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Internationaliser la SHC

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Academic year: 2021

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C a n a d i a n H i s t o r i c a l A s s o c i a t i o n • S o c i é t é h i s t o r i q u e d u C a n a d a

16 « Pourquoi faire l’effort d’aller aux réunions de la SHC ?

On n’y parle que d’histoire canadienne. » Combien de fois ai-je entendu des amis ou des collègues exprimer ce genre de réflexions quand on leur demandait s’ils prévoyaient par-ticiper à la réunion annuelle de la SHC ? Même si on peut les comprendre, il faut malgré tout déplorer pareilles réticences envers la principale organisation historienne professionnelle au Canada.

Nous devrions tous partager, quelles que soient nos spécialités respectives, un intérêt commun pour une association qui peut nous représenter et promouvoir nos intérêts sur les questions du financement de la recherche, de l’aide à la publication et sur bien d’autres encore auprès du gouvernement canadien. La SHC fait déjà tout ça, en s’appuyant sur ses membres, à l’intérieur de la Fédération canadienne des sciences humaines et sociales.

Ceux et celles qui enseignent l’histoire dans des institutions d’enseignement supérieure au Canada font tous face aux mêmes genres d’expériences en terme de développement des programmes et de préparation des cours, particulièrement dans les institutions publiques. La SHC a toujours fait une large place à ces préoccupations dans ses activités. Dans les faits, nous ne sommes toutefois pas si isolés les uns par rapport aux autres, à l’intérieur de nos départements ou de nos réseaux de recherche. Que ce soit dans nos activités de recherche ou d’enseignement, il nous arrive régulièrement de nous rejoindre, au-delà des frontières géo-graphiques, pour partager des idées et des réflexions issues de contextes historiques et théoriques parfois très variés. Les grandes spécialités thématiques, comme l’histoire des femmes ou des autochtones, la culture populaire, l’environnement et bien d’autres, nous amènent à poursuivre ensemble des discussions comparatives et des analyses transnationales. La SHC s’est depuis longtemps montrée ouverte à ces tendances intellectuelles et, rejetant sa vieille (et pas toujours méritée) image de club fermé, elle a choisi de devenir résolument plus internationale.

• Nous insistons maintenant pour qu’au moins un des trois membres élus chaque année au Conseil soit un

« non-canadianiste ».

• Une spécialiste de l’histoire française, Mary Lynn Stewart, a été choisie pour devenir notre prochaine vice-présidente. Elle deviendra présidente en 2009.

• Nous avons un grand nombre de comités associés, spécialisés dans une grande variété de champs d’intérêt

(histoire militaire, de l’enfance, des affaires, du travail, des femmes, de l’environnement, etc.) et qui regroupe des chercheurs provenant de tous les horizons.

• De grands progrès ont été accomplis dans l’internationalisation du programme de notre réunion annuelle. À l’Université York en 2006, le tiers des présentations avaient un contenu transnational, comparatif ou tout bonnement « non-canadien », certaines attirant des historiens provenant de régions très diverses.

• Nous explorons de nouvelles possibilités pour développer davantage nos liens avec les historiens francophones du Canada et pour encourager leur participation aux activités de la Société, autant qu’au programme de la réunion annuelle. • Nous souhaitons utiliser notre réunion annuelle pour

promouvoir davantage les discussions à propos de l’enseignement transnational, particulièrement dans le cadre de cours dits d’ « histoire mondiale ».

• Une nouvelle série de livres courts a été inaugurée par la SHC, qui porteront sur une variété de sujets internationaux. Le premier manuscrit sur l’histoire de la sexualité en Europe de l’Ouest doit être produit cet été.

• Le Journal de la SHC (qui a toujours présenté plusieurs articles traitant de diverses régions géographiques) a maintenant une contrepartie électronique, qui paraîtra une fois l’an et qui portera sur de grandes questions thématiques relatives à l’historiographie, à la théorie et à l’histoire comparée. Plusieurs historiens internationaux renommés se sont déjà engagés à y contribuer.

• Nous étudions la possibilité de parrainer des séances dans les programmes de réunions d’autres organisations et nous allons aussi inviter ces organisations à faire de même à la réunion annuelle de la SHC.

Nous comprenons que les historiens de l’Afrique, de l’Amérique latine, de l’Asie et de l’Europe doivent participer aux activités d’autres organisations, mais nous souhaitons malgré tout qu’ils puissent continuer à trouver à la SHC une atmosphère favorable au développement de leurs travaux. S’ils craignent de se trouver marginalisés à l’intérieur de séances trop peu fréquentées, nous les invitons alors à se joindre à des séances d’histoire comparée autour de sujets d’intérêt commun.

Passez donc le mot à vos amis et à vos collègues qui ne sont pas nécessairement spécialisés en histoire canadienne : la SHC peut avoir beaucoup à leur offrir.

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