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Non recours et non adhésion : la disjonction des notions de "qualité de vie" et "qualité de l'aide à domicile"

Non recours et non adhésion : la disjonction des notions de "qualité de vie" et "qualité de l'aide à domicile"

Des préceptes de vie en ont résulté, généralement maintenus tout au long de l’existence, lorsque les personnes n’ont pas changé de milieu. Ainsi ,il n’est pas rare d’entendre des personnes de plus de 80 ans se référer aux manières de faire de leurs parents et reprendre à leur compte, comme règle indiscutable du groupe familial auquel elles se sentent encore appartenir malgré leur grand âge, des préceptes de vie, qui ont soutenu leur identité : « Chez nous, le travail a toujours passé avant la rigolade » ou encore « on reconnaît la ménagère à son intérieur ». Les principes d’économie qui ont guidé l’existence de certaines personnes s’appliquent dans le quotidien, de même que les logiques d’honneur, qui amènent, pour rester fidèles, à ce qu’on est, à renoncer à solliciter une aide ou à en réduire la portée. La revendication d’autonomie repose sur la réaffirmation de son identité et sur la défense d’une continuité de vie, que rien ne doit menacer : « - Et vous ne pensez pas que c’est un droit qu’on aide les personnes âgées quand ils sont malades, et qu’avec la vieillesse… (elle me coupe). Mme C. : Ben oui mais à ce moment là quand on nous donne quelque chose, qu’on nous envoie pas la facture alors ! Voyez, on me donne 24 euros, j’en paye 99. Voilà. - Donc vous préférez rester en retrait de tout ça ? - Mme C. : Moi je suis pas mendiante. Vous savez, j’ai besoin de manger, j’ai un jardin, je bêche mon jardin, je vis sur mon jardin. Tout ce qu’on a fait, on l’a travaillé, on l’a eu à la force de nos poignets. - Vous êtes dans la même idée tout au long de votre vie finalement. Ça ne change pas aujourd’hui parce que vous êtes une personne âgée ? Mme C. : Ben non, non. Peut être que si je me trouvais dans l’état de mon mari, les enfants demanderaient quelque chose je sais pas. Mais moi… Qu’on m’envoie des aides, mais à ce moment là qu’on m’envoie pas la facture. Qu’est
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Le non-recours des jeunes adultes à l’aide publique – Revue de littérature

Le non-recours des jeunes adultes à l’aide publique – Revue de littérature

en plus souvent, etc. Elles peuvent se cumuler et s’auto-entretenir et, compte tenu de leur récurrence dans les parcours analysés, sont à considérer comme autant d’indices de processus de rupture en cours et à venir » (Chauveaud, Vial, Warin, 2016a, p. 36). Ces pratiques de décrochage de l’intérieur prennent une autre ampleur lorsque les individus se retrouvent contraints d’accepter une orientation scolaire imposée par l’administration scolaire ou bien obtenue par défaut. « Le discours des individus sur leurs parcours scolaires […] glissent du non-concernement à la non-adhésion ; un glissement marqué par un désaccord de fond sur la logique de relégation du système scolaire […] Des années après, une orientation subie continue de marquer le rapport à l’offre scolaire, tant les effets peuvent être durables sur les parcours sociaux. Le récit de cet épisode tournant de l’histoire scolaire cristallise les critiques à l’endroit du système scolaire. Le travail de « distillation fractionnée » (Dubet, 2006 ; Prost, 1992) du système scolaire est perçu comme une forme de marginalisation instituée que certains individus dénoncent comme injuste. […] Aux yeux des élèves relégués, les principes fondamentaux du droit de choisir et de changer d’orientation doivent prévaloir à la justification par les résultats scolaires des logiques du système d’orientation. […] La logique de non-adhésion n’est pas à considérer comme un dépassement de la logique de non-concernement mais davantage comme un autre versant de l’analyse des processus de décrochage. Il ne suffirait pas que les élèves se sentent concernés par leur scolarité pour qu’ils adhèrent à ce qui leur est proposé à l’école. En revanche, il est fort probable que l’adhésion renforce le concernement et l’implication » (Chauveaud, Vial, Warin, 2016a, p. 44-45).
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DEMences INEgalités- Non Recours au Diagnostic et aux Soins.

DEMences INEgalités- Non Recours au Diagnostic et aux Soins.

8 champ sanitaire 2 . Toutefois, le diagnostic précoce paraît souhaitable pour les fins de la recherche et de l’accompagnement des situations (Gallois, Vallée, Le Noc, 2007). Les travaux menés antérieurement sur le « non-recours » font apparaître que dans le domaine de la santé ou de l’aide médico-sociale, la non-demande peut aussi être comprise, au moins partiellement comme « non-adhésion » au contenu des prescriptions ou des aides offertes. Les travaux portant sur la non-observance médicamenteuse ou ceux portant sur le recours aux dispositifs sociaux soulignent l’incidence forte de la non congruence des univers symboliques des aidants et des aidés potentiels. En effet, le non recours peut être analysé comme résultant de conflit de normes et de valeurs entre ce qui est offert en termes de services ou de soins et qui est attendu, par les personnes, comme soutien de la continuité du sens et des formes antérieures de leur existence (Gucher C., 2011). Ce non-recours peut aussi être vu comme une conséquence des représentations négatives que l’individu et/ou sa famille peut avoir au sujet des organisations prestataires et des dispositifs existants (Warin, 2012 ; Revil, 2014). Qu’en est-il alors pour le diagnostic et les soins proposés pour des pathologies de type Alzheimer ? A travers notre recherche, nous avons cherché à comprendre comment les personnes concernées par la maladie d’Alzheimer jugent, s’emparent ou se détournent des systèmes d’aides et de soins qui leur sont dédiées.
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LE NON-RECOURS AUX DROITS SOCIAUX, ENTRE VULNÉRABILITÉ SOCIALE ET CITOYENNETÉ ACTIVE

LE NON-RECOURS AUX DROITS SOCIAUX, ENTRE VULNÉRABILITÉ SOCIALE ET CITOYENNETÉ ACTIVE

Concrètement, l’analyse du non-recours au Revenu de solidarité active (RSA) « activité » a mis en avant ce processus. Parmi les 68 % des personnes éligibles (évaluation de 2011) qui n’ont jamais bénéficié de la prestation, tout en connaissant son existence et sans exclure de pouvoir la percevoir, une majorité men- tionne comme raisons de non-dépôt d’une demande, une certaine méconnaissance du dispositif. Mais un tiers aussi ne l’a pas demandé volontairement. La démarche paraît trop lourde et parfois trop coûteuse au regard de l’avantage financier, surtout lorsque les personnes pensent pouvoir améliorer à court terme leurs situations professionnelles. Le dispositif peut également les heurter quand elles perçoivent à tra- vers lui l’instauration d’un dispositif d’intéressement permanent parce qu’il induirait une reconnaissance institutionnelle du travail précaire. Dans ce cas, les ayants droit potentiels peuvent attendre avant tout des pouvoirs publics une politique incitant à la hausse des salaires qui leur permettrait de vivre dignement de leur travail, au lieu d’être tributaires d’une aide publique. L’explication du manque de pertinence du RSA « activité » oscille entre faible utilité et désaccord. Selon l’interprétation retenue, le sens du non-recours à l’offre publique n’est pas le même. Il peut signifier un trop faible intéressement à sa valeur d’usage ou un manque d’adhésion à sa valeur d’échange.
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Le non-recours chez les jeunes - Deux parcours de vie

Le non-recours chez les jeunes - Deux parcours de vie

11 Non-adhésion aux apprentissages scolaires et décrochage Si ce n’est en primaire, avant le divorce de ses parents, Marco affirme ne jamais s’être senti concerné par sa scolarité. Il n’a jamais accroché aux apprentissages, refusant systématiquement de participer aux examens. Il redouble à plusieurs reprises et se retrouve relégué en filière professionnelle. Alors qu’il est en cours d’apprentissage, son patron met la clef sous la porte. Tout juste majeur, une opportunité d’emploi s’offre à lui. Marco met fin au non-sens de sa scolarité pour devenir ouvrier. C’est une façon pour lui de prendre ses responsabilités pour rattraper le temps perdu, alors que certains de ses amis commencent à gagner leurs vies.
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La lutte contre le non-recours : des enjeux pour la production des politiques sociales

La lutte contre le non-recours : des enjeux pour la production des politiques sociales

1. Renforcer la légitimité des normes des politiques sociales Parmi les formes de non-recours, la non demande mérite l’attention. Outre les calculs individuels de type coût-avantage, cette forme de non-recours indique dans bon nombre de cas l’existence de conflits de représentations sur la justesse même de la prestation. Celle-ci heurte les destinataires quand la norme sociale qu’elle contient ne leur paraît pas acceptable. Ce ne sont pas principalement les critères ou techniques du ciblage qui créent la non demande, mais « le motif » de la prestation. Celui-ci est exposé dans un ou des textes (loi, décret, arrêté, circulaire, etc.) qui donnent à la prestation son assise juridique. Or, les motifs ne paraissent pas nécessairement acceptables. Si bien que tout en étant fondées en droit, il peut manquer aux prestations sociales, notamment aux minima sociaux, la légitimité que seule l’adhésion des ouvrants-droit potentiels peut leur conférer, et non seulement celle des catégories non bénéficiaires qui les financent notamment par l’impôt.
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Expériences de justice et représentations sociales : l’exemple du non-recours aux droits

Expériences de justice et représentations sociales : l’exemple du non-recours aux droits

Les travaux sur les représentations sociales de la justice rejoignent l’interrogation sur les conceptions du rapport entre individus et État et le positionnement vis- à-vis de l’universalité des droits (Clémence, Doise, de Rosa, Gonzalez, 1995). L’adhésion à la conception du libre marché – norme du mérite individuelle et dis- à la conception du libre marché – norme du mérite individuelle et dis- conception du libre marché – norme du mérite individuelle et dis- tinction interindividuelles entre gagnants et perdants – et/ou à celle des inégali- à celle des inégali- inégali- tés structurelles – distinctions de classes sociales et causes externes aux inégalités sociales – fonctionnent comme des représentations sociales normatives pour déter- miner qui a droit à quoi et revendiquer plus ou moins d’intervention de l’État face aux inégalités sociales (État minimal ou redistributeur) (Staerklé, Delay, Gianettoni, Roux, 2007). Le rapport idéel et pratique à la justice et au droit s’inscrit dans la réflexion menée sur la légitimation des inégalités sociale (Jost & Banaji, 1994). Si les conceptions du vivre-ensemble, dans lesquelles interviennent des attributions causales (internes ou externes) et des distinctions sociales (interindividuelles ou intergroupes), agissent en tant que normes pour se positionner vis-à-vis de l’inter- vention de l’État, nous pouvons nous questionner sur le lien entre les conceptions des rapports sociaux, les positionnements vis-à-vis de l’intervention de l’État et les pratiques de recours au droit que ces représentations peuvent instituer ; lien entre représentations sociales de la justice et son usage de la justice déjà mis en évi- dence par ailleurs concernant les représentations sociales de l’appareil judiciaire (Fieulaine, Kalampalikis, Haas, Beal, 2012).
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Le non-recours par désintérêt : la possibilité d'un "vivre hors-droit"

Le non-recours par désintérêt : la possibilité d'un "vivre hors-droit"

Cependant, au moment oŠ la rƒforme des syst•mes de protection sociale en Europe cherche explicitement € trouver une voie mƒdiane entre l’approche solidariste de l’ƒgalitƒ des droits et une approche capacitaire fonci•rement individualiste de l’ƒgalitƒ des chances, la question de la non-demande sociale qui rƒsulte d’un dƒsintƒrˆt pour l’offre publique mƒrite d’ˆtre dƒbattue. Sans entrer ici dans un rappel des rƒformes en cours, chacun peut constater que le dƒveloppement d’une protection ciblƒe sur les plus dƒmunis € partir d’un rƒgime de solidaritƒ nationale et locale (financement par l’imposition et la fiscali- tƒ des minima sociaux, mais aussi des aides locales facultatives) prƒ- f•re la voie d’une sƒcurisation des conditions individuelles (par l’ƒducation, l’insertion, les droits sociaux) € celle de l’assistance. Il s’agit de permettre € chacun d’accƒder € une position sociale conforme € ses capacitƒs. C’est tout le dƒbat actuel (et international) sur com- ment repenser l’ƒgalitƒ des chances, comme l’explique fort bien Pa- trick Savidan dans un rƒcent ouvrage 6 .
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Impact de la non-adhésion aux statines sur la survenue d'événements coronariens en prévention primaire dans un contexte réel d'utilisation

Impact de la non-adhésion aux statines sur la survenue d'événements coronariens en prévention primaire dans un contexte réel d'utilisation

Les patients avec une maladie artérielle périphérique (PAD) d’un grand vaisseau sont aussi à haut risque de décès par cause cardiovasculaire.[19, 20, 22-25] En effet, ils sont quatre foi[r]

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Le défi cognitif de l'action sur le non-recours, entre "domination" et émancipation"

Le défi cognitif de l'action sur le non-recours, entre "domination" et émancipation"

Le changement à l’œuvre va plus loin encore. En cherchant à opérationnaliser une conception de l’assistance comme prévention et dépassement de ces obstacles, l’action sur le non-recours porte une « utopie » selon laquelle il serait possible de réduire ces obstacles en faisant, des relations aux publics, un espace de réflexivité entre offres proposées et attentes (envies) individuelles. Ce qui est utopique, ce n’est pas en soi l’idée de la réflexivité, mais le fait qu’agir sur le non-recours revient à intégrer une compréhension des destinataires dans le but que les politiques réussissent (le non-recours servant alors d’indicateur clé de leur effectivité, efficience et pertinence). L’utopie relève de l’idée selon laquelle les politiques publiques, pour être effectives, efficientes et pertinentes, doivent se « socialiser à la demande sociale » (et non plus seulement l’inverse : « les destinataires aux règles et conditions de l’offre publique ») ; et par conséquent qu’il y a lieu de concevoir les politiques (aussi) à partir d’autres foyers de socialisation que les « entre soi » politiques, administratifs et/ou professionnels habitués à définir la demande sociale à la place des populations (Jobert 1989). Dans la pluralité de la tradition utopique, il existe tout un courant qui donne ainsi la primauté à la société et non à l’Etat pour laisser advenir les réponses aux besoins sociaux (Déjacque, 1971 ; Morris, 1976). Ce qui compte alors de remarquer, c’est le droit de refuser l’offre
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Le non-recours aux droits – Bibliographie / Centre de Ressources – INJEP, 2017/04

Le non-recours aux droits – Bibliographie / Centre de Ressources – INJEP, 2017/04

ROBITEAU, Christelle ; SILVESTRE, Stéphanie ; TRINDADE-CHADEAU, Angelica Référent INJEP ; Cabinet d'Études Sociodémographiques CESOD INJEP Mission Observation Evaluation, 2012, 79 p. ( Rapport d'étude ) Les politiques d'insertion ayant été réformées, notamment suite à une mise en place du revenu de solidarité active (RSA), il n'existe désormais plus qu'une seule forme de contrat aidé : le contrat unique d'insertion (CUI). La distinction marchand/non marchand (secteur public, associations) est cependant conservée, il se décompose ainsi en deux volets : le CUI-CIE et le CUI-CAE. En région Centre, le CUI-CAE semble être particulièrement utilisé dans le secteur de la JSVA. Au regard du nombre de contrats signés, situé au-dessus de l'objectif régional, l'INJEP et la DRJSCS du Centre s'interrogent sur l'existence d'une spécificité des associations de ce secteur. Les auteurs abordent alors les motivations de celles-ci quant au recours au dispositif et notamment à des jeunes. Elles reviennent sur les différents degrés
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Le non-recours par désintérêt : la possibilité d'un vivre "hors droits".

Le non-recours par désintérêt : la possibilité d'un vivre "hors droits".

En France, mˆme si le th•me du non-recours commence € ƒmer- ger sur la sc•ne politique, les institutions publiques, dƒcideurs ou prestataires sont encore loin d’admettre que l’offre publique qu’elles proposent et mettent en œuvre n’est pas nƒcessairement intƒressante. Trop s•res d’elles – ou insuffisamment modestes, comme le dirait Michel Crozier –, mais aussi insuffisamment prƒparƒes, le non- recours rƒsonne trop pour elles comme un dƒsaveu. L’incapacitƒ collective € tirer des conclusions claires des ƒvaluations de l’insertion socioprofessionnelle, qui montrent la dƒsillusion et la dƒsespƒrance des „ bƒnƒficiaires … pour des dispositifs sans cesse renouvelƒs mais sans effet de masse sur l’emploi, est un exemple parmi d’autres de cette impossibilitƒ. Ce que l’on peut considƒrer comme un manque de rƒalisme laisse craindre encore d’autres dƒsillu- sions si les administrations restent dans cet ƒtat d’incomprƒhension.
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Le non-recours par désintérêt : la possibilité d'un vivre "hors droits"

Le non-recours par désintérêt : la possibilité d'un vivre "hors droits"

Cependant, au moment oŠ la rƒforme des syst•mes de protection sociale en Europe cherche explicitement € trouver une voie mƒdiane entre l’approche solidariste de l’ƒgalitƒ des droits et une approche capacitaire fonci•rement individualiste de l’ƒgalitƒ des chances, la question de la non-demande sociale qui rƒsulte d’un dƒsintƒrˆt pour l’offre publique mƒrite d’ˆtre dƒbattue. Sans entrer ici dans un rappel des rƒformes en cours, chacun peut constater que le dƒveloppement d’une protection ciblƒe sur les plus dƒmunis € partir d’un rƒgime de solidaritƒ nationale et locale (financement par l’imposition et la fiscali- tƒ des minima sociaux, mais aussi des aides locales facultatives) prƒ- f•re la voie d’une sƒcurisation des conditions individuelles (par l’ƒducation, l’insertion, les droits sociaux) € celle de l’assistance. Il s’agit de permettre € chacun d’accƒder € une position sociale conforme € ses capacitƒs. C’est tout le dƒbat actuel (et international) sur com- ment repenser l’ƒgalitƒ des chances, comme l’explique fort bien Pa- trick Savidan dans un rƒcent ouvrage 6 .
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Accès aux droits et lutte contre le non-recours dans un contexte de dématérialisation

Accès aux droits et lutte contre le non-recours dans un contexte de dématérialisation

augmente à mesure que l’on dépend des droits sociaux pour ses conditions d’existence. De ce point de vue, les individus sont très inégalement exposés aux effets de la non connexion : il est en effet plus aisé de ne pas vouloir se connecter, par manque d’intérêt ou parce qu’on trouve cela inutile, lorsqu’on ne dépend pas de versements supposant une télé- déclaration trimestrielle de ses ressources, par exemple. De nature, parce que l’exercice même de la citoyenneté sociale devient conditionnée par la maitrise d’une compétence technique, et que les individus ne possédant pas cette nouvelle norme implicite se trouvent exclus de l’accès à leurs droits, et à de plus en plus de dimensions de l’offre de service public. En la matière, les individus n’ont en effet pas de possibilité de report sur une autre offre, i.e. sur une autre modalité d’accès à l’offre : ils sont voués à la « sortie » (ou exit chez Hirschman 68 ), donc au non recours. C’est
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CAUSES DE RENONCEMENTS ET DE NON-RECOURS AUX SOINS PRIMAIRES DES PERSONNES EN SITUATION DE PRÉCARITÉ

CAUSES DE RENONCEMENTS ET DE NON-RECOURS AUX SOINS PRIMAIRES DES PERSONNES EN SITUATION DE PRÉCARITÉ

« J’aurais été moins juste, je pense que j’aurais payé de ma poche. […] J’étais trop trop trop enfoncée pour réussir à sortir la tête hors de l’eau. » Elle a entamé des démarches auprès de la CPAM, la date du début des démarches n’est pas claire, en avril 2014, ou en mars 2016. En tous les cas, malgré tous les rendez-vous auxquels elle s’est rendue et les dossiers remplis, ses démarches n’ont pas abouties. Elle s’y est rendue d’abord par trois fois « pour qu’on me dise clairement qu’il faut que je fasse une demande pour une nouvelle carte, et que celle là elle était foutue. Trois fois ! ». Lorsqu’elle parvient à remplir le dossier, le fait qu’elle n’ait pas de domiciliation pose problème, « je n’avais pas vraiment une adresse », mais elle parvient à s’arranger avec une amie. On lui dit de revenir dans deux mois. Lorsqu’elle revient, elle apprend que son dossier a été perdu, qu’il faut recommencer. Puis il y a eu un problème d’enregistrement, puis ce n’était pas le bon dossier pour faire une demande de CMU, et à la dernière rencontre, la personne au guichet a gardé sa carte Vitale par inadvertance, et elle n’est pas venue la rechercher. Elle a pris tous ses rendez-vous médicaux en fonction des délais annoncés par la CPAM, les a décalé de deux mois en deux mois, ce qui a été une source de malaise pour elle « bref j’ai eu à tourner en rond. […] et les dates des rendez-vous, à force de les décaler vous n’êtes plus crédible et alors ils sautent et puis une chose en entraînant une autre… ». Ce parcours non résolu auprès de l’administration de la sécurité sociale est très éprouvant et frustrant pour elle, car elle sent qu’il l’empêche d’aller de l’avant dans ses projets de vie.
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Facteurs associés à la non-adhésion au traitement préventif de l'asthme chez les enfants suivis dans une structure de soins ou fréquentant un établissement scolaire de Casablanca

Facteurs associés à la non-adhésion au traitement préventif de l'asthme chez les enfants suivis dans une structure de soins ou fréquentant un établissement scolaire de Casablanca

Troisièmement, la possibilité d’un biais de désirabilité sociale sur la question de l’adhésion au traitement demeure, surtout dans le contexte du recrutement sur le lieu de consultation et de l’entretien en face à face, comme c’est le cas dans plusieurs études utilisant cette méthode. Le MARS-A est un instrument qui mesure l’adhésion rapportée. Puisque l’adhésion est un comportement qui peut être perçu comme socialement encouragé, il est possible que l’adhésion soit surestimée. Les items du MARS-A sont par ailleurs formulés de manière à normaliser autant que possible le comportement de non-adhésion. Nous avons aussi pris certaines précautions dont le fait de présenter cette étude comme étant une étude sur l’usage du traitement plutôt que sur l’adhésion ainsi que le fait que la recherche n’ait pas été menée par les équipes des structures de soins et de l’établissement scolaire participant. De plus, le caractère volontaire de la participation à l’étude était clairement expliqué ainsi que l’engagement de l’équipe de recherche à ne pas discuter des résultats avec l’équipe traitante. Malgré tout, la faible adhésion au traitement préventif de l’asthme est probablement un problème plus répandu que ce que ne le révèlent les résultats de cette étude. Cependant, la mesure auto-rapportée offre un aperçu de l’attitude des individus à l’endroit de l’adhésion, ou à tout le moins de ce qu’ils pensent être leur comportement envers l’adhésion au traitement. Ceci ne peut pas être estimé avec des instruments de mesures objectives utilisant des appareils de suivi électronique ou de RPM.
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Pépite | Lombosciatiques par hernie discale non compliquées et hospitalisées en rhumatologie : fréquence et déterminants du recours à la chirurgie

Pépite | Lombosciatiques par hernie discale non compliquées et hospitalisées en rhumatologie : fréquence et déterminants du recours à la chirurgie

Nous avons mis en évidence que le tabagisme actif augmentait le recours à une prise en charge chirurgicale avec un OR à 1,94 [1,33;2,82]. Ce résultat n’était pas retrouvé dans la littérature (22,31,57), rendant son interprétation précautionneuse. Il était d’autant plus surprenant que de nombreuses études rapportaient une évolution moins favorable de la symptomatologie douloureuse et du handicap fonctionnel suite à une chirurgie du rachis lombaire chez les patients fumeurs (79-81). Cela étant, les résultats de la cohorte SPORT (27), quoique statistiquement non significatifs, semblaient aller dans la même direction que les nôtres avec 26% de fumeurs parmi les patients ayant privilégié la chirurgie contre 20% chez ceux n'ayant pas été opérés (p=0,13). Pour comprendre ce résultat, nous nous sommes interrogés sur un éventuel lien avec les difficultés à respecter le repos relatif préconisé dans la prise en charge médicale de la lombosciatique et sur l’intrication de phénomènes inflammatoires au niveau discoradiculaire, favorisé par le tabagisme actif. Nous avons également émis l’hypothèse d’un ressenti douloureux plus important chez les fumeurs, d’autant qu’il a été montré qu’il y avait une proportion plus importante de fumeurs chez les patients douloureux chroniques (82).
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Quels sens des personnes donnent à leurs itinéraires particuliers intégrant soins non conventionnels et recours au médecin traitant ?

Quels sens des personnes donnent à leurs itinéraires particuliers intégrant soins non conventionnels et recours au médecin traitant ?

parents qui sont morts chez eux, accompagnés par leur médecin traitant, euh, .... J‘ai pas l'impression que ce soit tout compte fait une révolution. J'ai l'impression que c'est une révolution dans certaines villes, notamment les grandes métropoles où les gens sont, voilà, le réflexe urgences, personne âgée, à l'hôpital on sait pas comment faire donc on les renvoie un peu chez eux puis on s'aperçoit qu'ils reviennent etcetera et puis ils finissent par mourir à l'hôpital un peu seul etcetera. Mais j'ai l'impression qu'il y a un peu une prise en compte à ce niveau là, du... du choix entre guillemets du patient, au-delà du pure critère...euh..financier de faire des économies, d'essayer de résorber le trou de la sécu. Voilà. Ca change tout doucement, mais honnêtement je ...là aussi je cottoie pas suffisamment notamment de jeunes médecins pour avoir ...est-ce que...est-ce que oui, c'est quelque chose qui est une dynamique forte ...Je sais pas.... C'est quelque chose qui moi m'intéresse, qui me questionne, en tant que peut-être futur patient mais, y a ... y a toujours une formule que j'aime beaucoup de Michel Onfray le philosophe qui dit euh... j'espère ... qui écrit un jour dans un de ses livres...»j'espère que l'infirmière ou le médecin qui me fermera les yeux n'est pas encore né». C'est quelque chose qui est assez joli tout compte fait pour essayer de projeter un peu dans le futur. Bon moi je reprends ça un peu à mon compte, j'en sais rien, voilà. Mais c'est vrai qu'on est quand même, peut-être en vieillissant, même sans être très vieux, on finit par penser à ces choses là et dire mais... mais qui...euh...enfin comment ça se passera quand moi je serai au bout , comment vont évoluer les pratiques médicales, est-ce que ... euh. Est-ce que il y aura un abondon globalisé.. voilà... on sait pas trop. Alors bien sûr il faut pas non plus se tétaniser avec ça mais...euh... c'est quelque chose qui est étonnant quand même, quand on voit... encore une fois la déliquescence notamment du système hospitalié .... euh... Voilà... c'est un questionnement... c'est une interrogation en tout cas. »
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Évaluation de l’adhésion et de la persistance aux antidiabétiques, et de l’effet de la non-adhésion à la metformine sur la mortalité de toutes causes, sur l’utilisation et les coûts directs des soins de santé

Évaluation de l’adhésion et de la persistance aux antidiabétiques, et de l’effet de la non-adhésion à la metformine sur la mortalité de toutes causes, sur l’utilisation et les coûts directs des soins de santé

Population à l’étude, critères d’inclusion et d’exclusion Les patients inclus étaient âgés de 45 à 85 ans, étaient de nouveaux utilisateurs d’antidiabétiques, et avaient eu au moins une acquisition d’antidiabétique entre le 1er janvier 2000 et le 31 octobre 2009. L’âge minimal était de 45 ans puisque la survenue du diabète de type 2 augmente à partir de cet âge. Aussi, cet âge permet de minimiser l’inclusion de patients plus jeunes nouvellement diagnostiqués avec le diabète de type 1 ayant été initiés à antidiabétique. Les antidiabétiques incluaient les sulfonylurées, les biguanides, les meglitinides, les TZDs, les inhibiteurs de l’alpha-glucosidase, et les DPP-4. La date de la première ordonnance d’antidiabétiques était définie comme la date d’entrée dans la cohorte. Les nouveaux utilisateurs devaient être couverts par le régime public d’assurance médicaments pendant les 2 années précédant l’entrée dans la cohorte et ne devaient pas avoir reçu d’antidiabétique ou d’insuline pendant ces 2 années. Les patients étaient exclus s’ils étaient diagnostiqués avec le prédiabète ou le syndrome des ovaires polykystiques (identifiés avec les codes de diagnostic CIM-9 et CIM-10) pendant les 4 années précédant l’entrée dans la cohorte, puisque ce sont d’autres indications reconnues des antidiabétiques. De plus, les patients étaient exclus s’ils étaient diagnostiqués avec le diabète, pour éviter d’inclure les personnes atteintes d’un diabète que l’on aurait tenter de soigner avec des mesures non pharmacologiques, les patients qui n’ont pas fait remplir immédiatement leur ordonnance ou les utilisateurs prévalents qui auraient reçu des échantillons médicaux. Les patientes enceintes (identifiés avec les codes de diagnostic CIM-9 et CIM-10) pendant les 12 mois précédant l’entrée dans la cohorte ont aussi été exclues. Les patients étaient suivis jusqu’à leur décès, la fin de la couverture par le régime public d’assurance médicaments ou la fin de l’étude (31 mars 2010).
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Facteurs associes au recours non approprié au service des urgences : étude analytique a l’hôpital provincial - Nador

Facteurs associes au recours non approprié au service des urgences : étude analytique a l’hôpital provincial - Nador

Plusieurs contraintes retentissent sur la qualité de ces prestations au niveau des services des urgences liées essentiellement aux contraintes structurelles, humaines, matérielles, médicamenteuses, financières et organisationnelles. En effet, le rôle que remplissent les services d’urgence situés en milieu hospitalier a grandement évolué au cours des dernières décennies. Conçus pour traiter les problèmes médicaux urgents, c’est-à-dire requérant non seulement une attention médicale immédiate mais aussi l’équipement et les ressources qu’on retrouve spécifiquement dans les hôpitaux, ils reçoivent maintenant un nombre important d’usagers qui y ont recours pour des problèmes de santé de nature non urgente, nécessitant des soins susceptibles d’être dispensés par une ressource moins spécialisée que l’hôpital (1,2).
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