Haut PDF Thérapie cellulaire pour le glaucome : régénération tissulaire grâce aux cellules souches mésenchymateuses

Thérapie cellulaire pour le glaucome : régénération tissulaire grâce aux cellules souches mésenchymateuses

Thérapie cellulaire pour le glaucome : régénération tissulaire grâce aux cellules souches mésenchymateuses

Un autre point important à souligner est la différence temporelle que les différents traitements entrainent sur la régénération. En effet, l’injection de cellules souches entraine un pic d’activation de nestine au jour 4 tandis que ce pic survient au jour 2 avec le MSC-CM 5% O2 (Article 1 Figure 5). Ce délai reflète probablement le temps nécessaire aux MSC pour s’activer suite à l’exposition aux signaux présents dans leur environnement et commencer à produire les facteurs de novo. Cette étape serait réalisée ex vivo lors de l’incubation dans le milieu à 5% d’oxygène. Toutefois, cette différence de vitesse d’effet par le MSC-CM peut aussi être expliquée par la concentration du milieu requise après le temps de culture. En effet, le MSC-CM recueilli suite à 24 heures en culture de 1X10 6 MSC a été concentré à 40X pour permettre l’injection de facteurs produits par la totalité de la culture dans un espace restreint comme la chambre antérieure de l’œil. Bien que les expériences employant des cellules aient aussi été réalisées avec une injection de 1X10 6 MSC in vivo, leur nombre diminue rapidement et atteint environ 50 000 cellules dans l’angle oculaire en 48 heures (Article 1 Figure 2). Il est donc possible que les facteurs produits dans ces conditions baissent eux aussi en quantité dans le temps et ne soient pas représentatifs du sécrétum d’un million de cellules. Ceci pourrait donner un avantage à l’emploi de milieu conditionné ou surtout de facteurs isolés et devrait permettre de standardiser les quantités administrées et de faciliter leur usage lors d’une application clinique. Des produits ainsi bien caractérisés présentent l’avantage de faciliter leur acceptation au plan règlementaire et leur accès au plan clinique, puisque de tels produits pourraient être préparés à l’avance et seraient donc disponibles en tout temps.
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Thérapie cellulaire de réparation tissulaire cardiaque par cellules souches hématopoïétiques et mésenchymateuses.

Thérapie cellulaire de réparation tissulaire cardiaque par cellules souches hématopoïétiques et mésenchymateuses.

cellules CD34+ chez des patients traités par de la cyclophosphamide et du G-CSF. Cependant, le rôle direct des interactions SDF-1/CXCR4 dans les phénomènes de mobilisation induits par G-CSF reste incertain 117 . Des résultats intéressants ont néanmoins démontré que, lors de l’administration de G-CSF, l’élastase et la cathepsine G clivent non seulement VCAM-1 mais inactivent et dégradent également SDF-1 de la moelle murine et humaine, et cela est accompagné d’une augmentation de l’expression de CXCR4 sur les cellules de la moelle. De plus, des anticorps anti-CXCR4 et SDF-1 inhibent la mobilisation des CS. L’inhibition de l’élastase des neutrophiles, quant à elle, prévient la mobilisation des progéniteurs par le G- CSF, soulignant le rôle essentiel de l’élastase dans la mobilisation 118 . En effet, deux mutations génétiques de l’élastase induisant des formes défectives de cette protéine sont la cause de neutropénies sévères infantiles congénitales, suggérant l’importance des dégradations des molécules d’adhésions et du SDF-1 par l’élastase dans les processus homéostatiques de libération des cellules hématopoïétiques indifférenciées en périphérie. Une oscillation du taux de SDF-1 est en fait observée, au cours des phénomènes de mobilisation : une augmentation modérée est tout d’abord observée, suivie d’une diminution importante. Le CD26, molécule protéolytique exprimée par les CD34+ humains, dégrade également le SDF-1. Pour mieux déterminer le rôle in vivo du SDF-1 et du CXCR4, des expériences de homing et de repeuplement de souris SCID (« severe combined immunodeficiency ») par des cellules humaines ont été réalisées. Ces expérimentations sont possibles grâce au fait que la séquence en acides aminés du SDF-1 humain et murin ne diffère que par un seul acide aminé, induisant une cross-réactivité inter-espèce. Les interactions SDF-1/CXCR4 régulent indiscutablement le homing et le repeuplement de la moelle murine par des CS isolées de la moelle osseuse, du sang de cordon ombilical ou encore de CD34+ mobilisées, et ce, via l’activation du VLA-4 et 5 119 . L’ensemble de ces données expérimentales suggère qu’une régulation et un contrôle précis de la voie SDF-1/CXCR4 pourraient améliorer le devenir clinique de la mobilisation de cellules souches pour la transplantation.
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Évaluation de la migration de cellules souches mésenchymateuses équines dans un caillot de fibrine riche en plaquette

Évaluation de la migration de cellules souches mésenchymateuses équines dans un caillot de fibrine riche en plaquette

En revanche, il semblerait qu’un temps de culture prolongé limiterait le potentiel de prolificité ou de fonctionnalité des CSM de la moelle (Koch et al. 2009). De plus, lors de la phase d’expansion cellulaire, les CSM de fin d’expansion ont des caractéristiques différentes des CSM de début. Par exemple, il a été montré qu’il y a une présence significativement augmentée de cellules mononucléaires et de MSC CD34+ si la culture de CSM dérivée de moelle osseuse ne subit pas de phase d’expansion (Frisbie& Smith, 2010). En effet un début de différenciation peut s’opérer ce qui peut mener ensuite à des capacités réduites de réparation tissulaire lors de la réintroduction dans l’organisme en comparaison à des CSM qui n’auraient pas subi de phase d’expansion. Aucune étude avec de telles comparaisons n’a été menée pour l’instant mais ce phénomène de différenciation pourrait présenter des avantages thérapeutiques dans le cas où l’on sélectionnerait avec des marqueurs spécifiques des cellules précurseurs du tissu qui a été lésé afin de réaliser une thérapie plus ciblée. Le problème reste encore de connaître ces marqueurs et d’avoir un nombre suffisant de cellules désirées (Koch et al. 2009).
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en
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en fr Interest in the use of mesenchymal stem cells in the glaucoma therapy Intérêt des cellules souches mésenchymateuses dans la thérapie du glaucome

104 survenue de fièvre transitoire est l’unique effet indésirable corrélé avec un traitement à base de CSMs 235 . Les protocoles de thérapie cellulaire utilisant les CSMs adultes prélevées chez le patient sont amplifiés in vitro avant d’être réimplantées. Ce passage des cellules en culture peut engendrer une population, même petite, de cellules sénescentes qui progressivement deviennent tumorigènes et augmentent ainsi le risque de cancérisation in vivo. Les questions de stabilité génétique sont apparues avec quelques études montrant la transformation des CSMs en culture en cellules immortalisées 236,237 . D’autres études, au contraire, ont démontré une grande stabilité chromosomique des CSMs ex vivo 238 . Les deux études de Rosland et al. et Rubio et al. ont cependant fait l’objet de rétractation ou correction car les cultures analysées étaient contaminées par des cellules tumorales 239 . Ben-David et al. ont analysé la fréquence et la nature de l’apparition d’aberrations chromosomiques chez les CSMs maintenues en culture 240 . Plus de 135 échantillons de CSMs humaines d’origine différente et provenant de 22 études cliniques ont ainsi été analysés. Ils concluent qu’il y a une probabilité de 4% d’acquisition par les CSMs d’une aberration chromosomique et qu’il est donc impératif d’analyser le profil génétique des cellules avant injection chez l’homme. La pertinence des protocoles utilisés, des résultats apportés et des conclusions avancés par cette étude sont débattus. Dans le cadre de l’ISCT, Sensébé et al. affirment, en s’appuyant sur de nombreuses études précliniques et en rappelant le recul de plus 400 essais cliniques, que les CSMs ne sont pas tumorigènes mais plutôt qu’elles entrent en sénescence avec ralentissement de leur prolifération in vitro pouvant être à l’origine d’une perte d’efficacité de la greffe, mais non à des mécanismes de tumorisation 241,242 .
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Contribution à l’identification des cellules souches mésenchymateuses de la moelle osseuse : validation de protocoles d’immunohistochimie sur os décalcifiés

Contribution à l’identification des cellules souches mésenchymateuses de la moelle osseuse : validation de protocoles d’immunohistochimie sur os décalcifiés

11 localiser les cellules souches mésenchymateuses humaines, injectées in vivo par voie intra osseuse chez la souris. (Etude n°2). Ces études sont réalisées grâce à la collaboration du laboratoire d’anatomie pathologique de l’Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse (ENVT) ; en particulier grâce à Isabelle RAYMOND-LETRON (Enseignant chercheur de l’ENVT) ; et le laboratoire STROMALab ; en particulier Frédéric DESCHASEAUX (Maître de Recherche de l’Etablissement Français du Sang Pyrénées-Méditerranée). STROMALab est un laboratoire labélisé au CNRS (UMR 5273) et à l’Inserm (U1031) ainsi qu’à l’Université Paul Sabatier et à l’EFS-PM. Il est issu du regroupement de deux groupes : Le premier groupe était un laboratoire de recherche de l’EFS de Toulouse sous la direction du Dr Philippe BOURIN et le deuxième était un laboratoire CNRS sous la direction du Pr Louis CASTEILLA. Le thème général du laboratoire de recherche STROMALab, est la régénération tissulaire via les cellules stromales/souches mésenchymateuses de la moelle osseuse ou du tissu adipeux. Au cours de la première étude, des tests de décalcification sur des structures de taille plus importante et de composition plus dense que les os de souris et biopsies de tête fémorales humaines sont effectués afin d’étudier les limites des décalcifiants et les alternatives envisageables pour l’étude du tissus osseux. Pour cela des os d’origines canines (mandibules et dents) sont utilisés.
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Technique de régénération tissulaire : où en est-on en 2018 ?

Technique de régénération tissulaire : où en est-on en 2018 ?

Une structure tridimensionnelle bien conçue améliore la surface hydrophile et la mouillabilité de ces membranes, et en font un support pour les cellules induisant une nouvelle formation osseuse dans le défaut. Des fibroblastes, des cellules cartilagineuses ainsi que des cellules souches mésenchymateuses ont été trouvées expérimentalement sur l’échafaudage de PLGA et PCL nano-fibreux, ce qui démontre la capacité de la structure de nano-fibres de soutenir l'attachement et la prolifération cellulaire. Les membranes multicouches peuvent être également obtenues après un filage séquentiel de différents polymères, synthétiques seuls ou en combinaison avec des protéines. Cela améliorerait l'intégrité mécanique et la stabilité dimensionnelle des mailles. 42
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Thérapie par les cellules souches mésenchymateuses dans la guérison tendineuse chez le cheval

Thérapie par les cellules souches mésenchymateuses dans la guérison tendineuse chez le cheval

Après 6 semaines environ, débute la phase de remodelage. Durant cette étape, le tissu de cicatrisation change de taille et de forme. La cellularité diminue et la synthèse de GAGs débute tandis que celle de collagène se poursuit. Cette phase est divisée en deux temps : un temps de consolidation et un temps de maturation. La consolidation débute à environ 6 semaines et se prolonge jusqu’à 10 semaines. Durant cette période, le tissu qui était riche en cellules devient fibreux, plus dense. Le métabolisme des ténocytes reste élevé et une quantité importante de collagène de type I est synthétisée. Il forme des faisceaux denses qui remplacent progressivement le tissu lâche et se réorganisent, avec les ténocytes, dans le sens des lignes de tension. Après ces 10 semaines débute la maturation. Elle peut durer jusqu’à près d’un an. Durant ce temps, le tissu fibreux se transforme en un tissu cicatriciel qui ressemble à du tendon. Durant la dernière moitié de cette période, le métabolisme cellulaire décroit et la vascularisation diminue. Les métalloprotéinases de la matrice (MMPs) jouent un rôle important lors de cette phase. Les MMP-9 et les MMP-13 participent uniquement aux phénomènes de dégradation tandis que les MMP-2, MMP-3 et MMP-14 participent à la fois à sa dégradation et à sa synthèse. Elles facilitent ainsi le remodelage tissulaire (Sharma and Maffulli 2005).
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Utilisation des cellules souches adultes dans le cadre de la thérapie cellulaire des organes solides : études des relations cellules greffées-environnement tissulaire

Utilisation des cellules souches adultes dans le cadre de la thérapie cellulaire des organes solides : études des relations cellules greffées-environnement tissulaire

Les travaux de mon Doctorat ont été réalisés dans le domaine de la thérapie cellulaire des organes solides. Dans cette nouvelle stratégie thérapeutique, je me suis intéressée aux problèmes de la mortalité des cellules greffées, les cellules souches mésenchymateuses (CSMs) médullaires, au moment de leur administration. Le premier axe a consisté à étudier les relations qu’il existait entre les cellules greffées et l’environnement tissulaire. Pour cela, nous avons étudié l’impact de la sérotonine (5-HT), catécholamine augmentée dans certaines pathologies cardiaques, sur le comportement des CSMs. Nos résultats montrent que les CSMs sont capables d’internaliser et de dégrader la 5-HT. Elles expriment en effet le transporteur de la 5-HT (SERT) ainsi que les monoamines oxydases A et B (MAO-A et MAO- B), flavoenzymes de la membrane externe mitochondriale capables de dégrader les catécholamines. Ces MAO sont fonctionnelles dans les CSMs et la dégradation des catécholamines génère, entre autre, une production de peroxyde d’hydrogène. De plus, le traitement par la 5-HT induit une apoptose des CSMs et cet effet est reversé par la pargyline, un inhibiteur des MAO et par l’imipramine, un inhibiteur de SERT. Ainsi, la dégradation de la 5-HT par la voie SERT/MAO-A pourrait être impliquée dans l’apoptose des CSMs induite par la 5-HT lors d’une greffe dans un environnement tissulaire riche en 5-HT.
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Utilisation des cellules souches mésenchymateuses humaines pour la thérapie cellulaire anti-cancéreuse dans un modèle de glioblastome

Utilisation des cellules souches mésenchymateuses humaines pour la thérapie cellulaire anti-cancéreuse dans un modèle de glioblastome

En expérimentation animale, les cellules souches mésenchymateuses marquées peuvent être détectées par marquage immunohistochimique, par visualisation de la fluorescence ex vivo ou par Polymerase Chain Reaction (PCR) afin d’évaluer la migration de ces cellules et ce, uniquement après sacrifice de l’animal. Bien que sensibles, ces méthodes requièrent un grand nombre d’animaux qui sont sacrifiés à différents temps. C’est pourquoi l’imagerie in vivo du petit animal présente un fort intérêt dans la recherche (Kidd et al., 2009 ; Allport et al., 2001 ; Bremer et al., 2001). Les nouvelles approches d’imagerie multimodale non invasive sont applicables cliniquement et pourraient combiner la haute sensibilité (obtenue par les techniques d’imagerie optique) avec la détection directe (obtenue grâce à l’imagerie par résonance magnétique) pour le suivi en temps réel des CSMh avec une forte résolution (Boddington et al., 2010).
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Pépite | Cellules souches d’origine dentaire et ingénierie tissulaire : peut-on recréer un organe dentaire ?

Pépite | Cellules souches d’origine dentaire et ingénierie tissulaire : peut-on recréer un organe dentaire ?

Plusieurs molécules de signalisation sont polyvalentes et ont les mêmes effets stimulants dans différents types de cellules. En revanche, différentes réponses avec un certain degré de spécificité peuvent être provoquées par le même signal dans divers tissus ou même sur différentes périodes de temps. Diverses voies de signalisation et molécules ont été identifiées dans les processus de détermination des caractéristiques morphologiques des dents telles que la taille de la couronne, le type de motif de la cuspide et la longueur de la dent, ainsi que dans la réparation de la pulpe et de la dentine. Ces composants de signalisation : Shh, FGF, BMP et Wnt, régulent l'activité cellulaire dans la régénération du tissu dentaire en organisant les interactions réciproques entre les cellules épithéliales et mésenchymateuses [113].
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Régénération parodontale par cellules stromales mésenchymateuses du tissu adipeux : facteurs liés au donneur

Régénération parodontale par cellules stromales mésenchymateuses du tissu adipeux : facteurs liés au donneur

Enfin,! ces! thérapeutiques! sont! onéreuses! et! ne! sont! que! très! faiblement! prises! en! charge! par!les!organismes!sociaux!de!remboursement.!! II.4*Thérapie*parodontale*:*l’apport*des*CSM/ASC* Le!challenge!actuel!consiste!à!faire!que!le!bon!type!cellulaire!se!développe!au!bon!endroit,! rétablissant!l’architecture!et!la!fonction!tissulaire,!permettant!un!retour!à!l’homéostasie.! Les! CSM! et! notamment! celles! issues! du! tissu! adipeux! les! ASC,! présentent! des! propriétés! particulièrement!intéressantes!pour!le!traitement!de!la!maladie!parodontale!(cf!partie!I).!De! par! leur! capacité! de! différenciation,! elles! permettraient! de! remplacer! les! cellules! lésées! et! d’assurer! leurs! fonctions.! Les! effets! paracrines! de! ces! cellules! leur! confèreraient! la! possibilité! de! favoriser! le! retour! à! homéostasie! grâce! à! un! effet! immunomodulateur,! et! la! sécrétion! de! facteurs! angiogéniques,! chimio! attractants,! antibactériens! (96)…! Un! autre! objectif!de!l’apport!de!ces!cellules!sur!le!site!pathologique!serait!de!favoriser!le!recrutement! des!cellules!progénitrices!inPsitu"(97).!
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Amélioration de la prise de greffe hématopoïétique par une thérapie cellulaire à base de cellules souches mésenchymateuses

Amélioration de la prise de greffe hématopoïétique par une thérapie cellulaire à base de cellules souches mésenchymateuses

RÉSUMÉ Le traitement du cancer à l’aide d’une exposition aux radiations ionisantes peut mener au développement de plusieurs effets secondaires importants, dont un retard de réparation et de régénération du tissu hématopoïétique. Les mécanismes responsables de ces effets demeurent encore inconnus, ce qui limite le développement de nouvelles approches thérapeutiques. À l’aide d’un modèle murin de prise de greffe, nos résultats démontrent que l’endommagement du microenvironnement par l’irradiation a un impact limitant sur le nichage hématopoïétique. Parce que le microenvironnement est composé principalement de cellules dérivées des cellules souches mésenchymateuses (CSM), nous avons évalué le potentiel des CSM à régénérer le tissu hématopoïétique par la reconstitution de la niche osseuse. Cette thérapie a mené à une augmentation remarquable du nichage hématopoïétique chez les souris irradiées. Les causes moléculaires impliquées dans le nichage hématopoïétiques sont encore inconnues, mais nous avons remarqué l’augmentation de la sécrétion de la cytokine « granulocyte-colony stimulating factor » (G-CSF) dans l’espace médullaire suite à l’irradiation. Le G-CSF est impliqué dans la mobilisation cellulaire et est fort possiblement nuisible à une prise de greffe. Nous avons évalué le potentiel d’une thérapie à base de CSM sécrétant le récepteur soluble du G-CSF afin de séquestrer le G-CSF transitoirement et les résultats obtenus démontrent que le blocage du G-CSF favorise le nichage hématopoïétique. Globalement, les données présentées dans ce mémoire démontrent que le microenvironnement osseux et le niveau de G- CSF dans la moelle sont importants dans le processus de nichage hématopoïétique et que la baisse du potentiel de régénération du tissu hématopoïétique suite à l’irradiation peut être renversée à l’aide d’une thérapie cellulaire de CSM génétiquement modifiées ou non.
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Les cellules souches mésenchymateuses - Armes ou dangers pour le traitement des cancers ?

Les cellules souches mésenchymateuses - Armes ou dangers pour le traitement des cancers ?

> Les cellules souches stromales mésenchyma- teuses (CSM) ont fait l’objet d’une attention par- ticulière ces dernières années pour leur potentiel en thérapie cellulaire, notamment grâce à leurs propriétés immunosuppressives qui ont été utili- sées pour le traitement de maladies auto-immu- nes. De manière intéressante, ces CSM peuvent aussi servir de vecteurs, permettant ainsi de délivrer des gènes thérapeutiques. L’intérêt de cette approche a été renforcé dans le cas des traitements antitumoraux par les travaux qui mettent en évidence le tropisme des CSM pour les sites tumoraux. Cependant, ces approches soulèvent aussi toute une série d’interrogations. Certains travaux suggèrent en effet que les CSM pourraient stimuler la croissance tumorale, voire le développement de métastases. Cette revue présente les dernières avancées sur le rôle des CSM dans la cancérogenèse. <
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Force de traction à l’interface cellule-matrice extracellulaire et destin des cellules souches mésenchymateuses

Force de traction à l’interface cellule-matrice extracellulaire et destin des cellules souches mésenchymateuses

Des premières analyses par ELISA et par Förster resonance energy transfer (FRET) ont montré que dans un environnement 3D, les ligands RGD sont liés principalement aux intégrines de type 5, et que l’évolu- tion du nombre de liaisons RGD-récepteurs 5 par cellule en fonction de la rigidité de la matrice suit aussi une relation bipha- sique, avec un maximum observé pour une rigidité de 22 kPa, en corrélation avec une spécification de type ostéogénique. Cette relation biphasique étant perdue lorsque les cellules sont traitées avec un inhibiteur de la myosine-II, le rôle de la contractilité cellulaire est alors apparu comme primordial pour la maîtrise des interactions entre pep- tides et intégrines. De nouvelles observa- tions réalisées par FRET (entre des peptides RGD-FITC [fluoroscéine isothyocyanate] et RGD-TAMRA [tétraméthyl-6-carboxyrho- damine] attachés à différentes chaînes d’alginate [Figure 2D]) ont permis de mettre en évidence que les cellules utilisent leurs
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Contribution à l’identification des cellules souches mésenchymateuses humaines d’origine adipeuse dans les tissus murins

Contribution à l’identification des cellules souches mésenchymateuses humaines d’origine adipeuse dans les tissus murins

103 2013). La réalisation, délicate, de l’injection intraveineuse en rétro-orbitaire est donc bien validée. Nous avons utilisé ce mode d’injection systémique sur seulement deux souris. Il serait donc intéressant de marquer les tissus pulmonaires des souris qui n’ont reçu qu’une injection locale, de façon à savoir si elle entraine une circulation et une diffusion des cellules souches dans l’organisme au même titre que l’injection systémique. En effet cette question est assez peu étudiée, et les études de biodistribution évaluent surtout les modes d’administrations par voie générale. A ce propos Ramot et al. ont publié en 2009 une étude évaluant la biodistribution de cellules souches mésenchymateuses dérivées du placenta (PLX-PAD) suivant leur injection intramusculaire (muscle de la cuisse droite) chez la souris. L’analyse de la quantité des cellules humaines retrouvées dans les tissus est réalisée par la technique de PCR (séquence Alu) sur 3 mois (1 jour, 1 semaine, 1 mois et 3 mois). Les résultats ont montré qu’aucune CSM n’a été retrouvée dans la totalité des organes prélevés, ni même dans le sang, les poumons ou la moelle osseuse, excepté dans le muscle injecté où la concentration en cellules humaines était très importante. Il semble donc que l’administration locale de CSM permette de maximiser la quantité de cellules souches sur un point précis, ce qui représente un intérêt pour augmenter l’effet thérapeutique ou limiter les risques liés à la recirculation (comme l’embolie pulmonaire par exemple). Cette hypothèse est supportée par l’équipe de Toupet et al. qui ont cherché à évaluer la sécurité de l’injection intra-articulaire des ASC pour le traitement des rhumatismes (Toupet et al., 2013).
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Croissance asymétrique et régénération - Les cellules souches gardent la ligne chez la drosophile

Croissance asymétrique et régénération - Les cellules souches gardent la ligne chez la drosophile

Les mécanismes sous-jacents à l’auto- renouvellement des cellules souches font l’objet d’intenses recherches puisque leur compréhension pourrait à terme permettre de progresser dans les domaines de la médecine régénérative et de la cancérologie. Afin de com- prendre comment les cellules souches maintiennent leurs caractéristiques à l’identique au cours de leurs divisions répétées, nous avons réalisé un cri- ble génétique et identifié un nouveau processus régulant la croissance des cellules souches germinales et neurales
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Validation de la production et de la caractérisation des cellules souches mésenchymateuses canines dérivées de tissu adipeux

Validation de la production et de la caractérisation des cellules souches mésenchymateuses canines dérivées de tissu adipeux

36 CFU-f des ASCs de tissu adipeux sous cutané La réalisation du test de CFU-f a pour objet de définir le potentiel clonogénique d’une population cellulaire. Des cellules sont ensemencées à des très faibles densités pour estimer le nombre de cellules isolées capables de développer une colonie. Une colonie était quantifiée lorsqu’elle était constituée d’un amas d’au moins cinquante cellules. On obtient le pourcentage de cellules à l’origine des populations clonales en divisant le nombre de colonies par le nombre de cellules ensemencées. Par rapport au protocole suivi pour les ASCs humaines, les modalités de réalisation des CFU-f pour les ASCs canines ont dues être modifiées. Pour les ASCS humaines, les ASCs P0 ou P1 étaient ensemencées à 400 cellules/flasque. Elles étaient arrêtées entre 13 et 14 jours pour des ASCs P0 et à 8 jours pour les passages suivants. Ces conditions ont été utilisées pour les ASCs des chiennes 2 et 3 mais les colonies se chevauchaient rendant le comptage compliqué. Les tests CFU-f ont donc été arrêtés plus tôt (8 à 11 jours). Pour la chienne 4, nous avons essayé d’ensemencer les ASCs à 100 et 200 cellules/flasque qui ont bien pris, et les colonies ont été plus facilement comptables. Les tests CFU-f suivants ont donc été ensemencés à 200 cellules par flasque.
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Étude de l'angiogenèse et de la distribution des cellules souches mésenchymateuses dans des défauts ostéochondraux chez le lapin

Étude de l'angiogenèse et de la distribution des cellules souches mésenchymateuses dans des défauts ostéochondraux chez le lapin

Cette technique se base sur la notion de recrutement des cellules de l’os sous-chondral, qui initient le processus de réparation du cartilage, sans toutefois toujours prendre en considération l’influence des tissus environnants, tels que la membrane synoviale ou la plaque sous-chondrale (Dowthwaite et al., 2004; Gomoll et al., 2010). Des études récentes ont démontré que la restitution ou la préservation de l’intégrité de la « tidemark » et de la plaque sous- chondrale sont importantes pour la réparation de l’os et du cartilage (Gomoll et al., 2010; Hoemann et al., 2012; Madry, van Dijk, & Mueller-Gerbl, 2010). Les résultats de cette étude montrent l’influence de la structure particulière de la plaque sous-chondrale sur la réparation. Premièrement, l’étude de l’angiogenèse a révélé des différences importantes entre les différentes conditions essentiellement à 0.5mm en dessous de la surface du tissu de granulation. Au niveau de la surface, aucun ou très peu de vaisseaux sanguins ont été quantifié. Il semble donc que la structure à l’interface entre l’os et le cartilage et de la plaque sous-chondrale est soit en lien avec cet effet. Des expériences à différent moment de la réparation seraient nécessaires.
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Le dialogue microbiote-cellules souches - Un élément clé pour la régénération intestinale

Le dialogue microbiote-cellules souches - Un élément clé pour la régénération intestinale

Figure 1. Les cellules souches intestinales. A. Schéma simplifié du lignage intestinal. Les cellules souches intestinales (CSI) donnent naissance à des progéniteurs qui, après plusieurs divisions, se différencient pour générer les différents types cellulaires de l’intestin. B. Schéma représentant l’organisation fonctionnelle de l’épithélium intestinal. Le code couleur est identique à celui du panneau A. Les cellules souches et progéniteurs intestinaux sont localisés au fond des cryptes. Au cours de leur différenciation, les cellules du lignage intestinal migrent en haut des cryptes. Dans l’intestin grêle, les cellules différenciées rejoignent les villosités. Seules les cellules de Paneth et leur équivalent colique persistent au fond de la crypte où elles restent étroitement associées aux CSI. C. Illustration de la technique de culture des organoïdes intestinaux. À gauche : les cellules souches intestinales ou les cryptes entières peuvent être isolées et mises en culture dans une matrice pour former des organoïdes intestinaux. À droite : Schéma et photographie d’un organoïde d’intestin grêle murin. Ces organoïdes sont des structures tri-dimensionnelles comprenant des régions fonctionnellement identiques aux cryptes, où résident les cellules souches et progéniteurs, et des régions intermédiaires essentiellement composées de cellules différenciées. La barre d’échelle représente 20 m.
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Exploration du rôle du fragment LG3 sur les cellules souches mésenchymateuses dans le contexte du rejet vasculaire

Exploration du rôle du fragment LG3 sur les cellules souches mésenchymateuses dans le contexte du rejet vasculaire

Cette équipe a démontré que l’apoptose endothéliale joue un rôle important dans le développement du rejet vasculaire : les cellules endothéliales apoptotiques libèrent des médiateurs cap[r]

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