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Les représentations végétales dans la céramique apulienne

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Academic year: 2021

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3.5

FACULTE DES LETTRES

MEMOIRE

PRESENTE A L'ECOLE DES GRADUES DE L'UNIVERSITE LAVAL

POUR L'OBTENTION

DU GRADE DE .MAITRE ES ARTS (M.A.) PAR

.MONIQUE MDISAN BACHELIERE ES ARTS DE L'UNIVERSITE LAVAL

O-LES REPREstlNrATIONS VEGETAO-LES DANS LA CERAMIQUE APULIENNE

juin 1988

(2)

Les scènes décorant la céramique apulienne contiennent de nombreuses représentations de plantes qui semblent suffIsanment réalistes pour faire l'objet dune identification botanique. fbur procéder à toute identification, il était nécessaire de réaliser la description de ces représentations et leur classification en groupes homogènes pour obtenir la typologie des motifs végétaux dans la céramique apulienne. Le premier chapitre de ce mémoire explique la méthode utilisée pour décrire et classifier les représentations. Les deux chapitres suivants présentent la typologie des motifs identifiés, en signalant au passage certaines ressemblances avec des plantes connues, sans toutefois proposer d'identifications botaniques formelles. La conclusion de ce mémoire est suivie du catalogue des vases apuliens observés lors de la constitution du répertoire.

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(3)

Notre intérêt pour les motifs végétaux est né de notre participation aux travaux du laboratoire de recherches hippocratiques de l'université Laval. Sous la direction de M. Gilles Maloney, nous avons collaboré à une étude sur le vocabulaire botanique du corpus hippocratique. C'est ainsi que nous avons constaté l'importance de l'usage médicinal des plantes dans l'Antiquité, de même que la grande variété des plantes connues et c*ouramment utilisées. Nous avons alors recherché dans les documents archéologiques un répertoire d'illustrations de végétaux permettant d'améliorer nos œnnaissances sur l'intérêt que les Anciens portaient aux plantes.

Nous tenons ici à remercier M. Hubert Giroux pour ses précieux conseils tout au long de cette recherche et lors de la rédaction de ce inémoire. Nous sommes également redevable à M. Tran Tarn Tinh qui a accepté de faire la prélecture de notre manuscrit.

Nous voulons aussi remercier M. Gilles Maloney pour le soutien qu'il nous a accordé pendant cette recherche, de même que M. Denis Grenier qui a bien voulu lire notre manuscrit et vérifier la qualité de l'aspect botanique de notre étude.

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AVANT-PROPOS ii TABLE DES MATIERES iii BIBLIOGRAPHIE iv INTRODUCTION 1 CHAPITRE I: LA METHODE

A. Les représentations végétales 6 B. Répertoire des motifs végétaux 8

B.l. Démarche

B.2. Fiche d'identification

B.3. Terminologie et codification

C. Classification 12 CHAPITRE II: LES ARBRES

Les arbres 16 CHAPITRE III: LES PLANTES HERBES*» *"* TJ» TTJgnRS

A. Les plantes herbacées 24

B. Les fleurs 39

CONCLUSION 44 CATALOGUE 46 PLANCHES 100

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Auteurs anciens:

Pline, Histoire naturelle. Livre XXI, texte établi, traduit et ccjmmenté par J. André, Paris, Société d'édition Les Belles Lettres, 1969.

Théophraste, Historia Plantarum, trad. A. Hort, Ed. Loeb, Londres Cambridge, Mass., 1916, 2 vols.

The Greek Herbal of Dioscurides. trad. John Goodyer, éd. Robert T. Gunther, New York, Hafner Publishing, 1959, 701 p.

Auteurs modernes:

Baumann, H., Le bouquet d'Athena, trad. R. Barbier, Paris, Flammarion, 1984.

Cerceau, I., "Les représentations végétales dans l'art égéen: problèmes d'identification", L1 icorMxtraphie minoenne; actes de

. la table ronde d'Athènes (21-22 avril 1983,-. Bulletin de corresrxDndance hellénique, supplément XI, Paris, 1985, pp. 181-184.

Doumas, C.G., Santorin. la ville préhistorique de l'Akrotiri, Athènes, Ed. Hannibal.

Karouzou, S., Guide illustré du Musée National. Athènes, Ekdotike Athenon S.A., 1978.

(6)

Press, Cambridge, 1983.

Moret, J.M., L'llioupersis dans la c-éramique italiote, Genève, Institut suisse de Rome, 1975, 2 vols.

Pfrornmer, M., "Grossgriechischer und Mittelitalischer Einfluss in der Rankenornamentik fruhhellenistischer Zeit", Jahrbuch des deutschen archaoloaischen Instituts 97, 1982, pp. 119-190.

Singer, C., "The Herbal in Antiquity and its Transmission to Later Ages", Journal of Hellenic Studies 47, 1927, pp. 1-52.

Trendall, A. D. et Cambitcglou, A., The Red-figured Vases of Apulia, Clarendon Press, Oxford, 1978 et 1982, 2 vols et index.

, First Supplement to the Red-figured Vases of Apulia, Bulletin Supplement No. 42, University of London, Institute of Classical Studies, 1983.

(7)

De tout temps, les plantes ont fait partie intégrante de la réalité quotidienne des individus: "Il existe entre la végétation et l'homme une liaison aussi vieille que l'humanité elle-même"1. En effet,

les plantes ont de multiples fonctions: nutritives, curatives, ornementales, etc. Très tôt dans l'Antiquité elles furent identifiées et nommées2, et petit à petit plusieurs de leurs qualités furent reconnues:

"The uses and properties of plants, real or imagined, were the subject of intense interest from the earliest times"3.

Il y eut les rhizotomies, les "coupeurs de racines", auxquels s'est

à l'occasion référé Théophraste4, et les pharmacopoles, vendeurs de

plantes médicinales5, dont les activités pouvaient parfois se confondre

avec celles des rhizotomes. Il y eut ensuite, mais aussi de façon contemporaine, les médecins qui utilisaient les plantes autant sous forme de traitement interne ou externe qu'intégrées au régime alimentaire. Les oeuvres hippcjcratiques (Ve-IIIe s. av. J.C.) contiennent plus de trois cents noms de plantes sauvages, douestiques et importées.

Le premier ouvrage connu de classification botanique est 1' Historia Plantarum de Théophraste (372-287 av. J . C ) , disciple et successeur d'Aristote au Lycée. La démarche de Théophraste suit celle qu'avait empruntée Aristote lors de sa classification des animaux.

1 H. Baumann, Le bouquet d'Athéna. p. 12.

2 Homère, Iliade. 4.191 et 218.

3 G.E.R. Lloyd, Science. Folklore and Ideology, p. 119. 4 Thécphraste, Historia Plantarum. 9,1,7; 9,8,1.5.

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des plantes et de leurs effets thérapeutiques et y joignit des illustrations dans son De Materia Medica. Son oeuvre "servit de modèle à toutes les flores du Moyen-Age et était encore considérée jusqu'au XIXe siècle en Espagne et en Turquie comme la botanique de base"6. A la même

époque, Pline l'Ancien écrivait son Historia Naturalis. Plusieurs autres auteurs de l'Antiquité se sont eux aussi intéressés aux plantes, sans toutefois leur consacrer des livres complets. Citons Hésiode, Hérodote, Xénophon, Théocrite, Virgile, Ovide et bien sûr Galien, qui a œmmenté les oeuvres hippocratiques.

Les plantes ont aussi inspiré les artistes de l'Antiquité. Nous pensons immédiatement à la superbe fresque des Lys (XVe s. av. J.C.) de

Théra7 dans laquelle des touffes de lys poussent sur des rochers.

D'époque iiycénienne, une pyxis hexagonale en bois revêtue de lamelles d'or traitées au repoussoir présente, sur sa partie supérieure, un riche décor végétal8. Ensuite le naturalisme, disparu avec l'époque mycénienne, fut

remplacé par le style géométrique (XIe-VTIIe s. av. J.C.) et réapparut à l'époque corinthienne, tel qu'on peut le constater sur une oenochoé du Musée National9.

Aux époques archaïque et classique, les palmettes et les fleurs de lotus forment les décors secondaires de la céramique attigue à figures noires et à figures rouges, et quelques plantes apparaissent dans les scènes principales. En architecture, les chapiteaux corinthiens présentent- de magnifiques feuilles d'acanthe. Plusieurs reliefs nous

6 H. Baumann, ibid., p. 18.

7 Doumas, C.G., Santorin. la ville préhistorique de l'Akrotiri,

Athènes, Ed. Hannibal, pi. 25 et 27.

8 Athènes, Musée National, nos 808, 811. Guide illustré du Musée

National. p. 29.

9 Athènes, Musée National, no. 12717. Guide illustré du Musée

(9)

choisissent des plantes comme symbole, tel que Rhodes le fit pour son tétradrachme. Et le premier artiste du IVème siècle à connaître la célébrité en peignant à l'encaustique, Pausias de Sicyone, était un peintre naturaliste, rertommé pour ses peintures de fleurs et de guirlandes de fleurs10. Ainsi, presque à toutes les époques de l'Antiquité, le monde

végétal a su influencer l'expression artistique sous toutes ses formes, tant parmi les arts majeurs que mineurs.

Nous avons choisi d'étudier les motifs végétaux de la céramique apulienne (Ve-IVe s. av. J.C.) en raison de la richesse de celle-ci en représentations qui nous semblaient suffisamment réalistes pour faire l'objet d'une identification botanique, but initial de notre recherche11.

Nous avons abordé l'étude de ces motifs selon une démarche apparentée à celle de Théophraste en espérant pouvoir utiliser son ouvrage pour l'identification botanique, et c'est alors que nous avons rencontré un premier obstacle. Les critères considérés par Théophraste pour procéder à l'identification et à la classification des plantes ne pouvaient être observables sur nos motifs, puisque celui-ci s'intéresse entre autres à la texture, à la couleur ou encore à l'odeur des plantes. Quant à la description des parties des plantes, il procède par analogie avec d'autres plantes qu'il cite sans ajouter plus de détails. Dans ces conditions, il s'avérait impossible de procéder à l'identification botanique de nos motifs à l'aide de l'Historia Plantarum.

Nous nous sommes alors tournée vers Dioscoride espérant que ses descriptions, ou tout au moins ses illustrations de plantes, nous permettraient d'identifier nos motifs. Mais il était encore impossible

10

Voir Pline, Histoire naturelle. XXI,4 et XXXV, 123-127,

1 1 Nous posons comme préalable que l'artiste s'est inspiré de

plantes réelles. Nous partageons ici l'avis de J.M. Moret à savoir qu'il "n'existe pas de degré zéro des représentations figurées, que l'artiste procède toujours à partir d'un schéma préexistant..." J.M. Moret, L'Ilioupersis dans la céramique italiote. p. 3.

(10)

Théophraste pour la description littéraire des plantes12. De plus, ses

croquis présentent souvent une plus grande finesse d'exécution que nos motifs apuliens et sont ainsi peu comparables, bien qu'ils puissent parfois montrer des similitudes intéressantes. Il demeurait donc toujours

impossible d'établir des identifications botaniques sûres à partir d'une oeuvre spécialisée de l'Antiquité13.

Nous avons ensuite tenté de consulter des ouvrages modernes portant sur les représentations végétales de l'Antiquité et c'est alors

que nous avons constaté la rareté de telles études14. Nous avons donc

choisi de procéder à une première étape dans l'étude de motifs végétaux sur des dccruments archéologiques, c'est-à-dire la classification et la proposition d'une typologie, réservant l'identification botanique pour une étape ultérieure. Car nous pensons que ce n'est qu'après avoir organisé ces représentations en groupes homogènes que nous pourrons espérer

identifier ces motifs.

Dans cette étude, nous allons donc observer les représentations végétales qui semblent les plus réalistes en céramique apulienne. Nous

limiterons notre répertoire aux vases illustrés dans l'ouvrage de Trendall

1 2 "His main interest, as with all herbalists, is a 'practical'

one, and his descriptions of the plants are very brief when COTtpared with the space that he gives to their application." Singer, C., "The Herbal in Antiquity and its Transmission to Later Ages", p. 19.

1 3 "In many cases the descriptions of Dioskurides are adequate for

the diagnosis of the plant, but in others the plants are quite urLreœgnisable.", Singer, C., ibid., p. 21.

1 4 Signalons toutefois l'intéressante étude de M. Pframmer,

"Grcssgriechischen und Mittelitalischer Einfluss in der Rankeriornamentik fruhhellenistischer Zeit". Mais, ainsi qu'il

le sera expliqué au premier chapitre, les motifs auxquels il s'est intéressé appartiennent au type stylisé que nous avons exclu de notre recherche.

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et (Smbitoglou, The Red-figured Vases of Apulia15, puisque l'étude de

toute la production apulienne connue déborderait de beaucoup les limites d'une recherche de maîtrise. Soulignons ici que tous les résultats obtenus dans cette étude seront tributaires du choix d'illustrations des deux auteurs pré-cités. Ainsi, il est permis de penser que certains motifs végétaux de la œramique apulienne sont actuellement absents de notre répertoire. De plus, le nombre de représentations de chaque motif de même que le rtcmbre pour chaque période dépendent aussi de cette situation. Ajoutons que toute statistique absolue pourrait irrduire en erreur puisque la production apulienne a sans cesse augmenté jusqu'à l'apulien récent.

L'étude qui suit s'attache donc à proposer une méthode de description et de classification de motifs végétaux et présente la typologie des motifs répertoriés sur les vases apuliens que nous avons observés. L'identification botanique formelle de ces motifs ne sera pas tentée ici, mais nous signalerons au passage les rapprochements possibles avec des plantes connues, ou les ressemblances avec certains dessins de Dioscoride.

1 5 Trendall et Cambitoglou, The Red-fiaured Vases of Apulia.

CLarendon Press, Oxford, 1978 et 1982, 2 vols; et le First Supplement to the Red-figured Vases of Apulia. Rilletin Supplement No. 42, University of L^-indon, Institute of Classical Studies, 1983.

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A. Les représentations végétales:

La céramique apulienne présente beaucoup plus de motifs végétaux que la c-éramique attique et, mis à part les motifs bien connus en céramique attique tels les palmettes, rosettes et fleurs de lotus, on peut y reconnaître deux types majeurs de représentations végétales, soit des motifs très composites, et des motifs plus sobres et paraissant plus conformes à la réalité. On retrouve généralement le premier type sur le col des vases en tant que décor principal alors que les autres motifs se situent sur la panse, parfois sur le col, en tant qu'éléments secondaires d'une scène figurée.

Les représentations végétales composites relèvent d'un modèle assez uniforme, habituellement une tête de femme entourée d'un décor floral très complexe (pi. I et II). La tête de femme est au centre du décor, semblant sortir d'une fleur en forme de calice à plusieurs pétales soudés. Cette fleur se dresse sur une hampe qui s'élève au-dessus d'une plante herbacée, à feuilles verticillées linéaires et dentées, rappelant l'acanthe ou certaines plantes grasses ccmme l'aloès ou l'agave. Ces mêmes feuilles s'étirent de chaque côté de la tête de femme, deviennent

très minces et non dentées et se terminent en de multiples vrilles et volutes. D'autres fleurs se rattachent aux feuilles, parfois semblables à

la fleur principale ou bien rondes à plusieurs pétales soudés avec étamines et pistil, ou encore à bouton central et pétales ronds, ressemblant à des rosettes.

Les motifs végétaux plus simples ne font jamais l'objet du décor principal. Ces représentations constituent des éléments secondaires des scènes, à caractère iiythologique ou autre, et n'ont donc pas joui d'une exécution aussi soignée que les motifs cxxnposites. Les plantes peuvent être tenues par les différents personnages, pousser à leurs pieds ou se

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dissemblables les uns des autres, et ne peuvent donc pas être décrits ici d'une façon générale, comme pour les motifs composites.

Après avoir constaté l'existence de ces deux types fort différents, nous avons choisi d'étudier exclusivement les motifs simples qui présentent plus de possibilités de classification botanique. L'allure composite des autres motifs nous a fait craindre la quasi impossibilité, à ce stade-ci de nos redierches, de procéder à une classification fondée et c'est pourquoi nous les avons écartés de notre étude. Nous espérons toutefois que l'étude des motifs plus simples permette de reconnaître les parties de ces motifs composites. Trendall et Cambitoglou tentent déjà une première identification de ces éléments sur le col d'un cratère à volutes de Bâle (no. 141 du catalogue), auquel on peut comparer un second cratère à volutes du musée du Louvre (no. 135 du catalogue, pi. II). Ils reconnaissent dans le décor floral entourant la tête d'Orphée plusieurs plantes: le lis, l'adianthe, et une fleur à quatre pétales (notre motif 33) qu'ils suppposent être un hélianthème (rock-rose), l'ensemble surgissant d'une acanthe16.

Le motif du thyrse (pi. III), tel qu'identifié par Trendall et Cambitoglou et qui est très fréquemment représenté aux mains de personnages, a été lui aussi écarté, tout comme certains motifs attiques qui nous apparaissaient beaucoup trop figés pour être intégrés à notre étude. Il nous semble cependant fort intéressant de signaler ici la ressemblance marquée du thyrse avec une graininée, partic*ulièrement le chondros de Dioscoride, probablement une espèce végétale du genre Hordeum17. Nous incluons aussi parmi ces motifs figés celui du lierre (on

1 6 Trendall et Cambitoglou, The Red-figured Vases of Apulia, p.

378. Nous reverrons cette identification de 1'hélianthème lors de la description du motif 33.

1 7 Cette identification est proposée dans l'édition de T. Gunther,

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l'identification dans l'art égéen est d'ailleurs discutée19.

B. Répertoire des motifs végétaux: B.l. Démarche

La diversité et surtout la grande quantité des motifs simples nous a contraint à mettre au point une méthode permettant la description et la classification des représentations en groupes de motifs identifiables. Pour ce faire, nous avons choisi d'apparenter notre démarche à celle de Théophraste, telle qu'il l'expose au premier livre de l'Historia Plantarum (1,1), dans le but d'aborder l'étude des motifs végétaux dans le même esprit que les anciens. La méthode de classification de Thécphraste repose sur la comparaison des plantes selon divers aspects: leurs parties, leurs qualités, leur mode de vie, etc. Certains de ces aspects n'étant pas observables sur des documents figurés, les critères considérés pour la description de nos motifs seront les parties des plantes, i.e. les rameaux ou branches, les feuilles, les fleurs et les fruits; les racines n'apparaissent jamais sur les représentations. Les différences seront établies non seulement en fonction de la forme des parties, mais aussi selon leur présence ou leur absence, leur disposition et leur taille.

Cette description apparaît sur une fiche de travail contenant tous les éléments d'information reliés à chaque motif de même qu'au vase qui en constitue le support.

18

Trendall et (.^mbitoglou, chap. 8, no. 152.

1 9 I. Cerceau démontre qu'il pourrait s'agir d'une autre espèce,

vraisemblablement le liseron épineux (Smilax aspera L. ). espèce spontanée dans toutes les régions égéennes, œntxairement au lierre. De plus, la forme des feuilles du liseron épineux est plus comparable aux représentations que celle des feuilles de lierre. I. Cerceau, "Les représentations végétales dans l'art égéen: problèmes d'identification", p. 184.

(15)

On retrouve sur cette fiche des éléments concernant d'abord le vase, c'est-à-dire le nom du peintre ou du groupe, la provenance du vase, sa localisation actuelle et son numéro d'inventaire, sa datation et les références bibliographiques. En second lieu, la fiche c-oiporte une description littéraire de la scène principale dans le but de situer exactement le motif par rapport aux autres éléments de la scène, qu'il s'agisse d'un motif tenu par un personnage, d'un élément du paysage ou d'un bouche-trou. La description de la représentation végétale apparaît sous forme de tableau avec, en abscisse les parties de la plante, et en ordonnée les aspects observés, notés sous forme de symboles. Cette description codifiée est conçue de manière à connaître le nombre, la disposition, la forme et la taille de chacune des parties.

La codification de la description ainsi que la présentation sous forme de tableau ont pour but d'éviter une longue description littéraire qui aurait nui à un regroupement rapide et systématique des motifs semblables. Cette codification était d'ailleurs aisée à élaborer étant donné le petit nombre de termes de description botanique applicables à nos motifs. En effet, le fait que les plantes se retrouvent en deux dimensions ne permet pas d'observer tous les éléments cxanme on pourrait le faire dans la réalité. Certains détails n'étaient tout simplement pas observables, tels que l'épaisseur des feuilles, leur couleur ou leur texture. De même, certaines parties des fleurs sont difficilement identifiables puisque seuls les pétales sont vraiment bien représentés. Ceci est d'ailleurs fort déplorable et dresse un obstacle de taille en vue de l'identification botanique car, depuis les travaux de Linné, ce sont les organes reproducteurs de la plante, donc la fleur et ses parties, qui constituent la base des systèmes de classification et d'identification. Ainsi deux plantes semblables quant à leurs feuilles peuvent être très éloignées l'une de l'autre une fois classifiées, à cause de la différence de leurs fleurs et de leur mode de reproduction. Nous avons tenté de

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combler cette lacune en prcvcédant à la description la plus fidèle possible des parties observables.

B.3. Terminologie et codification Alterne:

Se dit des parties disposées de chaque côté de la tige, à des hauteurs différentes.

Ax Axillaire:

Se dit d'une partie qui naît dans l'angle formé par la tige et le rameau ou la feuille. c Cordiforme: En forme de coeur. Ca Caliciforme: En forme de calice. en Chapelet:

Succession des fruits à partir de la tige. co Conique: En forme de cône.

m

&

i

cr Crénelé:

Se dit d'un organe à dents arrondies et à lobes plutôt ctourts.

Cr Croissant:

(17)

Diqitée:

Se dit d'une feuille découpée en forme de doigts.

De Denté:

A bord entaillé. et Etamine:

Organe masculin de la fleur.

Grappe:

Assemblage des fruits portés par des pédoncules étages sur un axe ccarmun.

La Lancéolé:

En forme de fer de lance. Lar Large

Li Linéaire:

Qui est étroit et allongé. Opposé:

Se dit de parties insérées sur le même noeud de la tige mais à 180 degrés l'une de l'autre.

Ob Oblong:

Plus long que large, et arrondi à l'extrémité.

(18)

Obo Obovale:

De forme légèrement ovale, la partie supérieure étant un peu plus large.

Cm Ombelle:

Inflorescence dont les pédoncules partent tous du même point et atteignent la même hauteur.

0 9 0 0

T

OV Ovale

Pennée:

Type de feuille composée, dont les folioles sont disposés à gauche et à droite de l'axe. Pé Pétale:

Elément de la corolle. pi Pistil:

Organe femelle de la fleur. R Rond

Sa Saaitté:

En forme de pointe de flèche. so Soudé

tr

Triangulaire

Verticillés:

Se dit d'organes insérés à un même niveau, sur le même axe.

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p petit m moyen g grand / sur + beaucoup ou plus

C. Classification:

Nous avons répertorié tous les motifs végétaux que l'on peut observer sur les vases apuliens illustrés dans l'ouvrage de Trendall et Cambitoglou, The Red-figured Vases of Apulia20 de même que dans le First

Supplement to the Red-figured Vases of Apulia21. Sur un peu plus de

mille vases (ce qui constitue dix pour cent de la production apulienne connue) nous avons recueilli huit cent cinquante-et-une représentations de végétaux, apparaissant sur cinq cent soixante-treize vases. On peut ainsi supposer que le répertoire complet des motifs végétaux de la céramique apulienne dépasserait les huit mille représentations et porterait sur près de cinq mille vases, nombre fantastique pour des motifs n'ayant suscité l'intérêt d'aucun chercheur jusqu'à ce jour.

Pour procéder à la classification des motifs végétaux nous avons d'abord divisé le fichier en trois classes correspondant aux végétaux reconnus, c'est-à-dire les arbres, les plantes herbacées et les fleurs. Il n'était pas possible de créer une classe d'arbustes puisque la petite taille de certains motifs ne peut à elle seule être le critère de sélection entre un arbre, un arbuste et une plante herbacée, et c'est donc la morphologie du végétal qui permettait la distinction entre deux classes. Ainsi, les petits arbres furent intégrés à la classe des arbres et les grandes plantes à celle des herbacées. La classe "fleur", qui ne représente pas réellement un type de végétal, fut créée à partir des motifs observés. Généralement, les deux autres types n'ont pas de fleur

2 0 Trendall et Cambitoglou, The Red-figured Va?a-*s of Apulia.

Oxford, Clarendon Press, 1978 et 1982, 2 vols, et index.

2 1 Trendall et Cambitoglou, First Supplement to the Red-figured Vases

of Apulia. Bulletin Supplement No. 42, University of London, Institute of Classical Studies, 1983.

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et lorsqu'une fleur apparaît, la plante à laquelle elle appartient n'est que peu ou pas représentée. Lorsque d'autres parties de la plante apparaissent avec la fleur, elles sont petites et en très faible quantité. L'identification ne peut se faire alors qu'à partir de la fleur elle***même.

Une fois la division en ces trois classes accomplie, nous avons de nouveau subdivisé chacune d'elles en plusieurs groupes, à partir des descriptions codifiées. Le principe observé pour cette étape est le suivant: les divisions doivent être effectuées à partir des critères les plus grands et ce jusqu'aux plus petits. En d'autres mots, il fallait d'abord séparer les motifs à un ou plusieurs rameaux de ceux qui n'en avaient pas. Ensuite, dans le premier de ces deux groupes, la division avait lieu selon la disposition des rameaux, soient alternes, opposés ou verticillés. Le partage suivant de chacun de ces nouveaux scus-groupes, de même que du groupe des plantes sans rameaux, était basé sur la disposition des feuilles. Les critères subséquents étaient la forme des feuilles, l'absence ou la présence de fleurs et l'absence ou la présence de fruits. De cette façon, les plus petites divisions obtenues comportaient seulement des fiches dont les descriptions codifiées étaient pratiquement identiques. Cette première classification permit d'ctotenir soixante-douze types de motifs végétaux.

Cette classification basée sur les descriptions codifiées présentait toutefois certaines lacunes. Le fait de procéder à la ccdif ication de huit cent cijiquante-et-une représentations végétales peut occasionner un manque d'uniformité dans la description parce que la perception que l'on a de ces représentations est modifiée à mesure que le temps passe. Ainsi, les détails infimes observés au début du travail et donnant liai alors à des descriptions codifiées différentes se sont avérés n'être que des particularités stylistiques d'un même motif, fait évident après avoir étudié quelques centaines de représentations. C'est pourquoi les soixanrce-douze groupes obtenus témoignaient d'un plus grand nombre de formes végétales qu'il n'y en avait en réalité.

(21)

Ces observations expliquent la nécessité de procéder à la confrontation visuelle de chacun des motifs à l'intérieur de chaque groupe, de chacun des groupes entre eux, de même que d'une classe à l'autre. Nous avons revu toutes les représentations une à une pour bien vérifier si elles appartenaient réellement au groupe dans lequel elles étaient classées. Ensuite, nous avons observé chacun des groupes d'une même classe et procédé à la réunion de plusieurs d'entre eux tout en uniformisant alors les descriptions codifiées.

Cette seconde étape de classification permit d'obtenir des groupes beaucoup plus homogènes et en plus petit nombre, soit trente cinq motifs différents au total. La distribution des motifs végétaux se présente ainsi: huit groupes d'arbres, vingt-deux plantes herbacées et cinq fleurs. Dans les chapitres qui suivent nous procéderons à la description de chacun de ces types de végétaux, numérotés de un à trente-cinq, en cxmnençant par les arbres et en terminant par les fleurs. Pour chaque type, un rooréro de catalogue souligné indique d'après quel vase le dessin a été fait, et un numéro en gras indique l'origine de la planche.

(22)

Les arbres

La classe des arbres regroupe tous les motifs «xnportant un ou plusieurs rameaux et qui paraissent avoir les dimensions d'un arbre ou, s'ils sont de petite taille, la morphologie d'un arbre. Ainsi, certains motifs, dont les faibles dimensions occasionnent une hésitation lors de la classification, sont tout de même insérés parmi les arbres parce que leur morphologie est semblable à celle des motifs qui présentent toutes les caractéristiques des arbres. Il s'agirait alors d'arbres n'ayant pas encore atteint leur maturité.

Le premier groupe est constitué de cinq représentations, l'une de l'apulien moyen et les quatre autres de l'apulien récent, présentant un arbre au tronc important mais dont les rameaux sont coupés. PI. III.

Description codifiée:

Nombre Disposition Forme Taille

Rameaux

1-4

Feuilles

+

Fleurs

0

Fruits

0

(23)

Arbre à un ou plusieurs petits rameaux sur un tronc large dont l'écorce présente des gerçures. Les feuilles linéaires sont disposées de façon alternée sur les rameaux et sont très petites. On ne remarque pas la présence de fleurs ou de fruits.

Numéros de catalogue: 81, 213, 218, 484a, 495a. 2.

Ce groupe est constitué de deux représentations de l'apulien ancien et de deux autres de l'apulien moyen, présentant un arbre ressemblant, par la forme de ses feuilles, à la vigne. Cependant comme on n'y retrouve jamais de fruits ni de vrilles et que son aspect général ne ressemble pas à celui de la vigne, il a semblé préférable d'en faire un groupe di^inct. De plus, la dimension de ces motifs justifie leur présence dans la classe des arbres. PI. IV.

Description codifiée:

Nombre Disposition Forme TailL

Rameaux Feuilles Fleurs Fruits 2-5 + 0 0 A-O-V 0

D

m-p m

Arbre ayant un tronc principal de taille importante, à rameaux alternes, opposés ou verticillés, dont certains sont coupés. Les feuilles digitées sont opposées sur les branches dont l'extrémité est occupée par une seule feuille. Fruits et fleurs sont absents.

(24)

3.

Le troisième groupe n'est constitué que d'une seule représentation de l'apulien ancien, qui pourrait éventuellement être reclassée parmi le groupe du laurier (motif no. 4). En effet, le doute subsiste quant à ce motif, car son allure générale ressemble à celle des représentations du laurier, mais la forme de ses feuilles ne permet pas une classification sûre. Il était donc préférable de traiter ce motif en solitaire, quitte à le réintégrer dans un autre groupe, si des informations supplémentaires le permettent. PI. V.

Description codifiée:

Nombre Disposition Forme Tail!

Rameaux

3

A

m

Feuilles

+

0

Li

m

Fleurs

0

Fruits

0

Arbre à trois rameaux de taille moyenne, alternes sur un tronc mince. Les feuilles sont opposées sur les rameaux, plus linéaires que lancéolées et de taille moyenne. Absence de fleurs et de fruits. NUméro de catalogue: JL.

4.

C'est le motif le plus important de la céramique apulienne puisqu'il regroupe trois cent quatre-vingts représentations, c'est-à-dire près de la moitié de tout le répertoire des motifs végétaux. Il s'agit sans doute du laurier, tel que Trendall et Cambitoglou le précisent toujours lorsque celui-ci est tenu par un personnage. PI. VI et VTI.

(25)

Description codifiée:

Nombre Disposition Forme Taille Rameaux Feuilles Fleurs Fruits 1-4 + 0 + A-V A-O Ax La R p-m-g p-m-g

Arbre à un ou plusieurs rameaux alternes ou verticillés, de tailles variées. Les feuilles sont alternes ou opposées sur les branches et de forme lancéolée. Les fruits sont axillaires sur les rameaux, ronds et petits.

(26)

418, 422, 424, 426, 426a, 426b, 426c, 426d, 428, 429, 430, 431, 432, 433, 434, 435, 437, 439, 440, 442, 446, 451, 453, 456b, 457, 458, 459, 460, 461, 463, 464, 465, 472, 474, 475, 476, 477, 479, 480, 483, 485, 486, 487, 488, 490, 492, 494, 495, 495a, 499, 500, 506, 508, 514, 518, 519, 521. Observations

Le motif du laurier apparaît prirjcipalement dans les scènes reliées à l'au-delà et à Dionysos et dans celles centrées sur Eres, thèmes qui semblent les plus populaires en céramique apulienne. On retrouve aussi ce motif largement représenté dans les scènes de la vie quotidienne. Mis à part l'apulien ancien, ce sont les thèmes inspirés du théâtre et de la mythologie, où l'on serait le plus susceptible de renesontrer Apollon auquel était attribué le laurier, qui présentent le moins de motifs, mais ce sont aussi des thèmes beaucoup moins fréquents que les scènes de la vie quotidienne. Cependant, lorsque Apollon apparaît dans ces scènes, c'est presque toujours avec une branche de laurier à la main, comme on peut l'observer sur une ctencvchoé de Tarente

(no. 32 du catalogue). On y voit Oreste à Delphes, poursuivi par deux Furies; Athéna est montée sur un griffon et Apollon est assis, tenant une branche de laurier.

Le motif du laurier jouissait de toute évidence d'une très grande popularité mais il semble qu'il n'était pas associé à un thème iœrKxjraphique particulier, hormis son attribution à Apollon. On le retrouve à peu près partout, bien que certains thèmes le représentent moins souvent. Le répertoire crompte seize vases de l'apulien ancien, cent dix-sept de l'apulien moyen et deux cent six vases de l'apulien récent, ce qui nous permet de penser que sa popularité n'a cessé de croître tout au long de la production de la céramique apulienne.

(27)

5.

Le ciiiquieme groupe est constitué de motifs semblables à celui du laurier quant aux rameaux et à la disposition des feuilles et des fruits, mais dont la forme des feuilles est totalement différente. C'est le deuxième groupe en importance après le laurier, comptant cent soixante-six représentations, répertoriées sur trois vases de l'apulien ancien, cinquante-deux de l'apulien moyen et cent de l'apulien récent.

Description codifiée:

Nombre Disposition Forme Taille

Rameaux Feuilles Fleurs 1-5 + 0 V A-0

R

p-m-g p-m-g Fruits

+

Ax

R

P

Arbre à un ou plusieurs rameaux verticillés, de tailles variées. Les nombreuses feuilles, disposées de façon alternée ou opposée, sont rendes et de toutes dimensions. Les fruits sont axillaires, ronds et petits.

Numéros de catalogue: 31, 34, 35, 38, 39, 43, 49, 57, 60, 61, 62, 68, 7Q, 87, 89, 91, 93, 99, 105, 107, 108, 110, 111, 112, 114, 115, 116, 118, 119, 124, 125, 136, 137, 139, 140, 142, 144, 145, 146, 147, 151, 154, 155, 160, 162, 177, 181, 185, 189, 191, 193, 195, 196, 197, 198, 201, 203, 205, 207, 208, 211, 212, 216, 217, 218, 219, 222, 222c, 229a, 232b, 232c, 233e, 233g, 236, 237, 238, 239, 243, 246, 248, 253, 267, 273, 274, 275, 279, 284, 285, 287, 290, 291, 292, 294, 297, 301, 305, 306b, 306c, 307, 311, 326, 333, 335, 337, 340, 341, 342, 343, 346, 348, 358, 363, 371, 374, 375, 376a, 377, 378, 384, 388, 391a, 396, 402, 403, 404, 408, 411, 417, 420, 425, 427, 435, 436, 448, 450, 452, 453, 456a, 456b, 460,

(28)

461, 466, 468, 469, 473, 482, 489, 491, 492, 493, 495a, 496, 497, 516, 517.

Observations

De même que pour le laurier, on remarque une popularité croissante de ce motif au cours de la production de la céramique apulienne, mais il est important de rappeler que ces observations dépendent des vases répertoriés. De plus, la prépondérance de certains thèmes par rapport à d'autres paraît liée à la popularité de ceux-ci en céramique apulienne plutôt qu'à leur association avec le motif observé. Ainsi, on ne peut conclure que ce motif était nécessairement associé à un ou des thèmes précis.

6.

Le sixième groupe est constitué de représentations d'un arbre que l'on peut identifier au palmier, ainsi que le précisent toujours Trendall et Cambitoglou. On le retrouve sur trois vases de l'apulien ancien, quatorze de l'apulien moyen et douze de l'apulien récent. Certains vases en présentent des reproductions très fidèles, et d'une grande qualité esthétique. PI. LX.

Description codifiée:

Rameaux Feuilles Fleurs Fruits

Nombre Disposition Forme 1 1-8 V P 0 0 Taille g g

Arbre ctonstitué d'un rameau unique, à feuilles verticillées sur celui-ci, de forme pennée et très grandes. On ne remarque pas la présence de fleurs ou de fruits.

(29)

118, 123, 160, 161, 169a, 200, 215, 218, 230, 246, 252, 272, 334, 400, 447, 468, 509.

Observations

Il semble que le motif du palmier ait été plus populaire pendant l'apulien moyen, puisque c'est cette période qui en compte le plus de représentations. Il aurait ainsi connu une baisse de popularité pendant l'apulien récent, puisque cette période compte un peu moins de représentations que la précédente, alors qu'un plus grand nombre de vases de l'apulien récent a été étudié lors de la constitution du répertoire. Aucun thème particulier ne semble être associé à ce motif et ce sont les scènes inspirées du théâtre et de la mythologie qui le présentent le moins. Mais il faut ajouter que ces scènes sont les moins fréquentes en céramique apulienne.

7.

Trois vases de l'apulien moyen et sept de l'apulien récent présentent le motif de la vigne. Les grappes de raisins apparaissant seules n'ont pas été répertoriées. PI. X.

Description codifiée:

Nombre Disposition Forme Tail!

Rameaux

+

A

Feuilles

+

A

D

m

Fleurs

0

Fruits

+

G

R

P

Arbuste à plusieurs rameaux (ou pampres) alternes sur le rameau principal, à feuilles digitées alternes et de taille moyenne. Des vrilles se rattachent aux rameaux à partir du même noeud que les pédicules des feuilles. Les nombreux fruits forment des grappes qui pendent des rameaux. Ce motif est très près de l'ampelos leuke de

(30)

Dioscoride (TV, 184).

Numéros de catalogue: 105, 111, 168, 232, 233a, 233c, 306b, 306c, 458, 491.

8.

Il subsiste un doute quant à la véritable classification de ce motif, de petite taille et qui pourrait être un arbuste. Il apparaît sur un cratère en cloche de l'apulien ancien, à l'extrême-droite de la scène. PI. XI.

Description codifiée:

Nombre Disposition Forme Tail:

Rameaux

3

A

g

Feuille

+

0

Ob

m

Fleurs

0

Fruits

0

Arbuste à trois rameaux alternes assez grands, à feuilles opposées, oblongues et de taille moyenne. Aucun fruit ou fleur n'apparaît.

(31)

Les plantes herbacées et les fleurs

A. Les plantes herbacées:

Cette classe regroupe moins de représentations que celle des arbres mais présente un plus grand nombre de motifs différents. Ces motifs sont de petite taille, généralement sans rameau et portent parfois des fleurs. L'appellation plante herbacée demeure toutefois imparfaite en ce qui concerne les motifs à rameau. En effet, les véritables plantes herbacées possèdent une tige molle et peu résistante alors que les plantes ligneuses ont une tige compacte et fibreuse, de la nature du bois. Ce sont là des caractéristiques impossibles à observer sur nos représentations et on ne peut donc déterminer s'il s'agit de plantes herbacées ou de plantes ligneuses. Etant donné que la majorité des motifs de cette classe peut aisément être reconnue cctttme des plantes herbacées (puisqu'ils n'ont pas de tige), nous avons choisi d'étendre cette appellation à tous nos motifs de petite taille, pour éviter la multiplication des catégories et permettre une claire distinction entre ces motifs et les plantes de grande taille canne les arbres.

9.

Ce premier groupe de plantes herbacées est formé de trois représentations apparaissant sur des vases de l'apulien récent. Ce motif peut être rapprcché de la drvopteris de Dioscoride (II, 189). PI. XII.

(32)

Description codifiée:

Nombre Disposition Forme

Rameaux 0

Feuilles 1+2 l/hampe+2V 1 La De+

nervuref

2 cr

Fleurs 0

Fruits 0

lg+2p

Plante constituée d'une grande feuille lancéolée et dentée, sur laquelle apparaissent des nervures. Deux petites feuilles crénelées sont ctLsposées de façon verticillée à la base de la hampe de la feuille principale.

Numéros de catalogue: 308, 314, 343. 10.

Le second groupe est formé de représentations de parties de plantes, soit les feuilles, plutôt que de plantes complètes. Ces

feuilles apparaissent toujours à l'intérieur d'une phiale, tenue par un personnage. On retrouve ce motif quinze fois pendant l'apulien récent seulement, surtout sur des canthares et des oenochoai. PI. XIII.

Description codifiée:

Nombre Disposition Forme Taille Rameaux Feuilles Fleurs Fruits 0 1-2 0-+ /feuilles Li Lar De+ nervure

(33)

Plante à larges feuilles linéaires, presque lancéolées, parfois dentées, et terminées en volute. Des petits fruits ronds peuvent apparaître sur les feuilles.

Numéros de catalogue: 455, 461, 461a, 496a, 496b, 499, 500, 501, 502, 503. 504, 505, 510, 512, 515.

11.

Ce groupe est constitué de deux représentations, l'une de l'apulien moyen et la seconde de l'apulien récent. Elles ne sont pas parfaitement identiques mais semblent témoigner d'une même réalité végétale, qui ressemble à l'arnoglosson (Plantago mai or tel qu'identifiée par Gunther) de Dioscoride (II, 153). PI. XIV.

Description codifiée:

Rameaux

0

Feuilles

5

Fleurs

0

Fruits

0

Nombre Disposition Forme Taille V/hampe cr m-g

Plante formée de cinq feuilles crénelées, disposées de façon verticillée sur des longues hampes. Les feuilles de la première représentation sont d'une taille plus importante que celles de la seconde.

Numéros de catalogue: 41, 444.

12.

(34)

cproupe. Comme pour le motif précédent, ces représentations ne sont pas exactement identiques mais elles sont très apparentées, et elles rappellent le pankration (Scilla Pancratium) de Dioscoride (II, 203). PI. XV. Description codifiée: Rameaux Feuilles Fleurs Fruits

Nombre Disposition Forme Taille 0 1-4 0 0 A-V La De + g nervure

Plante à feuilles alternes ou verticillées, longues et de forme lancéolée, dentées et présentant des nervures.

Numéros de catalogue: 232b, 258a, 390, 482. 13.

Ce groupe est constitué d'une seule représentation, datée de l'apulien ancien. Il s'agit d'un motif qui ressemble beaucoup à celui du groupe no. 21 et tous deux peuvent être rapprochés du txagcocgon

(Tragopogon villosumï de Dioscoride (II, 173). Ainsi, ce gui nous semblait être une fleur serait alors le fruit de la plante, tel que le décrit Dioscoride. PI. XVI.

Description codifiée:

Nombre Disposition Forme Taille Rameaux Feuilles Fleurs Fruits 0 4 1 /hampe V Li vol. Ca 2 Pé+ ét ou pi g g

(35)

Plante à grandes feuilles linéaires terminées en volute, disposées de façon verticillée. Une longue hampe porte une fleur en forme de calice, à deux pétales et surmontée d'une étamine ou d'un pistil.

Numéro de catalogue: .19. 14.

Ce groupe est formé de seulement deux représentations, l'une de l'apulien moyen et la seconde de l'apulien récent. La forme de cette plante rappelle le lotos aiguptios (Nvmphaea stellata) de Dioscoride (IV, 114). PI. XVII.

Description codifiée:

Nombre Disposition Forme Taille

Rameaux

0

Feuilles

+

V

Li

P

Fleurs ou

2-3

G 3 Bouton

P

Fruits

Plante à feuilles linéaires, très minces et disposées de façon verticillée. De petits boutons apparaissent en grappes et pourraient être des fleurs ou des fruits.

Numéros de catalogue: 198, 229. 15.

On retrouve deux représentations de ce motif, la première sur un cratère en cloche de l'apulien moyen et la seconde sur un cratère à volutes de l'apulien récent. Il s'agit d'une plante à fleur. PI. XVIII

(36)

Description codifiée:

Rameaux Feuilles Fleurs Fruits

Nombre Disposition Forme Taille 0 4 1 0 V /hampe Li Cm P g

Plante à large fleur en ombelle, placée sur une longue hampe. Les feuilles sont verticillées, linéaires et très petites.

Numéro de catalogue: 15Q, 495a. 16.

Ce groupe est constitué de quatorze représentations identiques, quatre sur des vases de l'apulien moyen et le reste sur des vases de l'apulien récent. Il s'agit encore d'une plante à fleur. PI. XX et XXI.

Description codifiée:

Nombre Disposition Forme T ail:

Rameaux

0

Feuilles

2-4

V

Li

P

Fleurs

1

/hampe 3-4 Pé R + bouton

m

Fruits

3

O

l e

Plante à deux ou quatre feuilles verticillées, linéaires et de petite taille. La fleur, au bout d'une longue hampe, est formée de trois ou quatre pétales ronds disposés autour d'un bouton. Elle est de taille moyenne.

(37)

Numéros de catalogue: 102, 108a, 144, 194, 260, 342, 407, 412, 413, 415, 443, 445, 472, 495a.

17.

Une seule représentation de ce motif apparaît au bas de la scène sur un cratère à volutes de l'apulien moyen. On y voit encore une ressemblance avec le motif no. 22 quant à la disposition des feuilles, mais la présence de fruits et de quelques feuilles dentées incite à conserver distincts ces deux motifs. PI. XXII.

Description codifiée:

Nombre Disposition Forme Taille

Rameaux

0

Feuilles

5

V Li De

g

Fleurs

0

Fruits

+

V ch 7-8

R

Plante à grandes feuilles verticillées, linéaires et parfois dentées. Les petits fruits ronds sont groupés en chapelets, ceux-ci étant disposés de façon verticillée.

Numéro de catalogue: 182.

18.

Ce groupe est formé de deux représentations de l'apulien récent. On peut rec*onnaître en ce motif l'aloès (Aloe vulgaris) dont les représentations sont très proches du dessin de Dioscoride (III, 25). PI. XXIII.

(38)

Description codifiée:

Rameaux Feuilles Fleurs Fruits

Nombre Disposition Forme Taille 0 2-3 0 0 Li De+ volute

Plante à larges feuilles linéaires et dentées, terminées en forme de volute et disposées de façon verticillée.

Numéros de catalogue: 230. 320. 19.

Les représentations de ce motif ressemblent à celles du motif précédent quant à la forme des feuilles, bien que celles-ci ne soient pas dentées. De plus, une fleur apparaît sur ces deux représentations de l'apulien récent. PI. XXIV.

Description codifiée:

Nombre Disposition Forme . Laii:

Rameaux Feuilles . Fleurs Fruits 0 4 1 0 V /hampe Li Larf nervure Ca g P

Plante à larges feuilles linéaires, disposées de façon verticillée et présentant des rtervures. La fleur semble posée sur une hampe; elle est petite et en forme de calice.

(39)

Numéro de catalogue: 456c, 470.

20.

Ce motif n'apparaît qu'une seule fois, sur un cratère à colonnettes de l'apulien moyen. Sa ressemblance avec l'eliotropion mega

(Heliotropium europaeum) de Dioscoride (TV, 193) est telle qu'on peut supposer qu'il s'agit bel et bien de la même plante. PI. XXV.

Description codifiée:

Rameaux Feuilles Fleurs Fruits

Nombre Disposition Forme Taille 0 3 2? 0

V

/hampe Li Lar vol.+ nervure co

Plantes à larges feuilles linéaires terminées en forme de volute, disposées de façon verticillée et présentant des nervures. Deux petits éléments, probablement des fleurs, surmontent des hampes verticillées et sont de forme à peu près conique.

Numéro de catalogue: 70. 21.

Huit représentations de l'apulien récent constituent ce groupe. Il s'agit d'une plante très proche du Tragopcqon villosum de Dioscoride (voir le no. 13). PI. XXVT.

(40)

Nombre Disposition Forme Taille Rameaux

0

Feuilles

2

V

Li vol.

P

Fleurs

1

/hampe Ca + pi

m

Fruits

0

Plante à petites feuilles verticillées, linéaires et terminées en forme de volute. La fleur, en forme de calice et portée par une hampe, est surmontée de ce qui semble être le pistil.

Numéros de catalogue: 306a, 306d, 357, 441, 456, 456b, 459a, 495a. 22.

C'est le motif le plus important en nombre parmi les plantes herbacées. Quatorze représentations apparaissent sur des vases de l'apulien ancien, douze sur des vases de l'apulien moyen et deux sur des vases de l'apulien récent. Il aurait donc connu une nette baisse de popularité pendant la dernière période de la production de la céramique apulienne, évoluant ainsi à l'inverse des autres motifs importants (nos. 4 et 5). On peut rapprocher de ce motif certaines alliacées cxjmme le prason (Allium porrum) et le krcmmuon (Allium Cepa) de Dioscoride (II,

179 et II, 181). PI. XXVTI. Description codifiée:

Rameaux

0

Feuilles

2-6

Fleurs

0

Fruits

0

Nombre Disposition Forme Taille V Li vol. g

O O '

Plante à grandes feuilles linéaires, disposées de façon verticillée et terminées en forme de volute.

(41)

Numéros de catalogue: 2, 4, 6, 7, £, 10, 12, 13, 14, 17, 22, 29, 30, 37, 41, 49, 50, 77, 163, 164, 178, 179, 184, 199, 327, 520.

23.

Les six représentations de ce motif apparaissent seulement sur des vases de l'apulien récent. Cette plante est unique dans le répertoire quant à l'apparence de ses feuilles et à la disposition de ses fruits. PI. XXVIII.

Description codifiée: O J S

Nombre Disposition Forme Taille

Rameaux

0

Feuilles

1-3

V

Obo picotées Fleurs

0

Fruits

+

/feuilles et autour

R

Plante à grandes feuilles verticillées, cbovales et picotées. Les fruits ronds sont disposés tantôt sur les feuilles, tantôt autour de celles-ci.

Numéros de catalogue: 271, 303, 306, 333, 397, 485.

24.

Cette plante représentée surtout sur des vases de l'apulien moyen possède des feuilles qui ressemblent à celles de l'akoron (Iris pseudaçorus) de Dioscoride (I, 2), mais ce rapprochement ne permet pas d'identifier formellement ce motif. PI. XXLX et XXX.

(42)

Nombre Disposition Forme Taille

Rameaux

0

Feuilles

1-2

V/hampe

P

g

Fleurs

0

Fruits

+

/feuilles

R

P

Plante à grandes feuilles pennées, posées sur des hampes verticillées. Plusieurs petits fruits ronds se trouvent sur les

feuilles.

Numéros de catalogue: 14, 20, 35, 51, 90, 108, 129, 153, 177, 187, 220, 255, 257, 319.

25.

Quatre vases de l'apulien moyen et deux de l'apulien récent présentent ce motif. Il s'agit d'une plante gui pousse sur des pierres ou en sol rocailleux. On pourrait la comparer avec le melanthion

(Nigella sativa) de Dioscoride (III, 93) en supposant que le peintre n'ait pas dessiné les feuilles de la plante. PI. XXXI.

Description codifiée:

Rameaux

0

Feuilles

3-7

Fleurs

0

Fruits

0

Nombre Disposition Forme Taille V/hampe R m

Plante à feuilles plutôt rondes, parfois légèrement crénelées, disposées sur des minces tiges verticillées.

(43)

26.

Un seul vase de l'apulien moyen présente ce motif. L'apparence de celui-ci rappelle celle du motif no. 22, mais les feuilles ne sont pas disposées de la même façon. PI. XXXII.

Description codifiée:

Rameaux

1

Feuilles

4

Fleurs

0

Fruits

0

Nombre Disposition Forme Taille g

Li vol.

rameau.

Plante à longues feuilles linéaires, opposées sur l'unique

Numéro de catalogue: 48.

27.

Ce motif apparaît sur deux vases de l'apulien ancien et deux vases de l'apulien moyen. Mise à part la forme des feuilles, il est comparable à certaines représentations du laurier (no. 4). PI. XXXIII. Description codifiée:

Nombre Disposition Forme Taille

Rameaux

1

g

Feuilles

+

0

Ob

m

Fleurs

0

Fruits

3-6

AX

R

P

Plante à feuilles oblongues, c*pposées sur un seul rameau et portant quelques petits fruits ronds, axillaires.

(44)

Numéros de catalogue: 18, 24, 79, 86.

28.

Quatre vases de l'apulien moyen et dix vases de l'apulien récent présentent ce motif. Il apparaît dans une phiale ou à la main d'un personnage, jamais au sol. PI. XXXTV.

Description codifiée:

Nombre Disposition Forme Taille

Rameaux

1-2

P

Feuilles

+

0

Ov

P

Fleurs

0

Fruits

0

Plante à un ou deux petits rameaux. Les feuilles ovales, parfois presque rondes, sont opposées sur les rameaux.

Numéros de catalogue: 65, 105, 110a, 166, 200, 203, 222a, 225a, 229a, 233e, 331, 454, 496b, 511.

29.

Ce motif n'est représenté qu'une seule fois, sur un lécythe aryballisque de l'apulien moyen. On peut le ccxiparer à deux plantes très semblables chez Dioscoride, l'onosma (Onosma sp.. III, 147) et l'anchousa etera (Echium creticum. IV, 24). PI. XXXV.

Description codifiée:

Nombre Disposition Forme Taille

Rameaux

0

Feuilles

3

V

Li vol.

m

Fleurs

0

Fruits

+

autour des

(45)

Plante constituée de trois feuilles verticillées, linéaires et terminées en forme de volute. Plusieurs petits fruits ronds sont disposés autour des feuilles.

Numéro de catalogue: 159. 30.

Le dernier motif que nous avons classé parmi les plantes herbacées consiste en une plante à fleur de grande taille, apparaissant dans un naiskos. Un seul vase de l'apulien récent, une hydrie, présente ce motif. PI. XXXVT.

Description codifiée:

Nombre Disposition Forme Taille

Rameaux

1

Feuilles

6

0 Li De Lar

g

Fleurs

1

/rameau Ca 4-8 Pé

so

g

Fruits

+

ch/hampe Ax R

P

Plante à larges feuilles linéaires et dentées, opposées sur l'unique rameau. Une grande fleur en forme de calice et aux pétales soudés se dresse au bout du rameau. Plusieurs petits fruits ronds sont disposés en chapelet sur des hampes axillaires.

Numéro de catalogue: 282. B. Les fleurs:

Ces motifs se distinguent des autres par l'absence ou l'insignifiance de leurs parties, hormis la fleur; il était donc impossible d'insérer ces représentations dans l'une des trois classes précédentes.

(46)

l'un de l'autre bien qu'ils ne soient pas parfaitement assimilables. 31.

Deux vases de l'apulien moyen présentent ce motif, qui pourrait être une variante stylistique du motif suivant (no. 32). PI. XXXVTI.

Description codifiée:

Nombre Disposition Forme

Rameaux

0

Feuilles

0

Fleurs

1

R 4 Pé co + 5 boutons Fruits

Fleur à quatre pétales de forme conique, disposés autour d'un petit bouton. Quatre autres boutons sont disposés entre les pétales, sur le pourtour de la fleur.

Numéros de catalogue: 73, 83.

32.

Un vase de l'apulien ancien et dix vases de l'apulien moyen présentent ce motif. Toutes ces représentations ne sont pas parfaitement identiques, le nombre de pétales n'étant pas constant, mais elles sont suffisamment apparentées pour être groupées ensemble. Leur allure est proche de celle de deux plantes de Dioscoride, la luchnis stephancmatike (Lvchnis Coronaria. III, 114) et la luchnis actria (Acnœtemma Githago. III, 115). PI. XXXVIII.

(47)

Rameaux Feuilles Fleurs Fruits

Nombre Disposition Forme Taille 0

0

1 R 4-10 Pé g

tr ou co, so

Fleur ronde à plusieurs pétales triangulaires, presque coniques, groupés autour d'un bouton central. Certaines représentations montrent des pétales soudés à la base.

Numéros de catalogue: 26, 52, 53, 59, 71, 76, 82, 85, 90, 91, 94. 33.

Six vases de l'apulien récent présentent ce motif. Ce que nous appelons fruits ici pourrait plutôt correspondre à des feuilles stylisées. C'est ce motif que Trendall et Cambitoglou supposent être

1 •hélianthème (rock-rose22), ce qui nous paraît peu probable,

l'hélianthème portant ses fleurs en épi. Ce motif semble plutôt représenter un stade de croissance moins avancé des motifs 34 et 35. PI. XXXLX et XL.

Description codifiée:

Nombre Disposition Forme Tc iii:

Rameaux

0

Feuilles

2

V

Li

p

Fleurs

1

/hampe 4 Pé R so + 3 et

g

Fruits

+?

ch 3-6

R

p

• t , 22

Fleur à quatre pétales ronds soudés, disposée sur une hampe. Trendall et Cambitoglou, The Red-figured Vases of Apulia, p. 378.

(48)

Les petites feuilles sont linéaires et verticillées. Des petits fruits (?) ronds sont groupés en chapelet.

Numéros de catalogue: 222b, 232a, 258a, 456a, 462, 463. 34.

Cette fleur apparaît sur dix vases de l'apulien moyen et vingt-et-un vases de l'apulien récent. Elle est généralement représentée soudée au sol et alors certains éléments de la plante sont visibles. Trendall et Cambitoglou identifient l'une de ces

représentations à la campanule23, mais nous pensons qu'il s'agit plutôt

d'un stade de croissance moins avancé du motif 35. PI. XLI et XLLI. Description codifiée:

Fruits

Nombre Disposition Forme Taille

Rameaux

0

Feuilles

0-4

V

Li

P

Fleurs

1

/hampe Ca 3-12 Pé so + pi ou et

g

Grande fleur en forme de calice, à plusieurs pétales soudés, et portant parfois un pistil ou une étamine. Des petites feuilles linéaires sont placées de façon verticillée à la base de la hampe de la fleur, sur certaines représentations.

Numéros de catalogue: 71, 72, 109, 113, 141, 144, 175, 179, 196, 207a, 214, 229, 229a, 233a, 233b, 240, 244, 246, 248, 258a, 263a, 305, 355, 357, 377, 378, 467, 495a, 496c, 506.

(49)

35.

C'est le motif le plus important en nombre parmi les fleurs puisqu'on en retrouve soixante-deux représentations, soit cinq sur des vases de l'apulien moyen et le reste sur des vases de l'apulien récent. C'est un motif qui, à prime abord, semblait stylisé et composite mais il s'est avéré le plus réaliste parmi tous les motifs de notre répertoire, et il pourrait être identifié à la sauge argentée (Salvia argentea). PI. XLIII, XLIV et XLV.

Description codifiée: i

Nombre Disposition Forme ' raill«

Rameaux 0 Feuilles 0-4 V Li De p-m Fleurs 1 /hampe R 6-14 Pé + R ou Ca 6-14 Pé + bouton g Fruits

Fleur ronde à plusieurs pétales soudés, surmontée d'une seconde fleur ronde ou en forme de calice, à plusieurs pétales soudés, elle-même surmontée d'un bouton disposé sur une hampe. Les feuilles sont verticillées à la base, linéaires et dentées.

Numéros de catralogue: 92, 107, 108a, 128, 157, 206, 211, 222c, 227, 228, 229, 232b, 233, 235, 245, 249, 260, 266, 267, 279, 280, 281, 283, 288, 292, 304, 306, 312, 318, 364, 376, 386, 393, 394, 406, 409, 418, 419, 421, 422, 423, 424, 438, 449, 455, 456a, 456c, 459, 460, 471, 478, 481, 484, 488, 488a, 488b, 488c, 488d, 498, 507, 510, 513.

(50)

L'importance des représentations végétales en céramique apulienne n'est plus à démontrer: leur grand ncaribre, leur diversité, et bien sûr leur finesse et leur beauté en font foi. Mises à part les ctcmpositions florales élaborées, il nous a été possible de reconnaître trente-cinq motifs végétaux différents parmi les huit cent cinquante-et-une représentations répertoriées.

Les huit motifs d'arbres pourraient peut-être se voir réduits à sept s'il s'avérait que le numéro 3 appartienne vraiment au groupe du laurier (no. 4 ) . Les trois cent çpatre-vingts représentations de celui-ci constituent la moitié de notre répertoire et témoignent de l'immense popularité dont il jouissait. C'est un motif très près du laurier, ne se différenciant de celui-ci que par la forme de ses feuilles, qui occupe la deuxième place, comptant cent soixante-six représentations. Nous pensons que ces deux motifs sont à rapprocher l'un de l'autre, et il serait sans doute fort intéressant de déterminer si la forme des feuilles du second ne serait pas une variante stylistique du premier. Toujours chez les arbres, nous constatons que le palmier semble le seul motif à avoir connu une baisse de popularité pendant l'apulien récent.

On reconnaît deux types de plantes herbacées: les plantes à rameau ou tige et celles qui n'en ont pas. Les plantes à tige pourraient être des plantes ligneuses, mais l'impossibilité de reconnaître clairement cette caractéristique dressera un réel obstacle à l'identification botanique de ces motifs. Toujours parmi les plantes herbacées, le motif le plus important en nombre, soit le numéro 22 (vingt-sept représentations), connaît une très nette baisse de popularité pendant l'apulien récent. De plus, quelques autres motifs lui sont analogues sans pour cela lui être assimilables.

(51)

l'apulien récent. Le motif 34 lui est fortement apparenté mais ne peut toutefois lui être assimilé, bien qu'il semble représenter cette fleur dans un stade moins avancé de sa croissance. La similarité entre le motif no. 35 et la sauge argentée que nous connaissons aujourd'hui nous porte à croire que des identifications botaniques seront possibles, étant donné le souci de réalisme dont témoignent ces représentations.

Cette première étude sur les représentations végétales de la céramique apulienne démontre qu'il est possible de reconnaître certaines plantes parmi ces motifs. L'étude exhaustive des vases apuliens pourrait

sans doute nous faire connaître d'autres motifs n'apparaissant pas ici24,

et nous permettrait de mieux cerner la popularité de chacun de ceux-ci à travers le temps. Nous pensons aussi que l'étude du contexte de représentation de chacun des motifs pourrait fournir des précisions utiles à l'identification des plantes. En effet, le type du motif (i.e. bcruche-trou, élément symbolique ou de paysage), sa disposition (à la main d'un personnage, poussant à ses pieds ou en arrière-plan), la scène dans laquelle il figure (à caractère mythologique ou quotidien), de même que le type et la fonction du vase sur lequel on le retrouve nous paraissent autant d'éléments susceptibles de préciser la nature du motif représenté. C'est pourquoi il nous apparaît nécessaire de tenir compte de ces éléments lors d'une éventuelle étude de ces motifs de plantes dont le but précis sera leur identification botanique.

2 4 Bien que le First Supplement n'ait livré aucun nouveau motif

(52)

Dans ce catalogue se trouvent tous les vases sur lesquels nous avons répertorié des motifs végétaux qui sont reproduits dans les ouvrages de Trendall et Cambitoglou. Les villes apparaissant dans la colonne Localisation [Provenance] sont ncmmées selon l'ouvrage de J.M. Moret, L'Ilioupersis dans la céramique italiote. Ainsi, certains noms de villes sont francisés alors que d'autres sont conservés dans leur langue originale. Les datations des vases correspondent à celles des chapitres de l'ouvrage de Trendall et Cambitoglou; les attributions proviennent elles aussi de cette étude. Le numéro du motif indiqué entre parenthèses correspond à celui qui apparaît dans notre texte; le numéro qui suit indique la fiche de notre répertoire qui porte la description codifiée de cette représentation. Finalement, la référence se rapporte à l'ouvrage de Trendall et Cambitoglou, ijidiquant le chapitre ainsi que le numéro du vase dans ce chapitre, de même que la planche où apparaît ce vase. Un numéro de catalogue suivi d'une lettre indique que le vase apparaît dans le First Supplement to the Red-figured Vases of Apulia. La référence est alors également suivie d'une lettre et le numéro de la planche est noté en chiffres romains.

(53)

1 Pélikè Cratère à volutes Cratère en calice (fr.)

LOCALISATION DATATIOÏ (MOTIF) +

FICBKSJ

ATTRIBOTIOI

BUTO 654 AA (435-380) (3) DO. 3 1/89; 7.1

Close to Sisyphus P. Tarente

[Gravina] AA (430-385) (4) nos 4-5-7 (22) DO. 6

2/l;8.1-2 Gravina P.

3

Cratère à

volutes Tarente 1.6. 8264 [Ceglie del Cartpo] AA (430-385) (4) nos 8-9 2/B;9.1 P. of the Birth of Dionysos

4

Cratère à volutes

Bruxelles A 1018

[Bari]

AA (430-385) (22) DOS 10-11 2/9;10.1-2 P. of the Birth of Dionysos

Tarente 12570 AA (430-385) (4) no. 12 2/15; 11.1

[Tarente] (6) no. 13 Argonaut Fr., Corf, with P. of the Birth of Dionysos

10

11

Cratère en calice (fr. Cratère à volutes Cratère en cloche Tarente 52230

[Via Giovine] AA (430-385) (22) no. 14 2/25;12.2b Conn. Rith P. of the Birth of Dionysos

7

Bydrie Bassano del Grappa, coll. Chini

AA (380-365) (22) no. 15 4/23;23.2 Schiller P.

8

Cratère en

cloche Bari, coll. de Blasi 12

AA (380-365) (22) DO. 16 4/67;25.5 Prisoner P.

9

Cratère à coloanettes B.H. F 173 AA (380-365) (4) nos 17-18 4/73;26.3 Prisoner P. Leningrad, inv. 585 = St. 854 AA (380-365) (22) no. 19 4/140;29.3

Long Overfalls Group Sub-Group of Buvo 820

Potenza, Soprinten-densa (séquestre)

AA (380-365) (2) no. 20 4/171;30.4

(54)

12 13 Cratère en cloche Cratère en cloche LOCALISATION [PR0TCHA1O] DATATIOM (MOTIF) ♦ FICHE(S) Sydney 46.48 AA (380-365) (22) DO. 21 Buvo 724 AA (380-365) (4) no. 22 (22) no. 23 AÏÏBIHJTIOH 4/192;31.5 York Group P. of Sydney 46.48 4/209;32.3 Tork Group Tork P.

14

19

Cratère en cloche Oenochoé (fone 3) Florence 4050 AA (380-365) (8) no. 25 (22) no. 26 (24) no. 24

Aut. Zurich, Marché Arête AA (380-355) (13) no. 32 4/225;33.3 Bainone P.

15

Cratère en cloche

Tarente 61261 AA (380-355) (6) no. 27 5/52a;36.6 BoppinP.

16

Cratère en calice Bari 4400 [Ceglie] AA (380-355) (4) no. 28 5/53;37.1 BoppinP.

17

Pélikè Philadelphie MS 4007 AA (380-355) (22) no. 29 5/54;37.3 BoppinP.

18

Cratère en cloche Genève 15022 AA (380-355) (4) no. 31 (27) no. 30 5/64:37.5 BoppinP. 5/75;38.2-3

Ass. vith Boppin P. Bucrane Group 20 Pélikè Maples 1947 (inv. 81748) AA (380-355) (24) no. 33 5/100;39.2 TruroP. 21 Pélikè

22

Cratère en cloche

Truro, Cornwall AA (380-355) (6) no. 34 5/103;39.3 County Museui Truro P.

Genève 13188 AA (380-355) (22) no. 35 5/196:40.1

(55)

LOCALISATION DATATIOM (MOTIF) ■

FICBE(S) ATTBIBDTIOH

23 Lécythe aryballisque

Allengne du Mord, AA (380-355) (2) DO. 36 5/227;41.1

coll. pr. Lecce P.

24 Cratère en cloche

Dresde 376 AA (380-355) (27) no. 37 5/279;43.1

Foil, of the Lecce P. P. of Sydney 64 25 Cratère en cloche Matera 9690 [Hontescaglioso] AA (380-360) (4) no. 38 6/107;47.1 Dijon P. 26 Cratère en cloche 30 Pélikè

Milan, coll. "B.A." AA (380-360) (32) no. 39 375

Dniv. de Zurich 2656 AA (390-360) (22) no. 44 (aut. 2291)

[Piedinonte d'Alife]

6/194;51.3

Ass. of the Dijon P. BodinP.

27 Fragient Boston 13.206 AA (390-360) (4) no. 40 7/10;54.2 Black Fury P.

28 Oenochoé Nalibu, Musée J. P. Getty 72 Al 128

AA (390-360) (4) no. 41 7/12;54.6 Black Fury P.

29 Pélikè Moscou 733 AA (390-360) (4) DO. 42 (22) DO. 43

7/30;55.1

P. of the Moscow Belike

7/31;55.4

P. of the Moscow Pelike

31 Situle (type 2)

Marché, Suisse AA (390-360) (4) DO. 45 7/42;56.2 [Ascona, Galleria (5) no. 46 P. of Buvo 1364 Casa Serodine] 32 Oenochoé (fone 3) Tarente [Tarente] AA (390-360) (4) nos 47-48 7/62;57.1a Felton P. 33 Oenochoé ( f o r * 3) Tarente [Tarente] AA (390-360) (4) nos 49-50 7/63;57.2 Felton P.

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