Haut PDF Quartiers prioritaires - Ces jeunes qui s'en sortent

Quartiers prioritaires  -  Ces jeunes qui s'en sortent

Quartiers prioritaires - Ces jeunes qui s'en sortent

Ces jeunes qui «s’en sortent» Patrick Dubéchot et Pierre Le Quéau Depuis le début des années quatre- vingt, le chômage a particulièrement touché les jeunes, notamment ceux des quartiers « prioritaires » et, plus généralement, des quartiers dits « en difficulté ». On estime que 200 000 à 300 000 jeunes sont ainsi exclus de l’emploi et, pour certains, en voie de marginalisation. Ils habitent souvent des banlieues. Des jeunes de ces quar- tiers parviennent cependant à « s’en sortir ». Ils travaillent régulièrement et certains obtiennent des emplois en contrats à durée indéterminée. A la demande du secrétariat permanent du Plan urbain, le CRÉDOC a réalisé sur ce thème une étude auprès de 155 jeunes adultes. Cet échatillon ne pré- tend pas à la représentativité de cette population. Cependant, l’étude du CRÉDOC permet de mettre en évidence des parcours d’insertion profession- nelle « réussie » et d’apprécier le rôle des dispositifs et des politiques terri- toriales dans l’accès à l’emploi. Les résultats montrent que l’environne- ment familial est souvent détermi- nant. Pour ces jeunes adultes insérés professionnellement, la famille et l’école ont constitué des pôles de socialisation au travail. Dans leurs discours, les jeunes font peu état, voire minimisent l’apport ou l’aide des organismes d’insertion : ils attri- buent leur réussite à leurs qualités personnelles, insistant sur leur volonté et leur persévérance.
En savoir plus

4 En savoir plus

Vers une transformation sociale des quartiers prioritaires ? : mixité sociale, développement social et rôle des habitants originels dans la politique de la ville

Vers une transformation sociale des quartiers prioritaires ? : mixité sociale, développement social et rôle des habitants originels dans la politique de la ville

s’est opérée la rencontre avec les habitants originels. Les expériences des autres villes, même si elles n’ont pas été conduites à la même échelle, permettent d’avoir un aperçu et d’analyser les réussites et les échecs. Aucun échec cuisant ne semble avoir été relevé, même si certaines choses auraient pu être améliorées. Le risque est grand que les habitants n’accueillent pas bien cette résidence de jeunes, ou encore que se développe un phénomène de « cités-dortoirs », ce qui aurait été le cas si aucun accompagnement ni travail de terrain n’avait été fait. Car c’est la première expérience qui est conduite à aussi grande échelle sur un quartier de petite taille. De plus, il n’existait pas encore de logements étudiants sur le quartier. Nous n’avons pas pu prendre cet exemple en termes d’analyse d’impact car l’ouverture est trop récente. Par contre, nous avons pu faire une observation au cœur de la mise en place, et nous avons étudié l’ensemble des actions de l’AFEV, considérant qu’elles
En savoir plus

146 En savoir plus

« Faire avec » ou « Faire contre » : regard sur l'expérience de la discriminations dans les quartiers prioritaires

« Faire avec » ou « Faire contre » : regard sur l'expérience de la discriminations dans les quartiers prioritaires

plus ils te regardent bizarre. » Certains sont très clairement dans l’inactivité totale ce qui génère chez eux un mépris de ce qui « fait le quartier ». « On passe nos journées à rien faire, on gêne personne » disent-ils, mais il convient de saisir que les quelques jeunes qui « tiennent les murs », sont connus de la population du quartier. S’ils se sentent exclus de la ville, en retour ils imprègnent le quartier, ou tout du moins les espaces qu’ils fréquentent, d’une réputation souvent qualifiée par des termes négatifs (« insécurités », « incivilité »). Les marches exploratoires de femmes réalisées en 2015 sur le quartier soulignent cet aspect : « malaise face à un regroupement d’hommes », « problèmes avec des jeunes qui squattent ». Dès lors, le regard des habitants, des mères notamment, diffère de l’approche fataliste. Il apparaît alors une approche plus compréhensive. Plus portée par les mamans, les filles et les jeunes inscrits dans des parcours en dehors du quartier ou ayant des activités par ailleurs, ce discours tend à fournir des explications non externalisées aux discriminations. Dans la bouche de certaines mères, ce n’est pas seulement l’autre qui discrimine, mais aussi l’individu qui « ne fait rien pour s’en sortir ».
En savoir plus

8 En savoir plus

L’évolution des politiques urbaines et sociales :
Quel avenir pour les quartiers prioritaires ?
L’exemple du quartier du Grand Garros à Auch

L’évolution des politiques urbaines et sociales : Quel avenir pour les quartiers prioritaires ? L’exemple du quartier du Grand Garros à Auch

l’autogestion. Plus récemment, elle s’est imposée comme solution face aux limites de la démocratie représentative, frappée par la montée des taux d’abstention aux élections, l’éloignement d’une classe politique toujours plus homogène socialement, et la multiplication des “affaires” qui concourent à la discréditer (Bacqué et Mechmache, 2013). Les quartiers prioritaires sont particulièrement touchés par la montée de l’abstention et la non-inscription sur les listes électorale, qui touche particulièrement les jeunes et les ménages les plus précaires. Les émeutes de 2005 ont également témoigné du malaise politique et d’une forte colère envers les institutions. Comme les élus locaux, les professionnels sont également très éloignés de la réalité sociale des habitants et des codes culturels. La participation permet en ce sens de recréer de la proximité avec les citoyens, de les mobiliser autour de la vie de la cité, faire émerger de nouveaux responsables politiques, et de réinventer la démocratie. Reste à savoir si l’enjeu de la participation est de remettre en cause la démocratie participative, ou de l’accompagner. En ce sens, un véritable débat politique sur les enjeux de la démocratie participative mérite d’être mené. Car le discrédit du pouvoir politique en France est grand et représente un soucis majeur pour la démocratie à toutes les échelles ; de nouveaux modes de gouvernance doivent être débattu. Pour Marie-Hélène Bacqué et Mohamed Mechmache, un des freins majeurs à ce débat constitue “ ​la difficulté du cadre républicain à concevoir le contre-pouvoir démocratique comme un levier et non comme une menace ​”, qui permettrait de recentrer les citoyens dans le débat démocratique et dans les instances de décision. L’enjeu est triple, puisqu’il permettrait d’éviter les replis identitaires communautaristes, le triomphe des intérêts utilitaristes et les violences de la domination technocratique (Fixot, 2014). L’ouverture d’espaces de dialogue et de co-formation (des habitants, des professionnels et des élus) doit se faire tant à l’échelle locale que nationale.
En savoir plus

95 En savoir plus

Étude-action sur les discriminations multifactorielles envers les femmes dans trois quartiers prioritaires lyonnais

Étude-action sur les discriminations multifactorielles envers les femmes dans trois quartiers prioritaires lyonnais

Par ailleurs, le hors-quartier offre d’autres possibilités qui, si elles étaient saisies au sein du quartier d’habitation, seraient perçues comme contraires aux règles et exposeraient ainsi la personne. Certaines femmes peuvent donc ne pas recourir à certaines offres hors-quartier ou se priver de certaines sorties (aller dans un bar par exemple, ce qui n’est pour le coup vraiment pas spécifique à des territoires CUCS, voir Lieber, 2008) par peur des risques d’agression ou de réputation, alors même que les codes sont susceptibles d’être différents. Le hors-quartier présente aussi d’autres règles qui peuvent déstabiliser certaines femmes : leurs conduites (respectueuses des règles implicites du quartier/de la famille) ainsi que le fait même d’appartenir au quartier, qui assuraient leur sécurité dans le quartier, peuvent se renverser pour devenir hors-quartier des motifs de regards, de remarques, de propos déplacés (sur un voile, sur une couleur de peau, etc.), parfois d’agression verbale ou physique ou de crainte d’agression verbale ou physique, comme en témoigne cette habitante de Mermoz : « Par exemple les quartiers de Bron, il faut quand quelqu’un a pas de connaissance là-bas, il y va comme ça par hasard, il faut qu’il fasse attention à lui, se protéger parce que t’es pas du quartier, il vous connaît pas, vous connaissez personne donc, faut faire attention [Intervieweuse : c’est à dire que quand on sort de Mermoz, il faut faire attention ?] oui bah c’est partout, les gens de Mermoz quand ils vont par exemple dans les quartiers de Bron ou de Villeurbanne le soir, il faut faire attention et les autres quand ils viennent ici, y’en a qui, je pense que les jeunes de maintenant, ils se connaissent beaucoup entre eux mais il y a toujours cette mentalité quand on va dans un quartier où l’on habite pas, on a
En savoir plus

143 En savoir plus

L’engagement dans les quartiers populaires

L’engagement dans les quartiers populaires

COPRODUCTION DE CONNAISSANCES ET RECONNAISSANCE DES ACTEURS ENGAGÉS légitimes en mesure d’interpeller les décideurs sur les difficultés rencontrées. L’objectif sera alors moins pour eux de susciter un engagement que de créer les conditions favorables à la reconnaissance politique de leur démarche, plus particulièrement sur des sujets prioritaires tels que ceux liés à la précarité ou à l’insalubrité de certains quartiers ou habitats collectifs. Les situations matérielles rencontrées imposent en effet bien souvent à leurs habitants de se regrouper afin de trouver par l’action collective des solutions pragmatiques à leur dénue­ ment. L’article de Sophia Arouche, Inès Seddiki, Chawqui Haddad, Rym Khedjari et Charlotte Prando intitulé « L’engagement dans des contextes de forte précarité » revient sur différentes trajectoires d’associations répondant à des besoins sociaux de leur territoire. Qu’il s’agisse des mobilisations menées pour interpeller les bailleurs et les élus sur la question sensible des pannes d’ascenseurs ou des initiatives en faveur de l’insertion professionnelle des jeunes de quartiers (association Ghett’up) ou plus spécifiquement des jeunes incarcérés (association Emergence 93), ces actions collectives interrogent « les rapports entretenus avec les politiques et acteurs existants, allant de la recherche de complémentarité à l’engagement contestataire ». Les témoignages recueillis dévoilent, de ce point de vue, les liens ambigus dans ces territoires entre le formel et l’informel, l’institué et le non­institué, les représentants et les représentés, plus particulièrement lorsque certains sujets considérés initialement à tort comme strictement matériels, à l’image des pannes d’ascenseur, sont collectivement portés par les citoyens de ces quartiers dans l’espace public ; ce qui permet, dans certains cas, de les faire advenir comme objets politiques en mesure d’être traités comme tels par les décideurs.
En savoir plus

86 En savoir plus

Jeunes de quartiers populaires et politiques de jeunesse

Jeunes de quartiers populaires et politiques de jeunesse

Politique sectorielle ou politique globale ? La jeunesse est-elle si particulière qu’elle nécessite un ministère spécifique ? La réponse est certainement positive car nous ne trouvons pas dans le panorama des ministères de la République française, un ministère de l’enfance ou de la personne adulte. Cependant il est curieux d’observer que le ministère de la Jeunesse intervient principalement sur les temps de loisirs des jeunes sans embrasser toutes les préoccupations qui sont les leurs : logement, insertion sociale, insertion professionnelle… Alors que l’État cherche à contrôler socialement tous débordements de la jeunesse, il peut apparaître contradictoire de ne se préoccuper que de leurs loisirs. Le trait commun à toutes les manifestations de jeunes sur la voie publique est celui de revendiquer une accession aux attributs qui marquent l’âge adulte : être accompagné dans sa recherche d’emploi, de logement, quitter le giron familial sont les demandes récurrentes qu’adressent les jeunes les plus démunis socialement aux animateurs des structures de quartiers. Après une période de contractualisation et parfois de forte délégation aux collectivités locales, l’État souhaite se reposi- tionner depuis quelques années dans le champ des politiques de jeunesse en réinvestissant les questions des publics ciblés, des territoires prioritaires, des objectifs segmentés (ex : Parcours Animation Sports, prévention des comportements à risque) et des modalités d’intervention. Les territoires de la politique de la ville deviennent les terrains prioritaires d’une intervention de l’État en matière de politique de jeunesse. Par ailleurs, de l’approche éducative globale, territoriale et collective des actions envers la jeunesse soutenue par l’État dans les années 1980, on est passé depuis quelques années à une approche davantage liée à la cohésion sociale et la lutte pour l’éga- lité des chances. De même, les modalités d’intervention empruntées au sanitaire et social se développent en privilégiant les suivis individualisés (parcours d’orientation, de formation, d’inser- tion professionnelle…). Son action en matière de jeunesse se pense de plus en plus dans le croisement des territoires prioritaires et des parcours individuels pour des publics ciblés, mais sans que la dimension transversale de la politique de l’État soit définitivement actée.
En savoir plus

112 En savoir plus

Services à la mobilité dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville : bilan exploratoire des méthodologies et des outils de mesure

Services à la mobilité dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville : bilan exploratoire des méthodologies et des outils de mesure

bien l’équipe de maîtrise d’ouvrage urbaine du quartier qui devait s’attacher au cadrage amont de l’étude : méthode, partenariat, concertation, co-financement, information. En ce qui concerne la réalisation des diagnostics, il était dit que cette étude …. « sera menée par des équipes pluridisciplinaires regroupant des compétences en matière de route, de transports en commun, d’urbanisme de sciences humaines …) commandée par différentes autorités (gestionnaire de la voie, autorités organisatrices des TC…) et largement concertée avec ceux qui vivent l’espace … » On ajoute aussi que « le groupe de pilotage (Ville-Etat) associera au diagnostic : les autorités organisatrices de transport, les entreprises de transport, les chefs de projets et équipe de maîtrise d’œuvre urbaine et sociale des quartiers, les agences d’urbanisme ou services responsables des schémas directeurs, le conseil communal de prévention de la délinquance et les îlotiers du quartier, les associations d’habitants des quartiers et notamment les associations de jeunes, les organismes HLM, les chefs d’établissements scolaires, les associations de commerçants, les entreprises présentes dans les quartiers ou proches du quartier, les associations d’usagers ».
En savoir plus

214 En savoir plus

La place des habitants dans le renouvellement urbain des quartiers prioritaires de la politique de la ville depuis la Loi Lamy du 21 février 2014 : l'exemple de la ville de  Port-de-Bouc

La place des habitants dans le renouvellement urbain des quartiers prioritaires de la politique de la ville depuis la Loi Lamy du 21 février 2014 : l'exemple de la ville de Port-de-Bouc

Sur la résidence des Comtes à Port-de-Bouc, le bailleur social Logirem envisage par exemple de créer une petite "maison du projet" dans un local situé au rez-de-chaussée de l’un des bâtiments de cette résidence (en plus de celle qui existe déjà pour la ville). L’idée avec un tel outil, serait de pouvoir tenir des permanences sur place afin de rencontrer tous les locataires qui le souhaiteraient et de recevoir leurs avis, remarques, attentes, etc. dans le but de leur proposer, ensuite, un projet qui leur corresponde. Attention, il faut toutefois garder à l’esprit que, même si le bailleur prend de telles dispositions, cela n’empêchera pas qu’il y ait toujours des invariants, c’est- à-dire des sujets qui ne seront pas discutés avec les habitants (exemple : les travaux nécessaires pour répondre à telle ou telle norme législative ou règlementaire) ; ce qui limite un petit peu le bénéfice d’une telle mesure. Mais, en réalité, de manière générale, bien d’autres difficultés surgissent sur ces quartiers ; elles risquent de compromettre les mesures d’information et de concertation qui devraient impérativement exister à présent (au moins avec les associations de locataires). En premier lieu, on peut, par exemple, citer la population de ces quartiers elle-même. En effet, on est généralement, ici, face à des publics spécifiques, qui cumulent les fragilités : pauvreté ; concentration de jeunes ou de personnes âgées sur un même espace ; familles nombreuses, monoparentales ou étrangères ; manque de formation et de qualification, etc. 191 .
En savoir plus

94 En savoir plus

"Aller vers pour faire sortir ?" : la mise en lien des normes de proximité et de mobilité par les politiques de l'emploi à travers le prisme des actions à destination des quartiers prioritaires

"Aller vers pour faire sortir ?" : la mise en lien des normes de proximité et de mobilité par les politiques de l'emploi à travers le prisme des actions à destination des quartiers prioritaires

C'est une action co-pilotée par la Ville de Grenoble, Schneider Electric, la DIRECCTE anciennement DDTEFP en partenariat avec la Mission Locale de Grenoble et le Pôle Emploi. Ce programme est en place sur Grenoble depuis 2006, mais le concept est né en 2004 à l'initiative de Jean Louis Borloo, alors ministre de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement et Henri Lachmann, PDG de Schneider Electric, autour de l'élaboration d'un partenariat entre les acteurs publics et Schneider Electric. L’idée était de s’appuyer sur des acteurs locaux pour développer l'insertion professionnelle dans le monde de l'entreprise. Une expérimentation a eu lieu à Chalon sur Saône en 2005. Suite à sa réussite, le dispositif s'est déployé dans différentes villes (Grenoble, Rouen, Chambéry, Le Havre, Dieppe, Lyon). Son nom vient de l'objectif de départ : permettre, en 3 ans, à 100 jeunes des quartiers prioritaires d'accéder à l'emploi durable afin de rééquilibrer le taux de chômage avec le reste de la ville de Chalon. A Grenoble, ce dispositif, aux vues de ses réussites, s'est pérennisé.
En savoir plus

110 En savoir plus

Quartiers défavorisés : relégation pour certains jeunes, insertion sociales et professionnelle pour d'autres

Quartiers défavorisés : relégation pour certains jeunes, insertion sociales et professionnelle pour d'autres

La prise en compte des trajectoires résidentielles des jeunes souligne ainsi l’ambivalence des fonctions des ZUS dans les processus de passage à l’âge adulte. D’un côté, les quartiers défavorisés peuvent être as- similés à des espaces de relégation, voire à des ghet- tos, comme l’ont déjà montré certains auteurs. Si des mouvements d’entrée et de sortie s’observent, il n’en demeure pas moins que les individus qui sortent de ZUS sont mieux armés socialement et connaissent des trajectoires professionnelles plus favorables que ceux qui y restent. De même, ceux qui entrent dans les ZUS sont moins armés et plus en diffi culté que les jeunes urbains restés à l’écart de ces quartiers. Ainsi, les mobilités observées contribuent à entretenir la logique ségrégative à l’œuvre dans les ZUS. Mais d’un autre côté, une nouvelle dynamique se révèle, nuançant l’image traditionnelle de ces quar- tiers. L’assimilation systématique des habitants de ZUS à des individus en diffi culté apparaît abusive puisque les jeunes qui viennent s’y installer présen- tent un profi l socioculturel beaucoup plus favorisé. Plus diplômés, moins fréquemment issus d’un mi- lieu populaire ou de l’immigration, ils contribuent ainsi à modifi er la composition de la population résidant en ZUS. Pour ces jeunes, les ZUS consti- tuent des territoires d’accueil facilitant l’autonomie résidentielle et la construction familiale, sans forcé- ment les exclure du marché du travail.
En savoir plus

5 En savoir plus

« Lui, c’est un “grand” » / « Eux, c’est nos “p’tits” » : dynamique de catégorisation et ordre social chez les jeunes des quartiers populaires

« Lui, c’est un “grand” » / « Eux, c’est nos “p’tits” » : dynamique de catégorisation et ordre social chez les jeunes des quartiers populaires

travaillé sur les « grands frères », montre bien le rôle social et éducatif que ces jeunes adultes jouent. Si l’expression de « grand frère » n’est plus que rarement mobilisée dans les quartiers populaires de nos jours (Chelal, 2016), il semble bien que ces « champions du social », comme les appelle Duret, aient de fortes ressemblances avec les « grands » rencontrés sur notre terrain. Pour lui, « être grand, c’est alors au sens le plus général accepter d’exercer un pouvoir attendu des plus petits en vue de leur éducation » (Duret, 1995, p. 20). Si le statut de « grand frère » est lié à l’existence d’une fratrie (généralement importante) et à sa place à l’intérieur (souvent en position d’aîné), il ne s’y restreint pas. Les grands frères apportent un soutien aux plus jeunes dans leur accès aux responsabilités sociales, en leur prodiguant des conseils, mais en étant également capables d’écoute. Leur style éducatif se distingue ainsi de celui des parents, des enseignants, ou encore des frères et sœurs, ce qui peut bien évidemment entraîner des concurrences entre des visées éducatives divergentes, ainsi que des socialisations à des pratiques déviantes et/ou illégales. Pour Duret, l’apport principal des grands frères est de jouer le rôle de médiateur : entre les institutions (la famille et l’école notamment) ; dans le jeu politique ; en cas de conflits au sein de la cité. Ainsi, les « grands frères » prennent la place de médiateurs institutionnels absents ou inefficaces, et démontrent leur utilité sociale auprès des différents acteurs.
En savoir plus

25 En savoir plus

Les pratiques de mobilité des jeunes et l’engagement socio-politique. Une comparaison de deux quartiers de la région métropolitaine de Montréal.

Les pratiques de mobilité des jeunes et l’engagement socio-politique. Une comparaison de deux quartiers de la région métropolitaine de Montréal.

Les questions que nous posons dans la présente étude cherchent similairement à évaluer la pertinence de la mobilité comme levier d’intervention sociale, particulièrement en ce qui concerne la prévention contre les gangs de rue. En quoi et comment la mobilité autonome pourrait-elle favoriser le développement personnel des jeunes et donc, indirectement, leur insertion sociale? Est-ce que la mobilité autonome aiderait les jeunes à se projeter comme futurs adultes (même en suivant un modèle bien différent de celui de leurs parents)? Ou plus concrètement, y-a-t’il une relation entre les pratiques de mobilité autonome et l’engagement positif dans son milieu de vie (à toutes les échelles, de l’école de quartier au monde)? S’engager (ou s’insérer) socialement, pour nous, ne signifie pas nécessairement reproduire les normes sociales dominantes : trouver un emploi stable, fonder une famille, devenir propriétaire, participer à la vie civique, etc. Cela peut aussi signifier construire des « légitimités alternatives » (Pedrazzini et al. 1994) par des emplois informels, des compositions familiales plus complexes, le choix du logement en coopérative, la participation politique par des vecteurs non-traditionnels comme les blogues ou autres, etc. En un mot, insertion sociale n’est pas l’équivalent de reproduction sociale.
En savoir plus

93 En savoir plus

Politique wallonne de la ville : (1) Programme de développement urbain / (2) Cadre stratégique / (3) Quartiers prioritaires / (4) Activités économiques

Politique wallonne de la ville : (1) Programme de développement urbain / (2) Cadre stratégique / (3) Quartiers prioritaires / (4) Activités économiques

centre ville Agenda 21 (local) Maison pour association Fonds du Logement des familles nombreuses Société Wallonne du Logement CPAS Société wallonne de crédit social Asbl Gestio[r]

1 En savoir plus

Premier, principal, primordial : des adjectifs qui sortent du rang ?

Premier, principal, primordial : des adjectifs qui sortent du rang ?

Si l'on admet cependant qu'il en subsiste peu ou prou quelque chose dans le sens et les emplois actuels de principal, on peut considérer qu'un SN de forme dét + (principal) N (principa[r]

17 En savoir plus

Description du lexique appartenant au vernaculaire des jeunes adultes de 17 à 25 ans habitant dans les quartiers est de Montréal

Description du lexique appartenant au vernaculaire des jeunes adultes de 17 à 25 ans habitant dans les quartiers est de Montréal

va manger un shish taouk chez les terroristes. Expression née suite à la tragédie du World Trade Center. Par exemple, dans le B, il signifie « partisan, agent de la terreur ». Anglo[r]

188 En savoir plus

Abord du poids et de la prise en charge du surpoids et de l’obésité en médecine générale dans les Quartiers Prioritaires de la Ville de Montpellier. Projet Formation et Éducation Thérapeutique concernant l’Obésité en Milieux Précaires (FETOMP)

Abord du poids et de la prise en charge du surpoids et de l’obésité en médecine générale dans les Quartiers Prioritaires de la Ville de Montpellier. Projet Formation et Éducation Thérapeutique concernant l’Obésité en Milieux Précaires (FETOMP)

- Ensuite, il existe une banalisation de la surcharge pondérale dans les quartiers défavorisés, probablement du fait de sa prévalence plus importante que dans la population générale (3). L’excès de poids devient donc une normalité de fait dans ces quartiers (57). - Par ailleurs, la différence de milieu social, mais également la différence culturelle entre le médecin et son patient, peuvent influencer la prise en charge pondérale. Si dans les milieux aisés on note l’importance d’une alimentation « saine », dans les milieux plus modestes et précaires l’important est déjà de pouvoir manger. La peur de manquer et de ne pas pouvoir subvenir aux besoins alimentaires de sa famille entraine un rapport à l’alimentation différent. Ce qui est important c’est alors l’abondance de la nourriture, et une nourriture dont le gout plait, particulièrement aux enfants. Les rondeurs chez les enfants sont d’ailleurs signe de bonne santé dans ces milieux (57).
En savoir plus

93 En savoir plus

Évaluation du dispositif sport dans les quartiers : focus sur les quartiers de Penhars-Kermoysan

Évaluation du dispositif sport dans les quartiers : focus sur les quartiers de Penhars-Kermoysan

les structures partenaires et les publics qu’ils cherchent à atteindre. « Aurélien est un référent bien identifié aujourd’hui pour tous les jeunes du quartier » 63 . La place d’Aurélien sur le quartier est très importante car le bon fonctionnement du dispositif en dépend, si aujourd’hui Aurélien devait quitter le quartier le dispositif s’effondrerait. « Quand tu vas sur d’autres quartiers, quand ils ont voulu développer sport dans les quartiers, tu vois les structures sont un peu comme ici, des MPT, un service d’éducateur, un foyer d’accueil. Tu vois il y a des personnes ressources comme ici, mais ce qui fait qu’aujourd’hui la bas ça ne se développe pas, c’est aussi peut être parce qu’il manque une personne ressource comme lui (Aurélien). Aujourd’hui si tu n’as pas une personne ressource comme ça sur chaque quartier, c’est compliqué, et le dispositif se casse la figure » 64 . Aurélien est en place sur le quartier depuis la création de son poste au sein du DRE en 2007, la plupart des équipes partenariales au dispositif sont également en place depuis plusieurs années, cela en fait véritablement une force pour le quartier. « C’est un gage de stabilité, et de référence pour les partenaires. Quand il y a de la stabilité dans les équipes c’est quand même plus facile » 65 . « Moi je trouve que c’est plutôt bon oui. Il y a une habitude de travail partenariale sur ce dispositif-là, parce que ce sont les mêmes partenaires depuis 1997 et ce sont quasiment les mêmes éducateurs qui interviennent, on se connaît très bien. On sait comment chacun fonctionne » 66 . Aurélien est bien identifié du public et aussi des partenaires cela permet d’engager des actions construites autour d’objectif commun. Par exemple quand il va engager une activité d’équitation avec le DRE, le DRE va se déplacer, le sport n’étant qu’un support pour travailler des objectifs communs entre le dispositif sport dans les quartiers et le DRE. L’évaluation qui va en être faite derrière sera une évaluation partagée entre la référente de parcours du DRE et Aurélien, par rapport aux objectifs qui auront été définis au départ ensemble. La présence régulière d’Aurélien sur le quartier a également permit d’améliorer la communication de certains partenaires auprès du public, comme le service de prévention, qui maintenant peut proposer une activité sportive aux jeunes dans la rue, ils ne sont plus assimilés à la police. « Le fait de pouvoir proposer des activités sportives via notre partenariat à changé le regard des jeunes, il a donc accès plus facilement aux publics qu’il souhaite toucher » 67 .
En savoir plus

98 En savoir plus

Les quartiers des Parisiens

Les quartiers des Parisiens

Mais on peut également mesurer l’attachement à l’échelon du quartier en demandant aux enquêtés ce qu’ils regretteraient le plus s’ils devaient quitter la région (Guérin-Pace, 2007). Regretteraient-ils leur logement, leur rue, leur arrondissement, Paris, la région parisienne ? Les résultats indiquent qu’ils sont avant tout attachés à la ville de Paris (55%) , secondairement à leur quartier (22%), enfin à leur logement (10%), les autres échelles d’attachement étant très peu citées. Regretter Paris, plus qu’une autre échelle urbaine, est plus le fait des jeunes, sans doute encore pu fixés dans leur trajectoire résidentielle (63% pour les moins de 40 ans, 45% pour les plus de 50 ans). Le statut d’occupation du logement n’intervient pas dans ce choix alors que l’ancienneté de résidence et l’âge joue en faveur d’un plus grand attachement au quartier au détriment de Paris dans son ensemble. Il faut donc relativiser le fort attachement porté au quartier en première intention et chercher plus précisément dans les pratiques des Parisiens des marques concrètes de cet attachement.
En savoir plus

24 En savoir plus

Référentiel Quartiers Durables

Référentiel Quartiers Durables

D : leS AMénAGeMentS d17. paysage, architecture et image du quartier la qualité des cadres bâti et non bâti participe à la qualité de vie dans les quartiers. l’architecture du nouveau quartier peut être perçue comme un outil de marketing qui peut servir le promoteur (outil de vente), le quartier et ses habitants (qualité de vie) et la commune (création d’une nouvelle image de marque). Dans ce sens, l’autonomie et la cohérence architecturales du nouveau quartier sont encouragées. l’architecture proposée se doit d’être contemporaine, créative, voire innovante. Deux types d’approches peuvent être adoptés : la rupture avec l’existant par le développement d’un style novateur ou l’intégration dans le cadre existant. Dans tous les cas, l’intégration du nouveau quartier dans le paysage doit être soignée, via l’étude notamment des gabarits, de leur intégration paysagère et de la topographie. la densité plus élevée des quartiers durables et les contraintes qui y sont liées (espaces collectifs extérieurs, cheminements pour les modes doux, etc.) sont des opportunités de développer de nouveaux modes d’habitats et de nouvelles formes urbaines et architecturales où qualité architecturale et qualité de vie se combinent. le développement d’un quartier durable et les enjeux auxquels il doit répondre sont sources de réflexion et de créativité et peuvent permettre aux architectes et urbanistes de faire émerger des formes contemporaines et innovantes d’habitats. cet aspect plus qualitatif des quartiers durables peut être appréhendé via la rédaction, par l’auteur de projet, d’une note présentant le parti urbanistique et architectural adopté lors de la conception du projet, tant en ce qui concerne les espaces bâtis que les espaces non bâtis, ainsi que l’intégration du projet dans son environnement.
En savoir plus

68 En savoir plus

Show all 2222 documents...