Haut PDF Place de la chimiothérapie néoadjuvante dans les cancers du sein localement avancés

Place de la chimiothérapie néoadjuvante dans les cancers du sein localement avancés

Place de la chimiothérapie néoadjuvante dans les cancers du sein localement avancés

121 RESUME Le cancer du sein est un problème de santé publique au Maroc. Les formes localement avancées, inflammatoires et les seins négligés occupent la première place. Nous avons essayé, dans ce travail, d’éclaircir les particularités épidémiologiques, thérapeutiques et évolutives; et surtout étudier l’effet de la chimiothérapie néo adjuvante dans la prise en charge des cancers du sein localement avancés non inflammatoires à travers une étude prospective de 25 cas, du premier avril 2007 au premier avril 2008, au service d’oncologie CHU Mohamed VI de Marrakech. Le cancer du sein localement avancé a représenté 35,66% (51 cas) parmi les cancers du sein diagnostiqués durant cette période. La taille initiale moyenne des tumeurs a été de 6,76 cm. Vingt quatre patientes, soit 96% des cas, ont reçu une chimiothérapie à base d’anthracyclines, 12 patientes soit 48% selon le protocole FAC60, 10 patientes soit 40% selon le protocole FEC 100, 2 patientes soit 8% selon le protocole AT et une patiente selon le protocole CMF. Les malades ont bénéficié de 4 cures de chimiothérapie en moyenne. La réponse objective clinique (cRO) a été de 48% dont 24% de réponse clinique complète (cRC) et La réponse complète histologique (pCR) a été de 4% (soit un cas). Vingt deux patientes ont été traitées par une mastectomie avec curage ganglionnaire axillaire selon le procédé de Patey, soit 88 % des cas, Deux patientes, soit 8% des cas, ont présenté une progression tumorale métastatique, et Une patiente a été perdue de vue après quatre cures de chimiothérapie néo adjuvante.
En savoir plus

150 En savoir plus

Résultats de l'incorporation systématique de la CHIP en chirurgie d'intervalle après chimiothérapie néoadjuvante selon le protocole de l'étude OVHIPEC-1 dans un centre spécialisé dans la prise en charge des cancers de l'ovaire avancés

Résultats de l'incorporation systématique de la CHIP en chirurgie d'intervalle après chimiothérapie néoadjuvante selon le protocole de l'étude OVHIPEC-1 dans un centre spécialisé dans la prise en charge des cancers de l'ovaire avancés

5 Notre centre a pris le parti dès février 2018 de proposer ce traitement de façon systématique (en l’absence d’une contre-indication, d’un refus de la patiente ou d’un essai médical contre- indiquant la CHIP) aux patientes recevant en première ligne une chirurgie d’intervalle pour un cancer de l’ovaire avancé traité par chimiothérapie néoadjuvante. Cette pratique reste néanmoins hétérogène en France dans les différents centres spécialisés dans la prise en charge des cancers de l’ovaire avancés. Il nous a donc paru important de rapporter les résultats de cette prise en charge standardisée au sein d’une équipe spécialisée pour confirmer ou infirmer ceux obtenus dans l’étude OVHIPEC-1.
En savoir plus

81 En savoir plus

Chirurgie après radiochimiothérapie concomitante dans les cancers du col utérin localement avancés : l'hystérectomie de clôture a-t-elle encore sa place ?

Chirurgie après radiochimiothérapie concomitante dans les cancers du col utérin localement avancés : l'hystérectomie de clôture a-t-elle encore sa place ?

Keys et al (18) a publié, le premier, un essai randomisé comparant l’hystérectomie de clôture à la surveillance simple après traitement par RCT. Il n’ pas été retrouvé de bénéfice en survie globale (p=0.26) et un discret bénéfice sur la survie sans récidive (p=0.09). Il suggère un bénéfice sur les récurrences pelviennes, en cas d’hystérectomie avec reliquat tumoral vivace, mais les données sont difficilement extrapolables car les analyses étaient faites en sous groupe. De plus, les complications tardives et l’impact sur la qualité de vie n’ont pas été analysés de façon précise. L’étude GYNECO 02 (19), publiée en 2012, était une étude prospective randomisée dont l’objectif était d’apporter une réponse ferme concernant la place de cette chirurgie de clôture. L’étude a été close précocement par défaut d’inclusion. Les analyses intermédiaires à 3 ans sur les 60 patientes des deux bras de l’étude, n’ont pas montré de bénéfice de l’hystérectomie de clôture en survie globale et en survie sans récidives à 3 ans.
En savoir plus

48 En savoir plus

Évaluation des performances de l'IRM en post radio-chimiothérapie concomitante pour la prédiction du pronostic des cancers du col de l'utérus localement avancés

Évaluation des performances de l'IRM en post radio-chimiothérapie concomitante pour la prédiction du pronostic des cancers du col de l'utérus localement avancés

21 DISCUSSION Cette étude rétrospective multicentrique incluant 216 patientes présentant un cancer du col localement avancé montre que si la mise en évidence d’une réponse incomplète à l’IRM post- RCC n’a pas d’impact sur la survie sans récidive de ces patientes, elles est associée à une réduction significative de la survie globale. Nos résultats montrent également que les performances de l’IRM post-RCC à prédire la présence d’un résidu cervical histologique sont réelles mais malheureusement limitées. Enfin, en permettant d’identifier la présence d’un reliquat tumoral histologique, nos résultats suggèrent que l’IRM pelvienne post-RCC permet de sélectionner les patientes chez lesquelles une hystérectomie de clôture pourrait être bénéfique.
En savoir plus

56 En savoir plus

Place de la chimiothérapie néoadjuvante dans les carcinomes de l'estomac localement avancés

Place de la chimiothérapie néoadjuvante dans les carcinomes de l'estomac localement avancés

The disease knows a significant recrudescence described by the eco-epidemiologists forecasts in 2050 as alerting if no urgent and serious multi-sector intervention takes place. We have studied the epidemiologic profile of this cutaneous infection in the province of Ouarzazate and its representation on a national scale from 2002 to 2009. The present study was to count the cases of cutaneous leishmaniasis registered at the SIAAP of the province of Ouarzazate and to determine the progression of the disease in time and space. It was a retrospective descriptive study from 2002 to 2009. A total of 5418 cases were diagnosed of which 55% were females.
En savoir plus

84 En savoir plus

Cancers de bas rectum localement avancés : comment changer le type de chirurgie après traitement neoadjuvant ?

Cancers de bas rectum localement avancés : comment changer le type de chirurgie après traitement neoadjuvant ?

situées à moins de 5 cm du sommet du canal anal, c’est-à-dire les tumeurs du bas rectum, cette marge distale de 5 cm ne pouvait donc être obtenue qu’après amputation abdominopérinéale. Alors que ces patients étaient amputés jusque dans les années 80, les études cliniques et anatomopathologiques ont permis de montrer qu’une marge distale de 2 cm était suffisante [12, 13]. Miles avait surestimé l’envahissement distal. En effet, pour les tumeurs du bas rectum, chez 76 % des patients, il n’était pas retrouvé d’envahissement microscopique sous la tumeur, chez 14 % des patients l’extension intra-murale se situait dans le premier centimètre sous la tumeur et chez seulement 10 % des patients on pouvait retrouver un envahissement distal au- delà d’un centimètre. De plus, lorsque l’envahissement distal se situait au-delà de 1cm, il s’agissait de tumeurs indifférenciées et agressives avec dans la plupart des cas un décès dans les trois ans en rapport avec la dissémination métastatique à distance mais non en rapport avec un problème de contrôle local. Finalement, le consensus de 1997 réservait l’amputation abdominopérinéale avec colostomie définitive pour les tumeurs du bas rectum (règle des 2 cm) avec comme raisons principales la nécessité de conserver un sphincter anal intact pour préserver une bonne continence et un potentiel envahissement microscopique tumoral sous la tumeur. Parallèlement, le développement des agrafages mécaniques et la généralisation de la TME ont rendu plus facile la réalisation de ces anastomoses basses avec par exemple une diminution de 60 à 27 % du taux d’amputation en Suède après mise en place d’un programme de formation chirurgicale à la TME [14].
En savoir plus

71 En savoir plus

État des lieux de la prise en charge des cancers du col utérin localement avancés : étude rétrospective multicentrique française sur une cohorte de 512 patientes (groupe de recherche FRANCOGYN)

État des lieux de la prise en charge des cancers du col utérin localement avancés : étude rétrospective multicentrique française sur une cohorte de 512 patientes (groupe de recherche FRANCOGYN)

Nous avons recueilli rétrospectivement les données de 512 patientes ayant un cancer du col utérin prouvé histologiquement, à un stade FIGO IB2 à IVA, prises en charge entre janvier 1999 et janvier 2015, dans l’un des neuf centres du groupe de recherche FRANCOGYN. 36% des patientes n’ont pas eu de TEP – TDM et 18% n’ont eu aucune stadification ganglionnaire pré thérapeutique. Il a été réalisé une lymphadénectomie pelvienne isolée, lombo aortique isolée ou les deux associées pour respectivement 13%, 38% et 47% des patientes. 90% des patientes ont eu une radio chimiothérapie concomitante, qui a été complétée par une chirurgie de clôture dans 50% des cas. Ainsi, certains éléments de la prise en charge des cancers du col utérin localement avancés ne sont pas consensuels. Si la radio chimiothérapie est le traitement de référence, il existe une grande hétérogénéité dans l’évaluation du statut ganglionnaire. De plus, la réalisation d’une chirurgie de clôture est également très hétérogène et sa place reste encore à définir dans la stratégie thérapeutique.
En savoir plus

49 En savoir plus

Facteurs prédictifs de rechute locorégionale après chimiothérapie néoadjuvante dans les cancers du sein : analyse rétrospective de l’étude prospective EORTC 10994/BIG 1-00

Facteurs prédictifs de rechute locorégionale après chimiothérapie néoadjuvante dans les cancers du sein : analyse rétrospective de l’étude prospective EORTC 10994/BIG 1-00

Ces résultats encourageants ont conduit à tester les taxanes en situation plus précoce, notamment adjuvante. Plusieurs essais de phase III ont été menés, évaluant l’ajout de taxanes au schéma à base d’anthracycline en traitement adjuvant. Cette association permettait d’augmenter la survie sans récidive, voire la survie globale selon les études, surtout chez les patientes ayant une atteinte ganglionnaire (Henderson et al., 2003, Mamounas et al., 2005, Martin et al., 2004, Roché et al., 2006). Ces résultats ont ensuite été confirmés dans plusieurs méta-analyses (Bria et al., 2006, De Laurentiis et al., 2008, Jacquin et al., 2011), dont une revue systématique Cochrane (Ferguson et al., 2007), avec un bénéfice significatif en survie sans progression, indépendamment du statut ganglionnaire, de la présence ou non de récepteurs hormonaux, du statut HER2, du statut ménopausique, de l’âge et du schéma d’administration. Notons que les taxanes n’ont pas fait la preuve d’un bénéfice en survie globale en l’absence d’atteinte ganglionnaire (Jacquin et al., 2011). La combinaison anthracyclines – taxanes est aujourd’hui le schéma de chimiothérapie adjuvante standard pour les cancers du sein loco-régionalement avancés (Senkus et al., 2013).
En savoir plus

170 En savoir plus

Influence des facteurs socio-économiques sur le pronostic des cancers de la tête et du cou localement avancés traités par radiochimiothérapie

Influence des facteurs socio-économiques sur le pronostic des cancers de la tête et du cou localement avancés traités par radiochimiothérapie

43 Le sexe féminin ne semble pas être un facteur défavorable à la survie dans notre étude (p = 0.19). Ce résultat va à l’encontre d’une étude américaine présentée à l’ASCO en 2018 [23]. Aux USA, les femmes traitées pour un cancer de la tête et du cou recevaient moins de chimiothérapie intensive (p = 0.06) et de radiothérapie (p = 0.008) par rapport aux hommes. Après ajustement sur l’âge et les comorbidités, le taux de mortalité par cancer était 2 fois plus important chez la population féminine. Cette étude a été menée sur la population californienne ne bénéficiant pas de système de soins gratuits pour les populations défavorisées et présentant de grandes inégalités sociales. Le système français semble efficace pour contrer ce facteur défavorable aux femmes.
En savoir plus

59 En savoir plus

Patientes à haut risque, traitées pour une tumeur mammaire localement avancée par chimiothérapie néoadjuvante : comparaison entre les patientes porteuses ou non d’une mutation sur les gènes de prédisposition

Patientes à haut risque, traitées pour une tumeur mammaire localement avancée par chimiothérapie néoadjuvante : comparaison entre les patientes porteuses ou non d’une mutation sur les gènes de prédisposition

rechutes dans une population exclusivement porteuse d’une mutation sur les gènes BRCA. Ces deux gènes font partie des 13 gènes recommandés en analyse de panel par le Groupe Génétique et Cancer 8,9,19,20 dans les cas de suspicion de prédisposition aux cancers du sein et de l’ovaire. L’interprétation des résultats reste compliquée en l’état actuel des connaissances pour certains gènes. Nous avons choisi d’inclure ces deux patientes porteuses d’une mutation sur d’autres gènes que les gènes BRCA pour essayer d’homogénéiser les groupes testés. Chaque mutation a son risque de développer des cancers. En fonction des antécédents personnels et familiaux, le risque ou sur-risque de cancer du sein n’est pas le même et n’est pas à l’heure actuelle bien connu.
En savoir plus

47 En savoir plus

Résultats des exérèses par thoracoscopie des cancers broncho-pulmonaires non à petites cellules de stade localement avancé

Résultats des exérèses par thoracoscopie des cancers broncho-pulmonaires non à petites cellules de stade localement avancé

2. Critères d’ajustement. Afin d’obtenir des comparaisons statistiquement recevables entre les groupes V-LA et T-LA en termes de survie globale, survie sans récidive et complications post-opératoires précoces, un score de propension avec ajustement sur les variables non modifiables préopératoires et peropératoires et qui différent de manière significative a été effectué. Les variables utilisées pour ce score de propension ont donc été les suivantes : âge, sexe, VEMS, tabagisme, antécédents de coronaropathie ou de troubles du rythme, chimiothérapie néoadjuvante, type de résection, broncho-angioplastie, taille de la tumeur, bifocalité, résection étendue à la paroi thoracique, taille de la tumeur et statut ganglionnaire clinique.
En savoir plus

39 En savoir plus

Radiochimiothérapie des cancers du pancréas borderline ou localement avancés : analyse rétrospective d’une cohorte de 89 patients traités au CHU de Bordeaux

Radiochimiothérapie des cancers du pancréas borderline ou localement avancés : analyse rétrospective d’une cohorte de 89 patients traités au CHU de Bordeaux

59 de Cynthia Périer était de déterminer l’apport d’une analyse de textures dans les adénocarcinomes pancréatiques en cours de traitement néoadjuvant. Les scanners de diagnostic, d’évaluation post-chimiothérapie (après 4 cures) et post-radiochimiothérapie (4 à 6 semaines après la dernière séance) ont été analysés. Une ROI (Region Of Interest) sur la tumeur a été délinéé en 2D sur le logiciel Osirix. La coupe choisie correspondait à celle où la tumeur avait le plus grand diamètre 2D et cette même coupe a été conservée autant que possible pour l’analyse des deux scanners ultérieurs. Cette segmentation a été réalisée sur tous les temps d’injection disponibles (sans injection, artériel et portal). Les prothèses biliaires ont été exclues de la ROI pour ne pas fausser les densités tumorales.
En savoir plus

81 En savoir plus

Évolution des techniques d'irradiation externe et pertinence de leur application dans les carcinomes mammaires localement avancés ou avec envahissement ganglionnaire

Évolution des techniques d'irradiation externe et pertinence de leur application dans les carcinomes mammaires localement avancés ou avec envahissement ganglionnaire

Chez les patientes ayant des carcinomes de mauvais pronostic, le risque de complications cardio- vasculaires, ou de cancers secondaires, est probablement moins important que la couverture des volumes- cibles. Ceci passe vraisemblablement par une radiothérapie avec une couverture optimisée, et donc par la RCMI. Chez les patientes ayant une irradiation de la CMI nécessaire (soit par envahissement de celle-ci, soit en cas d’envahissement ganglionnaire axillaire massif), la RCMI semble être l’option de choix, du fait d’un meilleur compromis entre couverture de la CMI et optimisation cardiaque. A l’inverse, les patientes avec des carcinomes de bon pronostic, chez qui les complications tardives sont problématiques, pourraient être traitées plutôt en 3D, idéalement avec inspiration bloquée. Enfin, en l’absence de données claires, les patientes avec une anatomie cardiaque défavorable (chez qui l’IVA se situe immédiatement derrière le grill costal) devraient idéalement être traitées en 3D avec inspiration bloquée. La RCMI avec optimisation sur l’IVA (avec un volume interne à risque) pourrait être une alternative, la RCMI avec inspiration bloquée étant actuellement très peu employée. La mise en place d’une délinéation systématique des sous- structures cardiaques devrait permettre d’avoir des données de long terme plus exhaustives. La place de la protonthérapie reste à évaluer, de même que les modalités d’IGRT.
En savoir plus

121 En savoir plus

Adénocarcinomes localement avancés du moyen et du bas rectum après radiochimiothérapie néoadjuvante : étude histopathologique et pronostique de 113 cas

Adénocarcinomes localement avancés du moyen et du bas rectum après radiochimiothérapie néoadjuvante : étude histopathologique et pronostique de 113 cas

Cent-treize patients opérés entre Décembre 2005 et Décembre 2010 dans le service de chirurgie colorectale de l’hôpital Beaujon (Clichy, France) ont été rétrospectivement inclus dans cette étude. Tous avaient eu une biopsie prouvant le diagnostic d’adénocarcinome du bas ou du moyen rectum et avaient été traités par une RCT néoadjuvante, constituée d’un protocole long de radiothérapie (45 Gy en cinq semaines) et d’une chimiothérapie concomitante à base de 5-FU. L’indication de cette thérapie néoadjuvante était le caractère localement avancé des adénocarcinomes du bas et du moyen rectum, à savoir un stade T3-T4 et/ou N+ à l’imagerie préopératoire (IRM et/ou EER). Les patients avaient subi une intervention chirurgicale consistant en une proctectomie avec exérèse totale du mésorectum, entre six et neuf semaines après la fin de la thérapie néoadjuvante, après avoir bénéficié d’une nouvelle évaluation clinique et radiologique. Si des métastases ganglionnaires étaient mises en évidence à l’examen anatomopathologique de la pièce opératoire, une chimiothérapie adjuvante à base de 5-FU pouvait être administrée.
En savoir plus

46 En savoir plus

Cancer du sein localement avancé : facteurs prédictifs de mastectomie après chimiothérapie néoadjuvante. À propos d'une série rétrospective de 247 patientes traitées à l'Institut Bergonié

Cancer du sein localement avancé : facteurs prédictifs de mastectomie après chimiothérapie néoadjuvante. À propos d'une série rétrospective de 247 patientes traitées à l'Institut Bergonié

! - Gentilini a analysé une série rétrospective de 476 patientes, dont 421 présentaient une tumeur multifocale et 55 une tumeur multicentrique, et traitées par chirurgie conservatrice et radiothérapie avec un suivi moyen de 73 mois. À 5 ans, le risque de récidive locale était de 5,1 %. Il a montré qu’en l’absence de surexpression de HER2 ou de négativité des récepteurs hormonaux, le traitement conservateur n’était pas associé à un sur risque de rechute locorégionale. En cas de N2 ou plus et si les récepteurs hormonaux étaient positifs, la survie globale n’était pas affectée. Selon lui, il existait donc une place pour le traitement conservateur dans ces cancers à condition que les résultats esthétiques le permettent et qu’une reprise chirurgicale soit proposée en cas de marges atteintes (25). Le taux de RLR dans notre série était supérieur (11,4% à 3 ans). Ces résultats doivent être analysés avec prudence puisque, dans l’étude de Gentilini, seules 58,2% des patientes recevaient une chimiothérapie. Nos populations d’études étaient donc différentes.
En savoir plus

85 En savoir plus

IRM de perfusion et TEP-TDM avant chimiothérapie néoadjuvante pour prédire la réponse histologique des cancers du sein

IRM de perfusion et TEP-TDM avant chimiothérapie néoadjuvante pour prédire la réponse histologique des cancers du sein

7 Introduction Depuis une vingtaine d’années, la chimiothérapie néo-adjuvante (CNA) est utilisée dans le traitement des cancers du sein localement avancés (CSLA) non métastatiques avant la chirurgie et les traitements adjuvants (radiothérapie et/ou thérapies hormonales) [1]. Les buts de la CNA sont de réduire le volume tumoral avant chirurgie pour augmenter les possibilités de résection carcinologique et de conservation mammaire, de traiter précocement d’éventuelles micro-métastases occultes, d’évaluer la sensibilité tumorale aux molécules composant la CNA et d’établir un pronostic après analyse de la réponse histologique [2, 3]. La littérature a rapporté une survie améliorée des patientes ayant une réponse complète histologique après CNA [3, 4].
En savoir plus

44 En savoir plus

Léiomyosarcomes utérins localement avancés ou métastatiques : résultats de l’association doxorubicine, ifosfamide et cisplatine en traitement de première ligne

Léiomyosarcomes utérins localement avancés ou métastatiques : résultats de l’association doxorubicine, ifosfamide et cisplatine en traitement de première ligne

48 supérieur à 12 mois (Hazard Ratio = 0,17, p=0,006) et la chirurgie des métastases (HR=0,52, p=0,012). L’origine utérine du léiomyosarcome et l’ajout d’ifosfamide ou de dacarbazine à la doxorubicine n’avaient pas d’impact pronostique sur la survie sans progression ni sur la survie globale en analyse multivariée. Bien qu’il n’y ait pas de différence entre les léiomyosarcomes utérins et ceux d’autre origine dans cette étude rétrospective, d’autres données suggèrent que les léiomyosarcomes utérins ont une sensibilité à la chimiothérapie différente des autres léiomyosarcomes. La gemcitabine en deuxième ou troisième ligne de traitement des sarcomes des tissus mous donne une seule réponse objective (3,23%) dans une étude de phase II regroupant 32 patients dont 12 atteints de léiomyosarcomes (toute origine) (Švancárová et al., 2002). En comparaison, dans l’étude de phase II du GOG (Gynecologic Oncology Group) portant sur 48 patientes traitées en deuxième ligne par gemcitabine pour un léiomyosarcome utérin métastatique, le taux de réponse était de 20,5% (Look et al., 2004). L’étude TAXOGEM du groupe sarcome français ayant comparé la gemcitabine à l’association docetaxel/gemcitabine en deuxième ligne de traitement des léiomyosarcomes, avec une stratification en fonction de l’origine utérine versus non utérine, montrait un taux de réponse de 24% pour les léiomyosarcome utérins et de 5% pour les léiomyosarcomes d’autres origines (Pautier et al., 2012). Bien que l’étude ne soit pas destinée à détecter une différence en fonction du site du primitif, ces données suggèrent une chimiosensibilité différente des léiomyosarcomes utérins. Par ailleurs, des études de CGH (Comparative Genomic Hybridization) montrent des profils de gains et de perte d’hétérozygotie différents entre les léiomyosarcomes utérins et non utérins (Cho et al., 2005). Au total, ces données cliniques et biologiques suggèrent que, bien que partageant un même aspect anatomopathologique, les léiomyosarcomes utérins et non utérins ont une biologie et une sensibilité à la chimiothérapie différentes. Les léiomyosarcomes utérins ont possiblement une chimiosensibilité meilleure que celle des autres léiomyosarcomes.
En savoir plus

96 En savoir plus

Cancer du sein Suivi d’une population sous chimiothérapie

Cancer du sein Suivi d’une population sous chimiothérapie

Chapitre 2 : Cancer du sein 2.2. Antécédents familiaux du cancer du sein 2.2.1. Facteurs familiaux Il est démontré qu’un antécédent familial matri ou patrilinéaire de cancer du sein augmente le risque ultérieur de survenue d’un cancer du sein. Le risque est d’autant plus important que l’antécédent familial est apparu jeune, ou qu’il était bilatéral. En égard à la grande fréquence spontanée du cancer du sein, il semble nécessaire, pour évoquer une famille à cancer du sein, qu’il existe trois antécédents au premier degré de cancer du sein. Ainsi, 5 à 10% des cancers du sein sont probablement d’origine familiale (15) 20 à 30 % des femmes présentant un cancer du sein font état d’une histoire familiale de cancer du sein et de l'ovaire ou autres maladies comme le cancer du côlon ainsi que le cancer de la prostate chez l'homme. Par aille urs, seulement 5 à 10% des cancers trouvent leur origine dans des mutations génétiques. (16)
En savoir plus

109 En savoir plus

Au-delà du cerveau - La huntingtine dans les cancers du sein

Au-delà du cerveau - La huntingtine dans les cancers du sein

Maladie de Huntington et cancers du sein La relation entre MH et cancer est paradoxale. Deux études soulignent que la prévalence des cancers est significativement moindre chez les individus atteints de la MH par rapport à la population générale ou à leurs proches non atteints de la maladie, et ce, pour tous les cancers sauf ceux de la cavité buccale et du pharynx [6, 7] . Les auteurs n’ont cependant pas eu accès à la longueur de la répétition de glutamines, ni aux caractéristiques cli- nico-pathologiques (grade, métastase, survie) des cancers développés par les individus participant à ces études. La répétition de glutamines pourrait être à l’origine de la faible prévalence des
En savoir plus

4 En savoir plus

Approches thérapeutiques des cancers du sein hormonodépendants et conseils à l'officine

Approches thérapeutiques des cancers du sein hormonodépendants et conseils à l'officine

! Selon! diverses! études,! il! semble! que! le! tamoxifène! multiplie! par! un! facteur! 2! à! 3! le! risque!de!développer!un!cancer!de!l’endomètre!chez!la!femme!ménopausée!ou!non![70].! Cette!augmentation!de!risque!est!dépendante!de!la!dose!et!de!la!durée!du!traitement!par! le! tamoxifène,! ainsi! que! de! l’utilisation! préalable! d’un! THS! chez! les! patientes.! En! pratique,! ce! risque! est! évalué! à! environ! 2! patientes! pour! 1000! [95].! Ce! taux! est! néanmoins! trop! bas! pour! mettre! en! place! des! dépistages! systématiques.! Le! problème! actuel!réside!donc!dans!la!surveillance!des!patientes!sous!tamoxifène!afin!de!dépister!le! plus! précocement! possible! une! pathologie! gynécologique,! sans! pour! autant! effectuer! trop! souvent! des! prélèvements! inconfortables! pour! la! patiente! qui! compromettraient! alors!sa!compliance!au!suivi![96,!97].!
En savoir plus

109 En savoir plus

Show all 5860 documents...