proposant de
créer des sites portails. La déception est la même sur un annuaire de recherche
15
comme Yahoo?6. Les grands sites d'information comme celui de Libération,
l'express, TF1, ZDNetmuets surcette notion. Seule exception à la règle, le site
du Monde, où deux
articles17,
se révèlent pertinents. Dans une édition de février2000, on peut lire une définition sommaire de l'Office de la langue française, au
Québec, sur son service Le Signet : « Portail : site Web dont la page d'accueil
propose, en plus d'un moteur de recherche, des hyperliens avec une foule
d'informations et de services attractifs, qui est conçu pour guider les internautes
et faciliter leur accès au Réseau. »18. On notera cependant l'importance
accordée aux services proposés aux internautes sur les sites portails dans ces
deux articles.
A défaut d'une définition précise de ce qu'est un portail d'information
régional, la solution qui se présente est d'essayer d'identifier les sites se
rapprochant le plus possible du travail demandé, c'est à dire les sites portails
d'information régionaux. La recherche sur les différents moteurs et annuaires
de recherche avec l'équation [ portail + région ] s'est révélée plus pertinente.
Après une longue investigation, 34 sites à vocation régionale, dont au
moins un par région, répondent aux caractéristiques des portails étudiés
précédemment. On notera aussi au sein de cette liste des sites portails se
revendiquant d'un département, comme Site Cantal ou Lozère Online, ainsi qu'un Paris Web oubliant l'Ile-de-France. Autre surprise, l'existence de quatre
sites consacrés à la Picardie, ce qui constitue une concurrence qu'il faudra
prendre en compte.
2.1.2. Analyse des
sites
portailsrégionaux
existantsOn retrouve parmi le panel des sites étudiés lestrois grandes familles de
sites portails observés au niveau « national » : les sites orientés « annuaire ou
moteur de recherche », « journal d'information régionale » et/ou « liens utiles »
16
Adresse Internet : http://fr.vahoo.com
17
Cf. Annexes
18
2.1.2.1. Les sites de type « annuaire ou moteur de recherche » :
l'exemple de
Portailand4019
L'ambition de Portailand40 est clairement revendiquée dans son propre
nom : être le site portail des internautes des Landes. On notera de surcroît la
mention « le portail Internet des Landes » sur la page d'accueil du site.
Présentation générale
Ce site a une apparence assez sobre et propose une grande quantité
d'informations à l'écran. Le fond est blanc et les couleurs ne sont pas trop
vives. Verticalement, le site est présenté en quatre colonnes. Au niveau
horizontal les informations sont divisées en six rubriques matérialisées par des
onglets : "La pub, Services, Le Web, Les Landes, Recherche, L'aide". La
« Pub » est réservée à un bandeau publicitaire
horizontal. Les « Services »
occupent une position essentielle puisqu'ils occupent la majeure partie du premier écran visualisable, le reste étant accessible que par scrolling. Chaque
service est matérialisé par un onglet de niveau inférieur à l'exception des
services « Flash info, Moteurs (que l'on retrouve en bas de pages), voyages et
Forum des Landes » sous forme d'icônes cliquables. Le service appelé
« guide
» occupe une place essentielle au centre, les autres services étant
répartis sur les colonnes de gauche et de droite : Actualité, Guide, Horoscope, Enchères, Télévision, Météo. La partie « guide » propose divers « annuaires
des Landes » : téléphone, fax, adresses, e-mails, annuaire inversé gratuit ainsi
qu'en position centrale le « Guide des sites web des Landes ». On notera dans
les catégories proposées la présence des catégories « Filière Bois » et « Foie
gras, Armagnac ». Cela fait transparaître une stratégie essentielle de ce
site. Il s'agit de renforcer chez les Landais le sentiment d'appartenir à une
communauté. On notera aussi le service de météo régionale et les programmes de la « télé locale ».
Réalisation etfinancement du site
Ce site a été réalisé vraisemblablement par une société d'édition
multimédia appelée Cre@net. Cette société se met nettement en valeur dans le
19
bandeau publicitaire. Il estcertain que la création d'un site portail tel quecelui-ci
est une excellente opération de communication pour Cre@net. En cliquant sur
le bandeau publicitaire, le client potentiel arrive directement sur le site de la
société. Cependant, on notera quand même la présence des sponsors quesont
la ville de Mont de Marsan et le Conseil Général des Landes, ainsi qu'une
publicité dans le bandeau pour le site d'enchères en ligne i-Bazar.
2.1.2.2. Les sites de type «journal d'information régionale»:
l'exemple de Champagne
Online20
La première chose que l'on remarque en arrivant sur ce site, c'est la
qualité de la présentation. L'interface est sobre mais élégante et on remarque
tout de suite un certain travail sur la charte graphique. Malgré la quantité
d'informations à l'écran, la présence d'éléments graphiques pour la navigation
ainsi que quelques photos, l'affichage reste relativement rapide.
La mise en page est plutôt classique, avec les très fréquentes trois
colonnes. On trouve à gauche la colonne de navigation, assez étroite pour
laisser de la place à la colonne centrale dédiée aux contenus rédactionnels,
tout comme la colonne de droite, apparemment plussecondaire et dédiée à des
services divers. Une photo d'un paysage champenois égayé le site, et une
webcam est disponible dans la frame de navigation.
Une impressionnante quantité de services est proposée dans la frame de
navigation. Elle est divisée en huit rubriques : Informations, Annuaires,
Pratique, TV Région, Services, Shopping, Référencement, Nos partenaires.
Le choix d'une police de petite taille a été nécessaire pour les faire figurer dans
la frame, bien qu'un scrolling de l'écran soit toujours nécessaire pour les
visualiser dans leur ensemble. En ce qui concerne les titres de rubriques, il faut
remarquer avant tout le fait que l'annuaire des sites web n'est absolument pas
20
Adresse Internet : http://www.chamDaane-online.com, Impression d'écranen Annexe
mis en avant, tout comme le moteur de recherche qui se trouve dans la frame
de droite.
Dans la colonne centrale est proposé une sorte de magazine
d'information, vraisemblablement hebdomadaire (d'après le titre « cette
semaine »). Les informations, structurées sont en fait des appels d'articles se
trouvant dans les rubriques de la frame de navigation. Il s'agit d'une stratégie
importante pour un site portail : proposer un maximum d'informations sur la page d'accueil, tout en incitant le visiteurà cliqueret à parcourir le site.
L'appartenance à une communauté est un peu moins marquée. Les Champenois ne sont pas mentionnés. On trouve les titres « Région » et
« Chiffres Clés » dans la rubrique information, ainsi qu'une rubrique « TV
Région » dont on retrouve l'actualité dans la colonne principale. Un curieux sondage est proposé dans la colonne de droite. La question posée est « quelle
est votre région ? » et l'on doit choisir entre les départements de la
Champagne-Ardenne, une autre région ou l'étranger. Le principe du sondage
est du moins intéressant.
Toujours dans l'optique de la fidélisation au site des internautes,
Champagne Online propose de recevoir une lettre d'information sur le site par
e-mail. Toujours mieux dans ce domaine, dans la colonne de droite, des scripts
permettant de paramétrer automatiquement ce site portail comme page de démarrage du navigateur, de l'ajouter automatiquement dans les favoris, d'envoyer l'adresse du site à un ami, et même de personnaliser l'interface d'un logiciel de lecture de fichiers audio de référence appelé Winamp. Il s'agit de procédés techniques avancés sur lesquels nous reviendrons plus loin.
Réalisation etfinancement du site
On remarquera l'absence de publicité sur la page d'accueil. Les
partenaires du site, dont la liste se trouve dans la dernière rubrique de la frame
de navigation, n'apparaissent que discrètement dans la colonne de droite sur
les pages de chaque rubrique. Etant donnée la richesse du site, on peut
supposer que soit il reçoit des subventions importantes de la part de la CCI de
Reims-Epernay, soit la renommée du site lui permet de vendre suffisamment
On met le doigt ici sur une source de financement en plein essor des
sites portails : le commerce électronique. En effet, lorsqu'on clique sur la
rubrique gastronomie, on se voit proposer d'acheter des bouteilles de vin chez
le distributeur en ligne Château Online. De même, on a accès au site de vente
de livres, disques etvidéos Alapage.com. Il est néanmoins impossible de savoir
quelles sont les modalités du contrat avec ces partenaires.
2.1.2.3. Les sites de type « liens utiles » : l'exemple de Provence
Web21
La particularité de Provence Web est de se présenter comme un portail
consacré au tourisme. La présentation y est particulièrement soignée, et assez
originale. On retrouve les traditionnelles trois colonnes, mais elles sont sur un
pied d'égalité et il n'y a pas de frame de navigation. Le site bouge, ce qui est
trop rare, grâce à un bandeau publicitaire dynamique et quelques gifs animés.
Surfond blanc, le texte est coloré et entrecoupé de photos très esthétiques.
En ce qui concerne les contenus, la distinction
magazine-services-recherche n'est pas de mise. Toutes les informations sont au même plan.
Cependant, la page d'accueil ne permet pas d'entrevoir l'immense richesse de
ce site. Provence Web propose de visiter ses pages sur une quantité
impressionnante de villes, villages, pays de terroir, sites touristiques, départements de la région PACA, le tout agrémenté de nombreuses photos.
Dans la gamme des services, on trouve un guide des campings, hôtels,
restaurants, locations et chambres d'hôtes, un moteur de recherche, un menu
déroulant proposant un certain nombre de services ( ) et une sélection de sites
de shopping en ligne proposant des produits régionaux.
Provence Web offre aussi un magazine très complet, avec sa propre
page d'accueil et là aussi une grande quantité d'informations sur l'actualité
touristique.
21
La publicité est quasiment absente de ce site, ce qui laisse supposer
d'importantes subventions. Ce genre de site semble être le fruit d'un long et
coûteux programme de mise en ligne des richesses touristiques de la région. Il
paraît difficile d'envisager un site similaire pour la Picardie, du moins dans un premier temps. On en retiendra de l'étude de ce site l'originalité et la qualité de la présentation, avec toutefois un petit bémol quant à l'accès à
l'ensemble des ressources. On est néanmoins rapidement gagné par
l'envie de parcourir le site. Preuve que la rigueur de l'interface de la
plupart des sites portails n'est pas un passage obligé.
2.1.2.4. Les sites concurrents en Picardie22
Bien que la Picardie soit une des régions les mieux représentées parmi
le panel de sites portails régionaux recensés avec quatre sites, la qualité n'est pas vraiment au rendez-vous. Le site Picardie Online en estaux prémices de sa
construction au moins depuis juin dernier. Picardie Infos propose des articles
d'actualité, des dossiers thématiques, quelques services, mais dans une
interface proche de l'illisibilité. Picavista.com n'est qu'un annuaire de recherche,
un agenda et un service de petites annonces. Susinet est nettement plus
évolué des points de vue du graphisme et de la navigation. Ce site, qui se
présente comme site portail picard et qui estfinancé par le Conseil général et la
ville d'Amiens ne propose au bout du compte qu'un annuaire de recherche et
un agenda des grands événements de la région.
Il convient aussi de remarquer l'absence de concurrence sur Internet de
la part de la presse régionale, c'est à dire le Courrier Picard, dont le site est
particulièrement pauvre. Le site de Radio-France Picardie quant à lui est en fait
une réappropriation du portail national etne propose que de rares extraits audio
concernant la Picardie.
Cette étude détaillée des différents sites portails régionaux a permis de
mieux définir ce concept et de définir les grandes orientations à prendre pour
élaborer le cahier des charges du projet i-Picardie.
22
2.2. De l'état des lieux à la maquette
HTML
2.2.1. Réflexion sur les modes de navigation
Après consultation du panel de sites portails recensés, prise en
considération des directives de M. Van Wymeersch et mure réflexion, les choix
éditoriaux suivants ont été faits. Tout d'abord, l'interface du portail i-Picardie
laissera une place centrale aux contenus rédactionnels. Le choix s'est donc
porté sur une interface relativement classique en trois colonnes, fréquemment
rencontrée sur les sites portails et effectivement fonctionnelle. La colonne de
gauche, la plus compacte possible, servira à la navigation. Elle contiendra des
liens hypertextes, sous forme de boutons, vers l'ensemble des pages du site.
La colonne centrale, occupant la majeure partie de l'écran, contiendra les
informations rédigées ou les interfaces des services. La colonne de droite enfin
aura un contenu beaucoup plus libre, accueillant des liens vers des services ou
informations d'ordre secondaire. Deuxièmement, la création de l'interfacesera
dictée par une volonté de simplicité, d'ergonomie et d'esthétique. La charte
graphique sera donc caractérisée par une certaine sobriété dans les formes et
les couleurs de façon à ne pas nuire à la lisibilité sur le site. En ce qui concerne
la typographie, l'ensemble des éléments textuels sera rédigé dans une police
sobre (lucida console), sur fond blanc en ce qui concerne les textes, et dans
une taille de caractères propice à la lecture (comprise entre les tailles 8 et 12).
Le mode de navigation permettra d'accéder à tout moment à l'ensemble du
site. La colonne ou frame de navigation restera donc toujours visible et
contiendra l'ensemble des rubriques et services du site. Troisièmement, les
services seront sélectionnés enfonction de leur valeurd'usage, de leur gratuité,
de leurfacilité d'intégration au site ainsi que pour la souplesse des contraintes
imposées parleur éditeur (s'il est autre que NetlnfosMedias).
2.2.2. Considérations sur les contenus
La réflexion sur les contenus ne faisait pas partie des directives de M.
Van Wymeersch. Il compte en effet se charger personnellement de recenser et de contacter les différents rédacteurs potentiels pour le projet. Il s'agit là d'un
point regrettable quant la valorisation de ce stage. La réalisation de l'interface a