UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL Service des bibliothèques
Avertissement
La diffusion de cette thèse se fait dans le respect des droits de son auteur, qui a signé le formulaire Autorisation de reproduire et de diffuser un travail de recherche de cycles supérieurs (SDU-522 – Rév.01-2006). Cette autorisation stipule que «conformément à l’article 11 du Règlement no 8 des études de cycles supérieurs, [l’auteur] concède à l’Université du Québec à Montréal une licence non exclusive d’utilisation et de publication de la totalité ou d’une partie importante de [son] travail de recherche pour des fins pédagogiques et non commerciales. Plus précisément, [l’auteur] autorise l’Université du Québec à Montréal à reproduire, diffuser, prêter, distribuer ou vendre des copies de [son] travail de recherche à des fins non commerciales sur quelque support que ce soit, y compris l’Internet. Cette licence et cette autorisation n’entraînent pas une renonciation de [la] part [de l’auteur] à [ses] droits moraux ni à [ses] droits de propriété intellectuelle. Sauf entente contraire, [l’auteur] conserve la liberté de diffuser et de commercialiser ou non ce travail dont [il] possède un exemplaire.»
REMERCIEMENTS
J'aimerais souligner la contribution de certains membres de mon entourage à ce travail. Leur participation s'est révélée précieuse
à
des instants cruciaux de mon cheminement, et je m'en voudrais de la passer sous silence.Je veux d'abord remercier Mario Côté, mon directeur de recherche. Je veux ensuite témoigner de ma reconnaissance
à
l'endroit de Jovic Preciado, qui a collaboréà
la rédaction du premier jet de mon texte, de Mathilde Iosub qui l'a relu, et de Louis Longpré qui a veilléà
sa révision et à sa mise en forme finales. Je veux aussi savoir gréà
Nelly-Ève Rajotte d'avoir mis la mainà
la pâte lors du montage de ma première vidéographie. C'est d'ailleurs elle qui, avec Émilie Morales, m'a encouragéeà entreprendre la rédaction de blagues.
· En terminant, je souhaite saluer l'artiste Patrick Bérubé, qui m'a fait l'amitié de me prodiguer son appui au moment de la construction des éléments de mon installation.
45 .1 Les séries de vidéos faisant écho les unes aux autres
s deux vidéos font écho l'une
à
l'autre car elles marquent un passé. Un passé éréotypé et marqué par la quotidienneté. Elles présente_c1t des émotions • ndardisées, des instants cristallisés par autrui. Le travail vidéographique r semble de prèsà
un journal intime. Ces scènes ou séquences de vie pourraient tre jouées de la même manière dans dix ans. Le décor marque une époque, tout < mme les costumes, mais les attitudes des protagonistes sont identiquesà
celles l'une autre génération, passée ou future. Les questionnements identitaires sont les11 ~ mes. Ces deux vidéographies se répondent car elles constituent une sorte de
uilleton, une espèce de téléréalité où tous les intervenants jouent leur propre rôle : I' nfant joue
à
l'enfant, la mère joueà
la mère, etc. Le mur marque une frontière11 is fait office de miroir, tout comme dans Alice aux pays des merveilles de Lewis
rroll. En effet, ce travail est presque la caricature de la petite Alice qui passe de
.i tre côté du miroir
à
la recherche du temps. Une envie de vieillir tout en restant 111 enfant. Se mettreà
la poursuite du temps et des fantasmes d'enfance, imiteril ulte ...
,t es deux vidéos se font écho, c'est aussi parce qu'elles donnent une perception Il érente non pas seulement du temps mais aussi du langage, qui retranscrit un > issé collectif, celui d'une génération occidentale bercée par la musique pop et une nultitude d'accessoires mettant en lumière les années 1980. Également bercée par ., lignée issue des années 1970, elle craint celles des années
à
venir. La fille .' 1pprêteà -
ou s'imagine - remplacer la mère, et la mère craint d'être à son tour ne plus être une enfant ou une jeune femme. Dualité de plusieurs générations où cun joue son rôleà
la perfection dans une société qui fonce et se défonce. Cette11 nt était
à son image, mais elle aurait pu être n'importe quelle petite fille élevée
l 1ns un milieu bourgeois de la province française. Elle est devenue cette jeune me commune qui rédige des blagues.
50 r cherches afin qu'eux aussi puissent participer à mon projet. Diffusion de modes de p nsée sur le Web sous deux fuseaux horaires qui me permet de saisir les enjeux de hacun pour finalement entrer dans une esthétique relationnelle. Je deviens un peu
t entre-deux. Comme l'écrit Philippe Quéau, dans Metaxu :
(. .. ) le virtuel, on l'a assez dit et écrit, a tendance d'abord à abolir l'espace et le temps. Le réseau des réseaux, dans son décentrement offre effet d'infinies possibilités qui vont toutes dans le sens d'une déréalisation, d'une décorporation en même temps qu'elles accroissent les possibilités de communication, d'interaction, d'information. (Quéau, 1989, p. 277)
Mon espace est le Net. Le temps s'est évaporé. Le hasard a pris place par la r cherche de mots-clés. Et la synchronicité s'est installée dans la signification que lui