Syndicalisme dans le monde

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Discrimination syndicale et formes d'anti- syndicalisme dans le monde Repères internationaux et parcours de lecture

Discrimination syndicale et formes d'anti- syndicalisme dans le monde Repères internationaux et parcours de lecture

la liberté politique qui accompagne le syndicalisme qui est redoutée, et réprimée ; aux États-Unis, en Corée du Sud ou en Nouvelle-Zélande, c’est l’association des travailleurs, vue comme une entrave à la liberté économique, qui pose problème. S’agissant non plus seulement des droits et des principes mais de leur application effective, la situation n’est pas meilleure. Dans le dernier rapport qu’elle consacre à la question, l’OIT montre que les entorses en matière de liberté d’association relèvent tout autant de la responsabilité des pouvoirs politiques que de la concurrence éco- nomique mondialisée (2008, p. X, résumé ). L’exercice du droit syndical est ainsi pris en étau entre une restriction des libertés politiques et civiques dans nombre d’États autoritaires, certains appartenant à l’ancien bloc communiste, et le souhait de ne pas brider l’économie dans les pays d’orientation néolibérale. C’est précisément cette tension qui sert de fil directeur à notre court (et non exhaustif) panorama introductif de la discrimination et de la répression syndicales dans le monde 3 . Sont mobilisés à cette
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Quelle est la représentativité du syndicalisme français ?

Quelle est la représentativité du syndicalisme français ?

Si l’attention s’est concentrée sur ces élections, un second critère légal est censé être aussi important : le nombre des adhérents. Le taux de syndicalisation, soit la proportion de salariés qui adhèrent à un syndicat, constitue en effet une autre approche des forces syndicales. Dans le cas français, elle présente également un aspect juridique puisque, le juge peut être conduit à prendre en compte les effectifs syndicaux lors de contentieux. Le taux de syndicalisation constitue indéniablement un reflet des implantations du syndicalisme dans le monde du travail. C’est d’ailleurs sur ce dernier que s’appuient toutes les comparaisons internationales 5 . Cependant, en
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Syndicalisme professionnel et société civile. Le cas de l'Egypte

Syndicalisme professionnel et société civile. Le cas de l'Egypte

En 1998, Abdelkader Zghal proposait de revenir sur les conditions de circulation du concept, d’abord en Europe, puis dans le monde arabe. Il l’associait à une triple demande des sociétés modernes : libérale, égalitaire et nationale 1 . Faisant la généalogie du concept et de ses transformations, à des moments historiques différents, dans l’Angleterre du XVII e siècle avec Hobbes et Locke, dans l’Allemagne du XIX e avec Hegel et Marx, avant sa résurgence, qu’il qualifie de néolibérale, dans la Pologne des années 1980-1990, puis dans la gauche européenne, il note que ces différents moments ont en commun d’être des moments de transition historique. Le premier serait marqué par la naissance d’une demande individualiste et libérale, le second, par une combinaison de demande identitaire et nationale, réduite par Marx à une dimension économique, fondatrice de l’Etat bourgeois capitaliste, tandis que le troisième est porté par les
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A propos de Person et du syndicalisme

A propos de Person et du syndicalisme

Mais c’est aussi la guerre froide. Trois Internationales prétendent à occuper le terrain syndical : La Fédération syndicale mondiale (FSM) qui regroupe, de Prague, sous la forte influence de Moscou, les centrales communistes. Son influence en Afrique s’est peu-à-peu réduite. La rupture organique des syndicats africains avec la FSM va être bientôt consommée, la théorie de la désaffiliation l’emportant dans le monde communiste et apparenté. Cela ne signifie d’ailleurs pas que la FSM ne jouera plus aucun rôle mais simplement qu’il n’y a plus de lien institutionnel. Yves Person situe cette désaffiliation dans la lignée de la rupture du Rassemblement Démocratique Africain (RDA) avec le Parti Communiste. La FSM, comme le PC, faisait de l’avènement du socialisme l’alpha et l’oméga de la lutte, subordonnant toute autre cause à ce but central : toute autre cause, c’est-à-dire aussi la cause nationale, celle des indépendances. Les syndicats africains ont pu ainsi, comme le RDA, avoir l’impression que le monde communiste les utilisait, plutôt qu’il ne les soutenait.
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Action collective et précarités : le syndicalisme à l'épreuve

Action collective et précarités : le syndicalisme à l'épreuve

Il travaille donc d’abord chez plusieurs artisans ou des petites entreprises dans le domaine de la plomberie et du chauffage : monde du travail des arrangements informels – pas de contrat de travail, « embauche sur parole » - et où l’on change d’emploi presque toujours en démissionnant. « C’était un peu de la précarité choisie, parce qu’à un moment donné, quand on en a marre d’être à un endroit, que le salaire allait pas, on changeait de société. C’était beaucoup de monde comme ça. On n’avait pas de contrat, l’artisan ne nous attachait pas. Tandis que dans les grosses sociétés, on donnait des avantages pour attacher les gens. Là, il n’y avait pas de prime d’ancienneté, pas de comité d’entreprise, il n’y avait rien, c’était le vide total, le néant. Et des fois on faisait des heures en plus et ce n’était pas payé. Donc on changeait de boîte pour être mieux payé, et pour de meilleures conditions de travail En réalité, il n’y avait pas d’avantages (…) Avec le recul, on s’aperçoit qu’on s’est fait blouser (…) on s’est aperçu par la suite, mais longtemps après qu’on a bouffé de l’amiante (…) A l’époque, mon souci c’était de gagner ma vie. J’ai fait une connerie, je le reconnais, j’aurais mieux fait de choisir un autre boulot, je me suis installé dans cette profession et je me suis pas trop posé de questions. A cette époque-là, j’étais jeune, ça aurait dû me faire tilt et j’aurais dû changer de boulot, n’importe quoi d’autre, pas rester dans des boulots comme ça ». C’est sous le double effet de sa nouvelle situation familiale – mariage avec une employée municipale, projets d’accession à la propriété et d’enfants – et de la dégradation de la situation de l’emploi dans la construction qu’il décide à la fin des années 1980 de renoncer à une perspective d’installation comme artisan – « je me suis pas senti d’assurer le côté financier de la chose » - et d’intégrer l’entreprise où il est encore 25 ans plus trad. Là « tout était bien carré, on avait un contrat de travail, avec un tarif horaire, alors que dans la plomberie on parlait au mois, à la semaine. Les heures supplémentaires étaient payées, j’avais les déplacements ». Sollicité par quelques syndiqués, il accepte d’être élu au CE et commence un parcours militant qui le conduira quinze ans plus tard au licenciement, en rétorsion suite à une grève pour l’embauche de jeunes précaires. Pendant les huit années que durent les procédures juridiques, il travaille principalement comme tuyauteur en intérim.
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Les syndicats de dockers et la Fédération des Ports et Docks à l'épreuve du syndicalisme légal

Les syndicats de dockers et la Fédération des Ports et Docks à l'épreuve du syndicalisme légal

Lieu de concertation, les commissions provisoires d’organisation offrent aussi une tribune à l’expression des « aspirations légitimes du monde ouvrier » 24 . Au gré des causes, l’argumentaire oscille entre un corporatisme de bon aloi, critique envers l’intervention intempestive d’administrations incompétentes, et le registre plus rugueux du syndicalisme d’antan. Sans nier « la bonne volonté de certains patrons », Loriot constate que « d’autres […] ne valent pas la corde pour les pendre » 25 , tandis que Le Gall martèle : « je ne suis pas disposé pour ma part à faire ni la politique des trusts ni à éliminer complètement les petites entreprises » 26 . La détermination est identique dans les sous-commissions régionales et locales. A Rouen, Carrier se heurte aux employeurs hostiles au regroupement des différentes catégories de salariés dans un syndicat dominé par les dockers. Mis en minorité, Carrier et ses amis claquent la porte. De retour, à la demande de la Fédération, les syndicalistes redisent leur détermination à ne rien voter sans consultation préalable de leurs mandants. Rompus aux rituels et procédures des négociations, les syndicalistes posent régulièrement le problème, non moins litigieux, des conditions de vie et de travail. Un mois après l’inauguration du comité social national des Transports, le secrétaire de la Fédération des Ports et Docks conteste les biais de la comparaison du pouvoir d’achat des salaires hebdomadaires de l’avant-guerre acquis en 40 heures à celui de revenus désormais calculés pour 48 heures de travail. Sur cette question cruciale, les syndicalistes font bloc face au patronat. Le Gall en fait un test de l’utilité du comité. Le conflit s’envenime devant les tergiversations gouvernementales et l’opposition des Allemands. Après une réunion séparée, les délégués ouvriers annoncent leur refus de siéger jusqu’à ce qu’une solution soit apportée à leurs revendications. Conscients du risque de rupture, mécontents des atermoiements ministériels, les employeurs et les cadres se rallient à l’ordre du jour des travailleurs... Le débat s’élargit pour déboucher sur une analyse critique des déséquilibres du dispositif chartiste. Ainsi Le Gall oppose-t-il les retards
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L’engagement militant des jeunes dans le contexte du syndicalisme contemporain

L’engagement militant des jeunes dans le contexte du syndicalisme contemporain

militant de la génération des baby-boomers est perçu chez la jeune génération (25-34 ans) et celle du groupe (35-44 ans) comme dépassé, voire extrême. Cependant, comme souligné dans l’historique syndical de Rouillard (2004), les lois du travail plus restrictives et punitives à l’égard de l’action syndicale ont contribué, elles aussi, à changer l’opinion générale à l’égard des esprits combattifs. Les relations de travail patronales et syndicales axées traditionnellement sur un modèle d’opposition se sont transformées depuis vers un modèle de type consensuel, comme le souligne Gagnon(1998), changeant ainsi la dynamique de l’action syndicale. En contraste avec les années fortes du syndicalisme, les syndiqués en général défient moins l’ordre et expriment moins leur mécontentement de manière verbale et physique. Comme nous l’avons souligné au début de ce mémoire, l’action syndicale engendre des rapports conflictuels. Nous avons observé lors des manifestations syndicales que les jeunes en général (25-34 ans) ont de la difficulté à s’opposer à l’autorité. Toutefois, ce n’est pas une caractéristique qui appartient spécifiquement à la jeunesse, elle s’étend également aux autres groupes de salariés. La plupart des syndiqués sont des acteurs relativement passifs, car d’un côté, en période de négociation, ils suivent les consignes syndicales, mais de l’autre côté, ils évitent d’entrer en confrontation avec l’employeur. À l’instar de Simmel (1992), il est possible de reconnaitre une dualité entre harmonie et dissonance. Nous sommes loin de la théorie de Marx (Fox 1971) où le conflit est vécu comme un réflexe émancipateur. Ce que nous avons observé nous renvoie davantage à une vision durkheimienne du monde, de cohésion sociale.
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Le syndicalisme construit par la science politique

Le syndicalisme construit par la science politique

pour la CFDT et de thèses de doctorat 36 , l’équipe du Cerat accumule et rend accessible une somme importante de données empiriques sur les élections professionnelles, les effectifs syndicaux, les structures organisationnelles et les ressources financières des principales confédérations 37 . Aucune jonction ne s’effectue cependant avec les travaux menés par René Mouriaux au Cevipof. Alors que ce dernier privilégie une démarche de contextualisation historique et s’applique à identifier l’interaction entre les processus de déstructuration et de restructuration de la forme syndicale, Dominique Andolfatto et Dominique Labbé s’emploient à valider une seule et unique grille explicative : le déclin du syndicalisme proviendrait de l’abandon du modèle d’organisation qui a prédominé de la Libération à la fin des années 1970 et qui reposait sur une forte identification corporative à la base. Outre que la référence au « modèle » syndical des Trente Glorieuses relève plus du présupposé théorique que d’une analyse historique concrète, la démarche adoptée surprend aussi par sa propension à appréhender l’objet syndical en vase clos : les transformations du capitalisme et du salariat ne sont pas intégrées, ni même la perte d’influence face au libéralisme des grandes visions du monde chrétiennes, sociales-démocrates et communistes 38 . Autant dire que les deux pôles de recherche sur le syndicalisme qui se sont consolidés depuis trente ans dans le champ de la science politique co-existent plus qu’ils ne se stimulent mutuellement : leurs points communs résident dans un traitement à vocation exhaustive de l’objet syndical (prise en compte des fonctions et des structures) et, apport non négligeable, dans l’intégration de ce même objet à la discipline. Pour autant, leur rattachement disciplinaire à la science politique ne permet pas d’atténuer les divergences théoriques.
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Action en santé mentale au travail et syndicalisme québécois : l'expérience de représentants syndicaux

Action en santé mentale au travail et syndicalisme québécois : l'expérience de représentants syndicaux

73 repose sur trois principes. D’abord, il affirme que l’action n’a pas d’unité : elle n’est pas dictée par un ordre social précis et les institutions contemporaines ne sont pas en mesure de formater les acteurs pour correspondre à des catégories homogènes. L’absence d’unité sociale caractéristique de la modernité avancée aurait scindé l’action en plusieurs logiques différentes. Directement inspiré de Weber sans exactement reprendre ses catégories, Dubet (1994) soutient l’idée que dans l’expérience sociale, il existe des tensions entre le normatif, le cognitif et l’expressif, tensions qui donnent naissance à trois logiques d’action. Comme deuxième principe, Dubet soutient que l’action est définie par des relations sociales : elle prend place dans le monde humain, elle a un sens pour le sujet et vise autrui. « L’action est sociale en ce qu’elle vise toujours, plus ou moins directement, autrui (p. 109) », dit-il. Ce sens ne peut être compris qu’en reconnaissant la place de l’autre dans la relation : « Donner un sens à une action, c’est, en même temps, attribuer un statut à autrui (p. 109) ». Dans cette perspective, l’action prend place directement dans le monde humain, dans une lecture semblable à celle faite par Hannah Arendt (1961). Enfin, l’expérience sociale est, pour Dubet, une combinatoire. Pour la comprendre, le chercheur doit en isoler les logiques, comprendre comment elles s’articulent pour le sujet pour enfin « remonter » de l’expérience vers le système. L’expérience étant en partie déterminée par le système, les faits sociaux sont intériorisés par les acteurs qui les construisent et les reconstruisent dans une action qui rejoint les logiques d’action que sont : l’intégration, la stratégie et la subjectivation. Or, selon Dubet, la modernité aurait entrainé une déstructuration de l’action sociale et des mouvements sociaux : le sens des conduites n’est pas (ou n’est plus) donné uniquement par la société et les institutions. Il est construit par les acteurs. S’appuyant sur une préoccupation de Touraine (1992) et de Dubet (2009; 1994), un point d’intérêt de la thèse sera de dégager les dynamiques entourant la complémentarité de ces logiques ou des tensions qui s’y opposent.
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Syndicalisme : « l’impersonnel » à l’épreuve. Le cas d’une section départementale du SNUIPP-FSU.

Syndicalisme : « l’impersonnel » à l’épreuve. Le cas d’une section départementale du SNUIPP-FSU.

a) L e secteur social et l’analyse du travail Dans les disci plines qui s’intéressent à l’analyse du travail, les travaux qui ont été réalisés suivent l’évolution du monde du travail. D’abord très ancrées dans le monde industriel, les études se sont développées ces dernières années dans les activités de service. Mais, comme le soulignent M. Cerf, G. Valléry et JM Boucheix, ces activités de service, qui sont classées dans le secteur tertiaire, recouvre nt un champ qui est mal défini. Ils citent l’INSEE qui y distingue « […] “les services” au sens strict du terme (comme les services aux entreprises ou aux particuliers) des autre s activités tertiaires (comme “commerce, transport, finances, administrations, éducation ou santé ”) » (2004, p.565) et insistent sur le fait que les contours de ce champ ne cessent de se complique r du fait du développement de ce type d’activité. C’est dans ce champ mal défini qu’il nous a paru possible de repérer des travaux qui concerneraient des milieux de travail non ordinaires. Mais cette fois encore, nous avons dû faire le constat que les inte rventions en analyse du travail dans un milieu non ordinaire de travail n’étaient
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Syndicalisme et représentation des femmes au travail

Syndicalisme et représentation des femmes au travail

Cette action menée par les confédérations syndicales dans leur travail de lobbying politique a également été relayée, en interne, par des campagnes de sensibilisation et de formation des militants de terrain, pour faciliter la négociation collective sur ce su- jet, et par la création de mandats spécialisés, comme les equality reps au Royaume- Uni. Pourtant, les équipes syndicales de terrain sont encore réticentes à négocier des accords spécifiques [Laufer et Silvera, 2006] ou encore à faire usage du droit anti- discriminatoire. Si une partie des difficultés rencontrées par les syndicats est liée aux réticences patronales, notamment en matière de correction des inégalités salariales, l’omission voire l’exclusion des intérêts des femmes, notamment ceux considérés comme extérieurs au monde du travail (garde d’enfants, transports) ou alors leur trai- tement sur une base individuelle, est une pratique récurrente dans les syndicats mixtes [Cunnison et Stageman, 1995]. Par ailleurs, rares sont les équipes syndicales qui se sont attaquées à la double question de la ségrégation professionnelle et de la sous- évaluation du travail féminin.
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Construire un syndicalisme de proximité pour les petites entreprises

Construire un syndicalisme de proximité pour les petites entreprises

En* Ile4de4France,! le! responsable! régional,! qui! occupe! la! fonction! de! secrétaire! général!d’un!des!départements!franciliens,!coordonne!les!actions!PME!sur!le!territoire.! Marc*!commence!sa!vie!professionnelle!à!la!Caisse!Primaire!d’Assurance!Maladie!–!«%une% boite%où%il%y%avait%3000%salariés%»!–!dans!les!années!1970.!«%Et%à%l’époque,%la%sécu,%c’était% régional,% le% siège% regroupait% toute% l’Ile% de% France,% et% moi% je% travaillais% au% siège% rue% de% Dunkerque,% et% à% 20% mètres,% il% y% avait% le% siège% de% l’URI% CFDT% de% l’époque%».! Il! apprécie! la! CFDT! pour! ses! valeurs! d’autonomie! et! d’indépendance! –! «%normal% pour% quelqu’un% d’origine% corse%»! N! et! il! va! adhérer! «%pour% avoir% des% informations,% pas% automatiquement% pour%militer%».!C’est!une!militante!de!la!Caisse!qui!«%n’y%arrivait%pas%toute%seule%»!qui!va! inciter!Marc*!à!s’engager!davantage.!Au!moment!de!la!réorganisation!de!l’administration! et! surtout! au! moment! de! la! départementalisation! des! Caisses,! Marc*! va! s’installer! à! SaintNDenis! pour! créer! un! nouveau! service! local.! C’est! le! moment! où! il! s’intéresse! à! l’interprofessionnel!:! «%A% un% moment% donné,% je% me% suis% aussi% intéressé% à% l’interpro% au% travers% des% élections% prud’homales,% et% je% suis% devenu% pendant% un% temps% conseiller% prud’hommes.%Et%je%me%suis%dit%«%l’interpro,%c’est%plus%important%que%le%professionnel%».%C’est% ça%le%truc%!%C’est%vrai%que%dans%la%boite,%on%est%bien%installé,%on%a%des%locaux,%on%est%bien%vu% par% le% patron,% tout% ça,% mais% en% vérité,% notre% travail% à% nous% c’est% de% permettre% à% tout% le% monde%d’avoir%les%mêmes%droits.!Et%aujourd’hui,%il%y%a%80%%des%gens%qui%n’ont%pas%de%droits,% donc%je%me%suis%un%peu%poussé%dans%l’interpro%et%quand%je%suis%arrivé%ici,%au%moment%où%on% m’a%donné%des%responsabilités,%la%première%chose%que%j’ai%fait,%c’est%de%voir%ce%qu’on%recevait% comme% courrier.%»! L’abondance! de! courriers! relatifs! aux! protocoles! d’accords! préélectoraux! va! l’inciter! à! travailler! cette! piste,! en! relation! avec! la! thématique! des! petites!entreprises!(voir!chapitre!suivant).!Il!participera!également!à!plusieurs!actions! de!dialogue!social!territorial!(sur!le!secteur!des!jeux!vidéo!sur!Sénart).!!
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La participation du syndicalisme à la modernisation sociale

La participation du syndicalisme à la modernisation sociale

susceptibles de se généraliser pour devenir des formes dominantes. Il est plus probable qu'ils coexistent avec d'autres modèles de développement et d'autres modèles syndicaux (Streeck, 1992). D'autres sources externes du pouvoir syndical résident dans l'alliance avec les nouveaux mouvements sociaux: les écologistes, le mouvement des femmes, les mouvements de défense des droits des minorités et les mouvements pour les droits de la personne. Heckscher a défendu cette thèse avec force lors du Colloque Gérard Picard, organisé par la CSN en octobre 1991 (Heckscher, 1991). Ces mouvements exercent une influence de plus en plus grande sur le développement et la gestion interne des entreprises en les obligeant à tenir compte de nouvelles revendications à l'égard de l'environnement et à respecter certains droits nouveaux, relativement aux personnes, aux minorités et aux femmes. Sans aller jusqu'à la proposition, qui paraît utopique, de négociations multilatérales (Heckscher, 1988), associant nouveaux mouvements sociaux, syndicats et patronat, il est possible de voir dans l'alliance des syndicats avec les nouveaux mouvements sociaux une opportunité pour renforcer le syndicalisme.
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Le nouveau projet politique de la CSN, limites et contradictions du syndicalisme contemporain

Le nouveau projet politique de la CSN, limites et contradictions du syndicalisme contemporain

négociés, Regards sur le travail, Vol.. La participation qui constituait jadis une revendication de l'État passe définitivement dans le camp des propositions de l'État,[r]

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Fondement et mécanismes de l’influence des céréaliers au sein du syndicalisme agricole en France

Fondement et mécanismes de l’influence des céréaliers au sein du syndicalisme agricole en France

* * * Assumant dès sa création une identité élitiste et fondée sur le modèle de l’entreprise agri- cole, l’AGPB a fondé, sur la longue durée, son travail de légitimation sur l’engagement de ses responsables dans les questions écono- miques et techniques pour accompagner la modernisation agricole. Nous avons vu que ce travail de légitimation s’est déployé dans trois registres souvent complémentaires : une légitimation externe, à l’égard de la société dans son ensemble et une légitimation interne, déclinée souvent sous une forme stricte ou élargie, selon que les céréaliers veulent rassembler largement autour d’eux les inté- rêts agricoles ou alors, marquer leur spécifi- cité à l’égard d’autres productions ou régions. Malgré les disparités évidentes entre formes d’agricultures et régions agricoles, des convergences et alliances ont pu se construire dans la durée au sein du syndicalisme agricole général : elles ont été entretenues par la mise en place et l’usage d’instruments financiers spécifiques qui ont scellé ces alliances pendant plusieurs décennies, dans un contexte de modernisation et d’expansion agricole.
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Vers un syndicalisme d'organisation ?

Vers un syndicalisme d'organisation ?

Notre hypothèse est qu’une nouvelle figure apparaît, celle d’un syndicalisme d’organisation qui ne prend pas ses origines dans une logique participative visant à contrôler les choix d’organisation, car nous savons qu’elle n’a jamais produit d’effets positifs pour les travailleurs (Gagnon, 2006 ; Linhart et al., 1998) ; cette figure est issue d’une pratique syndicale tout contre l’organisation car elle a pour objets les choix d’organisation destructifs pour la santé des personnes et en particulier pour leur santé mentale. Les données utilisées ici sont issues de trois recherches qui s’inscrivent dans le champ des risques psychosociaux (de Terssac, 2014) dont elles visent à expliciter les facteurs organisationnels détériorant la santé et qui n’avaient pas pour objet l’activité syndicale, encore moins ses relations avec les choix d’organisation qui structurent au quotidien l’activité professionnelle des agents. La première intervention à la demande de la CGT,en 2009,vise à outiller le CHS 3 pour appréhender la nature des RPS 4 et la manière de les gérer ; la deuxième est réalisée à la demande d’un CHS en 2012 pour identifier les causes organisationnelles et professionnelles de dommages subis par des agents et la troisième en 2013 est réalisée à la demande de deux mutuelles d’assurance qui gèrent les dommages des choix d’organisation et souhaitent s’engager dans leur prévention en réponse à un absentéisme élevé.
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Le syndicalisme au Québec, enjeux de représentation des membres d’origines ethnoculturelles diverses

Le syndicalisme au Québec, enjeux de représentation des membres d’origines ethnoculturelles diverses

2 La crédibilité dont bénéficient les organisations syndicales au Québec s’est construite progressivement durant les années 1960. Cette décennie représente un moment fatidique dans le développement du mouvement syndical, lequel s’est réalisé parallèlement au développement de l’État québécois : « le syndicalisme franchit [alors] une nouvelle étape en regroupant massivement les employé-e-s des services publics et parapublics, ce qui contribue à faire doubler les effectifs syndicaux » (Rouillard, 2016). Après cet « âge d’or » du syndicalisme québécois, les politiques néolibérales ont fortement contribué à éroder le rôle d’instigateur de changements qu’avaient ces organisations. En atteste la diminution considérable de la couverture syndicale 1 durant la période s’étalant de 1984 à 1998. Alors qu’au milieu des années 1980, plus de la moitié des travailleur-euse-s salarié-e-s Québécois-e-s étaient soit membres d’un syndicat, soit assujetti-e-s à une convention collective 2 , cette période « noire » du syndicalisme vient causer une rupture. Le pourcentage de personnes bénéficiant d’une couverture syndicale chute de 10 % pour ultimement se stabiliser, au tournant des années 2000, à un taux environnant les 40 % 3 . Cela dit, la baisse de 0,6 % qu’a connue l’effectif syndical québécois au cours des 16 années suivantes permet de constater que le Québec a su mieux résister que la majorité des États de l’OCDE 4 . Devant cet état de fait, l’argument de Lefèvre et de ses collègues (2011) selon lequel, « le développement de l’État québécois », à l’instar de la résilience de son modèle, s’est matérialisé grâce à l’apport important des organisations syndicales, apparaît assez
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État, syndicalisme et travail atypique au Québec : une sociologie des absences et des émergences

État, syndicalisme et travail atypique au Québec : une sociologie des absences et des émergences

Bien que les monographies de luttes collectives portées par des travailleurs atypiques au Québec (intégrées au chapitre cinq) colligent un matériel de.. recherche permettant[r]

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La contestation du régime agricole québécois par le syndicalisme « citoyen » de l'union paysanne

La contestation du régime agricole québécois par le syndicalisme « citoyen » de l'union paysanne

Cette contestation a largement contribué à faire du modèle québécois de régulation agroalimentaire un enjeu de débat public et ce, autant à l'intérieur des appareils in[r]

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Le syndicalisme argentin face au gouvernement Macri : défis, mobilisations, recompositions

Le syndicalisme argentin face au gouvernement Macri : défis, mobilisations, recompositions

Un bilan contrasté Après plus d’une année au pouvoir du gouvernement Macri, quels enseignements peuvent être tirés des réactions et mobilisations syndicales à son égard ? La tentation est forte de reprendre un schéma d’analyse traditionnel opposant deux types de syndicalisme : le corporatiste, représenté par la CGT, et le syndicalisme de « mouvement social », incarné par les CTA. Force est de constater que cette dichotomie est encore pertinente, au moins partiellement. La CGT, tant dans son rapport à l’exécutif que dans ses liens à la politique parlementaire, est allé puiser dans les répertoires d’action du corporatisme traditionnel. Elle a connu certains succès et est toujours considérée comme indispensable à l’efficacité d’une grève générale par les autres forces syndicales. De leur côté, les CTA continuent d’avoir un discours plus contestataire et d’inclure de façon plus explicite les groupes typiquement exclus des mécanismes de représentation corporatistes. Elles gardent une bonne capacité de mobilisation et l’utilisent pour faire pression sur la CGT et pour conserver un espace de dialogue et de travail collectif avec les autres groupes de travailleurs.
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