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En phase et quadrature

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Academic year: 2021

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Texte intégral

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Submitted on 27 May 2021

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En phase et quadrature

Karim Zayana, Victor Rabiet

To cite this version:

(2)

En phase et quadrature

Karim Zayana

1,2

et Victor Rabiet

1,3

1Ministère de l’Éducation nationale, Paris 2LTCI, Télécom Paris, Institut Polytechnique de Paris

3DMA, École normale supérieure, Paris

En évoquant la transformation d’une somme trigonométrique de la forme a cos(θ) − b sin(θ) en une quantité du type R cos(θ + ϕ), le programme de Terminale STI2D-PCM [1] touche aux mathématiques autant qu’aux sciences physiques.

Dès lors, en mathématiques, on s’intéressera par exemple aux équations d’in-connue θ,

a cos(θ) − b sin(θ) = c.

Le cas particulier où c = 0, qui mène directement à tan(θ) = a

b, pourra d’ailleurs

justifier a posteriori qu’une tangente inverse participe à la solution générale. En sciences physiques, dans le domaine « ondes et signaux », on verra que superposer deux impulsions sinusoïdales en quadrature de phase en produit une troisième, simplement déphasée. Aussi la somme de Fourier

X

k

akcos(kωt) − bksin(kωt)

(3)

d’un signal périodique se condense-t-elle en cette autre décomposition : X

k

Rkcos(kωt + ϕk).

Pour réaliser la transformation voulue de l’expression donnée, on en force classiquement la factorisation par le terme√a2 + b2, puis on traduit les fractions

a √

a2+b2 et

b √

a2+b2 en tant que lignes trigonométriques d’un même angle. Un

tantinet artificielle, l’opération cache des arguments pourtant plus naturels. À la manière de Frénet1, interprétons plutôt a cos(θ) comme le projeté horizontal

du vecteur unitaire ~er d’angle polaire θ qu’on aura pondéré du coefficient a,

et −b sin(θ) comme celui de son voisin ~eθ, d’angle polaire θ + π/2 = θ + 2π4

(d’où la quadrature de phase), qu’on aura pondéré du coefficient b. De la sorte, a cos(θ) − b sin(θ) résulte de la projection horizontale de a ~er+ b ~eθ. Le schéma

ci-dessous expose cette construction. Sa portée demeure quand bien même l’un des facteurs a ou b ne serait pas positif.

De norme R = √a2+ b2, le vecteur a ~e

r + b ~eθ aura été dévié de l’angle

ϕ = arctan(ab) par rapport au vecteur a ~er, lequel s’incline de θ si a > 0 et de

θ + π sinon. Si bien que

a cos(θ) − b sin(θ) = ±R cos(θ + ϕ).

En électricité, en électromagnétisme, en acoustique, etc. on aura volontiers θ = θ(t) = ωt. Il faut donc s’imaginer le repère ( ~er, ~eθ) tournant à la vitesse angulaire

uniforme ω.

Tout ce qui précède s’adapte à l’expression voisine, a cos(θ) + b sin(θ) en changeant b en −b. La branche portée par ~eθ s’en trouve réfléchie par rapport à

~

er. Le module R demeure inchangé tandis que ϕ devient son opposé.

Références

[1] « Programme de l’enseignement de mathématiques et physique-chimie de spécialité de la classe terminale de la voie technologique ». In :Bulletin offi-ciel spécial n°8 du 25 juillet 2019 (2019). url : https://www.education. gouv.fr/bo/19/Special8/MENE1921261A.htm.

1. Jean-Frédéric FRÉNET ; mathématicien, astronome et météorologue français, 1816 – 1900.

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o a~er b~eθ a~er+ b~eθ R cos(θ + ϕ) −b sin(θ) a cos(θ) −b sin(θ) −b sin(θ) R =√a2+ b2 θ θ ϕ = Arctan ab

Figure 1 – Les dessous de la transformations de l’expression a cos(θ) − b sin(θ) en l’expression R cos(θ + ϕ).

Figure

Figure 1 – Les dessous de la transformations de l’expression a cos(θ) − b sin(θ) en l’expression R cos(θ + ϕ).

Références

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