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Le débat des édiles dans une ville de province en mutation, Bruxelles 1840-1880

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Le débat des édiles dans une ville de province en

mutation, Bruxelles 1840-1880

Maurice Culot, Annick Brauman

To cite this version:

Maurice Culot, Annick Brauman. Le débat des édiles dans une ville de province en mutation, Bruxelles

1840-1880. [Rapport de recherche] 207/84, Ministère de l’urbanisme et du logement / Secrétariat de

la recherche architecturale (SRA); Ministère de l’industrie et de la recherche; Archives d’Architecture

Moderne (AAM). 1983. �hal-01887417�

(2)

LE DEBAT DES EDILES

DANS

(3)

LE DEBAT DES EDILES DANS UNE VILLE DE PROVINCE EN MUTATION

BRUXELLES 1840 - 1880

Contrat n° 83 01208 223 75 01

Exercice 1983

Chapitre 57 - 57 article 45

Montant : 30.000 F TTC

Entre :

Ministère de l'Urbanisme et du Logement

représenté par le Directeur de l'Architecture

et

Archives d'Architecture Moderne, Bruxelles

représenté par son Administrateur-délégué

Rapport final

Responsables de la recherche Maurice Culot, Annick Brauman

Réalisation Anne Van Loo, Marie Demanet, Archives d'Architecture Moderne.

Le présent document constitue le rapport final d'une recherche remise au

Secrétariat de la Recherche Architecturale en exécution du programme

général de recherche mené par le Ministère de l'Urbanisme et du Logement

avec le Ministère de l'Industrie et de la Recherche. Les jugements et

opinions émis par les responsables de la recherche n'engagent que leurs

auteurs.

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L OEUVRE DE GESTION URBAINE

INTRODUCTION

■ - 1

’ ' ■

J

Bateaux s e r v a n t au cura?» d e la S e n n e , d 'a p r è s l e manuscrit de 1 'in g é n ie u r Van L a n gren, c a . 1675.

Coup» du vo û te m en t d e l a S e n n e et des collecteurs a c c o lé e p o u r l a r é a l i e a t i o n des boulevards du

projet Su r s, I8f>5, ( C o l le c ti o n Y. L e b î ic q , B r u x e ll e s )

A C h iio n s l e Nau est voûté en 1862, à T ro y e s les f o s s é s d e la

vieille ville sont enterrés en 1065, À Rouen le Nobec et des

dérivations sont recouverts entre 1874 et 1070. ailleurs, A E sta m p e s, Beauvais, Boyon, erreur, Auxerre, les s e r v i c e s t e c h ­ n i q u e s sont aux m a in s d u s e r v i c e v i c i n a l p l u s a t ta c h é au x t r a ­ d i t i o n s e t a u x te c h n iq u e s " d o u c e s ”. Dans leur r i v a l i t é a v e c l e s in g é n i e u r s , l e s a g e n ts - v o y e r s s e targuent de n e p a s s u i v r e l a mime voie. Aux C o n s e i ls de S a l u b r i t é d é p a r te m e n ta u x q u i l e s p r e s s e n t d e voûter l e s c a n a u x , i l s r é p o n d e n t q u 'u n curage f r é ­ q u e n t a tout autant d ' e f f i c a c i t é p o u r un même coup d'entretien.

Les conseils municipaux c o n c e r n é s s o u ti e n n e n t l e u r a v i s e t i l

faut attendre l 'a p r è s - g u e r r e pour assister A 1 'e n te r r e m e n t d é ­ f i n i t i f d u r é s e a u h y d r o g ra p h iq u e t le Service des fonts et C h a u ssé e s aura eu r a is o n d u s e r v i c e v i c i n a l .

P o te t Le p r e m ie r C o n a e il d e S a l u b r i t é est institué en 1802

auprès du Préfet de P a r i s , composé d ’a b o rd d e q u a t r e membres

puis d e 7 en 1807 a u x q u e la s o n t s d j o i n t s deux m é d e c in s p o u r l e s épidémies. Il doit s u r v e i l l e r l e s fabrigues et les a t e l i e r s i n s a l u b r e s , r e c u e i l l i r les o b s e r v a t io n s s u r les é p id é m ie s , f a i r e i n s p e c t e r l e s m a rc h é s, r i v i è r e s , t u e r i e s , v o i r i e s , c im e ­ t i è r e s , b a in s p u b l i c s , é t a b l i r d e s s t a t i s t i q u e s r a d i c a l e s , l e s ta b le a u x d e m o r t a l i t é > c h e r c h e r l e s moyens d ' a s s a i n i r l e s s a l ­ l e s d e s p e c t a c l e s , h ô p ita u x e t autres lieux p u b l i c s e n p r o p o ­ s a n t d e s p r i x . Le deuxième Conseil est créé è N a n te s en 1817 p o u r l a L o ir e I n f é r i e u r e . Rouen élabore le sien sur Je modèle

de N a n te s e t d e t a r i s . I l comprend douze membres; trois méde­ c i n s , trois chimistes, un botaniste, deux v é t é r i n a i r e s , un ar­

chitecte, un in g é n i e u r d e s P o n ts e t C h a u ssé e s, un m a n u fa c tu ­ r i e r . L ' é q u i l i b r e n ' e s t donc p a s e n f a v e u r d e l ' a r t i s a n a t . Les C o n s e i ls de S a l u b r i t é sont institués d a n s to u s l e s d é p a r te - a m n ts en J05J.

In "Les Temps de l 'e a u " - A n d ré GU1LLENPB La C i t é , 1 ’Sau e t les T e c h n iq u e s , E d i ti o n champ V a llo n , L e C r e v s o t, 1983.

(5)

INTRODUCTION

Vue d e Bruxelles vers 1150.

Dessin de Guesdon, lithographie de Reury.

(Bibliothèque Royale Albert t e r , C a b i n e t des Estampes.s. I/02JI2

En 1865, une transformation de Bruxelles sans pré­ cédent dans son histoire est décidée par le conseil communal. La rivière qui la traverse de part en part, du nord au sud, est enterrée et un grand bou­ levard établi sur son axe. Par cette opération, Bruxelles subit en même temps une tentative dou­ loureuse de passage de l'état de petitè ville au statut de Grande Ville. Sa planification future s'en trouvera fortement modifiée.

Elle n'est pas la seule ville â agir de la sorte vis-â-vis de l'eau qui la traverse, au contraire elle accomplit sur son corps ce que des dizaines de villes en France font également â la même épo­ que. Mais cette histoire de la rupture de la vil­ le avec l'eau, pour reprendre l'expression clai­ re de Guillerme (1), prend è Bruxelles le visage singulier d'une rupture avec son Identité. Et cet­ te perte d'équilibre, de connaissance de soi et des moyens propres pour résoudre la complexité des questions urbanistiques qui se sont toujours posées â la ville au cours des temps, n'est pas due seulement au vacillement inconscient de quel­ ques hommes sous les coups de boutoir du climat de rationalité scientifique et d'innovation techno­ logique qui pousse plus d'une ville S enfouir avec son eau un ferrent essentiel de la ville artisanale A Bruxelles, la transformation de la ville par le voûtèrent de la Senne déborde son objet étroit d'as

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sainissement pour tenter de conférer par la réali­ sation d'un type urbain importé - le grand boule­ vard haussmannien - un statut de Grande Ville à une petite capitale.

A partir de là, il était évidemment tentant de rëinterprëter l'opération du point de vue du trans­ fert culturel d'un type urbain et des modalités de son adaptation.

Dans les limites de temps et de budget fixées par le contrat de recherche nous avons voulu d'abord camper la scène bruxelloise à travers le débat des édiles sur l'aménagement de leur ville.

Le rapport de mission présente la sélection commentée d'une quarantaine d'extraits de comp­ tes rendus des débats des conseils communaux couvrant 40 années de discussions sur la ges­ tion de la ville (1840-1880) et représentant plus de 35 milliers de pages brutes de son histoire quotidienne.

Ce rapport, relatif à 1 'OEUVRE DE GESTION URBAINE, est distribué en deux volets: une première partie qui couvre les vingt années qui précèdent la trans­ formation de la ville (1840 à 1860), une deuxième partie présente les vingt années de débats qui la provoquent et l'accompagnent (1860 à 1880). La sé­ lection des extraits est un choix; elle tente de

INTRODUCTION

remettre en scène la conception qu'ont les édiles, de leur rflle dans la gestion urbaine, les valeurs i ; sur lesquelles ils se fondent pour en décider,

les références et les moyens qu'ils se donnent pour l'accomplir et les mécanismes mentaux qui les y amènent.

L'objectif du travail étant de montrer comment une ville laisse échapper son destin urbanisti­ que de ses mains, il fallait essayer de montrer la fracture entre une gestion de la ville que l'on pourrait dire de type pragmatique et arti­ sanal et une prise en charge technocratique, à la base de l'échec de l'Importation ambitieuse du modèle du boulevard parisien.

Sous le titre LE SIMULACRE COMME METHODE ESTHETI­ QUE, la première partie de l'étude s'applique à dresser l'image d'une gestion encore dominée par le pragmatisme et la recherche de solutions à des problèmes techniques (l'approvisionnement, les inondations, les maladies, le charroi...) qui ne remettent pas en cause la structure de la ville telle qu'elle existe. La question du "simulacre d'architecture" y a été privilégiée dans la me­ sure oû elle représente un idéal de la qualité du débat urbanistique de cette époque.

Elle renvoie à une société locale, prudente et active, peu portée aux vues générales mais ani­

mée d'un esprit public attaché dans la gestion de la ville à l'idée de l'entretien et de la réparation permanente de sa beauté.

La deuxième partie de l'étude reconstitue LE SCENARIO D'UNE ERREUR URBANISTIQUE au travers des échanges des conseils coranunaux durant les 20 années d'accomplissement de ce qui s'avère être une transformation "haussmannienne" bien hasardeu­ se et imparfaite de la ville.

. i Le moment d'équilibre et de perfection que la for- jme urbaine a pu atteindre au 19ême siècle dans

certains quartiers de la ville, comme le montre l'évolution du quartier du Sablon retracée en Il­ l u s t r a t i o n de contrepoint â l'étude, n'a pas eu

illeu Ici. Des esprits éclairés, responsables, 11- ibre-penseurs, animés d'un idéal de progrès -c'est ainsi qu'ils se présentent- en décident autrement. Pour agir, Ils se nourrissent des rapports d'hy­ giène et d'hydraulique, citent les réalisations ! étrangères mais décident dans le désordre concep- i tuel le plus complet.

De leurs débats ressort l'inquiétante impression que la ville n'est désormais plus en des mains sQres...

Sur ce deuxième volet, il eut été intéressant de prolonger l'étude d'un certain nombre de questions

(7)

INTRODUCTION

qui permettraient de compléter cet essai d'éluci­ dation de la nature du rapport urbanistique qui s'instaure entre Paris et Bruxelles.

Voici les points que l'on pourrait soulever : . correspondance Haussmann/Anspach : que se di­

sent-ils sur la ville?

. le grand boulevard comne produit d'importation. . procédure d'adaptation de l'immeuble parisien :

pourquoi l'échec? Le procédé de placage ne peut remplacer le traitement d'îlot.

. l'équipe parisienne sur le chantier du boulevard, ou comment l'impérialisme français conquiert les marchés de province : en 1874 la Ville de Bruxel­ les cède une importante portion de terrains va­ gues bordant le boulevard 3 une société parisien­ ne de construction conduite par un certain Mosnier. Celui-ci s'engage à y construire dans un délai très court des immeubles 3 appartements. En 3 an­ nées 62 immeubles de type parisien furent élevés et 6 seulement, vendus. La Ville mit la société Mosnier en faillite et racheta le patrimoine im­ mobilier. L'entrepreneur clama qu'il avait agi dans toute cette affaire contraint et forcé. Entreprise, architectes, main-d'oeuvre spéciali­ sée... ils sont tous parisiens. Quel est le pro­ fil de cette opération d'exportation de main- d'oeuvre, de technologie et de matière première? Comment l'imneuble parisien, ce modèle de con­

quête de la ville, vient-il buter sur un terrain bruxellois rétif?

Qu'y a-t-il derrière les allégations de Mosnier?

(1) : André Gulllemte, LES TEMPS DE L'EAU, la cité, l'eau et les techniques, ëd. Champ Vallon, Le Creusot, 1983.

(8)

LE SIMULACRE COMME METHODE ESTHETIQUE

(9)

Demander 3 des hommes d'Etat et 3 des autorités politiques de réaliser un simulacre 3 l'occasion d'un problème délicat d'architecture ou d'aménage­ ment des espaces publics serait sans doute aujour­ d'hui considéré comme une farce, ou plus générale­ ment ressenti comme un aveu d'impuissance 3 Ima­ giner, 3 transposer un projet dans l'espace. Par simulacre, 11 ne faut entendre n1 maquette, ni photomontage - méthodes qui permettent 3 l'archi­ tecte de placer habilement, 3 l'échelle exacte, son projet dans un environnement donné - mais bien la réalisation grandeur nature d'un élément archi­ tectural, d'un morceau de façade, voire d'un édifi­ ce tout entier qui, mis en situation, peut être apprécié sous des angles différents tant par les hommes de l'art que par le public, comme si le projet était réalisé "en dur".

La technique du simulacre fut régulièrement utili­ sée au cours de 1'histoire, non pas par des artis­ tes de médiocre qualité, peu sûrs d'eux-mêmes au point d'être obligés de recourir 3 des maquettes grandeur, mais bien au contraire par les artistes les plus réputés de leur temps.

On en veut pour preuve la description d'un des simulacres les plus étonnants, édifié en 1794 par l'architecte Soufflot pour l'église Sainte-Gene­ viève de Paris (conservée aux Archives Nationales, K. 1025, n° 67/1):

te

sieu r S o u fflo t a rch itecte e t controlleur des bâ­

tim ents du Roy sur les desseins e t sous la condui­

te duquel se c o n stru isa it le nouveau temple e t ses

dépendances, de concert avec les abbés, Prieur, e t

R eligieux de l'abbaye de S te, Geneviève, décida de

donner â Sa Majesté une idée sen sib les de la dispo­

s itio n de c e tte E glise, f i t tr a v a ille r sur le champ

à former en moeslons e t p lâ tre la p a rtie in fé rie u re

du bâtiment que l'o n d evo it élever tant sur la pla­

ce que sur les rues au devant e t â cos té de la nou­

v e lle Eglise, a fin que le Roy pu d'un coup d ’o e il

juger de l'étendue, de la forme, e t de l ' e f f e t gé­

néral de tous les dehors; i l a v o it a u ssi, pour le

même o b je t, f a i t élever en moeslons e t p lâ tre ju s ­

qu’à une certaine hauteur, les colonnes du fr o n tis ­

pice e t du porche, ainsy que c e lle s des colonnades

in té rie u re s qui dévoient regarder au pourtour du

tem p le... On a vo it également fig u ré en p ia stre les

grandes marches au dessus desquelles ces colonnades

seront élevées e t les balustrades des especes de

tribunes que c e t exhaussement procurera. On en a vo it

usé de mesme a l'égard des p i l l i e r s du dôme e t du

soubassement de la chasse qui co n stitu e la forme gé­

nérale du Temple,. . . Afin que le Roy put aussi con-

n o istre la hauteur de l'o rd re corinthien e t des voû­

tes in té rie u re s, on a v o it présenté en peinture le

fond de l'E g lis e cos té de la porte p rin cip a le, dans

les dimensions vrayes e t n a tu relles sur des châssis

garnis de to ile s appliquées contre une charpente so­

lid e de vingt un pieds d ’épaisseur, en dedans e t en

dehors de l'E g lis e , sur plus de cent vin g t pieds de

longueur e t près de cent pieds de hauteurs. Ces d i­

mensions ê to ie n t necessaires e t fu re n t observées,

pour représenter de la même manière dans toute la

vérita b le étendue, le porche du Temple, a l 'e x t é ­

rie u r, orné de vingt-deux colonnes de cinq a s ix

pieds de diamètre qui en doivent so u ten ir les En­

tablements, le fronton, e t les Voûtes. Le Sr. Machy

p ein tre du Roy e t de son académie Royale de peintu­

re e t de sculpture a vo it p e in t c e tte immense tableau

par p a r tie s , avec une t e l l e in te llig e n c e , qu'après

leur réunion l ’illu s io n é t o i t com plette, surtout

lorsqu'on se p la ç a it au p o in t de vue, c 'e s t à dire

au fond de la place d'ou commençait la nouvelle rue.

Q uo iq u 'in stru it de l ' a r t i f i c e de c e tte devanture

p ein te sur to ile s a p la t, i l était, impossible de se

persuader q u 'i l n 'y eut pas une distance r é e lle des

colonnes iso lé e s au mur du fond de ce porche, e t

toues les ornements d 'a rch ite c tu re trompoient s i

agréablement la vue, que le r e l i e f n 'a u r o it pu ren­

dre plue d ' e f f e t , . . . Le fronton e t le mur de fond

du porche é ta ie n t ornés de d iffe r e n te bas r e l i e f s

analogues a l 'é d i f i c e e t a la ceremonie, p ein te par

le Sr. Calais. La f r i s e contenait c e tte in sc rip tio n

in honorem Sanctae genovefae D.O.M. a fundamentis

e x c ita v it Ludovicus XV...

Il faut encore citer le simulacre proposé le 8 février 1808 par l'architecte allemand Friedrich Weinbrenner pour la Koenlgstrasse de Karlsruhe. Il s'agissait de dissimuler le caractère hétérogène de cette rue en construisant une promenade sous arcades en bols plaquée devant des habitations de formes et de gabarits Incompatibles avec l'idée de grandeur qu'il voulait susciter. Ce faisant, le grand architecte poursuivait une tradition qui permettait aux architectes d'expérimenter 3 peu de frais des Idées ou des projets sujets 3 controverse: les villes aimaient se travestir pour les fêtes et les grandes occasions par des constructions en bols et en stuc. Rappelons les fastueuses décorations de façades et les arcs de triomphe Imaginés par Rubens pour la joyeuse entrée du Cardinal-Infant Ferdlnant 3 Anvers le 17 avril 1635. Citons encore le simu­ lacre réalisé 3 Paris par l'architecte Bélanger 3 l'occasion du retour du roi Louis XVIII, le 3 mai

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1814, rapporté par l'architecte Fontaine dans son journal (conservé S la bibliothèque de l'ENSBA) :

Le Roi a f a i t aujourd'hui son entrée dans Paris, i l

a été d'abord à V é g lis e Notre-Dame où i l a a s s is té

au Te Deum en action de grâce pour son heureux

retour; de là i l

3

'e s t rendu au château des Tuile­

r ie s en passant par le p e t i t guichet qui donne

entrée à la grande cour du câtê de la rue de l ’E-

chelle; i l a va it trouvé sur le Pont-Neuf un nouveau

simulacre en p lâ tre de la sta tu e de Henri IV que

l'o n se propose de r é ta b lir où e lle é ta it avant la

Révolution. M. Bélanger qui s 'e s t chargé de la

d irectio n de c e tte p a rtie de tra v a il, a v a it f a i t

élever i la d ro ite e t à la gauche de la sta tu e

deux p e t i t s temples en peinture l'u n à. la Concorde,

l'a u tre à la Paix; on aurait préféré q u 'i ls fu ssen t

tous deux dédiés à l'O ubli e t que c e tte d iv in ité

qui seule peut assurer le repos de la France eut

é té solennellement invoquée dans un retour où sa

présence e s t s i n é c e ssa ire...

Bien souvent, les villes faisaient remplacer, au cours des années, ces édifices provisoires qui avalent fait leurs preuves par d'authentiques cons­ tructions en pierre, comme ce fut le cas pour les arcades de Welnbrenner â Karlsruhe.

Le simulacre fut utilisé comme méthode esthétique jusqu'après la première guerre mondiale. On se souviendra des Impressionnantes façades édifiées â titre d'essai par l'architecte Speer pour le bureau du Reichmarschall et le Haut-Commandement de l'Armée (O.K.W.) 3 Berlin vers la fin des années 1930.

A sa manière, le jardin du Mont des Arts fut éga­

lement conçu comme un simulacre : 11 s'agissait de construire rapidement un jardin provisoire sur un terrain-vague pour que les visiteurs de l'Exposi­ tion Universelle de 1910 ne gardent pas de Bruxelles 1 'Impression d'une ville à demi détruite par les récents travaux de la jonction. Le simulacre fut 3 ce point réussi que des groupes de pression se formèrent pour exiger la réalisation du jardin en matériaux durables. Mais nous étions au lendemain de la seconde guerre mondiale : le simulacre fut assimilé par les architectes et urbanistes Igno­ rants de l’histoire 3 la tricherie, 3 l’absence d'imagination. Ressenti comme une Injure 3 la créativité, 11 fut mis dans le même sac que le pastiche, la copie, l'Imitation... autant d'autres concepts pédagogiques et créatifs auxquels ont systématiquement eu recours les plus grands archi­ tectes européens.

Le refus de recourir au simulacre aujourd'hui, c'est aussi le refus de soumettre les projets 3 l'appréciation du public et d'autoriser celui-ci a avoir un avis sur l'architecture. L'Idée de lui enlever ce droit de regard sur l'aménagement ou les modifications des espaces publics les plus symbo­ liques d'une ville n'est pas neuve. Elle s'était déj3 exprimée en Belgique par le "contrôle esthé­ tique" mis en place par l'O.R.E.C. (Office de la Restauration Economique) fondé en 1936 par le soci­

aliste Henri De Man qui Inaugura, dans divers départements ministériels, l'ére d'une esthétique dirigée. L'une des missions de l'OREC fut de sur­ veiller la production architecturale du pays et, le cas échéant, de la corriger, de la "redresser” .

La revue d'architecture

Reconstruction,

publiée

pendant l'occupation par le Commissariat 3 la Restauration du Pays, montrera d'ailleurs fré­ quemment, et dans un but d'édification, des façades avant et après correction par ses services où l'architecte Henry van de Velde occupa le poste de Conseiller Général pour l'Architecture.

Dans les années 1850 pourtant, le simulacre est encore pour le conseil communal de Bruxelles le meilleur moyen 3 mettre en oeuvre pour résoudre un problème esthétique essentiel. Il ordonnera ainsi la réalisation de plusieurs simulacres pour l'escalier de la cathédrale Salnte-Gudule, pour les grilles et les portes du Parc Royal et il sera longuement débattu de l'opportunité d'en construire un pour la Colonne du Congrès qu'il est un moment question de transporter au rond-point de la Loi. Chaque simulacre donne lieu 3 des visites suivies de commentaires et de débats excessivement argu­ mentés, monopolisant souvent plusieurs séances du conseil communal.

A la lumière des débats de cette période, la tech­ nique du simulacre pourrait être remise 3

(11)

l'hon-neur et réutilisée d'une manière plus systématique que jamais. Aura1t-on réalisé de la même manière les grands magasins A l'Innovation si l'on avait auparavant édifié un simulacre des façades qui longent la rue aux Choux et la rue du Damier? Aurait-on laissé construire le batiment des Mutu- alitées Socialistes qui défigure la place Saint- Jean, la passerelle des Galeries Anspach?... Autant de lieux d'une importance esthétique fon­ damentale pour Bruxelles oû le simulacre aurait pu jouer un réle déterminant.

Encore faut-il en respecter scrupuleusement les règles : il ne suffit pas d'amener le conseil communal sur le site et d'y lâcher un ballon pour juger de la hauteur du batiment projeté et arracher de la sorte l'autorisation de bâtir comme ce fut le cas pour la construction de la Société Générale de Banque rue Ravensteln. Aurait-on seulement réalisé le simulacre d'une partie de son socle en toile peinte que l'on se serait rendu compte de l'incom­ patibilité de l'architecture proposée avec son vis â vis, le Palais des Beaux-Arts de Victor Horta.

Simulacre n'est pas synonyme de parodie. Il n'est pas négation de l'art mais, au contraire, exigence de qualité.

La redécouverte publique du simulacre comme métho­ de esthétique, comme outil conceptuel, se concré­ tisa â l'occasion de la biennale de Venise de 1980

où, à l'initiative de l'architecte Paolo Portoghesi, commande fut passée â une vingtaine d'architectes du monde entier pour restituer une rue, la "strada Novissima", â l'intérieur du batiment de l'ancienne Corderie. L'expérience donna lieu â une des

polémiques les plus intéressantes de ces dix derni­ ères années.

FA tes célébrées pour l e XXVéme a n n i v e r s a ir e d e l 'i n a v o v r a t J e n d e L éo p o ld t e r .

A rc de trio m p h e de l a rue Boyele extérieure, é r ig é

(12)
(13)

L'ESCALIER DE L'EGLISE SAINTE-GUDULE

P r o j e t d ' e s c a l i e r e t d e p a r v i s p a r l ' a r c h i t e c t e T r a p p e n ie r s . 19 mai 1855.

Archives de l a V i l l e d e B r u x e ll e s . PP 8 9 , 3 / 4 .

NOTICE HISTORIQUE

Le premier escalier de l'église Sainte-

Gudule était coupé par un palier unique

et montait presque tout droit depuis la

rue jusqu'à l'église. Il fut remplacé en

1705 par un escalier à plusieurs rampes,

bordé de balustrades. Un siècle plus tard

les dégradations qu'il avait subies

étaient telles qu'il fallut songer à le

refaire. Dans son al locution du 27 o c t o ­

bre 1808, le maire de Bruxelles en fait

une description : "l'escalier se trouve

dans le plus mauvais état. Une partie des

marches a été volée et la partie restante

est tellement dégradée que la m ontée est

pour ainsi dire impraticable". Le nouvel

escalier fut achévé en 1811.

En 1833, seulement une vingtaine d'années

après la fin des travaux, la C o mmission

des Monuments souhaita que l'escalier

soit reconstruit davantage en harmonie

avec le style de l'édifice et que celui-

ci soit dégagé de., toutes les c o n s t r u c ­

tions qui s'y appuyaient.

En 1844, alors que les travaux de re s t a u­

ration du grand portail sont e n c o u r s ,

le Conseil de Fabrique demande à l ' ar c hi ­

tecte T.F. Suys un projet de n ouvel

(14)

esca-*

7

5

?

L'ESCALIER DE L’EGLISE SAINTE GUDULE

P r o j e t p r é s e n t é p e r l e s a r c h i t e c t e s D erre e t D i l e n s «t p a r l e c o n s e i l l e r Vanderlinden en 1854. AV8. P .P . 85 1 /2 et 87 1 /3 .

P la n d e s a l ig n e m e n t s p r o p o s é s .

é l é v a t i o n de l ' e s c a l i e r .

lier de style gothique. Le plan fut

soumis le 9 mars 1844 aux sections des

travaux publics, des beaux-arts et des

finances réunies qui émirent l'objection

qu'il ne prévoyait pas de parvis. Un dé ­

gagement leur semblait indispensable

pour mettre en valeur le monument et pour

faciliter la circulation dans les rues

des Quatre Vents et de la Cathédrale.

En réalité, ces exigences ressemblaient

fort à un voeu pieux car elles n é c e s s i ­

taient de nombreuses expropriations.

Les discussions qui s'élevèrent ensuite

entre la Ville et le Conseil de Fabrique

à propos de la démol i ti o n des maisons

adossées à l'église firent ajourner tous

les projets concerna nt les abords du

monument jusqu'au moment où une o p p o r t u ­

nité se présenta qui p e rmettait de réa­

liser les souhaits des trois sections

du conseil : l'emplacement o ccupé par

l'établissement Sai n t- G er t r u de face à

Sainte-Gudule allait être libéré par

l'Administration des Hospices et le

bâtiment mis en vente. Le conseil

demanda alors un nouveau projet à

Suys, comprenant un escalier construit

dans l ’axe du portail et un parvis ou

une petite place précédant l'escalier.

Cependant, les nouvelles possiblités

d'aménagement que laissait entrevoir

le déplacement de l'établissement

Sainte-Gertrude suscitèrent un intérêt

immense de la part des architectes du

pays. De 1852 à 1855, un grand nombre

de plans et de projets dûs aussi bien

à des architectes qu'à l'initiative

individuelle furent envoyés au conseil

communal puis transmis à la section des

travaux publics.

Conscients de l'enjeu que représentait

l ’aménagement des abords de la c a t h é ­

drale pour leur ville, les conseillers

ordonnent la réalisation de plusieurs

(15)

L'ESCALIER DE LEGLISE SAINTE-GLDULE

»

P r o j e t a d e l ' a r c h i t e c t e Coppens - mars 1856 - gui r é a l i s a 7 p r o j e t a d i f f é r e n t s a v a n t d ' ê t r e ch a rg é en 1857 du p r o j e t d é f i n i t i f . Areh. ViJie Bru*. PP 100, 1 /5 ,4 / 5

simulacres afin de se rendre e x a c t e ­

ment compte de l'effet produit par

les projets d'escaliers. Expérience

concluante puisque ces projets sont

a b a n d o n n é s .

Le 20 novembre 1855, le conseil nomme

une commission spéciale - composée de

Messieurs Coppens, Roelandt, Durlet

architectes et de Monsieur Simoneau,

artiste - chargée de réanalyser les

différents projets susceptibles d'être

retenus et de soumettre au conseil

"une idée pour l'exécution d'un bon

plan". En fin de compte, la commission

charge l'architecte Coppens d'établir

un nouveau projet co mprenant l ’escalier

et les dégagements futurs à réaliser

aux abords de la cathédrale.

Après avoir fait exécuter une maquette

en bois du nouveau projet à l'échelle

de 10 cm par mètre, la commission

approuve les plans de Coppens et les

présente à la section des travaux au

début de l'année 1857. Celle-ci

exige encore quelques modifications

qui seront finalement abandonnées par

le conseil se ralliant à la proposition

de l'architecte.

Les plans de l'escaiier ainsi que

l'élargissement et la rectification

des abords de l'église sont d é f i n i t i ­

vement adoptés en séance du 11 juillet

1857. Ils auront nécessité plus de

cinq années de discussions suivies et

la présentation de 12 rapports détaillés

par la section des travaux publics qui

a consacré plus de 50 séances à l'examen

de la question.

Les pages qui suivent reprennent des

extraits des séances du conseil où il fut

question de la réalisation d'un simulacre

pour l'escalier de la cathédrale.

(16)

L'ESCALIER DE L'EGLISE SAINTEGUDULE

L ' é g l i s e S a i n t e Gudule avant la c r é a t i o n du parvis. E x t r a i t c a d a s tr a l du p la n d e B r u x e ll e s p a r Craan. 1835.

L ' é g l i s e S a i n t e G u d vle a p r è s l a r é a l i s a t i o n d e s tr a v a u x e n t r e p r i s en J 8 S 7 p a r la V i l l e de B r u x e l l e s . Extrait c a d a s tr a l du p l a n d e Poppe r e v u v e r s 1870.

L ' é g l i s e S a in te - G u d u le a v e c l e n o u v e l e s c a l i e r d e l ' a r c h i t e c t e Coppena. L ith è g r a p b le de C a n e lle . In B r v x e l l e s à t r a v e r s l e s A g e s, H e t P Hymans.

(17)

L'ESCALIER DE L'EGLISE SA IN TE-G U D U LE

SEANCE DU 11 MARS 1854

Rapport de la section des travaux publics sur les deux projets élaborés par T architecte Suys pour la reconstruction de l'escalier de l'église Sainte Gudule. La section donne la préférence au projet qui Intègre les différentes modifications qu'elle a suggérées et qui donne un plus grand développement â l'escalier. Elle souhaite toutefois, par mesure de prudence, soumettre le projet 5 une dernière épreuve : réaliser un simulacre du nouvel escalier après avoir démoli l'escalier actuel.

La discussion porte sur l'opportunité de démolir préalablement l'escalier existant.

La proposition finalement adoptée est de conserver celui-ci et de réaliser le simulacre sur la partie que le futur escalier occupera vers la rue des Vents.

114

-Rcconslruclion de l'escalier de I église S‘*-Gudule.

Rapport de la section des travaux publics.

Messieurs, vous faites établir un parvis devant l'église Salnte- Gudule.

I) vous reste & statuer sur les plans d'exécution du nouvel esca­ lier t construire nu pied du grand portail.

Le plan du parvis n’indique que la configuration générale de ect escalier.

Le parvis a la forme d’un trapèze. L'csciiticr ne peut en avoir une autre. Ses trois côtés doivent être parallèles aux trois faces de la place.

Jusqu'où l'escalier avancera-t-il sur la place?

A quelle distance des maisons d’en face, se trouveront les mu­ railles dont il sera bordé & droite et t gauche?

Combien aura-t-il de rampes et de paliers?

Quel sera le nombre de scs marches et quelles dimensions auront-elles?

Voilà ce que vous avez à décider aujourd'hui.

D’après le premier projet qui vous a été présenté en 1852, pour les abords de l’église, le parvis avait, à partir du portail, une longueur de 44", 50, dont 14", 50 réservés pour l'escalier et 50" pour la voie publique.

Lorsque, sur la proposition d’un honorable Conseiller, vous avez fixé 1a longueur du parvis à 47", 70 (soit 5 ", 20 de plus), il a été entendu que cet ognmdisscmcnt servirait à donner à lcscolicr des proportions plus larges que celles du projet primitif.

L'escalier actuel, pincé obliquement par rapport à l'église, forme, à un de ses angles, une pointe sur la voie publique; il a , en cet endroit, 19", 60 de saillir.

Il comprend : — quatre pnücrs, dont deux grands, deux elits: — et cinq rampes, la première de 0 marches, la seconde e 5, la troisième de 6, la quatrième de 6, la cinquième de 11 ; total : 54 marches ; les quatre dernières sont engagées entre les contre-forts du portail.

Pour la reconstruction de l’escalier, différents projets élaborés

— 115

-par M. Suys, architecte de l'église de Sainte-Gudule, ont été successivement 3omnis à la section des travaux publics.

Dans le premier projet ( nous le désignerons sous la lettre A), l'escalier, y compris les trottoirs qui le bordaient, avait 14», 50 de longiicurfil était coupé par trois paliers larges de 1", 105 I " , 15; il sc composait de 33 marches qui avaient 35 centimètres de largeur sur 18 centimètres de hauteur.

Dans l'opinion de la section des travaux, un tel escalier serait trop resserré, trop raide; scs paliers seraient trop peu spacieux; scs marches auraient trop de hauteur, trop peu de largeur.

Dans un autre projet ( le projet H), ont été réunies les diffé­ rentes modifications demandées par la section.

Le projet B donne à l'cscalicr une longueur de 19", 15, y compris un trottoir de I " , 50.

Entre le trottoir de l’escalier et les fucadcs qui regardent le portail, la distance est de 28m, 55.

De chaque côté de l'escalier, la voie publique a 14", 20 de largeur.

I/cscalier s'élnrgit en montant ï sa première marche (celle que borde le trottoir), a 23" de longueur; sa dernière marche ( celle qui longe le portail), en a 55.

Parallèles aux maisons des deux moindres faces du parvis, les murs latéraux de l’escalier ont chacun 6" d'obliquité, sur une lon­ gueur de 20". Us montent avec l’cscalicr cl sont couronnés d'une balustrade gothique, dont les niédesüiitx supportent des statues.

Dans le projet A, chacun de ces murs présentait deux aligne­ ments différents, l’un en saillie, l’autre en retraite, qui, en se raccordant e n tr e n t, formaient un angle vers la voie publique. Le projet B établit le mur tout entier sur une même ligne, de manière 5 faire disparaître un recoin d'un effet désagréable.

Le projet A donnait à une de ces murailles plus d'obliquité qu’t l'autre, dans le but de maintenir le grand escalier en communica­ tion avec le terre-ploin de l'ancien cimetière, ou moyen d’un passage de 1", 45 do largeur. — Celte communication ne semble pas nécessaire. En la supprimant, le projet B permet de rendre l'escalier plus régulier et la voie publique plus spacieuse.

Dans le projet B, l'cscalicr compte : — 3 rampes, 4 paliers et 58 marches.

Le premier palier, séparé du trottoir par deux marches seule­ ment, a 1?, 20 de largeur; une grille pourrait y être établie. — Les trois autres paliers ont chacun 2"' de large. Le dernier borde le portail, devant lequel il n'existe pas actuellement do palier.

Les marches ont 38 centimètres de largeur sur 16 do hauteur. Quelques points de comparaison permettront d’opprécier ces dimensions. — Les marches de l’escalier actuel de S*M5udule ne sont pas uniformes : il y en a de 27, de 28, de 29, de 50,

(18)

1 1 6

-de 32, -de 34, -de 33, -de " 6 , -de 37 centimètres -de largeur ; quant à leur élévation,‘elle varie de 17, 17 1/2, 17 5/4 à 18 centimètres. Les marches de l'escalier reconstruit l'on dernier 4 l’église de St.- Jocqucssur-Cnudcnhcrg, ont IG 1/2 centimètres de liaut sur 40 de large; celles du passage des Princes, gnlerjc St.*Hubcrt, ont 16 1/2 centimètres de hout sur 32 de large.

l e devis dressé par M. Suys, pour le projet A, se résumait ainsi :

« Frais de construction du nouvel escalier. fr. 31,300 » A déduire la valeur do l'escalier existant. . 3,000 » « Heste. fr. 28,300 » Le projet Tî donne & l'escalier un plus grand développement; M. Suys estime à G,000 francs environ rougmeutntion de dépense qui en résultera.

Un dessin, joint au projet 0 , indique In disposition générale des constructions qu'il s’ngiririt d’élever tant autour du chevet de l’église que vers In rue du Hois-Snnvagc. L’élude de celte partie du plan n'est pas terminée, et uous n’uvons pas à nous en occuper pour le moment.

Quant au nouvel escalier, le projet 11 réunissant toutes les modi­ fications qu’elle n réclamées, la section des trovaux publies estime qu’il y a lieu de l'admettre.

Toutefois, elle se demande si, avant de l’adopter définitivement, avant d'en autoriser l'exécution, il ne convient pas de le soumcLlrc & une dernière épreuve.

Clic se demande si la prudence, si le respect du ü un grand monument, In responsabilité attachée II une construction de celle importance, n’exigent pas que nous nous entourions depréenulions semblables & celles que nous avons prises, plus d’une fois, pour des ouvrages d’un ordre moins élevé, précautions dont nous nous sommes toujours bien trouvés?

Afin que vous puissiez, l'avance, vous rendre un compte exact de l'effet que le nomcl escalier produira, en apprécier les dimen­ sions. la structure, rorneiuenUlion, juger enfin s'il ne reste pas d'améliorations il y apporter, In section des travaux vous propose, Messieurs, d’ordonner un essai préalable, qui consisterait 4 tracer sur le terrain le nouvel escalier, en représentant scs faces latéra­ les au moyen de châssis en toile peinte, et en figurant ses marches, sur une petite partie de leur longueur, au moyen de quelques planches.

On commencerait par •démolir l’escalier actuel. On établirait ensuite le simulacre que demande la section des travaux, et alors, mais alors seulement, vous prendriez une résolution définitive sur les plans du nouvel escalier.

L'ESCALIER DE L'EGLISE SAINTE-GUDULE

- 112 —

M . r É e h f v lw an nom de la section des travaux publics, fait un rapport sur le plan de reconstruction de l'escalier de l'église des SS. Michel et Ondule ( < )•

HI. IH e ro m >it demande le renvoi de la discussion une pro­ chaine séance. •

M . Hc O o iic k c r . Soit/ mais s'il faut démolir l'escalier pour établir le simulacre du nouvel escalier, on ri'aura aucun escalier pendant bien longtemps.

M . l e Ito H rfftH C iIre . C’est évident. Il serait mieux de com­ mencer par mettre en adjudication le nouvel escalier; six mois apres, quand 1rs pierres seront prèles, on démolirait l'escalier actuel. Mais si vous commencez par démolir, cl si vous faites II) simulacre après, vous ne pourrez adjuger qu’îi In fin de In saison. C’est alors seulement que l'on commencera & extraire et h tailler les pierres. Nous serons donc un temps infini sans escalier.

Ht. V n m lr H I m le i» . Je ne pense pas que l’exécution d’un simulacre d'escalier puisse entraîner un retard aussi considérable. Celle question a été posée h l'architecte. En quoi consiste In con­ struction d u n escalier? En marches. On ne peut différer que sur le plus ou moins de largeur des paliers, sur le plus ou moins d'ou­ verture nu bas de l'escalier. On peut donc commencer de suite L tailler tes pierres.

Jll. le ItA iir g m e f tlr e . Mais qui les fera tailler. Vous n’aurez pas d'adjudicataire, tant que vous n'aurez pas de plan arrêté.

M . V fttid c r lIn d c H . Qui fnitcxécnlcr l'csenlicr? Ce n'est pas nous.

n i. I le m e ttr e . C'est la fabrique de l'église,

m . Vie R o n c k c f 11 faut qu'elle mette en adjudication. C’est la même chose. Je nr*n»'oppose pas h l’exécution d’un simulacre, si l’on peut le faire sans démolir I escalier

m . D e m e ttre * Je ne mets pas en doute que ce ne soit possible; m . W n llc e w . La question est de savoir quel effet produira l’escalier, s'il n telle ou telle largeur, s'il arrive & tel ou tel point du parvis. Je crois que l'on pourrait sYn rendre compte parle placement de piquets. Si l'on pouvait faire cri essai qui n'n rien de coûteux, nous pourrions juger en parfaite connaissance de cause.

m.

V niM lcrtlatdcaa. Ce que propose M. Wnltccu a clé fait par In section des travaux publies, et je défie qui que ce soit de se rendre compte ainsi de l'effet que produira l'escalier,

m.

R n r f d f t. J'aeerpte le défi. (i) Voyez tnfrà p. 114.

-

113

-M . l e R o u r g m e n f r e . Il y n un moyen bien plus simple. Qu’on fasse le simulacre sur la partie que l'escalier doit occuper à droite, vers la rue des Vents. Il n’y a rien à démolir, et cela peut se faire do suite, ainsi vous pourrez juger de la dimension des mar­ ches et des paliers.

— Cette proposition est adoptée. La discussion est remise A une prochaine séance.

(19)

L’ESCALIER DE L'EGLISE SAINTE GUDULE

— 153 —

dit qu’on voit parfaitement l'effet du projet sur le plan. San* doute avec le simulacre tel qu’il n été exécuté on ne peut juger l'effet, cnr toutes les personnes qui étaient sur Ica lieux ont dA me demander des explications pour s'-cn rendre compte. Mais avec le plan seul, c’est également impossible. Il faut nécessaire* ment un simulacre complet.

RI. K n lc m a n . C'est possible; mois je voudrais que cesimulacre fût apprécié pér l’opinion publique.

RI. V n iid c r lln d c i) . Certainement. RI. I H c rs in a n . M. Knicmnn n raison.

/

RI. le B o n r g n te f tf r c . Le simulnrrc devrait rester placé au moins pendanthuit jours, avant qtte le conseil ne délibérât.

RI. rÉ c lic T ln R ln en . Fort bien, mais si l'on ne fait qu’un simulacre incomplet, il serait, utile d ’exposer 1rs plans h t'hétei de ville; il est difficile de se faire une idée de l’cscalicr d’après un simulacre incomplet. 1/cxposilion du plan me semble indispensable.

RI. l e n o iir g n ic o tr f c . On fera l'un et l'autre. Le renvoi & la section de* travaux publics est prononcé.

SEANCE DU 7 AOUT 1854

Rapport de la section des travaux publics sur les différents projets qui lui sont parvenus : 11 s'agit de l'escalier avec terrasse de M. Gulllery, des escaliers sans terrasse de messieurs Suys et Derre, et enfin, d'un nouveau projet dO 3 l'archi­ tecte Suys.

Dans le but de se rendre exactement compte de l'aspect que revêtira l'escalier, la section réitère sa demande de construire un simulacre complet, en planches et toiles, de la proposition de Monsieur Derre.

-

7

P

-KseaKérde l’église S,,'.-(lniluIc. — Rapport "de' la

séction des travaux publics nu Conseil communal.

Messieurs, les plans du parvis dn l'église de S'Mindulé, dressés p sr H . Vsrchitecte Snys et qui vous furent présentés il'y • deux

(20)

L ESCALIER DE L'EGLISE SAINTE GUDULE

SEANCE DU 25 MARS 1854

Le simulacre d'escalier placé devant l'église suscite la réprobation unanime du conseil qui refuse son approbation au plan.

Le Bourgmestre suggère que les propositions de modifications soient transmises § la section des travaux publics qui remettra ensuite un nouveau projet au conseil.

Selon le conseiller Vanderlinden, 11 faudrait réaliser un nouveau simulacre, plus précis que le précédent, et le maintenir sur place suffi­ samment de temps pour recueillir les apprécia­ tions des "hommes de l'art". Les plans des différents projets devraient être exposés S l'hôtel de ville.

Ces propositions sont renvoyées â la section des travaux publics.

m

-L'ordre du jour appelle I* discussion .sur les conclusions du rapport de la section de» travaux publies relatif i la rcconstruelion de l'escalier de l'église de Saintc-Gudule (I).

M . W n t l r e n . Nous avons pu juger par nous-mêmes, d’après !b simulacre d’rscalier placé devanl l'église do Soinlc-Gudulc, de l'effet )|ii’jt produira, quand il sera exécuté, et tous nous avons reconnu qu'il déparernit l’édilicé. D'après ce que j'ai entendu dire è mes honorable collègues qui sc trouvaient sur les lieux, je pense que nous serons I peu près unanimes pour refuser notre approba­ tion au plan.

le dirai.plus : ja regretta de ne pas voir adoptéo au moins en

P

artie l'opinion de l'honorable M. Vanderlinden. Il voulait que on démolit l'escalier, alin'dc mieux juger do I cffct. Je pense que, pour se rendre bien compte de l’effet quo produira In nouvel

(0 Voyry luprA/pi t u .

— IM -*

escalier, on devrail démolir une partie de l'escalier, en laissant ce qui est nécessaire pour que le public puisse arriver h l'église, et surtout démolir les murs qui bordent l'escalier et qui empêchent de voir d'une manière directe les portes de l'édifice. D’après le plan gui nous est soumis, l'escalier sVInrgit vers l'église et se rétrécit vers la place. Sans avoir aucune prétention comme archi­ tecte, et avec les simples notions du goût et du bon sens, cela me parait contraire aux règles généralement suivies. On devrait fiiire partir l'cscalicr de l'angle du soubassement, sauf fl l'orner de bas- reliefs ou autrement. On donnerait ainsi un aspect plus régulier h l’édifice. Mois je voudrais qu'on fit un nouvel essai. C'est un monument magnifique dont nous avons le droit d'ètre fiers. Il serait malheureux que, par trop de précipitation, on sc crétl des regrets.

Je propose donc de se borner pour le moment h faire un nou­ veau simulacre d'escalier.

IU. l e I t o n r g i n c r t r e . Je proposo le renvoi è la scetioh des Iravanx publics; elles fait un rapport avant de s'étre rendu compte de l’effet qu'aurait produit le simulacre d'escalier. J'ai entendu deux membres de la section des travaux publics dire: si l'on avait fait tel ou tel changement cê serait beaucoup mieux. Je les ai vus desssiner des plans autres que celui qui nous est proposé. Je vou­ drais qu’ils missent ces plans sous les yeux de la section des tra­ vaux publics, qui peut-être ferait une autre proposition ah Conseil. M . V a n d e r l i n d e n . Que le plan soit proposé, è la section des travaux publics, je m'y rallie complètement; mais je persiste dans la demande d'un simulacre infiniment plus complet que celui qui a été exécuté.

M . l e I t o n r g i n e f l t r e . I.a section le décidera.

RI. V a n d e r l i n d e n . Elle l'avait décidé et le Conseil a rejeté sa proposition.

M. l e B e n r g m e e l r c . Si le simulacre qui a été .exécuté n’a satisfait personne, laissez la section proposer ce qu'elle jugera convenable.

RI. K n l e m n n . Je voudrais dans tous les cas que ce ne fût pés le lendemain dn jour où un simulacre aura été exécuté par les soins de là section des travaux publies, que le Conseil fût appelé h voter. Je voudrais que le simulacre fut livré è l'appréciation des - hommes de l'art.

RI. W a l l e r . Il est possible qu’on trouve une combinaison qui ne rende pas nécessaire un simulacre.

(21)

i;ESCALIER DE L'EGLISE SÀINTE-GUDULE

■n«, comprenaient uo nouvel escalier à construire au pied du grand portai), dons Taxe do la nef centrale.

En les adoptant, ions y avez apporté différentes modifications. Vous avez donne au parvis plus de largeur etdc prorondeur. Vous avez arrêté, pour la rue du Bois-Sauvage, Mnqucllo l'architecte no touchait pas, un trace correspondant aux nouveaux aiigncmcoM do la rue des Vents, de manière h mettre, de clinquo çèlé, un intervalle égal cuire le grand portail et les maisons du parvis.

Les plans limitaient N 14 mètres 50 centimètres la longueur de l'escalier. M. Suys ayant reconnu Qu'il importait de. l’allonger nn peut, on convint qu il sentit agrandi dans U même proportion que

le parvis. 1 1

il restait & faire les plans définitifs de l'escalier.

Lorsqu’ils vous furent soumis, la section des travaux demanda qu'avant de'rien décider, on démolit le perron actuel et on exé­ cutée sur place un simulacre complet du nouvel escalier.

La proposition ne fut pas admise. On craignit qu’un pareil essai ne fil perdre du temps, que l'exécution des travaux n’éprouvât un retard de plusieurs mois. On pensa qu’il suffirait d'indiquer sur lé terrain, vers l'ancienne rue des Vents, remplacement et les dimen­ sions du nouvel escalier.

Celte expérience eut lieu. Elle ne donné pas au public une idée

favorublc du plan. %

L'affaire ayant été remise à l'ordre du jour, le Conseil la ren­ voya de nouveau & la section des travaux et ordonna une exposition

f

utbliquq tant des premiers plans que des nouveaux projets qu’on tii adresserait encore.

On lui en a adressé plusieurs.

Pendant quelques semaines, H* ont été affichés dans une salle de l’hélel de yillc.

Ils ont été discutés, dans la presse et dans différentes notes remises 4 l'administration communale.

Sur les bases du plan, sur le principe ot le caractère de l’œuvre, ' tout le monde est d’accovd. 11 faut un escalier tel que l’aurait construit l'architecte dji moyen-àgc qui a élevé l’église. A cet égard, aucun doute ne s’élève, aucun dissentiment ne se manifeste.

fl faut, non pas un escalier moderne, tel que celui du dix- liuitièuic ou celui du dix-neuvième siècle, l’un démoli et l’autre encore debout, mais* un escalier gothique, qui fasse corps avec lo portail, e( dont l'architecture se marie si bien avec celle du temple que tous les deux, l’église et 1c perron, semblent avoir été bâtis en même temps ci par la même main.

Quoi escalier aurait construit l'architecte de Su-Gudule? Sur ce point, les avis sont partagés.

78

-Les plans généraux des édifices du moyen-âge ,'è part ceux de la cathédrale de Cologne et un petit nombre d’autre9, ne sont pas; parvenus jusqu'à nous. « Les• architectes, de cette époque, dit Ilopc, dérobaient soigneusement leurs dessins aux regards du' public et probablement loa détruisaient; quand ils leur, deve­ naient inutiles, dans Is crainte de communiquer les secrets de.

leur art, » , , . i .

Compléter de nos jours un édifice du treizième siècle, est une entreprise délicate, difficile, qui exige d'un architecte, non seule­ ment uo talent supérieur, mais une connaissance infime du moyen-1 âge, une étude approfondie de sou architecture religieuse cl un sentiment vrai de çct art.

Les projets entre lesquels vous avez 4- faire un choix , peuvent être classés en deux catégories. « ■

Les uns contiennent deux choses : un escalier et une terrasse; Les autres : un escalier, sans terrosse.

Dans l’opinion de quelques architectes, une terrasse est indis­ pensable. M. Guillery, dans un mémoire annexé & son projet, développe habilement ccUc idée :

« Il s'agit, dit-il, de fuirc un escalier pour l’église de Su*Gttdu|e et cette église a été construite sans escalier. Le problêmç est d'sutant plus difficile que nous ne voyous pâs d’cscsilicré aux. églises gothiques, et que, dans le cas actuel, l'intention évidente de l'architecte a été qu’il n'y en eût point. (

n La bibliplbèque royale possède une gravure du seizième siècle qui représente les abords de S'*-Gudtile. L'église est située sur line vaste terrasse, sensiblement de niveau. On monte spr cette terrasse, en face de la rue d'Assaul, par un escalier grossier coupé dans le mur fie soutènement et situé a plus de 20 mètres d u , portail. On descend du côté du Trcurenbcrg par un autre escalier; de sorte que l'église est établie sur un tcrre-plain qui fui est propre et dont l'enceinte forme le cadre du monument. Il y a seulement1 vis-à-vis du monument onze marches ; ces marches oui résisté 4 tous les changements et se trouvent encore aujourd'hui à In même place où elles ont été mises lors de lu fondation de l’église.

h Toutes les églises gothiques, 4 ma connaissance, ontété établies de la même manière i S'*.-\Vaudru, à Rions, St.-Martin, à Liège, se trouvaient sur un plateau élevé qui isolait l’église des construc­ tions avoisinantes. L’usage de placer le cimetière autour de l'église a peut-être contribué à ccUc disposition uniforme. Mais quelqu'en ait été la cause, il faut bien reconnaître que l'église gothique n'a­ vait pus d'escalier et qu’on ne peut lui en donner un sans modifier profondément sn disposition pmiitèrc. L'église était placée de préférence dans un lieu élevé; niais l'escalier, lorsqu'il é tailu én

75

-eewaîre, conduisait à la terrasse, et jamais & l'église. L'escalier du IB* siècle, dont on admire les belles proportions, était conçu dans cette Idée. Il conduisait au plateau, et certainement l'nutcur de rc beau travail n'aurait pas osé faire nn escalier descendant directe­ ment du portail jusqu'eo bas. A celle époque, on régularisa les abords de l’église, et l'on construisit autour de l'église une belle bnlustrade dans le style de IW a lie r... Il est fâcneih d'avoir & présenter au publie l'idée d’une terrasse autour de Sle.-Gudule dans les circonstances présentes. On juge d’après ce qu'on voit, et ion se figure difficilement qu’une terrasse soit autre chose qu'un •mas uniforme de pierres disposées sans intelligence et sans goût. Le terrasse, du cêtédcla rue du Bols-Sauvage, est noire et triste; on s’imagine tout naturellement qu'il suffit de la faire disparaître pour que tout soit pour le mieux. U me parait cependant hors de doute qu'un mur de terrasse, dans le style de l'église, surmonté d’une balustrade élégante, serait du plus heureux effet, »

M. Guillery cotouredune terrasse toute la partie antérieure de l’église, c’est à dire la partie située entre le grand portail et le transcept.

La terrasse est bordée de balustrades. Elle a trois entrées :

La première, vers le parvis;

La seconde, vers la rue du Bois-Sauvage; La troisième, vers la place Stc.-Gudulc.

Vers le parvis, on monte 4 la trrrasse par un nouvel escalier, à bâtir dans l’axe du grand portail ;

Vers la ruo du Uois-Sauvngc, on y monte par un nouvel escalier 1 construire en face de la porte du transcept;

Vers la place Slc.-Gudule, oii y entre de plain-plcd, par une ouverture pratiquée dans la balustrade, 4 côté du petit portail du transcept.

La plus grande largeur de la terrasse est de 0 mètres 40 eentlm. Sa moindre largeur est de 4 mètres, au pied des tours; de 3 m ètres, devant resculicr du grand portail.

Dans le sein d e,la section des travaux, des membres ont demandé quelle serait l'utilité de ccUc terrasse?

L'accès de l’église en deviendrait-il plus facile?

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