Soins en milieu carcéral

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Influence de l’alliance thérapeutique dans l’accès aux soins aux psychopathologies en ergothérapie en milieu carcéral

Influence de l’alliance thérapeutique dans l’accès aux soins aux psychopathologies en ergothérapie en milieu carcéral

1.6. Question initiale de recherche 1.7. Cadre de référence : Dans cette partie nous allons définir le cadre théorique de notre recherche qui va nous aider à apporter des éléments de réponses. Notre étude rentre dans le domaine social qui est l'étude des relations, actions et représentations sociales par lesquelles se constituent les sociétés. Elle vise à comprendre comment les sociétés fonctionnent et se transforment (23). Nous sommes également dans le champ de la psychologie sociale qui représente une branche de la psychologie qui se consacre à l’analyse des interactions, perceptions et influences sociales. (24) En effet, nous avons vu dans la revue de littérature que les soins ne sont pas fondamentalement équivalent en milieu carcéral, de plus la collaboration des deux structures semble poser des problèmes à l’accessibilité de ceux-ci. Dans cette partie le concept de complexité selon Edgar Morin va être développé pour apporter des éléments de réponses. Selon l’enquête exploratoire, il arrive que les institutions aient des problèmes internes relatifs à leurs fonctionnements ou leurs règles et il semble important de comprendre pourquoi le système entier est paralysé car c’est les patients (ou détenus, suivant le versant où l’on se place justement) qui subissent le plus de désagrément. Ensuite le deuxième concept abordé sera l’alliance thérapeutique sur la base
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Pépite | Prescription des traitements agonistes opioïdes en milieu carcéral et son articulation avec les centre de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie de ville en Hauts-de-France

Pépite | Prescription des traitements agonistes opioïdes en milieu carcéral et son articulation avec les centre de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie de ville en Hauts-de-France

sont également en place en Norvège, en Angleterre, en Espagne, en Italie, au Royaume- Uni, en Estonie et en Irlande 41 . Peu de répondant.e.s (21 %) indiquent que ces kits sont disponibles dans leur établissement. Les recommandations sur la naloxone du projet My First 48h Out indiquent que “proposer une courte formation” avant la délivrance est le premier des 10 points essentiels à retenir. Ils recommandent également que formation et délivrance se fassent en même temps et au même endroit. Enfin, il est recommandé que tous les patients sous TAO bénéficient de la remise d’une dose de naloxone. Les répondant.e.s sont encore moins nombreux.ses à disposer de documents d’information type flyers, affiches, cartes (5 %) et aucun ne propose de programmes de formation pour les patient.e.s. Au vu de certaines réponses au questionnaire notées en texte libre, on peut faire l’hypothèse que certains répondant.e.s faisaient référence à la naloxone disponible dans le chariot d’urgence pour être utilisée par les soignant.e.s en cas d’overdose en prison. La formulation de cette question (voir Questionnaire milieu carcéral en Annexe 2) pourrait être précisée si l’étude devait être répliquée. La question suivante portait sur la fréquence effective de distribution de ces kits. Les recommandations de la HAS 22 indiquent qu’il faut informer la personne sur les risques de reconsommation ou de surdose après la sortie et proposer, si besoin, la délivrance de naloxone et de matériel de réduction des risques. Le projet européen My First
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Sortir de l’Ombre. Éclairages sur la prison, vol. 2, « Vers une meilleure compréhension du milieu carcéral » (2e ed.)

Sortir de l’Ombre. Éclairages sur la prison, vol. 2, « Vers une meilleure compréhension du milieu carcéral » (2e ed.)

De façon prioritaire, les soins médicaux doivent être dispensés dans la prison et les examens réalisés dans la polyclinique pénitentiaire. Toutefois, si le détenu est atteint d’une affection qui ne peut être traitée correctement dans l’établissement, le directeur peut solliciter l’autorisation de transférer le détenu vers un centre médical pénitentiaire (par ex. Bruges ou Saint-Gilles). Dans le cadre d’une affection dont le traitement ne peut être réalisé en détention, le directeur sollicite l’autorisation de transférer le malade vers un hôpital. Le détenu est sous la responsabilité des agents pénitentiaires et les frais médicaux sont pris en charge par l’administration pénitentiaire. Dans certains établissements, les personnes atteintes de troubles mentaux graves sont transférées dans une annexe psychiatrique. Un détenu malade et dont le pronostic de survie est réservé peut être libéré anticipativement pour raisons médicales et humanitaires.
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Dépistage du cancer colorectal en milieu carcéral : état des lieux de l’organisation et de la réalisation pratique du dépistage organisé en Aquitaine et Poitou-Charentes

Dépistage du cancer colorectal en milieu carcéral : état des lieux de l’organisation et de la réalisation pratique du dépistage organisé en Aquitaine et Poitou-Charentes

a. Caractéristiques générales du patient Pour caractériser la situation socio-judiciaire, ont été recueillies : • des données sociales : âge, niveau études, statut familial,… Même si la population carcérale est par définition une population précaire, nous avons sélectionné ces données informant sur la dynamique de vie personnelle des détenus avant l’incarcération, cette attitude générale pouvant expliquer une adhésion différente aux soins et au dépistage.

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État des lieux de l’offre de substitution médicamenteuse aux opiacés en milieu pénitentiaire français : place de l’association buprénorphine-naloxone au sein des pratiques des médecins en milieu carcéral

État des lieux de l’offre de substitution médicamenteuse aux opiacés en milieu pénitentiaire français : place de l’association buprénorphine-naloxone au sein des pratiques des médecins en milieu carcéral

Avant la sortie de prison, et toujours dans un but de continuité des soins, une consultation médicale doit être organisée (loi pénitentiaire du 25 novembre 2009) ; on remet au détenu ses résultats d’examen et son ordonnance de sortie. A cette occasion, il est essentiel d’établir des contacts avec les réseaux de prise en charge addictologique et les différents intervenants à l’extérieur (CSAPA, médecins généralistes, pharmacies etc.) pour anticiper et préparer la sortie du détenu. (124) Il est possible par exemple, de prescrire le TSO pour quelques jours afin de permettre au nouveau « libéré » de patienter dans de bonnes conditions jusqu’au premier rendez-vous avec le CSAPA qui prendra la suite du suivi médical du patient ex-détenu.
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L'acte et son énigme : entre l'innommable et l'indicible : psychopathologie en milieu carcéral

L'acte et son énigme : entre l'innommable et l'indicible : psychopathologie en milieu carcéral

4. 2. 2. Le modèle du traitement moral...................................................................................62 4. 2. 3. Historique des soins psychiatriques en milieu carcéral ..............................................63 4. 2. 4. Comment s’organise le dispositif de soins en prison ? ...............................................67 4. 2. 5. Autre unité de soins : Unité pour Malades Difficiles (UMD) ....................................70

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ARTheque - STEF - ENS Cachan | Le corps meurtri, ou la santé en milieu carcéral

ARTheque - STEF - ENS Cachan | Le corps meurtri, ou la santé en milieu carcéral

À l’opposé de la dégradation, le corps peut réagir à l’enfermement en valorisant l’image corporelle, en visant l’épanouissement corporel à travers le sport et le culturisme. Ces pratiques, souvent obsessionnelles, cherchent à modeler le physique, à lutter contre la dégénérescence, à forger un corps à même de s’engager dans un rapport de force. Il s’agit, en fait, d’une autre réponse extrême à un même type de problème, celui du corps qui se révolte contre son enfermement et qui cherche à prévenir la dépendance. Il faut d’emblée relever que l’état de santé des personnes qui entrent en prison est extrêmement précaire et « met en évidence les stigmates précoces d’une vie placée sous le signe de la prise de risques bien davantage que de la prise de soins de soi » 7 .
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Déterminants de participation à un groupe de sensibilisation à l’usage du cannabis mené en milieu carcéral

Déterminants de participation à un groupe de sensibilisation à l’usage du cannabis mené en milieu carcéral

Notre étude avait pour objectif de comprendre les déterminants qui ont conduit les usagers de cannabis incarcérés à la maison d’arrêt de Nîmes à participer au groupe SUC. Le désir d’arrêter de fumer (trouver de l’aide ou la motivation pour arrêter de fumer), l’envie d’accéder à des informations sur le cannabis et de confronter son parcours en tant que consommateur à ceux des autres participants étaient des facteurs motivant la participation au groupe. Pour certains, leur participation était aussi perçue comme un moyen de rompre avec la vie en détention, d’autres l’ont plutôt vécue comme une obligation. L’obtention d’un certificat pouvant être remis au juge s’est révélé être un facteur motivationnel important. Le groupe était envisagé comme un moment de partage, d’écoute et d’entraide. Parallèlement, on a pu constater une tendance à la banalisation de l’usage du cannabis, pouvant en freiner la remise en question. Les détenus arrivants, souvent jeunes et déjà usagers, doivent s’adapter aux spécificités de la vie carcérale et du trafic. Il est important d’avoir une action précoce afin de sensibiliser ces jeunes, rarement en contact avec le système de soin, aux risques liés à une surconsommation de cannabis et aux moyens de prise en charge existants, et ce avant qu’ils intègrent et s’adaptent aux nouvelles règles du trafic en détention. Il est pour cela primordial que l’équipe de soins se positionne précocement dans le repérage et le suivi addictologique de ces patients.
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La prévention du suicide en milieu carcéral :
analyse d'un programme de soutien par les pairs

La prévention du suicide en milieu carcéral : analyse d'un programme de soutien par les pairs

Lors du dépistage d'un individu à risque suicidaire ou représentant une menace pour lui-même, les études suggèrent qu’une gestion de cas soit mise en place par un suivi assurant une surveillance adéquate et un soutien social basé sur la communication. L'isolement dans une cellule anti-suicide est une pratique courante afin d'assurer un arrêt d'agir. Cette méthode est généralement définie comme une forme d'isolement où les détenus sont maintenus dans leur cellule pendant 22 à 24 heures par jour, séparés les uns des autres (Shalev, 2008). À noter que cette méthode et l'impact de celle-ci seront discutés plus amplement lors d'une prochaine section. L'utilisation de médication ou encore d'appareils pouvant améliorer la sécurité des détenus, par exemple des caméras ou un environnement sécuritaire, sont également considérées dans la littérature comme des composantes bénéfiques et complémentaires dans l'élaboration d'un programme de prévention où un arrêt d'agir est nécessaire (Fruehwald & coll., 2003; Konrad & coll., 2007). Finalement, des procédures doivent être mises en place lorsqu'une tentative ou un suicide se produit, notamment afin de sécuriser les lieux et prodiguer les soins nécessaires (Konrad & coll., 2007).
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La violence en milieu carcéral : étude des facteurs de risque de passage à l’acte dans une population d’hommes détenus en maison d’arrêt

La violence en milieu carcéral : étude des facteurs de risque de passage à l’acte dans une population d’hommes détenus en maison d’arrêt

D’autre part, il y a peu d’unités hospitalières spécialement aménagées (UHSA) comparativement aux nombres d’hospitalisations en psychiatrie pour les détenus, et les listes d’attente s’allongent, obligeant de plus en plus souvent les psychiatres à hospitaliser des détenus sous contrainte (d’après l’article D 398 du Code de procédure pénale) en service hospitalier de secteur, en cas d’urgence, alors que certains auraient pu bénéficier de soins libres en UHSA. En effet, le nombre de lits disponibles en UHSA ne couvre pas les besoins de soins psychiatriques hospitaliers des détenus, et les hospitalisations sous contrainte de détenus en psychiatrie ont été multipliées par 15 en 10 ans (26). Or, les détenus accueillis en hospitalisation complète en centre hospitalier, ne sont en général pas traités comme des patients « lambda », placés en chambre d’isolement à leur arrivée de façon systématique par exemple, alors même que leur état clinique ne le justifie pas, comme l’a constaté le contrôleur général des lieux de privation de liberté. Ces services n’étant pas destinés à l’accueil de personnes détenues, les équipes de soins sont peu formées à cela, et la crainte de l’évasion ou de la violence du patient passe bien souvent au-dessus de la qualité des soins. Les membres du personnel de surveillance se retrouvent souvent en difficulté face aux détenus présentant des troubles mentaux, du fait de leur manque de connaissances sur ces maladies et leurs symptômes ; et de leurs aprioris souvent négatifs sur ces détenus. Seule la crise suicidaire fait l’objet d’une formation spécialisée incluant le repérage des symptômes. Mais ils ne sont pas formés au repérage de détenus psychotiques, déprimés, anxieux, ce qui représente pourtant la majorité des troubles repérés en prison.
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Évaluation de l’acceptabilité des TROD pour le dépistage de l’infection par le virus de l’hépatite C : étude en milieu carcéral

Évaluation de l’acceptabilité des TROD pour le dépistage de l’infection par le virus de l’hépatite C : étude en milieu carcéral

24 D. Infection par le VHC et milieu carcéral 1. Une population carcérale marquée par sa précarité et son exclusion du système de soins La part des personnes issues d’un milieu défavorisé avant l’incarcération et cumulant les difficultés sociales et sanitaires y est surreprésentée. D'après le rapport Mouquet sur la santé des personnes entrées en prison en 2003, 16,7% des personnes interrogées déclaraient avoir un domicile précaire ou être sans domicile fixe avant l’incarcération (33). Le niveau d’éducation y est peu élevé : 48 % n'a aucun diplôme et le taux d’activité avant l’incarcération est inférieur à 50% (34). Une revue de la littérature de l'InVS en 2014 a évalué l'état de santé des personnes détenues ; lors de l'admission, la prévalence des conduites à risques ainsi que des troubles mentaux y était plus importante qu'en population générale (2).
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Pépite | Dépistage des infections sexuellement transmissibles chez les arrivants en milieu carcéral et détermination des facteurs de risque d’infection à Chlamydia Trachomatis

Pépite | Dépistage des infections sexuellement transmissibles chez les arrivants en milieu carcéral et détermination des facteurs de risque d’infection à Chlamydia Trachomatis

Matériel et méthode : L’étude est monocentrique, quantitative, prospective et descriptive. Elle s’est déroulée au sein de l’unité de consultations et de soins ambulatoires du centre pénitentiaire d’Annœullin entre avril 2013 et avril 2017. Les hommes entrant en détention, acceptant la consultation médicale d’arrivée sont inclus. Il leur est proposé un dépistage qui comprend les sérologies VIH, VHB, VHC, Syphilis et un prélèvement urinaire pour réalisation d’une PCR Chlamydia Trachomatis et Gonocoque associé à un questionnaire qui est rempli par le médecin.
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De la consommation au sevrage (cannabis, cocaïne, amphétamines, héroïne), en milieu libre ou en milieu carcéral : prises en charge et rôle du pharmacien d'officine

De la consommation au sevrage (cannabis, cocaïne, amphétamines, héroïne), en milieu libre ou en milieu carcéral : prises en charge et rôle du pharmacien d'officine

Dans la très grande majorité des cas, l’hospitalisation se passe avec l’accord du patient et elle remplit alors son rôle thérapeutique. Il arrive cependant que des parents, époux ou proches ne supportent plus la violence, la dépression ou les hallucinations de toxicomanes et demandent alors une hospitalisation sous contrainte (sans consentement). Celle-ci est régie par des règles très strictes afin d’éviter tout abus et de respecter les droits de la personne concernée. Ce genre d’hospitalisation n’est applicable que lorsque le consommateur représente un danger réel pour lui-même avec un risque de tentative de suicide ou un danger d’agression envers les autres et qu’il n’est psychiquement pas prêt à consentir aux soins. La prise en charge sous contrainte n’est applicable que si les soins nécessaires sont indispensables immédiatement et nécessitent une surveillance constante. Il faut savoir que ce n’est pas une méthode efficace pour sortir de la drogue. En effet, sortir de la dépendance, particulièrement psychique, nécessite la prise de conscience, l’intuition et le consentement du toxicomane. C’est une solution à court terme mais qui à long terme ne résoudra pas le problème de dépendance et les différents problèmes qui ont conduit à la toxicomanie. Elle peut cependant permettre un début de prise de conscience et l’entrée dans un programme de soins à long terme.
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La coexistence des secrets en exécution de peine privative de liberté: vers un modèle de partage des informations confidentielles en milieu carcéral

La coexistence des secrets en exécution de peine privative de liberté: vers un modèle de partage des informations confidentielles en milieu carcéral

1.8.2 Relations entre intervenants Les recherches menées sur les relations entre les intervenants internes à l’institution carcérale, en particulier entre les surveillants et les socio-éducateurs, entre les soignants et les surveillants, ou entre les socio-éducateurs et les soignants sont rares. A notre connaissance, il n’existe pas d’études spécifiquement consacrées aux rapports entre ces différents groupes de l’ampleur de celles qui furent publiées sur les relations entre les détenus et les surveillants. Ce n’est finalement qu’au détour de ces dernières que figure(nt) une remarque ou deux sur la teneur et/ou la qualité de leurs relations. Aussi nous contenterons-nous de relever ici certaines caractéristiques récurrentes de leurs interactions via l’analyse des propos recueillis auprès des personnes interrogées, en particulier sous l’angle de leur(s) opportunité(s) de communiquer et de leurs besoins respectifs en informations. Les propos ci-après retranscrits restituent donc les points de vue de certains de nos interlocuteurs. Ils ne constituent en aucun cas des généralités. D’emblée, il apparaît que les interactions entre les différents intervenants sont particulièrement modelées par l’organisation préconisée au sein de l’établissement. Par exemple, les relations avec un professionnel de la santé se nouent différemment selon qu’il existe un service médical permanent au sein de l’établissement, assumé notamment par du personnel infirmier, ou que les soins sont uniquement prodigués par des médecins vacataires, appelés à intervenir au sein de l’établissement seulement à des jours fixes et en cas d’urgence. Les relations entre intervenants diffèrent également sensiblement dès lors que la structure de l’établissement est plus ou moins lourde en raison de ses spécificités intrinsèques, telles que sa taille et son (ses) régime(s) d’exécution.
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Difficultés et ressentis des soignants dans la prise en charge des toxicomanes aux opiacés en milieu carcéral en Savoie en 2011

Difficultés et ressentis des soignants dans la prise en charge des toxicomanes aux opiacés en milieu carcéral en Savoie en 2011

La circulaire DGS/DHOS n° 2002/57 du 30 janvier 2002 permet la primo-prescription de la Méthadone® par les médecins exerçant en établissement de santé, dont les médecins des UCSA. L’instruction du 17 novembre 2010, relative à l’organisation de la prise en charge des addictions en détention, émanant du secrétariat d’État à la Santé, reprend les concepts développés dans la note du 09 août 2001 et définit les modalités de coordination et l’organisation de la prise en charge des addictions. L’accent est mis sur le repérage des personnes ayant des problèmes d’addiction lors de la visite médicale d’entrée, au sein des unités de consultations et de soins ambulatoires (UCSA). Le diagnostic doit être posé par un professionnel spécialisé en addictologie. Doit être défini un projet de soins adapté qui comprend « le suivi du sevrage, la prescription et le suivi de traitements de substitution, la prise en charge des comorbidités somatiques et psychiatriques, le suivi psychologique » ; la prise en charge doit être assurée selon les besoins du patient et les organisations locales de l’offre de prise en charge, par un médecin addictologue hospitalier de rattachement de l’UCSA ou un professionnel d’un centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie de proximité (CSAPA).
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Dynamique des processus d'adaptation des détenus au milieu carcéral

Dynamique des processus d'adaptation des détenus au milieu carcéral

En effet, les rapports de pouvoir ou les rapports de force peuvent très vite venir biaiser ce type d’information pour finalement nuire à l’action thérapeutique du milieu. Il ne faut pas cesser de s’interroger sur cette percée des sciences humaines dans la gestion de l’humain et des effets iatrogènes qui posent le risque de non pas résoudre un problème, mais de le créer. La somme de ces items, qui constitue une mesure “ actuarielle ” probabiliste du risque que présente le détenu, doit poser la question de l’effet de surestimation privilégiant les explications internes plutôt qu’externes dans l’établissement des diagnostics. Cette surestimation du risque ou du potentiel de dangerosité peut induire à ce que les délinquants soient classés en fonction du niveau de sécurité exigé et non plus en fonction de leurs besoins en terme de protection, de soins médicaux ou de programmes. C’est pourquoi, au-delà de cette logique gestionnaire, l’entretien clinique doit demeurer l’étape indispensable par laquelle il est possible d’accéder à une compréhension du fonctionnement psychique et appréhender toute la complexité des conduites, qui ne peuvent être réduites à de simples paramètres statiques. En ce sens, l’entretien clinique doit se situer au fondement de tout test, de toute épreuve et de toute échelle, aussi sophistiqués soient-ils (Aubut, 1993). La relation clinique devrait fournir les pistes d’intervention puisqu’elle repose sur une compréhension des rapports nécessaires et non probabilistes entre les diverses variables engagées. Le problème se pose lorsque l’évaluation du risque de comportements violents se base essentiellement sur des variables qui ont cette particularité de ne pas changer avec le temps. Dans ce contexte, l’évaluation s’imprègne d’un renoncement à l’idée que le détenu puisse changer. Cette situation augmenterait les risques d’instaurer des outils de légitimité de contrôle uniquement. La mise en place d’outils d’évaluation engage donc une réflexion sur le plan de l’éthique.
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La fatigue de compassion : état des lieux des connaissances, aspects cliniques : enquête transversale, multicentrique auprès de soignants intervenant dans les services de psychiatrie en milieu carcéral

La fatigue de compassion : état des lieux des connaissances, aspects cliniques : enquête transversale, multicentrique auprès de soignants intervenant dans les services de psychiatrie en milieu carcéral

multicentrique auprès de soignants intervenant dans les services de psychiatrie en milieu carcéral. RESUME DE LA THESE EN FRANÇAIS : Introduction : Dans notre pratique quotidienne en psychiatrie, la relation avec le patient est un élément central du soin, faisant de nous des interlocuteurs privilégiés. Depuis une vingtaine d’années, de nombreux auteurs se sont intéressés aux effets que peuvent avoir les récits traumatiques chez les soignants et plus singulièrement chez les soignants en santé mentale. Cette exposition prolongée au matériel traumatique apporté par le patient peut se traduire par différents concepts que sont : le stress traumatique secondaire, la fatigue de compassion, le traumatisme vicariant. L’objectif de cette étude est d’évaluer la fatigue de compassion chez les soignants en SMPR et UHSA et d’identifier les facteurs de risques et de protections. Méthode : Il s’agit d’une étude épidémiologique, transversale, multicentrique concernant 115 soignants exerçant à l’UHSA de Lille et Rennes et au SMPR de Lille, Amiens, Caen, Rennes. Chaque participant a reçu un questionnaire anonyme de 48 questions évaluant la fatigue de compassion selon le test d’usure de compassion, et les principaux facteurs de risques et de protections selon un questionnaire élaboré par nos soins. Nous avons réalisé une analyse descriptive des données ainsi que des analyses bivariées. Résultats : La moyenne au TUC est de 37,26 correspond à un risque élevé. Lors des analyses bivariées, 12 variables explicatives ont démontré un lien statistiquement significatif avec la variable du score TUC. Conclusion : De par son potentiel délétère sur le soignant, la FC est un réel enjeu de santé publique, en témoigne l’attention croissante accordée à la compréhension et à la description des risques psychosociaux. MOTS CLES : fatigue de compassion, traumatisme vicariant, stress traumatique secondaire, psychiatrie carcérale, épuisement professionnel, santé au travail, pathologie professionnelle, traumatisation secondaire.
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Périnatalité en milieu carcéral : quelle place pour la sage-femme ?

Périnatalité en milieu carcéral : quelle place pour la sage-femme ?

Tous les examens obligatoires semblent donc être réalisés selon les recommandations pour ces femmes enceintes. D’après les recommandations de l’HAS,(42) « le bon déroulement de la grossesse et le bien-être de l’enfant reposent sur un suivi médical complété par une préparation à la naissance et à la parentalité structurée, dont l’objectif est de contribuer à l’amélioration de l’état de santé global des femmes enceintes, des accouchées et des nouveau-nés […] La personnalisation de l’accompagnement, la mise en place de dispositifs précoces et leur poursuite en particulier pour les femmes les plus vulnérables, impliquent une continuité de la démarche de soins et une meilleure coordination par un travail en réseau, quels que soient la discipline et le mode d’exercice». La femme enceinte incarcérée répond à l’ensemble de ces critères et devrait faire l’objet d’un suivi personnalisé du fait de son incarcération. Toutefois, à l’heure actuelle, seules les puéricultrices interviennent, sur demande de la mère, afin de préparer l’arrivée de l’enfant en abordant notamment les effets de son arrivée, le matériel nécessaire ou encore de l’allaitement. Il serait intéressant de consacrer à ces femmes une part plus importante et ainsi avoir un rôle préventif mieux adapté à la situation. Nous développerons cette proposition d’action dans la partie 3.
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La prise en charge de l’addiction en milieu carcéral rennais

La prise en charge de l’addiction en milieu carcéral rennais

mentaux et les soins qui leur sont prodigués dans la mesure où ils sont considérés comme des malades. Cette circulaire est à l’origine de l’asile thérapeutique 6 . A l’imaginaire du fou s’oppose l’imaginaire du médecin. En effet, à en croire certaines peintures de l’époque, de nombreuses opérations des « pierres de tête » sont pratiquées afin d’extraire du crâne du patient l’objet de sa folie. On peut également évoquer la « théorie des vapeurs » de Daniel Sennert. Selon lui, l’organe migrateur a la réputation de « fuir les choses puantes et de se plaire aux choses odoriférantes » et il suffit, pour le ramener en place, de faire respirer aux hystériques des odeurs fétides. De nombreuses autres méthodes originales sont utilisées. Malgré cela, il existe des thérapeutiques classiques basées sur la théorie des humeurs d’Hippocrate à laquelle s’ajoute la notion d’agitation. D’où l’instauration de substances « calmantes » telles que l’opium, le datura, la jusquiame, la belladone, le camphre…A cela, on ajoute des « évacuants » : purgatifs et émétiques chargés d’évacuer la bile et les humeurs acides. Des « irritants » (cautères, ventouses…) sont aussi employés. Ils sont appliqués au plus près du cerveau pour éliminer les « humeurs mauvaises ». Il ne faut pas omettre les « toniques » (régime associé à des vins amers) qui sont réservés aux états d’aliénation compliqués « d’épuisement » comme la mélancolie, l’idiopathie ou la démence. Par ailleurs, il y a l’eau appliquée sur toutes ses formes dont les vertus thérapeutiques sont connues depuis l’Antiquité. L’eau est préconisée en tant qu’humectant et rafraîchissant dans les années 1760 suite à l’Essai sur les affections vaporeuses des deux sexes de Pomme. D’après l’auteur, il existe spécialement dans l’hystérie un dessèchement des fibres nerveuses auxquelles il faut donc rendre leur élasticité. L’eau est donc administrée soit par voie interne, soit par voie externe, en associant lavements et bains prolongés (principe de thalasso).
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Handicap en milieu carcéral : quelles différences avec la situation en population générale ?

Handicap en milieu carcéral : quelles différences avec la situation en population générale ?

n’hésitait pas à répondre par l’affirmative, rejoignant ainsi le point de vue exprimé par Michèle Colin et Jean-Paul Jean selon lesquels le « monde carcéral [est] devenu un réceptacle où aboutissent toutes les marginalités » (Colin et Jean, 1997). En 1997, 5 % des entrants en prison étaient sans abri, 10 % avaient un domicile précaire et 18 % n’avaient pas de protection sociale (Mouquet et al., 1999). Or, la précarité, parce qu’elle est souvent synonyme d’un moindre accès aux soins, d’une hygiène et d’une prévention défectueuses et de comportements à risque est un état propice à l’apparition de pathologies. L’enquête sur les sans-domicile usagers des services d’aide (de la Rochère, 2003) a ainsi montré que ceux-ci souffrent deux fois plus souvent d’une maladie ou d’un traumatisme que l’ensemble de la population. Ce constat de précarisation de la population carcérale se doublait d’un deuxième constat : celui du vieillissement de cette population. En 2001, on comptait un peu plus de 5 000 détenus âgés de 50 ans ou plus, un effectif certes modéré mais qui a plus que doublé depuis le début des années 1990 (Kensey, 2001). Cette tendance tient, d’une part, à une modification de la législation relative au délai de prescription pour les crimes et délits sexuels 1 qui a fait entrer en prison des personnes d’âge mûr et, d’autre part, à l’élévation de l’échelle des peines depuis le nouveau code pénal ainsi qu’à la diminution des libérations conditionnelles.
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