ILLINOISJOURNAL OFMATHEMATICS Volume 43, Number 2, Summer 1999
TYPES
DANS
LES
CORPS
VALUIS
MUNIS
D’APPLICATIONS
COEFFICIENTS
Luc
BILAIR
ABSTRACT. WetransposeDelon’sanalysisoftypesinvaluedfields tounramifiedhenselianvaluedfields of mixed characteristic,by usingcoefficientmapsof order n. ThisyieldstheAx-Kochen-Ershovtransfer principlefor theindependenceproperty in this class of valued fields.
1. Introduction
Dans
[2], l’analyse de Delondes typessurlescorps
valu6sesttranspos6e
dansle formalismedescorpsvalu6s munis d’uneapplication coefficient, c’est--dire un
homomorphisme du
groupe
multiplicatifdans legroupe
multiplicatifducorps
desrestes,homomorphisme quiprolongele
passage
au restepourles616mentsde valua-tionnulle.Les
typessur uncorpsvalu6 hens61ien decaract6ristiquer6siduellenulle se rambnent alorshquelquesdonn6es valuationnelles, untypesurlecorpsr6siduel, et untypesurlegroupede valuation(voirle th6orime 6.1 ci-dessous).
Tout
devientalorstransparent, enparticulierles coh6ritiers et lapropri6t6 d’ind6pendance.
Dans
cet article, avec un formalismeanalogue d6jconsid6r6par
vandenDries(d6finition 3.3 ci-dessous),nous traitonsle cas descorpsvalu6s decaract6ristiquez6ro avec uncorpsdes restes decaract6ristiquep > 0,non ramifi6s.
Comme
auparavant([5],
voir[2]),on obtient unth6orbme la Ax-Kochen-Ershov
pour
lapropri6t6 d’ind6pendance:uncorpsvalu6 hens61ien d’in6gale caract6ristiquenon ramifi6possidelapropri6t6 d’ind6pendancesi etseulement si son
corps
desrestes
ou songroupede valuation laposside,sietseulement si son
corps
des restes laposside (voir[9]).
Cecig6n6ralisele cas du
corps
des nombres p-adiques, obtenupar
Matthews [17], quin’a
pas lapropri6t6 d’ind6pendance.
Les
r6sultats de cet article se transposent directementau casde la ramification finie, en ajoutantune constanteappropri6e.
La
propri6t6 d’ind6pendancesusciteunnouvelint6rtparticulierpar
son lien avecla dimension deVapnik-Chervonenkisetlesr6sultatsdeMacintyre-Sontagenintelligenceartificielle
(voir 15]et
16]).
ReceivedMarch3,1998.
1991 MathematicsSubjectClassification.Primary03C60, 03C 10,12J 10,12L12.
would liketorepayanold debt and thank thelogicgroupand theDepartmentof Mathematicsatthe Universityof Illinois in Urbanafor theirhospitalitywhen was avisitinggraduatestudent in 1984-85. Cesr6sultatsont6t6obtenus lors d’uns6jour,aott95 avril96, dansl’lquipedelogique math6matique de l’Universit6 Paris7. Jetienstremercierl’lquipepoursonhospitalit6. Soutien financierCRSNG.
()1999bythe BoardofTrusteesof the University of Illinois Manufactured in the UnitedStatesof America
Au
paragraphe
2,on fixela notation etla terminologie.Au
paragraphe
3,ond6finit les applicationscoefficients eton donnela propri6t6 c16utilis6edans la suite.Au
paragraphe 5,on montre un th6orimed’61iminationdesquantificateurspar
rapportaux variables ducorps
de basepour
lescorps
valu6shens61iensd’in6gale caract6ristiquenon ramifi6s, en utilisant unsystime d6nombrable d’ applicationscoefficientsd’ordre
n. Onillustrelesarguments decette d6monstration au
paragraphe
4,endonnantunepreuve
du th6orime d’61imination dePas pour
lescorps
valu6s hens61iensd’6gale
caract6ristique 0avec uneapplicationcoefficient.
Au
paragraphe 6,on axiomatiseles typesdans le formalismedes applicationscoefficients.Au
paragraphe 7,onappliquecetteaxiomatisation ladescription descoh6ritiers et la propri6t6 d’ind6pendance.
Je
remercieB.
Poizatde m’avoirindiqu6 lelienentreuneappliCationcoefficient etlecorpoi’dedeKrasner.
2. Notationet terminologie
Le
langagedescorps
valu6sZ
sera lelangage trois sortes,pour
lecorps
debase,legroupede valuation et le
corps
des restes, muni d’unsymbolepour
lavaluation et lepassage
au reste(toujourssurjectifs),
avec lelangage
des anneauxpour
lecorps
debaseetle
corps
des restes, etlelangage
desgroupes
ab61iensordonn6spour
legroupe
de valuation.
Pour
uncorps
k, k d6signesongroupe
multiplicatif.Pour
uncorps
valu6(K, v),
vK
d6signesongroupe
de valuation commegroupe
ab61ienordonn6,A(K,v),
ouAv,
son anneaude valuation,m(K),ou m, l’id6al maximalde l’anneaude valuation,Ko
soncorps
des restes et le reste de x siv(x) > O.Nous
dironsqu’un
corps
valu6estdecaract6dstique (0, 0),silecorps
debaseetle
corps
desrestes sontde.caract6ristique 0; decaract6ristique (p, p), silecorps
debaseetle
corps
desrestes sontdecaract6ristique
p > 0;et decaract6ristique (0, p),sile
corps
de base est decaract6ristique 0etlecorps
des restes de caract6ristique p>0.Soit(K, v)un
corps
valu6 decaract6ristique (0, p)non ramifi6, c’est--direque
v(p) est l’616ment positif minimum de
oK.
On pose
M,,(K)Mn
{x
A(tc,v):
v(x)
> (n+
l)v(p)},An(K)
An
A(r,v)/Mn(K),
et Pn:A(IC,v)
"-A,,(K) d6signe l’application canonique. Onnote
que Mo(K)
re(K),Ao(K)
Kv.
Le sous-groupe
Zv(p) est unsous-groupe
convexe devK
etinduit une valuationi)"
K
vK/Zv(p).On pose K
K,
rh(K)
{x
6K" )(x)
>0}
etlereste de x pour/; v induit une valuationsur
K
,
aussi not6e v, dont legroupe
de valuation estZv(p). Soitkun
corps
decaract6dstique p > 0,W(k)
d6signelecorps
desvecteurs de Witt.sur k, avecla valuation naturelle.Nous
allonsutitiser le faitque
l’anneauW
(k)
desvecteursdeWittdelongueur estd6finipar
le produitcart6sien
U
muni d’une addition etd’une multiplication d6finiespar
des identit6spolynomiales
t
coefficients dansZ,
etlefaitqu’on
atoujours A,,(K)W,,+(Ko)
de.
faon
canonique.412 LUC
BlLAIR
induitde
oK
dansvL,
fre.
leplongementinduit deKv
dansLv,
etfres,,
leplongement
induit de
An(K)
dansAn(L)
silescorps
valuessontde caractEristiques(0,
p).3. Applicationscoefficients
Dfinition
3.1.Une
applicationcoefficientd’uncorps
valuE, disons (K, v),estunhomomorphisme de
K
dansKo
x,
disons co, telqueco(u)
=
siv(u)
O.
Exemple 3.2.
(1)
SoitK
k((T))
lecorps
des series formelles sur lecorps
TN+I
k, avec la valuationnaturelle: pour
f
asT
N+
as+l
+
...,
avecas
0,v(f)
N. L’applicationdEfinieparco(f)
as
estune applicationcoefficient.(2)
SoitK
Qp
lecorps
desnombresp-adiquesaveclavaluationp-adique,alorsl’application
co(aspN
+
as+lpS+t
+
...) as, avecaidesentiers0 < ai < petas
-
O,estuneapplicationcoefficient.(3)
Soit(K,v)uncorps
value et?’unesectiondela valuation, alorsl’applicationco(x)
.x
,
(x-
estuneapplicationcoefficient.Cettenotion
apparaSt
dans[6], elleestutilisEedans18]
puis [7],elle est 6tudiEedans
[8]
et19]. Puisque
legroupe
multiplicatifdes616ments devaluation nulle estpurdans
K
on voitqu’on
aura uneapplication
coefficient disque
legroupe
abElienK
est pur-injectif. I1 s’ensuitque
toutcorps
value a une extension 616mentairequi possideune application coefficient(voir
[19]).
En
utilisantla construction del’exemple
3.2(3),
cecidEcouleaussi durEsultatsemblablepour
unesection de la val-uation. Denef[6]
remarque que
1’ application coefficientci-dessuspour
les nombresp-adiquesestdEfinissable dans le
langage
descorps
valuesE,
essentiellementparce
quele
corps
rEsiduel est fini. I1 yadescorps
valuessansapplicationcoefficient(voir[19]).
I1y
adescorps
values avec uneapplicationcoefficient mais sans section delavaluation.
En
effet, onn’a qu’h
fairelaconstructionclassiqued’uncorps
de series formellesgEnEralisEesavecunemultiplication<< tordue>>(voir 11],section2),mais enprenantuncorps decoefficientsk dontlegroupe
multiplicatif k estpur-injectif.De
plus,Scowcroft[21
a construit descorps
p-adiquementclossans section delavaluation p-adique; ces
corps, par
laremarque
de Denefci-dessus, foumissentdes exempleseninEgale caractEristique.Pour
les corps values de caractEristique (0, p),ona besoindeplus.
Dfinition
3.3[8].
Soit(K,v)uncorps
value etI
un idealde l’anneau devalu-ation
Ao.
Une
applicationcoefficientd’ordreI
estunhomomorphismedeK
dans(A/I)
,
disons co,telque co(u)
u+
I
siv(u)
O.
Exemple 3.4.
(1)
SiI
est l’idEal maximal deAo,
alors on retrouve la notionprEcEdente d’ applicationcoefficient.
(2)
SoitK
Qp
lecorps
des nombresp-adiques avec la valuationp-adique etpn
av+
P+
+
av+n
estuneapplicationcoefficient d’ ordreI. C’
est1’ applicationco(x)
p-(X)x
modI.
Nous
n’utiliseronsquedesapplicationscoefficientspour
les id6auxI
{x: v(x)
> n+
commedansl’exemplepr6c6dent.
Soit(K,v)
uncorps
valu6 de caract6ristique (0, p).Nous
appelleronsapplicationcoefficient
d’ordren, not6e con, uneapplica-tion coefficient d’ordre
Mn
(K), avec la convention cocoo.
On
peutnoterque
la
remarque
de Denef ci-dessus s’applique aussi aux applications coefficients del’exemple
3.4(2):
elles sont d6finissablesdans Z;.Dans l’exemple
3.4,ona en fait une suite(con)n=O,
qui estcompatible avec le systime projectif naturel des an-neaux r6siduels An(K), c’est--direCOn+lYgn COn, 0[1 7l’n’.An+I(K)
"-+ An(K)estlasurjection canonique.
Nous
seronsamen6si consid6rerplut6tde telles suitesd’applicationscoefficients. Puisquele
groupe
multiplicatif des616ments
de valuation nulleestpurdansK
on voitqu’on
auraune applicationcoefficientd’ordre n disque
legroupeab61ienAn
(K) estpur-injectif.En
utilisantle th6orime decompacit6on obtientle lemme suivant.
LEMMA
3.5.Tout
corps valud (K, v)decaracMristique (0, p) a une extension dlmentaire quipossde une suited’applicationscoefficients,
(COn)h=O,l
...
qui estcompatibleaveclesystkme projectifnatureldesanneauxrsiduels
An(K).
Dans
le cas descorps
valu6s(K,v)decaract6ristique (0, p)non ramifi6s, le lemmepr6c6dent d6couleausside l’existenced’uneextension 616mentaire munied’une sec-tion normalis6e
,
de la valuation, c’est--dire ?,(v(p)) p,par
une constructionanalogue celle de
l’exemple
3.2(3).
Soit(K,v)un
corps
valu6. Consid6rons la suite exacte1--
K
-
K/l
+m(K)--
vK
O
Une
application coefficient co induit la scission de cette suitepar
une r6traction c--6:K
/1
+
m(K)K.
En
effet,uneapplicationcoefficientcose factorisepar
K
/1
+
m(K), disons-’6, eton a 6(i(g))g,
puisqueco(x)
siv(x)
0;la suite exacte est donc scind6e
par
-’6.Et
r6ciproquement, en composant uner6traction -6:
K/I
+
m(K)K
provenant d’une section de la suite exacte, avec 1’application canoniqueK
K
/
+
m(K),onobtient uneapplicationcoef-ficient.
La
suite exacte ci-dessus estlastructuresous-jacenteaucorpo’ide deKrasner
associ6aucorpsvalu6(K, v) (voir 12]);uneapplicationcoefficientcorrespond donc
exactement
?
une section ducorpo’fdedeKrasner.
De
m0,me,uneapplication coeffi-cientd’ordreI correspond
exactementitunesectiondelasuiteexacte(Av/I)
--+K
/1
+
I
--
vK
--+ 0Vues
sous cetangle,
les applicationscoefficients sont iirapprocher du formalisme414 LUC
BtLAIR
K/I
+
Mn
(K)
sontfondamentaux.Nous
allons exploiterce lienpour
obtenir unthEorimed’Elimination semblableavecleformalismedesapplicationscoefficients.
Ces groupes
semblentstandardenthEorie des nombres(voirles <<congruences
mul-tiplicatives>>deHasse [10]).
Le
lemme suivantexpliquelagrande
flexibilitEd’unformalismequi incorpore les applicationscoefficients.LEMMA
3.6[8].
SoitI (x)
uneformule
sansquantificateursdulangage des corps valuesE,
quidfinit
unidealde l’anneaude valuation. Soient(E, v, co)et(F, v, co)des corps values munisd’une application
coefficient
d’ordreI (E)
etI
(F), l’iddaldfini
parI (x).
Soit unplongement deAv(E)/I (E)
dansAo(F)/I
(F). SoitK
un sous-corps deE
et unplongement de corps valu deK
dansF
tel que(co(x))
co(i (x)), pourtoutxdansK.
SoitK
CL
CE
uncorpsintermdiaireet Lunplongementdecorpsvalues de
L
dansFquiprolongei.Supposons
qu’ilexisteunsous-groupe Gde
L
telquevL
vK
+
vG
etunensemble degdnrateursH
deGtelque
fl(co(h))
co(il(h)),pourtout h dansH.
Alors ona(co(y)) co(il(y)),pourtouty dans
L.
Dmonstration.
On
notequ’on
aalorsfl(co(z))
co(i(z)),pour
toutz
G.
Ainsi touty
L
s’exprime y xzu,pour
un certainxK,
z
Get
uL
telque
v(u)
0,et onconclut directement.Comme
casparticulier du lemmeprEcEdent,
onpeutmentionnerles extensions immEdiatesdecorpsvalues.4.
llimination
avec une applicationcoefficientEn
ajoutantunnouveausymbole
coaulangageE
on obtientlelangage
Eo
descorps
values munis d’uneapplicationcoefficient.Les
theoriesdecorps
valuesdanscelangageserontmunies des axiomes
pour
co.Rappelons
le thEorime d’Eliminationdesquantificateurs
par
rapport aux ElEmentsducorps
debase dePas ([ 18];
voir[7],
(3.5)).
THtORME
4.1.La
thoriedescorps valueshensliens decaractristique(0,
0)
admetl’liminationdes quantificateurs parrapport auxlmentsducorps de base
dans lelangage
.co.
Pas
montrece thEorime essentiellementpar
Eliminationdirecte.Dans [8]
(chap. 2, .5), van den Dries montre un thEorime deplongement qui foumitune preuvede thEoriedes modiles duthEormedePas.
I1se dEduitaussi du thEorime d’Elimination deBasarab de]. Pour
illustrerlesarguments
utilisEs lasection suivante dansle rEsultatd’Eliminationen caractEristique (0, p), nousallons dEduirelethEorimedePas
de celui deBasarab.On
utiliseleth6orimedeplongement
2.1 de Basarab([
])
quicorrespond
dans cecas exactement l’61imination([ ],
th.A
ouB).
Nous
allons6noncer succinctement ce th6orime. Soit(K,v)un
corps
valu6 de caract6ristique 0.Si
Kv
est decaract6ristique p > 0, alorsen utilisantlesous-groupe
convexeH
deoK
engendr6par
v(p)on obtient une valuation:
K
--
vK/H.
Avec
lanotationanalogue/i celle d6jiutilis6e,d6signons
par
i/’0
la structure((K
,
v),K
x/1
+
rh(K),/K,
K
xK
x/1
+
rh(K)
-
/K0)
Si
Ko
estdecaract6ristique 0, d6signonspar
i/f0
lastructure(Kv,
K
/1
+
m(K),oK,
Kv
xK
/1
+
m(K)
--
oK
--
O)
Appelonsles structures
K0
des co-structures.THIORME
4.2 [1,th.2.1].
Soit(K, v) uncorpsdecaractdristique 0,et(L, v),F,
v) desextensionshensdliennesdeK
v) telles queF, v)
estL
I-pseudocomplet.Soitun
o-plongement
lz:,o
--
o
deco-structures(dansunsensdvident). Alors il existe un (K, v)-plongementdecorps valuds(L,v)--
(F, v) qui induit leplonge-ment
Pour
le th6orime d’61imination4.1,ilsuffitdemontrer le lemmedeplongementsuivant.
LEMMA
4.3. Soit (K, v, co) de caractdristique(0, 0).
Soient(L,
v,co) et(F, v,co) desextensions hensdliennes de (K,v,
co)
telque (F, v,co)
estL
+-saturde. Soitor: v
L
oF
unplongementdegroupesabdliens ordonnds tel queot
It=
idet:
Lo
Fo
unplongement de corps tel quefl
IKv=
id. Alorsilexisteunplongement
f:
(L, v,co)
(F, v,co)telquef
IK
id,fv
tz,etfres
[J.
Ddmonstration.
On
a des sections des suites exactes suivantes, au-dessus de (K, v),donn6espar
les b"6d6jvus1-+
L
L
X/l
+
m(L)-
vL--
01---
Fo
xF/I
+
m(F)--
vF---0On
obtientdes isomorphismesL/1
+
re(L)Lv
x vL416 LUC
BLAIR
etviacesisomorphismeset
or,/,
unplongementxor:
L/I
+
m(L)FX/l
+m(F)tel que/ xo
Ir/l+mCr)--
id.Le
plongement/ xc correspondi unplongementde lapremieresuite exactedansla deuxime,quicoi’ncideavecl’identit6 sur la suite exacte
Kvx--
K
/l+m(K)--
oKO
Le
th6orme 2.1 de [1] s’applique donc et on obtient unplongement
decorps
valu6sr/: (L,v) (F, v) telque
r/It=
id etr/induit
leplongement/ x.
Maisr6interpr6t6en termesdeco, celaimplique
que
r/est unplongement danslelangageL,,.
Leformalismede estreprisparKuhlmanndans[ 14]
ott
il obtient un th6orime d’61iminationanalogue
en caract6ristique (p,p)pour
lescorps
valu6s deKaplan-sky (c’est-h-dire v
K
p-divisible etKv
sans extension de degr6 divisiblepar
p)alg6briquementmaximaux 14, th. 2.6].
La
discussion ci-dessus s’applique etonobtientle r6sultat suivant.
THIORME
4.4. Lathorie des corps values decaractristique (p, p)deKaplan-sky algbriquementmaximauxadmet l’limination des quantificateurs parrapport
auxlmentsdu corps de base dans lelangage
,co.
Les
th6orimes ci-dessus entrainent directementlesprincipesd’Ax-Kochen-Ershovcorrespondantsdans le
langage/2,.o
(voir[7]).
Kuhlmann13]
amontr6la validit6 desprincipesd’Ax-Kochen-Ershov dans lelangage des
corps
valu6s decaract6ristique(p,.p) pourles
corps
alg6briquement maximauxparfaits.A-t-on
l’61imination desquantificateurspar rapportaux616mentsdu
corps
de base dans lelangage2,.o
dans cecas?
5.
llimination
enin,gale caractristique
aveclesapplicationscoefficientsd’ordren
Introduisons le
langage/2,.o,
obtenu dulangagedescorps
valu6s/2enajoutantdessymboles pourune suitecompatible
(co,,)n=O,
d’applicationscoefficientsdechaqueordre n, et dessymboles v,, pourles applications canoniques vn"
Av
A,,. Dans
celangagelescorps valu6sserontdes structuresmultisortes,
not6es (K,v, (con)), du typesuivant(K,
oK,
(An(K))n=O,
...
K--
oK,
(A,-
An(K))n=O,
...
(KAn(K))n=o,
))THIORME 5.11
La
thorie descorps valueshensliensde caractristique (0, p)non
ramifies
admetl’liminationdes quantificateurs parrapport aux.lments ducorpsde base dans lelangage
.co.
COROLLAIRE
5.2. Soient(Ki,vi,con)), 1,2 des corps valudshensdliensdecaractdristique(0, p)nonramifi6s. Alors
(1)
(KI, vl,(COn))=--
(K2,rE,(COn))
sietseulementsioKl
vK2
etKl,v
=--
KE,
v.(2)
(KI,vl,(con)) "< (K2,02,(con))
si etseulementsivKl
_
vK2
etAn(KI)
"<An
(K2),pourtout n.Dmonstration.
La
partie(2)
d6coule directementdu th6orime.Pour
(1), onremarque
que Ao(Ki)Ki,o
et, lescorps
6tant non ramifi6s, An(Ki) estcanon-iquement isomorphe h 1’ anneau devecteursdeWitt
Wn+
(Ki,v). Or
Wn+l
(Ki,v)
estuniform6mentd6finissable sans
paramtre
dansKi,v. Les
arguments standardper-mettentd’obtenir(K, v,
(con))
=--
(K2,v2,(con))
si etseulementsivK
=--
vK2
etAn(K)
An
(K2),pour
tout n, et onconclutpar
laremarque pr6c6dente.
Le
th6orme 5.1 d6couledefaqon standarddu th6orime deplongementsuivant.THIORME
5.3. Soit(K, v,(COn))
uncorps valud decaractdristique (0, p) et(L, v, (COn)), (F, v, (COn)) desextensionshensdliennes non
ramifids
de (K, v, (COn)),telsque (F, v, (COn))
estl
L
I+-saturd.
Soitt:vL
oF
unplongementde groupesabdliens ordonndstel
que
aIrK
id; soientn:
An(L)
An(F)
des plongementsd’anneaux telsque
n
IAnK)
idettelsquelesn
soientcompatiblesavec lesystdme projectifnaturel desAn,
c’est-?t-direnZrn
.Zrntn+l,
Oft Zrn"An+i
-
An
estlasurjectioncanonique.Alorsilexisteunplongement
f:
(L, v,(COn))
(F, v,(COn))telque
f
IK
id,fo
,
etfresn
n
pourtoutn.Le
th6orime5.3seramne
au th6orime2.1de[
],maispas
defaqonaussi directequ’en
6gale caract6ristique 0.Dmonstration.
On
a des sections des suites exactes suivantes, au-dessus de(K, v),donn6es
par
les"6n
(comme ci-dessus)--
A
(L)
LX/1
d-Mn(L)
--
vL
---> 0--
A
(F)
FX/1
+
Mn(F)
-
vF
--
0ICe
th6orimeg6n6ralisele th6orime3.7deJ.Pas,Cell decomposition and localzetafunctionsin a towerofunramifiedextensionsofap-adicfield,Proc.LondonMath.Soc. 65 (1990), 37-67,oil il traite le casd’une valuation discritederang1.418 LUC
BILAIR
On
obtientdes isomorphismesL/1
+
Mn(L)--
AXn
(L)
xvL
F
/1
"4-Mn(F)--
A
(F) xvF
etviacesisomorphismeset
ct,/n,
desplongementsn
xor:L
/1
+
Mn(L)
F
/1
+
Mn(F)
En
passant hla limite on obtientdes plongements,o"
limAn
(L) limAn
(F)
<--n <’-’rt
/o
x a: limL
/
+
Mn
(L)
limF
/
+
M
(F)
<"-n <--nNotons,
surl’exempie deL, que
limL/1
+
Mn(L) limAnX(L)
xvL
’-’n
etonalesinclusionscanoniques (voir
I1
])
ALo,v
limA
2
(L)
n
LX/1
+
rh(L)
limLX/1
+
Mn(L)
*’nOr,
puisque(F,v, (co,,))estsuffisamment satur6,on ales isomorphismes naturels(voir ])
lira
An(F)
--
AtFo,,O
<’-’n
lim
F
/1
+
M(F)
F
l1
+
rh(F)
<"-n
On
obtientdesplongementsX
o:
ALo,v
A(to,v
oo
X o"L/1
+
th(L)
,---->F/1
+
rh(F)
au-dessus de
K
/
+
rh (K) Ornotons,par
exemple, queK
pZ
xA
(KO,v).Cela permetd’obtenirun
plongement
o,,
l"L
F
telque
o,
x c[LO
/o,,
et un
plongement
desuites exactes#L
--+LX/l+rh(L)
iL 0quicoi’ncideavecl’identit6surla suite exacte
-->
K
-->K/1
+
rh(K)
o_.>
OK
--+ 0Onv6rifie vialeslimites
projectives que flo,,
"
L
F
est aussiunplongement
de
corps
valu6spour
la valuation ded6part
v.Le
th6orime2.1 des’
applique,et on obtient unplongementdecorpsvalu6sr/: (L,v) (F,v) quiestl’identit6 surK
etquiinduit/z.
Mais, r6interpr6t6 en termesdesCOn, celaentraineque
r/est unLco-plongement.
I"l6.
Types
la DelonOn donne maintenantuneaxiomatisation des
1-types
sur les modules dans leslangages
Eco
etEco.
Cette analysesuit depriscelledeDelon(voir[5]).
Elledistinguetrois familiesde types. Consid6ronsune extensionde
corps
valu6s(K,v)
-< (N, v),x e N
\
K,
etsoitIK(X) {g
_
vK"
:ikK,
v(x-k)
g}
Le
type tp(x,K)
seclasse parmi l’une destrois families suivantes’.(1) It(x)
{v(x- k):
kK}
etpossde unmaximum;(2)It(x)=
{v(x-
k):
kK}
etnepossde
pas
de maximum;(3) It(x)
{v(x
k): kK},
etalors{v(x
k): kK}
It(x)t3{go}etIt(x)
<go.Fixonsune th6oriecomplite
Tr
decorps
de caract6ristique 0etune th6oriecomplite
Tg
de groupes ab61iens ordonn6s, etconsid6rons
dansE.co
la th6orie complite decorpsvalu6s hens61iens de caract6dstique
(0,
0) dontlecorps
de testes est modilede
Tr
et le groupe de valuation modile deTg.
De
fa;on
analogue, fixons aussiune th6oriecomplite
Tp
decorps
valu6s deKaplansky
alg6briquement maximauxdecaract6ristique (p, p).
Rappelons
ladescriptiondestypespour
lelangage
Z;co,
6tabliedans
[2]
pourlescorpshens61iensde caract6ristique (0,0).
Compte
tenuduth6orme
4.4,lesm.mes
calculss’appliquentpour
lescorps
deKaplanskyalg6brique-mentmaximauxde caract6ristique (p, p).
THIORME
6.1. Soit(K, v, co)unmoduledeT
To,
Tp
etx dans uneextensiondldmentaire, x
q
K.
(1)Sitp(x K)appartient
?t
lapremidrefamille,
alors ilestcompldtementddtermind pardeuxconstantesa, bK,
a:/:
0, telles quev(ax
+
b)
0,ax+
b q[Kv,
etparle typetp(ax
+
b, Kv).(2)
Sitp(x K)appartient?t
la deuximefamille,
alorsilestcompldtementddtermindparune suite
(ap; yp)
indexdepar un ensemble bien ordonnd, oftaa
K,
ya
v(x
a)
et(,)
estcofinale
dansIK(X).
(3)
Sitp(x K)appartient d la troisidmefamille,alors ilestcompltementddtermind parune constante aK
tellequev(x a)vK,
par
le typetp(v(x a), vK)et par le typetp(co(x a), Ko).420 LUC
BILAIR
Fixons une th6orie complite
Tr
decorps
de caract6ristique p et une th6oriecomplite
Ts
degroupes
ab61iens ordonn6s discrets, et consid6rons dansE.coo
lath6oriecomplite de
corps
valu6s hens61iens nonramifi6s decaract6dstique (0, p)dont le
corps
derestes estmodiledeTr
et legroupe
devaluation modiledeTg.
Les
anneaux An(K), avec les applications canoniques rn"An+l
(K)
-->An(K),
formentunsystimeprojectif.
Nous
auronsi consid6rerdessuitesdetypes(qn(z))n, oO
qnestuntypesur
An
(K), quidevront.tre
consid6r6escommeprovenant
d’un616mentd’une extension 616mentaire viales applicationsv,,"
Ao
--
An.
Ceci6quivauti ceque
cestypessoientcompatiblesavec lessystimes d’applications(Vn)n
et(Zrn)n
dansun sens 6vident.
Nous
allons6voquer
cettesituationen disantque
la suitede types (qn)nestcompatibleavecle systime projectifdes anneauxAn,
etnousallons d6signerpar
lim
qn(Y)
lesystme
deconditionsquid6crit cettecompatibilit6etlesq,,,ii toute finpratique6gal
{yA
Aqn(Y
+
Mn);n >_0},
etquiestr6alis6dans unecertaine extension616mentairede(K,v). On
peutconsid6rerlim.-qn(Y) commeuntypesurn
Aro,o
r6alis6 dansW(k) pour
unk >-Ko.
THIORME 6.2.
Soit (K,v,(coo))
unmoddle deTo,
p, etx dansune extensiondldmentaire, x
q
K.
(1)
Sitp(x,K)appartient lapremidrefamille,
alors ilestcompldtementddtermindpar deuxconstantesa, b
K,
a 0,tellesquev(ax+
b)
0,ax+
bKo,
etparla limite projective de types lim-tp(Con(aX
+
b),
An(K)).
n(2)
Sitp(x K)appartient la deuximefamille,
alors ilestcompltementddtermindparune suite
(ap; yp)
indexdeparun ensemble bien ordonnd, oftaa
K,
,
v(x
aa)
et(,)
estcofinale
dansIt(x).
(3)
Sitp(x,K)appartient latroisidme
famille,
alors ilestcompltement ddtermind par,neconstante aK
tellequeo(xa)
oK,
parle typetp(v(x a),oK)etparla limite projective de types lim.-tp(con(X
),
An(K)).
nDdmonstration. Soit(N,v,
(con))
une extension616mentaireassezsatur6e,qu’
onpourra
ajusterpour
obteniries
automorphismes voulus. Identifionsx un 616merit deN.
(l)Soit
x’
N telque tp(x’, K)
appartientaussi i lapremiirefamille ettel quev(ax’
+
b) 0,ax’
+
bK,
etlimtp(Con(aX
+
b),An(K))
limtp(con(aX’
+
b), An(K))
Puisque
N
estassezsatur6, onales identifications (N,
v) W(No) etAro,o
lira.-
An(N)
AwtNo
(voir Ill). SoitK0
un relivement deK par
une section def’application
depassage
au restepour
la valuation/.On
a/IKo(ax+b)=
0eti)
Irotax,+b=
0,Car X,X’
sonttranscendantssurK.
Ilexistedonc desrelivementsNI,
N2
deN
dansN
telsque Ko(ax
+
b)
CNl
etKo(ax’
+
b) CN2.
On
aax
+
b lim,-COn(ax+
b), ax’
+
blim,-COn(aX’
+
b), par
lesidentificationsn
A,(N) tel que rn(COn(aX -4-
b))
Con(aX’,
+
b)
etan
IA,,C)-"
id.En
ajustantde nouveauN
il existe une famille(an) compatibleavec la limiteprojectivelim-A,(N). Onobtient ainsi unautomorphismed’anneauxor"
A(No,v)
A(N’-,v)
tel que cr(ax
+
b) ax’+
betrIlim,--A,,(K)’--
id, enparticuliercrIAKo.,=
idparl’inclusion
Aro,o)
c_
lim.-An(K).En
utilisant le faitque N
pZAuo,o),
onn
peut prolonger
?a
un automorphismedecorps
al"N
--
N
telque
a
Iro=
id.Par
la construction de or,1’ automorphismer
sera aussi unautomorphismedecorps
valu6s
pour
la valuation v.On
obtientun relivement der
en unK0-automorphismede
corps
valu6s r2" (NI,v) --+. (N2,v) telque
rz(ax+
b)ax’
+
b. OrK
etNi
sontlin6airementdisjointsau-dessus deK0
eton obtient(voir[4],
prop.2.15)
unK-isomorphismedecorpsvalu6sr3" (K
N,
v) (KN2, v) quiprolonger2etvK
Ni
vK,
K Ni
oNv.
Par
lelemme3.6 avec GH
},
l’isomorphismeor3 estaussiun,.o,o-isomorphisme. On
conclutpar
leth6orimed’61imination 5.1que
tp(x,K)
tp(x’,
K).(2) Supposons
x’
6 N tel quetp(x’,
K) appartientaussit
la deuxime famillepourla
mme
suite(ap;
,p).
Onv6rifie directementque
la suite(ap)
est une suitepseudo-Cauchy
detype transcendant dont x etx’
sont despseudo-limites;ilexiste done unK-isomorphismedecorpsvalu6s#"K
(x)K
(x’)
telque o(x)
x’
et ona vK(x)
vK(x’)
vK,
K(x)oK(x’)o
Ko.
On
conclutparlelemme3.6etle th6orme 5.1 comme en
(1).
(3)
Supposons
x’
6 N telque tp(x’,
K) appartientaussit
latroisime famillepourlemSme paramitrea e
K
ettelque tp(v(x a),vK)tp(v(x’
a),vK)etlimtp(co,(x a), An(K))
limtp(con(X’
a), A,(K))n n
Posons
y x a,y’
x’
a.II
suffitde voirque
tp(y,K)tp(y’,
K).En
proc6dant comme en (1), il existe un relivement
No
de N dans Npour
) et unK-automorphismedecorpsvalu6s
p" (KNo,v) (KNo, v)
telque qgn(CO,(y))
co,(y’)
pourtout n, etv.KNo
vK,
(KNo)oNo.
Comme
oK -< oNetv(y),
v(y’)
vK,
onaque
y,y’
sonttranscendantssurK,
v(Y’
aiyi)
mini v(aiyi), v(Y
aiy’i)
mini
v(aiy’i),
pour
tousai_
KNo,
vKNo(y)vK
Zv(y),
vKNo(y’)
vK
Zv(y’). On
obtientunK-isomorphismedecorpsvalu6sqg" (KNo(y),v)
(KNo(y’),
v) telque
p(y)y’
etp,,(co,(y))
co,(y’)
pour tout n.
Par
le lemme 3.6 avecH
{y}, l’isomorphisme p est aussi un12,.o-isomorphisme,
etonconclutpar
le th6orime d’61imination5.1que
tp(y, K)tp(y’,
K). I1422 LUC
BILAIR
7.
La
proprit d’indpendance
Compte
tenu de la caract6risation des types ci-dessus, l’analyse de Delon descoh6ritierss’appliquedirectement(voir
[5];
on trouve unexpos6
d6taill6dans[3]).
Rappelons
d’abord les r6sultatsdebase.PROPOSITION7.1 (Delon). Soit (K, v) __% (M,v) une extension lmentaire de
corps values,zr E
Sl
(K, o),q ESl
(M, o).(i)Siqcohrite deyr,alors
IM
(q)fqVK
Ir
(r).
(ii) Siyr n’appartient pas la 3e
famille
etsiq cohritede 7r,alors Ir(yr) estcofinal
dansIM
q).(iii)Siyr(x) appartient la re
famille
etsiq(y) cohritede
zr(x), alorsq(y)
appartientaussi la re
famille
pour lesmmes
paramtres
a, bK
tels quev(ax
+
b) 0,ax-t-b
q
Kv.
(iv)Si
zr(x)
appartient?t
la2efamille
et siq(y)cohriteder(x):
(iv.
1)
SiM
nerdalisepaszr, alors raunills
unique surM,
ceills
appartient la 2efamille
pourlesmmes
paramdtres(ap;
,),
ap
K,
,
oK,
quidonnentunesuitepseudo-convergente.
(iv.2)Si
M
raliserr, disonsparxo,alorsq (y)appartient la3famille
avec leparamtre
xo
(v(y xo) q[ vM),Ir(zr)
estcofinal
dansIta(r)
ettp(v(y xo),vM)cohrite dtgauche desa restriction v
K.
(iv.3)SoientXo,xl
M
deux ralisationsdeyret Yo,Ydes ralisations deq dans une extensionlmentaire. Alors, pourtoutmM,
v(yo m) v(y m); enparticulier,tp(v(yo xo),
vM)
tp(v(yl Xl),oM).
(v)
Sirr(x)
appartient la 3efamille,
alorsq(y)
appartientaussi la3
famille
pour le
mme
parambtreaK
tel que o(xa)
oK.
On
travaille avec les th6oriesdecorps
valu6sTo,
Tp, To,
pci-dessus.Les
r6sultatsde
[2]
restentvalablespour
Tp;
rappelons-en
la description descoh6ritiers.THIORME
7.2. Soit(K, v,co)
-< (M, v,co) des modules deTo
ouTp
et soit 7r(x)
un 1-typesurK,
nontrivial.(1)
Siyrappartient lapremibrefamille,sescohritierssurM
sontles typesq (y)telsqueq(y)appartient lamdme
famille
aveclesmmes
paramtres
a,b dansK
ettp(ay h- b, Mv)cohritede
tp(ax
d-b,Ko).
(2)
siyrappartient la deuximefamille
onadeuxcas:(2.
l)SiM
neralise pasyr alors rpossdeunfils
uniquesurM,
cefils
appartientaussi la deuxime
famille
et estdterminparlamme
suite(a;
},)
quer.(2.2)
SiM
ralisezr enxo, les cohritiers de r sontles typesq(y) tels que q(y)appartient latroisidme
famille
pour
leparamdtre
xo,Ir
(7r
estcofinal
dansIM
(q),tp(v(y Xo), vM)cohrite
?t
gauchedesarestriction?t oK,
ettp(co(y xo),Mo)cohritede sarestriction
?t
Ko.
(3)
Si7r appartient la troisidmefamille,
ses cohritiers surM
sont les typestp(v(y a), vM) cohdrite de tp(o(x a),
oK)
ettp(co(y a),My) cohdrite detp(co(x a), Kv).
Pour
T0,p,
on obtient1’ analoguesuivant.THIORME
7.3. Soit(K, v,(COn)) "< (M,v,(CO)n)
des modules deTo,
petsoitrr(x)un l-typesur
K,
non trivial.(1)
Si7rappartient d lapremibrefamille,
sescohdritiers surM
sontles typesq (y)telsqueq(y)appartientgtla
mme
famille
aveclesmmes
parambtres
a,b dansK
etlalimite projective de typeslim,--tp(con(ay
+
b),An(M))
cohdritedesarestrictionn
K.
(2)
Sirc appartientdla deuximefamille
on adeuxcas:(2.
SiM
nerdalisepasrr alors repossdeunfils
uniquesurM,
cefils
appartient aussi la deuxidmefamille
et estddtermindparlamme
suite(ap; ,p)
que(2.2)
Sixo
EM
rdalise re, les cohdritiers de rr sontlestypesq(y) telsqueq(y)appartient fi la troisidme
famille
pour leparamdtre xo,Ir
(re)estcofinal
dansIM
(q),tp(v(y x0),vM)cohdrite gauchedesarestriction d
vK,
etla limite projectivede typeslim,-tp(Con(y xo),
An(M))
cohdritedesarestrictionK.
n(3)
Sizr appartient la troisimefamille,
ses cohdritiers surM
sont les typesq(y) telsqueq(y) appartientgt la
mme
famille
avec lemme
paramtre
a dansK,
tp(v(y a),vM) cohdritedetp(v(x a),vK)etla limite projective de typeslim.-tp(Con(y a), An(M))cohdrite desarestriction
t
K.Rappelonsle critire de Poizat
pour
lapropri6t6 d’ind6pendance.THIORME
7.4[20].
SoitT
une th6oriecomplitedans unlangage L.
SiT
alapropri6t6 d’ind6pendance,alors
pour
toutcardinal.
>1
L
I,
il existeun type sur un modile.M
deT
de cardinalM
.,
quia22
coh6ritiers. SiT n’a pas
lapropri6t6 d’ind6pendance,alorspour
toutcardinal,k>_tL
I,
lenombre decoh6ritiersd’un typesur unmodule
M
deT
decardinalM
est
major6par
2x.
En
appliquantle critire de Poizat, on obtient letransfert/laAx-Kochen-Ershov, quise ramine auxseulscorps
par[9].
THIORfME
7.4.(1) Dans
le langage.co,
T
To,
Tp
possdde lapropridtd
d’inddpendancesietseulementsi
Tr
lapossbde.(2) Darts
le langage.o,
T
To,
p possdde lapropridtd d’inddpendancesi et seulementsiTr
lapossde.Ddmonstration.
(2)
(=)On
saitpar[9]
qu’aucune
th6oriedegroupes
ab61iensordonn6s
n’a
lapropri6t6 d’ind6pendance.Supposons
que
Tr
n’a pas
lapropd6t6
424 LUC
BtLAIR
n’a
pasnonplus
lapropri6t6 d’ind6pendance, puisquel’anneau
An(K) estcanon-iquement isomorphe h 1’anneau
Wn+
(Kv)des vecteursdeWittdelongueurn+
surKv
etquecetanneau est uniform6ment d6finissable sansparamitredansKv.
Un
typezr
S
(K)n’aura,
parle th6orime 7.3etlecritiredePoizatappliqu6auxgroupes
ab61iensordonn6s,
qu’au
plus2torl.
(21rvl)o
_< 2cl21rl.o
21rl
coh6ritiers,d’oOler6sultat.
Commeon obtientdesapplicationscoefficients enpassantd’uncorps valu6
t
une extension 616mentaireassezsatur6e,onpeut redescendreaulangageCOROLLAIRE 7.5.
Dans
lelangagedescorps values,unethorie decorpsvalueshensliens
To,
Tp
ouTo,
pposskdelapropri.t d’indpendancesi etseulementsila thoriedecorps associde aucorps deresteslapossde.RlFlRENCESBIBLIOGRAPHIQUES
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