Haut PDF Accès et recours aux soins de santé dans la sous-préfecture de Ouessè (Bénin)

Accès et recours aux soins de santé dans la sous-préfecture de Ouessè (Bénin)

Accès et recours aux soins de santé dans la sous-préfecture de Ouessè (Bénin)

La prise en compte de ces aspects qualitatifs y aggrave encore la faiblesse de la couverture sanitaire. Ainsi, le fossé qui sépare les pays les mieux lotis des plus mal dotés quant à la disponibilité en soins appropriés est bien plus large que celui, déjà énorme, qu’offre une comparaison internationale de la desserte médicale. Mais ces disparités ne sont pas qu’internationales. De forts clivages traversent également tous les Etats – pas seulement ceux du Sud d’ailleurs. Malgré l’urbanisation croissante du tiers monde, la population y reste le plus souvent – pour combien de temps encore? – majoritairement rurale. Pourtant, comme ailleurs, les ressources sanitaires s’y concentrent massivement dans les villes, à l’exception d’une partie des soins de santé primaires. Cette situation, qui répond à une certaine rationalité lorsqu’elle n’est pas exacerbée (efficacité spatiale selon la théorie des lieux centraux de Christaller), découle aussi du poids de l’histoire (capitales coloniales polarisant les ressources) et de la localisation des élites actuelles. Bien souvent, seule la présence d’hôpitaux ruraux confessionnels permet aux habitants des campagnes d’avoir accès à des services de santé dépassant le niveau du dispensaire. Non seulement les villes sont donc relativement suréquipées en infrastructures sanitaires, avec un quasi monopole sur les services de deuxième et troisième recours, mais encore les soins de santé primaires eux-mêmes y sont souvent de meilleure qualité que dans les régions rurales les plus reculées, où les ministères de la santé et leurs directions régionales tendent à envoyer le personnel le moins qualifié ( PHILLIPS , 1990).
En savoir plus

1134 En savoir plus

Conditions de vie, état de santé et recours aux soins des femmes sans logement personnel hébergées en Ile-de-France

Conditions de vie, état de santé et recours aux soins des femmes sans logement personnel hébergées en Ile-de-France

Bien que ces techniques de dépistage aient permis une diminution de l’incidence et de la mortalité, cette baisse est limitée à cause de la persistance de formes graves de cancer observées majoritairement chez les femmes n’ayant pas bénéficié d’un dépistage (Piana et al. 2007; INCa 2015; Burton-Jeangros et al. 2017). Il existe des inégalités dans l’accès à ces dépistages : en plus de l’existence de disparités territoriales de l’offre de soins, de la diminution du nombre de gynécologues, et de la faible implication des médecins généralistes dans les campagnes de prévention (Joseph et al. 2014), il existe des déterminants individuels limitant l’accès au dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus (Duport et al. 2007; Vallée et al. 2010; Duport 2012; Grillo et al. 2012). Ces études indiquent que l’absence de participation au dépistage des cancers féminins en population générale est associée, en France, au fait d’être célibataire, d’avoir un faible niveau d’études, d’être immigrée, de ne pas avoir d’enfant, de ne pas avoir d’assurance santé, de n’avoir jamais eu de problème de santé important, de n’avoir jamais travaillé et de ne connaître personne de malade dans son entourage (Duport et al. 2007; Vallée et al. 2010; Duport 2012; Grillo et al. 2012). Les femmes sans logement ciblées par notre étude cumulent plusieurs de ces facteurs de non-participation au dépistage, en particulier leur situation socio-économique, leur origine étrangère, et leur faible recours aux soins. Le recours aux dépistages des cancers féminins des personnes sans logement est peu documenté en France. Cependant, des études menées auprès de femmes en situation de précarité soulignent l’absence plus importante du dépistage des cancers chez ces femmes que chez celles ayant de meilleures conditions de vie (Rousseau A et al. 2002; Dalmon et al. 2009; Joseph et al. 2014). A travers une étude menée auprès de 30 femmes sans- domicile prises en charge par le Samusocial de Paris 42 , l’observatoire du Samusocial s’est intéressé notamment à leur recours aux soins gynécologiques et a décrit plusieurs types
En savoir plus

258 En savoir plus

Recours aux soins de santé des indigents et des personnes âgées en Afrique de l’Ouest : cas du Burkina Faso et du Nigeria

Recours aux soins de santé des indigents et des personnes âgées en Afrique de l’Ouest : cas du Burkina Faso et du Nigeria

❖ Les différences de genre du recours aux soins des indigents. Selon la littérature, les facteurs prédisposants tel que le genre agissent sur le recours aux soins à travers les facteurs facilitants (pauvreté, disponibilité de soins traditionnels, croyances culturelles, scolarisation) et les besoins (santé de la reproduction par exemple). En effet, l’état des connaissances montre que les besoins en santé des femmes et des hommes sont différents, ce qui peut avoir un impact sur leur propension à recourir aux soins. Les femmes ont des besoins spécifiques liés à la reproduction (Standing, 1997). Dans plusieurs pays à faibles et moyens revenus, on observe que les femmes ont un recours plus accentué aux services de santé comparativement aux hommes (Thuan, Lofgren, Lindholm, & Chuc, 2008). Toutefois, cette observation est uniquement effective dans le groupe des moins pauvres (Castro-Leal et al., 2000; Thuan et al., 2008). Chez les plus pauvres, soit on observe la tendance inverse (Castro-Leal et al., 2000), soit on n’observe aucune différence de genre (Musoke, Boynton, Butler, & Musoke, 2014). C’est le cas de notre étude qui est menée en milieu rural du Burkina Faso dans une population d’indigents où nous n’avons noté aucune différence de genre dans le recours aux soins. En effet, surtout en milieu rural, être une femme est un facteur de vulnérabilité, car, comparativement aux hommes, elles sont plus pauvres et ont moins d’opportunités d’avoir un revenu et l’accès aux soins (Abdulraheem, Olapipo, & Amodu, 2012; Kiwanuka et al., 2008; Standing, 1997). Certaines études ont trouvé qu’en milieu rural, les femmes ont tendance a préférer les soins traditionnels parce qu’ils sont plus accessibles géographiquement et aussi à cause de croyances culturelles (Katung, 2001; Kiguli et al., 2009; Kyomuhendo, 2003). Le manque de connaissance également de ces femmes qui, pour la plupart, sont peu instruites, constitue un frein (Kiwanuka et al., 2008).
En savoir plus

240 En savoir plus

Organisation des soins de premier recours. Évaluation d'une formation pour des professionnels de santé impliqués dans un projet sur leur territoire

Organisation des soins de premier recours. Évaluation d'une formation pour des professionnels de santé impliqués dans un projet sur leur territoire

24 Le système d’organisation des soins de premier recours français est un système professionnel non hiérarchisé. Nous pouvons cependant noter une évolution marquée de ce système depuis les réformes récentes. Il faut souligner, entre autre, la réforme de 2004 qui a placé le médecin traitant au cœur des soins de premier recours. En 2009, par la loi HPST, il apparait une définition des soins de premiers recours. Cette définition législative tend vers un système normatif hiérarchisé sans y parvenir car l’exercice libéral majoritaire et l’accès aux consultations spécialisées en ambulatoire restent présents. La loi HPST reconnait les missions des médecins généralistes. Cette reconnaissance s’apparente au modèle professionnel hiérarchisé. La création des ARS et l’apparition du Schéma Régional de l’Organisation des Soins ambulatoire (SROS ambulatoire) donne une possibilité d’action à l’échelle régionale avec une possibilité d’adaptation aux besoins de chaque territoire. La politique de santé française aspire ainsi à une réorganisation profonde et pérenne de ses soins de premier recours. [5]
En savoir plus

94 En savoir plus

Recours aux soins de santé primaires des personnes en situation de handicap : analyses économiques à partir des données de l’enquête Handicap-Santé

Recours aux soins de santé primaires des personnes en situation de handicap : analyses économiques à partir des données de l’enquête Handicap-Santé

5 handicap potentielle. Les difficultés de recours aux soins pénalisent davantage les personnes en situation de handicap, déjà fortement vulnérables et désavantagées (Ibid.). Le handicap ne doit pas être envisagé d’un point de vue strictement médical car l’état de santé des personnes handicapées a souvent des répercussions sur leur vie sociale, et vice-versa. En fait, le handicap est difficile à évaluer et à mesurer puisqu’il renvoie à des notions très hétérogènes appartenant au domaine social comme au domaine médical : le handicap est multifactoriel. C’est pourquoi la vision contemporaine du handicap préfère plus généralement le terme « situation de handicap ». Trois dimensions concourent à la définition d’une situation de handicap: l’état de santé fonctionnel de la personne (les limitations), la dimension environnementale (e.g. les aides techniques, humaines, les aménagements du logement, ou l’accessibilité des lieux de vie de la personne, mais aussi les éventuelles attitudes discriminantes vis-à-vis de la personne), et la participation sociale. Cette dernière est mesurée à l’aide de la réalisation d’activités des plus élémentaires comme les activités de la vie quotidienne, aux plus sophistiquées comme travailler, avoir une famille, des amis, des activités de consommation, ou encore, de recourir aux soins. Une « situation de handicap » est finalement une situation où la déficience, l’état de santé ainsi que la limitation d’activité qui en découle se traduisent, compte tenu de l’entourage et de l’environnement de la personne, par des restrictions de participation (ou des désavantages sociaux). La Classification international du fonctionnement, du handicap et de la santé (CIF) a développé cette approche « biopsychosociale » (OMS 2001), au sein de laquelle les différentes composantes du handicap renvoient aux aspects négatifs de l’interaction entre un individu ayant un problème de santé et les facteurs contextuels (environnementaux et personnels). Toutes les composantes d’une situation de handicap sont potentiellement sources d’obstacles à l’accès aux soins.
En savoir plus

261 En savoir plus

Iniquités de recours aux soins, Gouvernance territoriale de santé ; Contributions empiriques à la définition des politiques publiques

Iniquités de recours aux soins, Gouvernance territoriale de santé ; Contributions empiriques à la définition des politiques publiques

144 que nous avons réalisée a mis en évidence le rôle principal des déterminants sociaux, mesurés à une échelle individuelle ou territoriale, dans le renoncement aux soins. Elle a également montré que les densités en dentistes n’influençaient pas le renoncement aux soins dentaires. Nos résultats empiriques portent des implications en matière de politiques publiques. Ils permettent notamment d’apporter des éléments critiques aux mesures qui concernent l’accès aux soins. En France, les politiques visant à réduire les inéquités de recours aux soins se focalisent particulièrement sur les aspects pécuniaire et géographique de l’accès aux soins. Le gouvernement a d’abord développé des aides financières avec l’instauration successive dans les années 2000 de la CMU, de la CMU-C et de l’ACS. Il a engagé plus récemment une lutte contre les déserts médicaux, en encourageant le développement des maisons de santé pluridisciplinaires et l’installation des jeunes médecins en zones rurales. Bien que ces politiques semblent aller dans une direction souhaitable en reconnaissant les difficultés de certains territoires, elles occultent certains aspects de l’accès aux soins. Au regard de notre travail, le fait que ces politiques se concentrent quasi-exclusivement sur l’accès financier et géographique aux soins est particulièrement discutable. Si les difficultés financières à l’accès aux soins sont indéniables, notre travail sur la Région Poitou-Charentes a permis de montrer, dans le prolongement de certains travaux existants, que la question de la densité médicale n’était pas la plus importante. Il ressort que les déterminants sociaux sont au cœur des inéquités de recours aux soins. Comme nous l’avons montré, ces déterminants sociaux sont propres aux individus (niveau d’éducation, statut d’occupation, etc.), mais également propres aux territoires dans lesquels ils vivent. En France, la forte ségrégation spatiale accentue les difficultés sociales qui se répercutent sur l’accès aux soins. Les inéquités de recours aux soins sont donc avant tout liées à des difficultés sociales globales qu’il devient urgent de prendre en compte dans la mesure de ces inéquités et leur résolution.
En savoir plus

165 En savoir plus

Les accès par la téléphonie aux urgences : voies et difficultés d'accès aux aides et soins en santé mentale à Paris et en proche banlieue

Les accès par la téléphonie aux urgences : voies et difficultés d'accès aux aides et soins en santé mentale à Paris et en proche banlieue

* La méconnaissance du fonctionnement du secteur et de ses possibilités, avec un manque de lisibilité de l’offre de soins pour la population générale empêchant d’agir le recours d’une manière éclairée. * Le rôle de médiateur important assuré par la famille, l’entourage entre la personne en crise et le système de santé.. Le secteur, et notamment ici le CAPPC, reçoit un grand nombre de patients pour lesquels la famille a participé à l’orientation alors que l’intra hospitalier, pour les 2/3 de sa file active, reçoit des personnes en hospitalisation sous contrainte, patients déjà connus et ayant souvent arrêté leur traitement à l’extérieur.
En savoir plus

13 En savoir plus

Patients en situation de précarité et accès aux soins dentaires sous anesthésie générale : approche qualitative

Patients en situation de précarité et accès aux soins dentaires sous anesthésie générale : approche qualitative

Dans l’incapacité de bénéficier de soins de façon conventionnelle, les patients ont eu accès aux soins dentaires notamment parce que l’offre de soins correspondait à leurs attentes. En particulier, le fait que les soins aient été réalisés en un seul temps était compatible avec les contraintes liées à leur situation de précarité. Toutefois, un nombre minimal d’étapes reste indispensable pour garantir la sécurité des patients et la qualité des soins. Il est probable que certains patients ne soient pas en mesure de suivre l’intégralité du parcours de soins. En effet, la précarité définie par « l’absence d’une ou plusieurs des sécurités » entraine de fait une perte d’autonomie (38). Les résultats mettent en évidence que les patients avaient une relative autonomie, notamment dans leur capacité à décider pour eux-mêmes puis à s’organiser. Cependant, plus les processus de précarisation s’intensifient plus la capacité des individus à décider pour eux-mêmes est limitée. Par ailleurs, plus le phénomène de désocialisation est marqué, plus il est difficile pour un individu de se réinsérer, de se normaliser et de solliciter les structures d’accueil et de soins (13). Si les résultats définitifs confirment l’intérêt de développer cette offre de soins pour les patients polycariés en situation de précarité il semble indispensable d’associer des assistantes sociales à l’équipe soignante. En effet, le rôle de l’assistante sociale est de faciliter et d’informer le patient et sa famille sur les procédures, les différents acteurs, l’accès aux droits et à la santé (33). Par exemple, du fait des délais importants entre la consultation pré-AG et l’intervention il pourrait être pertinent de réévaluer si la situation sociale des patients avant l’intervention permet toujours l’accès aux soins. Par ailleurs, il serait intéressant de réaliser une étude quantitative pour étudier la corrélation entre les scores de précarité et le taux de recours aux soins à chaque étape du parcours de soins, dès qu’une réhabilitation globale sous AG est proposée.
En savoir plus

32 En savoir plus

Frontières, territoires de santé et réseaux de soins. Accès aux soins, prévention des maladies vectorielles et coopération transfrontalière en santé : une analyse qualitative à la frontière franco-brésilienne

Frontières, territoires de santé et réseaux de soins. Accès aux soins, prévention des maladies vectorielles et coopération transfrontalière en santé : une analyse qualitative à la frontière franco-brésilienne

La vulnérabilité des populations de l’Oyapock 3 aux maladies vectorielles est déter- minée par les modes d’habiter le territoire, par les caractéristiques du milieu, par les conditions d’accès aux soins, par les actions de prévention, ainsi que par les modalités de coopération transfrontalière en santé. Dans la zone transfrontalière de l’Oyapock, les acteurs de la santé et les responsables politiques cherchent à prévenir les maladies vectorielles, à réduire leur conséquence et à promouvoir la santé. L’enjeu des maladies vectorielles, comme tout enjeu de santé, n’est perçu chez l’individu que lorsqu’il est confronté ou qu’il se sent exposé à la maladie ; c’est souvent par la maladie que l’indi- vidu et le groupe social appréhendent les enjeux de santé d’un territoire. Il convient donc de recueillir les vécus de santé autour des maladies vectorielles pour apporter les réponses les plus adéquates à la lutte contre les maladies vectorielles dans ce territoire de marge. L’association de la population, des acteurs de santé in situ et des politiques locaux s’impose afin de contextualiser l’analyse et les recherche de réponse. La mise en œuvre d’une démarche participative s’impose afin de ne pas décréter les solutions d’action mais de les co-construire. Le recours aux méthodes qualitatives est notam- ment aux groupes de discussion (focus group) ainsi qu’à la cartographie participative
En savoir plus

19 En savoir plus

DEMences INEgalités- Non Recours au Diagnostic et aux Soins.

DEMences INEgalités- Non Recours au Diagnostic et aux Soins.

135 Conclusion Générale. Notre travail a été engagé dans une perspective hypothético-déductive, sur la base d’hypothèses émises par les membres de l’équipe de recherche, à partir de l’analyse de la littérature existante et des acquis des recherches menées antérieurement. Pour des raisons diverses déjà évoquées, certaines de ces hypothèses ont dû être abandonnées au cours du travail. Il s’agit notamment des hypothèses portant sur l’influence des représentations et des images mentales concernant l’offre de santé et de soutien, dans l’accès au diagnostic et aux différents services d’aide à la vie quotidienne et de soutien spécifiquement organisés autour de la maladie d’Alzheimer. Privés d’une partie de notre enquête empirique, nous nous sommes alors fortement mobilisés sur les autres aspects de la recherche, en développant d’une part l’approche non-directive et centrée en partie sur l’évocation de la trajectoire de vie lors des entretiens et d’autre part en investissant dans une analyse systématisée des données d’enquête, avec le support du logiciel N’Vivo, qui favorise un traitement approfondi des données qualitatives et des analyses thématiques croisées. Par ailleurs, nous avons longuement travaillé à une analyse transdisciplinaire avec la mise en perspective et la recherche de corrélation entre les analyses sociologiques des données d’entretiens et l’analyse statistique des données résultant de la passation des échelles de fragilité. Grâce à ces approches transdisciplinaires, nous avons réussi à produire d’une part une échelle multifactorielle de fragilité et d’autre part à saisir les liens entre fragilité et qualité de vie. Ces apports constituent un point important de notre recherche. Ces résultats sont intervenus grâce à l’approche inductive adoptée pour le traitement des matériaux d’enquête et à la mise en œuvre d’une lecture transdisciplinaire des données.
En savoir plus

170 En savoir plus

L'influence croisée des espaces de résidence et de mobilité sur la santé. L'exemple des recours aux soins de prévention et de la dépression dans l'agglomération parisienne

L'influence croisée des espaces de résidence et de mobilité sur la santé. L'exemple des recours aux soins de prévention et de la dépression dans l'agglomération parisienne

270 J. VALLÉE BAGF – 2012-2 pp. 269-275   Introduction L’influence du quartier de résidence sur la santé des individus et leur accès aux soins fait aujourd’hui l’objet d’une reconnaissance croissante en géographie de la santé, en épidémiologie sociale et en santé publique. De nombreux travaux se sont en effet attachés à mesurer l’influence du quartier de résidence sur la santé. Pourtant, la délimitation du quartier demeure une question épineuse dans toutes ces études. L’objet « quartier » reste en effet très difficile à caractériser. Le quartier est tantôt défini comme une portion de ville, un espace de proximité, un lieu de vie et un cadre d’action (Grafmeyer, 2007) mais il n’y a pas de consensus sur l’échelle optimale à considérer alors que le découpage spatial retenu peut modifier les résultats des analyses statistiques. En pratique, le quartier se confond - souvent par défaut - avec le découpage administratif le plus fin pour lequel les données socio- économiques sont disponibles. Or, la délimitation d’un quartier (sa forme et son étendue) peut varier d’un individu à l’autre (Authier, 2001; Coulton et al., 2001)
En savoir plus

6 En savoir plus

Des principes de responsabilité et de solidarité pour un accès équitable aux soins de santé : le cas des travailleurs de l'informel urbain du Cameroun en situation de vulnérabilité

Des principes de responsabilité et de solidarité pour un accès équitable aux soins de santé : le cas des travailleurs de l'informel urbain du Cameroun en situation de vulnérabilité

CHAPITRE I : Problématique, hypothèse et objectifs de recherche 1.1. Problème et questions de recherche Aujourd’hui au Cameroun 20 , les médicaments essentiels sont loin d’être financièrement à la portée de tous (Nkoa et Ongolo-zogo, 2012; Owoundi, 2013; Fouomene, 2013; Mendo Me Mfou, 2013; INS, 2013). Les coûts d’accès aux soins dans les formations sanitaires sont manifestement prohibitifs pour plus de la moitié de la population qui vit en situation de pauvreté financière, si bien que « la pratique de l’automédication est devenue un trait marquant des comportements des malades exclus de l’accès aux services de santé de qualité à des prix abordables et des services offerts aux personnes les mieux nanties » (Sanni Yaya, 2010 : 25-26). Pour faire face au paiement préalable du coût des soins de santé et face au dysfonctionnement des mutuelles lorsqu’elles existent, les individus ont recours à un type de solidarité que l’on pourrait qualifier de familiale ou « traditionnelle », sorte de réseaux d’obligations coutumières et de réciprocité qui se nouent au sein des familles ou entre ressortissants du même village, de la même ethnie, en vue d’un certain échange interne entre les personnes impliquées. La pratique de cette réciprocité renvoie à une variété de formes d’organisations et de compensations symboliques ou réelles propres à promouvoir et à entretenir un système d’échange réciproque (Bekolo Ebe, 2005). Cette solidarité dite « traditionnelle », qui jadis était plus présente dans les villages, comme le souligne Bekolo Ebe, « est passée du village à la ville, et permet tant bien que mal aux personnes défavorisées de faire face aux aléas et aux incertitudes de leur état de santé, et aux nouvelles exigences qui accompagnent l’apparition de nouveaux besoins en matière de consommation, d’éducation, de santé » (2005:102). Elle joue à faible efficacité le rôle d’amortisseur de la pauvreté économique dans l’accès aux soins de santé pour les personnes vulnérables. De nombreuses entreprises qui fonctionnent dans le secteur informel et qui
En savoir plus

367 En savoir plus

Polarisation des structures de soins de la Haute Casamance : entre construction nationale des systèmes de santé et recours aux soins transfrontalier

Polarisation des structures de soins de la Haute Casamance : entre construction nationale des systèmes de santé et recours aux soins transfrontalier

70 rural en particulier l’accès aux services de santé et au bien-être. Egalement, le Sénégal, la Guinée, la Gambie et la Guinée Bissau ont ratifié des textes internationaux, tels que la Déclaration universelle des droits de l’homme, la Charte de l’Union Africaine (UA) et la convention des droits de l’enfant. Dans ces textes, la bonne santé est conçue comme un élément primordial contribuant au bien-être et à l’épanouissement de l’individu. Le renforcement des systèmes de santé et la réduction des écarts de santé deviennent ainsi l’un des objectifs majeurs du XXIème siècle. Car aujourd’hui il est communément admis que l’amélioration des conditions économiques et sociales d’un pays donné va de pair avec les progrès en matière de protection et d’amélioration de la santé. Le niveau de santé constitue l’un des éléments essentiels du niveau de vie. Il importe par conséquent, lorsqu’on cherche à promouvoir l’élévation du niveau de vie qui représente l’objectif essentiel de toute politique de développement, de ne pas se limiter à des critères et à des calculs qui n’envisageraient que les aspects exclusivement économiques. S’il est aujourd’hui acquis que le capital humain joue un rôle central dans le processus de développement, il a fallu plusieurs années pour se rendre compte que la productivité de ce capital humain a jusqu’ici été sous-estimée en faveur du capital physique. Ce dernier canalisait la majeure partie des investissements. En élargissant les capacités humaines, le développement disqualifie les approches par lesquelles le progrès n’est mesuré qu’à la quantité de biens et des services produits. Ainsi, le concept de développement humain trouve sa pertinence dans le constat qu’il n’y a pas de correspondance simple entre le développement économique mesuré par le Produit National Brut (PNB) et le développement des capacités humaines mesurées par les Indices de Développement Humain (IDH). L’objectif dès lors de tout développement devrait être recentré sur l’amélioration constante des capacités des individus afin de leur permettre de mener des vies pleines, heureuses et productives.
En savoir plus

247 En savoir plus

Baisse du recours aux soins dans les zones rurales en Chine

Baisse du recours aux soins dans les zones rurales en Chine

Dans les zones rurales, les habitants ne tiraient quasiment aucun profit du travail des terres. Les exploitations agricoles étaient entièrement collectivisées, sans revenu individuel pour les personnes qui y travaillaient. En contrepartie, ils avaient accès gratuitement au système de protection sociale. Cela incluait un accès à des soins, parfois médiocres mais toujours sans frais. La privatisation progressive des terres permit aux habitants de dégager un profit. Toutefois, elle a également privé les communautés d’une partie du profit du travail des terres correspondant à son financement. De ce fait, le système de protection sociale offert s’en est trouvé dégradé. Le caractère obligatoire de la cotisation au système de protection sociale s’est vite posé. Avant les réformes économiques, l’ensemble du système étant collectif, la question n’avait pas de sens. Après les réformes économiques, le système de protection sociale ne pouvait tenir qu’à l’aide d’impôts. Cependant, les prestations offertes étaient insuffisantes d’où une forte protestation. Les établissements de santé étaient vétustes et d’un niveau de qualité médiocre. Dans les centres de santé en zones rurales, les médecins étaient souvent des agriculteurs ayant eu une rapide formation (appelé les médecins aux « pieds nus »). Le faible niveau de qualité des soins offerts n’était plus compensé par la perception d’une gratuité des soins puisque des impôts étaient prélevés pour leur financement. Dans le même temps, la demande en termes de soins évolua. L’apparition d’agriculteurs plus à l’aise financièrement fit naître une demande de soins de meilleure qualité. De même, la présence d’habitants ruraux ayant une activité industrielle dans une zone urbaine et, en moyenne, ayant un revenu plus important accentua cette demande pour des soins de qualité supérieure. Impulsée par l’état central, l’apparition de centre s de santé privé s a détourné une partie de la population rurale vers le secteur privé. Ainsi, le système de protection sociale s’est encore trouvé fragilisé. Seuls les revenus modestes, parfois insuffisants pour avoir accès à des soins de prestataires privés mais suffisants pour cotiser à un système public alimentèrent le système de protection sociale. Au final, suivant la communauté, le système de protection sociale s’est soit drastiquement réduit, soit s’est effondré.
En savoir plus

30 En savoir plus

Les leviers pour favoriser l’accès et le recours aux soins des jeunes en insertion

Les leviers pour favoriser l’accès et le recours aux soins des jeunes en insertion

gramme faisant intervenir un médecin permet de réduire la part des jeunes partiellement couverts (de 17 à 12 %), ce qui suggère que l’investissement dans une couverture santé nécessite une meilleure compréhension des gains futurs [4]. Le programme 2 (orientation vers un médecin et une assistante sociale) favorise également très fortement le recours à une consultation auprès d’un psychologue (la proportion double) ; il diminue également la proportion de jeunes femmes sans contraception et aug- mente la part de jeunes ayant déclaré un médecin traitant. Ces résultats plaident donc pour des dispositifs permettant aux jeunes de prendre conscience de leurs besoins de santé. Le programme 2 augmente la parti- cipation des jeunes à des ateliers (de 22 à 28 %) et à des formations (de 42 à 50 %). Une interprétation pos- sible de ce résultat serait que les jeunes dotés d’une meilleure connais- sance de leur état de santé et pou- vant se positionner comme acteurs de leur santé pourraient également s’engager de manière plus sereine dans un parcours de formation. L’ab- sence d’impact sur l’emploi peut être rapportée au faible niveau de qualifi- cation des jeunes, pour qui l’accès à la formation est un prérequis.
En savoir plus

4 En savoir plus

Industrialisation et Inégalités : Le recours aux soins en zones rurales chinoises

Industrialisation et Inégalités : Le recours aux soins en zones rurales chinoises

chinois en six vagues successives sur la période 1991-2006. Afin d’étudier le comportement de recours aux soins, l’échantillon retenu porte sur les individus des zones rurales, ayant connu un problème de santé dans les quatre dernières semaines avant enquête. Sur la période d’observation (1991-2006), nous constatons une baisse du recours aux soins des personnes ayant des problèmes de santé. Nous observons que le processus d’industrialisation s’accompagne du développement des infrastructures des zones rurales c’est-à-dire d’une urbanisation de ces zones rurales, notamment à travers les réseaux de transports et l’état des routes. Ceci permet une plus grande facilité de déplacement pour les habitants des zones rurales. En particulier, cette forme d’urbanisation favorise le développement d’une population rurale ayant des activités professionnelles, autres qu’agricole, en zone urbaine ; Nous constatons également que les fermiers ont, en moyenne, un revenu plus faible que celui des habitants de zone rurale ayant un autre type d’activité. Parallèlement, les habitants des zones rurales travaillant en dehors du village, ont davantage l’opportunité de se faire soigner dans une structure publique urbaine offrant un niveau de qualité supérieure aux structures publiques des zones rurales. Un contexte où le volume des habitants ayant une activité autre qu’agricole est en augmentation et où le revenu moyen des zones rurales augmente, favorise le développement de centres de soins privés : le niveau de qualité des soins demandée est modifié par la connaissance du niveau de qualité des soins offerts en zone urbaine et, un niveau de revenu plus élevé permet l’accès à ces centres privés. Ceci peut conduire à réduire voir exclure de l’accès aux soins ceux qui ne profitent pas de cette augmentation de revenu et de cette plus grande mobilité spatiale. Nous utilisons alors un modèle économétrique afin de tester cette hypothèse. Nous montrons alors que les victimes du processus d’industrialisation et de l’urbanisation sont les habitants des zones rurales ayant une activité agricole. Cet effet est d’autant plus important que le pourcentage d’habitants de ces zones ayant une activité non agricole, est élevé. Nos résultats mettent en lumière les conséquences du processus d’industrialisation dans un contexte à la fois de privatisation de l’offre de soins dans des zones rurales en développement et, de rigidité dans l’organisation administrative de la Chine. Des tests de robustesse sont réalisés pour confirmer les résultats .
En savoir plus

29 En savoir plus

Accès aux soins bucco-dentaires des personnes handicapées mentales : la solution des réseaux de santé

Accès aux soins bucco-dentaires des personnes handicapées mentales : la solution des réseaux de santé

Une douleur non exprimée et non comprise par l’entourage est source de troubles du comporte- ment qu’il faut savoir analyser. Les signes d’alerte d’une douleur dentaire peuvent se manifester par une aggravation de l’anxiété, un repli sur soi, une agitation, un comportement d’opposition voire d’agressivité, et sont souvent interprétés, à tort, comme des troubles de la personnalité. Ces personnes peuvent ainsi souffrir des semaines ou des mois avant que leurs douleurs ne soient reconnues et traitées 53 . En l’absence de soins, les pathologies évoluent, la sévérité et la durée de la douleur augmente, le risque d’infection focale s’accroît, des comportements d’automutilations et des troubles de la mastication peuvent apparaître. La souffrance psychologique et les troubles de la communication s’accentuent, en même temps que le niveau de coopération diminue. Ce n’est souvent qu’au stade de pulpite irréversible, d’abcès, voire de cellulite que l’entourage est incité à consulter, alertés par une douleur devenue trop intense ou par les signes objectifs que représente l’œdème 54 . La prise en charge s’effectue alors dans l’urgence, rendant la séance de soins difficile voire impossible et nécessitant un recours à l’anesthésie générale, ce qui implique souvent des extractions dentaires multiples 55 .
En savoir plus

70 En savoir plus

Accès aux soins de santé : expériences de migrants sans assurance maladie à Montréal, Canada

Accès aux soins de santé : expériences de migrants sans assurance maladie à Montréal, Canada

14 Les conséquences liées aux difficultés d’accès aux soins des migrants La difficulté d’accès ou le manque d’accès aux soins de santé a occasionné des conséquences à bien des divers niveaux. Ainsi, une étude au Canada a montré que l’accès limité aux services en raison du statut affecte le bien-être de tous les membres de la famille, à tel point que les migrants, qui ont assisté à un refus ou retard d’accès aux soins des services d’urgence en raison de l’incapacité de payer, ont exprimé des sentiments d’inquiétude comme l’anxiété et de la difficulté à dormir la nuit (24). Les immigrants sans couverture médicale en Ontario (Canada) sont plus susceptibles d’être diagnostiqués parmi les catégories les plus sévères dans les services médicaux et de développer des problèmes de santé mentale (21). Une étude en Allemagne note l’influence négative de la limitation d’accès aux soins par les politiques sur la santé de la mère et l’enfant, en citant le recours tardif aux soins, la non-continuité des soins, ainsi que la difficulté d’obtenir un approvisionnement régulier des médicaments (58). Le retard d’accès aux soins de santé accroit le nombre de cas critiques dans les urgences, entrainant ainsi des coûts élevés de prise en charge dans les hôpitaux en Ontario, Canada (21) mais aussi dans le contexte européen (52).
En savoir plus

91 En savoir plus

État de santé et recours aux soins des immigrés en France : une revue de la littérature

État de santé et recours aux soins des immigrés en France : une revue de la littérature

Pour les institutions de santé publique, comme dans une partie du milieu associatif, la crainte de stigmatiser les migrants est souvent associée à celle de recourir à des catégories liées aux origines des personnes. Pourtant, sans entrer ici dans le débat relatif aux « statistiques eth- niques », le recours aux données d’état-civil (nationalité, pays de naissance) est déjà très éclairant sur les facteurs de vulnérabilité [27]. Des recherches épidémiologiques ainsi que des enquêtes qualitatives (non pas isolées, mais bien susceptibles de questionner et de préci- ser les résultats des études quantitatives) sont nécessaires pour préciser et discuter les entités nosographiques, déconstruire les représenta- tions sur les populations concernées et élaborer une politique de santé mentale qui s’inscrive dans la réalité sociale des étrangers/migrants en difficulté. Elles devraient associer et comparer différents outils de mesure pour caractériser les entités nosographiques, en fonction de l’âge, des tableaux cliniques et des modes de vie [25]. Le recueil de l’expérience subjective des personnes en lien avec leur histoire de vie et leur situation sociale est nécessaire pour élaborer et préciser le diagnostic à partir de catégories nosographiques pertinentes [28]. Certains auteurs [29] insistent en effet sur la nécessité d’aborder l’ensemble des éléments constitutifs de la situation vécue par les étrangers/migrants, sans se limiter à une catégorisation simple pour fournir des réponses appropriées et efficaces en santé mentale. La description nosographique ne pourrait donc être dissociée du statut migratoire, de l’expérience de migration, des identités culturelles et des conditions d’accueil et de soins. Ces recherches devraient finalement veiller à prendre en compte l’ensemble des dispositifs de prévention, de soins et de soutien (services de droit commun, associations spécialisées, mais aussi réseaux ville-hôpital et réseaux psychiatrie et précarité), sans oublier les cofacteurs aussi déterminants que la lutte contre les discriminations, l’accès aux droits ou encore l’interprétariat professionnel. Références
En savoir plus

40 En savoir plus

Dépense de santé et accès financier  aux services de santé : une étude  du renoncement aux soins

Dépense de santé et accès financier aux services de santé : une étude du renoncement aux soins

E NCADRÉ 2 n Données Nos données proviennent de l’enquête Santé protection sociale (ESPS), appariée avec des données administratives issues des fichiers de remboursement de la Sécurité sociale. L’enquête ESPS est réali- sée par l’IRDES tous les deux ans. Elle enquête 8 000 personnes échantillonnées dans les registres des trois principales caisses d’assurance maladie (CNAMTS, RSI, MSA) ainsi que l’ensemble de leur ménage, soit un total de 22 000 participants environ. Les questionnaires portent sur la situation sociale et éco- nomique des participants, leur état de santé, l’assurance complémentaire, le recours aux services de santé. Le questionnaire sur le renoncement date de 1992. Il est administré par un enquêteur et est posé uniquement à la personne échantillonnée, soit un échantillon de 8 000 personnes chaque année d’en- quête. Nous utilisons les enquêtes 1998 à 2008 selon les besoins de l’étude, en concentrant l’analyse sur les années d’enquête les plus récentes. La plupart des analyses a été répliquée sur plusieurs années d’enquête pour vérifier leur robustesse. Le travail sur le rôle du prix des soins dans les différences dépar- tementales a été réalisé sur les échantillons 2006 et 2008 mis en commun.
En savoir plus

11 En savoir plus

Show all 9167 documents...