Dette publique

Top PDF Dette publique:

Faut-il réduire la dette publique ?

Faut-il réduire la dette publique ?

Le rapport Pébereau néglige le bouclage macroéconomique de son diagnostic et de ses préconisations. Selon lui, le niveau de la dette publique s’explique avant tout par une mauvaise gestion des finances publiques, une trop forte propension à avoir recours aux dépenses publiques. Pour nous, le déficit public a été nécessaire pour soutenir l’activité ; sans lui, celle-ci aurait été plus faible. Dans des périodes de niveau élevé des taux d’intérêt réels — situation subie par la France dans les années 1990, le rapport préconise que l’État réduise ses dépenses, comme le ferait une entreprise privée, voire un ménage, oubliant que l’État n’est pas une entreprise privée et qu’il peut devoir pratiquer une politique budgétaire de régulation, donc précisément soutenir l’activité quand des taux d’intérêt trop élevés tendent à l’affaiblir. Le rapport estime qu’il faudrait diminuer les dépenses publiques pour réduire les déficits et la dette tout en reconnaissant, page 111, que cela nuirait à la croissance. Est-ce le moment d’affaiblir encore les espoirs de reprise ? Le rapport préconise de mener une politique de stabilisation après que l’équilibre des finances publiques aura été atteint : si cela est nécessaire, pourquoi critiquer la politique à l’œuvre actuellement ? Pourquoi faudrait- il atteindre préalablement l’équilibre budgétaire, qui est un objectif coûteux et sans réelle signification économique ?
En savoir plus

4 En savoir plus

La problématique de la dette publique au Québec : causes, conséquences, solutions

La problématique de la dette publique au Québec : causes, conséquences, solutions

 ans le cadre de ce rapport, nous avons documenté l’ampleur de la dette publique au Québec, de même que ses causes et conséquences. À l’évidence, l’essentiel de l’endettement public au Québec et au Canada n’a pas servi à financer des investissements publics. L’endettement public a surtout permis à l’État de financer des programmes au-delà de sa capacité de payer, en tablant sur le fait que la croissance économique prendrait éventuellement le relais du crédit. Nous savons aujourd’hui que ce souhait ne s’est pas matéria- lisé. Non seulement la croissance économique n’a-t-elle pas pris le relais, ce qui aurait permis de marginaliser la taille de la dette publique ainsi que son finance- ment annuel, mais le poids du service de la dette constitue un frein important aux investissements publics, dont bon nombre semblent aujourd’hui requis, notamment au chapitre des infrastructures routières et du réseau de la santé. Même s’il est difficile d’établir hors de tout doute l’ampleur des coûts économiques liés à la dette publique et celle des bénéfices liés à sa réduction, il nous semble clair que la taille actuelle de la dette hypothèque l’économie québécoise, et qu’une approche prudente et responsable visant à contrôler l’endettement et à le réduire progressivement s’impose. L’analyse de l’évolution passée des finances publiques québécoises et des résultats de nos simulations montre selon nous l’importance pour le gouvernement du Québec d’adopter une politique cohérente en matière d’endettement public. Des considérations d’équité intergénérationnelle militent également en ce sens.
En savoir plus

48 En savoir plus

Dette publique, croissance et bien-être : une perspective de long terme

Dette publique, croissance et bien-être : une perspective de long terme

18 Conclusions et extensions Dans cet article nous avons exploré les effets de long terme d’une hausse du ratio de dette publique au PIB sur la croissance économique et le bien-être des ménages, dans un modèle de croissance endogène avec investissement public à la Barro (1990). Notre analyse montre que toute règle budgétaire de financement des dépenses d’investissement public par endettement, y compris la règle d’or des finances publiques, engendre au mieux un effet neutre sur la croissance économique à long terme. En particulier, cela est le cas si des dépenses publiques improductives (par exemple, salaires ou transferts) peuvent être contractées pour absorber le surplus de charge de la dette générée par la hausse des déficits, alors que, si ce sont les dépenses productives ou les taxes qui doivent jouent le rôle de variable d’ajustement, la croissance de long terme diminue.
En savoir plus

23 En savoir plus

Evaluation Théorique et Empirique de la Soutenabilité de la Dette Publique : Cas de la France

Evaluation Théorique et Empirique de la Soutenabilité de la Dette Publique : Cas de la France

En définitif, l'Etat doit être en mesure de définir le niveau maximal d'endettement qui élimine complètement le risque d'illiquidité. De cette manière, il garantit de manière prospère sa crédibilité et renforce les opportunités d'investissement et de croissance. Cette analyse explique pourquoi le seuil de soutenabilité est capital dans une logique de dette publique. Une bonne gestion de celle ci requiert un seuil de soutenabilité raisonnable. Nous devons comme même noter que le seuil de soutenabilité n'est jamais absolu. En effet les ratios d'endettement tolérables sont différents d'un pays à un autre. Un seuil de soutenabilité peut être applicable à un pays et non pas à un autre. Dans notre exemple de la section précédente nous avons pris le critère de Maastricht 60% comme seuil de soutenabilité tolérable. Ce ratio prudentiel sera non accepté certainement pour d'autres pays. A titre d'exemple, les pays asiatiques à l'instar de la Thaïlande ou du Philippines ont un seuil de soutenabilité d'environ 30% malgré qu'ils présentent de forts potentiels économiques. Donc nous comprenons largement qu'il y a une certaine inégalité entre les pays. Il y a ceux qui bénéficient d'un privilège durable étant donné leur statut et leur poids économique et il y a ceux qui sont désavantagés vu leur instabilité politique et leur fragilité économique.
En savoir plus

125 En savoir plus

Soutenabilité de la dette publique et fonctions de réaction budgétaire en Europe

Soutenabilité de la dette publique et fonctions de réaction budgétaire en Europe

Il définit également un panel restreint à 10 pays-zone euro, sur la même période et comprenant les mêmes variables. Un œil attentif remarquera que dans le descriptif de ces tests de racines unitaires sur données de panel, il est dit que le test est mené simultanément sur les trois variables du modèle pour chacun des pays et sur la période entière, soit 3 × 14 = 42 cross-sections. Ce constat est assez surprenant dans la mesure où il indique que le test a été mené de telle façon que chaque variable pour chaque pays constituait un individu du point de vue du panel ; autrement dit, de 14 individus Collignon passe à 42 individus dans son panel. Il nous semble que cette procédure est faussée, si l’objectif initial est de tester la stationnarité des séries que l’on soupçonne d’être I(1), i.e. les séries de dette publique : en effet, en construisant le panel comme si chaque échantillon de 31 observations par pays pour chaque variable constituait un individu du panel, on biaise immédiatement le test de stationnarité. En effet, les variables ∆CAPS et de déficit sont généralement stationnaires, et la probabilité qu’elles soient I(1) est faible. Aussi, la non stationnarité des séries de dette publique (14 "individus") est vraisemblablement "noyée" parmi l’ensemble des observations des 28 "individus" restants de ce "panel". D’où le fait que Collignon rejette, à l’issue de ces tests, les hypothèses de racines unitaires communes et individuelles avec un niveau de confiance élevé.
En savoir plus

54 En savoir plus

Sur les interactions entre politiques de dette publique et de transfert

Sur les interactions entre politiques de dette publique et de transfert

A la lumi`ere de ce r´esultat, il est donc l´egitime de consid´erer une situation initiale o `u l’Etat aurait pr´ec´edemment profit´e de ces gains temporaires en c´edant `a la tentation de courte p´eriode d’accroˆıtre la dette publique. En raison d’un argument de sym´etrie ´evident, on voit mal comment une r´eduction de la dette pourrait ˆetre souhaitable, lors- qu’une hausse l’´etait d´ej`a. C’est pourquoi, nous posons `a pr´esent la question de savoir `a quel autre choc fiscal la baisse de la dette publique pourrait ˆetre associ´ee, de fac¸on `a rendre pareil ajustement souhaitable au regard du crit`ere utilitariste 5 . Il est clair qu’au sein des multiples combinaisons de chocs fiscaux envisageables, nous nous penche- rons uniquement sur un cas particulier, sans justifier pourquoi cette combinaison de- vrait ˆetre pr´ef´er´ee `a d’autres. L’objectif est avant tout ici de proposer des politiques ´economiques telles que le co ˆut temporaire `a r´eduire la dette puisse ˆetre surmont´e, du moins au regard du crit`ere utilitariste.
En savoir plus

21 En savoir plus

Réductions d'impôts et dette publique : un lien à ne pas occulter

Réductions d'impôts et dette publique : un lien à ne pas occulter

1978 1982 1986 1990 1994 1998 2002 2006 1.4. La baisse des impôts a contribué à augmenter le ratio dette publique/PIB Pour résumer, le ratio de dette publique a cru alors que les dépenses publiques sont relativement stables, voire en diminution par rapport au PIB. L’effet « boule de neige » a été important durant les années 1980 et 1990 mais il n’a pu toutefois produire à lui seul la totalité de la hausse du ratio ; il a pratiquement disparu durant les années 2000. Pour autant, la hausse du ratio de dette n’a pas cessé. Par conséquent, l’accroissement de la dette publique rapportée au PIB est, en partie au moins, imputable à une baisse structurelle des impôts plus rapide que la baisse des dépenses amorcée depuis 1993. Ce phénomène a conduit à une insuffisance chronique de ressources publiques et donc à des emprunts croissants sur les marchés financiers, compte tenu du système monétaire dans lequel se trouve la France. Autrement dit, la hausse de l’endettement public en France est imputable, d’une part, à l’écart entre le taux d’intérêt et le taux de croissance et, d’autre part, aux baisses de prélèvements obligatoires accordées depuis deux décennies à différentes catégories d’agents économiques, sans que ces baisses d’impôts et de cotisations sociales n’aient pu produire, au bout du compte, un surcroît de croissance à même de compenser ex post ce « manque à gagner » pour les comptes publics.
En savoir plus

21 En savoir plus

Le système de la dette publique : pour une approche organique d'un phénomène social

Le système de la dette publique : pour une approche organique d'un phénomène social

Le concept de dette souveraine est issu de la pratique et provient des organisations internationales, mais il n’est pas défini de manière claire. Il s’agit de la dette dont les États sont politiquement responsables et dont ils doivent répondre face aux créanciers, ce qui ne signifie rien de précis. Dans son sens le plus large, c’est-à- dire de dette qui engage politiquement un gouvernement, la création de ce concept est justifiée pour sécuriser le système financier mondial et obliger chacun des États à ne pas pouvoir affirmer qu’une dette publique donnée ne leur est pas imputable car elle correspond par exemple à une dette locale. À côté, le concept de « dette des administrations publiques » est lui aussi issu du besoin d’harmoniser les dettes publiques, mais il concerne l’Union européenne. La création de ce concept est plus précisément la conséquence d’une volonté exprimée par le Traité de Maastricht entré en vigueur le 1 er novembre 1993 et qui offre une place particulière à la dette publique 789 . Ce Traité établit des critères dits « de convergence » qui visent de manière directe le déficit et la dette publique en envisageant que le déficit budgétaire doit être inférieur à 3 % du PIB et que la dette publique doit être inférieure à 60 % du PIB. La raison de ces règles est économique, il s’agit d’un besoin d’harmonisation lié à la création d’une monnaie unique, l’euro. Un certain niveau de déficit public est admis, mais il ne doit pas être dépassé car la doctrine économique dominante affirme qu’il existe un lien entre les déficits publics et la crédibilité de la monnaie. Plus précisément, la naissance des critères de convergence résulte d’un compromis entre deux écoles : l’une dite « monétariste » et l’autre dite « économiste » 790 . Le courant monétariste (dont le chef de file était Milton Friedman de l'École de Chicago) défend « trois hypothèses fondamentales » 791 . La première est celle des « anticipations rationnelles » qui postule que les agents économiques anticipent les conséquences des décisions prises par eux et par les autres acteurs de l’économie, dont l’État. La deuxième est celle d’une « vision dynamique du marché » c’est-à-dire d’un ajustement continu des prix. La troisième est la « loi de Say » selon laquelle la
En savoir plus

757 En savoir plus

Le défi de la maitrise de la dette publique et du retour à l'équilibre.

Le défi de la maitrise de la dette publique et du retour à l'équilibre.

2 Le défi de la maitrise de la dette publique et du retour à l'équilibre Le point de vue d'un économiste Jean-Marie Monnier Professeur d'économie Centre d'économie de la Sorbonne CNRS et Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne La question de la maitrise de l'endettement public et du retour à l'équilibre, ne peut être considérée seulement à partir d'indications de court terme comme semble l'indiquer le retour récent du débat sur l'existence et par conséquent l'usage d'une hypothétique "cagnotte" engendrée par l'apparition d'un "excédent" sur le niveau initialement anticipé des recettes lors de la discussion du projet de loi de finances. Cette question doit en effet être replacée dans la perspective de long terme qui est finalement celle de la contrainte budgétaire publique.
En savoir plus

11 En savoir plus

Dette publique et marchés de capitaux au XXe siècle : le poids de l'Etat dans le système financier français

Dette publique et marchés de capitaux au XXe siècle : le poids de l'Etat dans le système financier français

Progressivement se développent des autorisations de réescompte de bons, d'avances de la Banque qui rompent avec les principes antérieurs de maintien de l'indépendance de la Banque vis-à-vis de l'Etat. Ainsi la décision du Conseil général de la Banque de France du 21 février 1935 d'autoriser les avances à 30 jours de la banque à l'Etat, qui sont des avances sur effets publics à échéance déterminée, n'excédant pas deux ans et non renouvelables; entre 1936 et 1938, le Trésor fait appel par quatre fois à l'institut d'émission, bénéficiant sur cette période de 40 milliards de F. Surtout, le caractère exceptionnel des avances de la Banque s'estompe. La loi organique du 24 juillet 1936 qui stipule que "tous les effets de la dette flottante émis par le Trésor public et venant à échéance dans un délai de 3 mois maximum sont admis sans limitation au réescompte de l'institut d'émission, sauf au profit du Trésor public"; enfin, le décret-loi du 17 juin 1938 autorise les premières interventions de la Banque à l'open-market sur les effets publics, plafonnées alors à 8% de l'encaisse-or. Sur cet embryon de marché monétaire créé pour financer la dette publique, le volume de transaction reste faible avant la guerre. Mais il s'agit d'une véritable révolution car la loi officialise et systématise le recours à la Banque, même si, de manière assez hypocrite, l'achat direct de bons au Trésor est interdit. Par ce biais, l'Etat se résout à un financement monétaire régulier de la dette publique et de cette nouvelle donne naît un "marché monétaire" dominé par les effets publics, ainsi qu'un système de vases communicants entre marché financier et marché interbancaire. Du fait de l'importance accrue des besoins de la Dette, ce dernier est en effet un marché "en banque" et le restera pour plusieurs décennies.
En savoir plus

28 En savoir plus

La dette publique et la reconfiguration des relations entre les financiers et l'État durant la dernière décennie de l'Ancien Régime espagnol (1823-1834)

La dette publique et la reconfiguration des relations entre les financiers et l'État durant la dernière décennie de l'Ancien Régime espagnol (1823-1834)

Vivre à crédit ne pouvait se faire en ayant recours aux emprunts sur le marché intérieur. Les appels aux consulats des villes marchandes avaient été un échec entre 1814 et 1820. L’emprunt de 1818 pour financer expédition en Amérique n’avait été couvert qu’à 50%, malgré des taux de 8% offerts 12 . L’appauvrissement du pays avait réduit les possibilités de financement intérieur, et les détenteurs de capitaux ne faisaient guère confiance à un État mauvais payeur. Cette attitude n’était pas nouvelle. Dès le dernier tiers du XVIIIe siècle, l’État s’avérait incapable de créer un marché dynamique de la dette publique en entretenant l’incertitude et l’arbitraire à l’égard des créanciers potentiels 13 . Cette réalité était accentuée après la guerre d’Indépendance par un phénomène non quantifié de fuite des capitaux vers les titres de la dette des grands États du Nord de l’Europe, surtout français et anglais, réputés beaucoup plus sûrs 14 . L’argent frais ne pouvait donc être trouvé qu’à l’extérieur. Mais là encore, les possibilités étaient très limitées. Le gouvernement absolutiste restauré en 1823 avait refusé de reconnaître la dette émise par le régime libéral, dont les titres avaient été émis et achetés avant tout à Londres, Amsterdam et Anvers. Ce refus, perçu par la
En savoir plus

17 En savoir plus

Gestion de la dette publique et analyse des notions d'optimalité de soutenabilité et des risques financiers : cas des pays de la Commission de l'Océan Indien

Gestion de la dette publique et analyse des notions d'optimalité de soutenabilité et des risques financiers : cas des pays de la Commission de l'Océan Indien

prélèvements obligatoires. II-AVANTAGES INSTITUTIONNELS DU FINANCEMENT OBLIGATAIRE PAR RAPPORT AU FINANCEMENT FISCAL Pour répondre à la question de savoir quels sont les avantages éventuels du financement obligataire sur le financement fiscal, il suffit de reprendre les différentes contraintes de ce dernier et de mettre en avant le fait que le financement obligataire du déficit public est enclin à moins de contraintes au niveau institutionnel. Par conséquent, on tentera de montrer que le Gouvernement dispose de plus de pouvoirs pour lancer le p rocessus d’endettement public (§ A), qu’il obtient du Parlement une approbation de principe pour ce faire et que cette approbation est reconduite annuellement de manière conventionnelle (§B), que les contrôles externes du cycle budgétaire sont assouplis et moins contraignants pour la question de la dette publique (§C) et que les électeurs se préoccupent moins de la hausse de la dette publique contrairement à celle des prélèvements obligatoires (§D).
En savoir plus

417 En savoir plus

A l'origine de la financiarisation de la dette publique française : l'édit de Paulette de 1604 et ses conséquences économiques et politiques

A l'origine de la financiarisation de la dette publique française : l'édit de Paulette de 1604 et ses conséquences économiques et politiques

Conclusion Ce texte avait pour but d’étudier l’impact de l’édit de Paulette à la fois sur les finances de l’État et sur la société. Nous avons vu qu’il a eu pour effet de transformer la manière dont l’État se finançait. Avant l’édit, les revenus ordinaires étaient le type de revenu principal dans le régime fisco-financier de l’État. Après 1604, le régime fisco-financier prit une autre forme, puisqu’il était caractérisé par l’utilisation de plus en plus importante de revenus extraordinaires, dont les offices étaient la composante majeure, et ce jusqu’à supplanter les revenus ordinaires. L’édit de Paulette eut également pour effet de modifier le type de propriété des offices. En effet, à partir de cette date, les officiers en sont devenus les véritables propriétaires ayant pour effet de constituer un marché informel de la patrimonialité des offices et un marché secondaire des offices. Ce deuxième type de marché a participé à l’émergence à la fois d’une marchéisation des fonctions de l’État monarchique et d’une financiarisation de sa dette publique, laquelle a donné une place centrale à la monnaie comme possibilité d’élévation dans la hiérarchie sociale. En outre, ce moment historique marque sûrement un tournant décisif dans la structure de la société de l’Ancien Régime. Le passage d’une société d’ordres à une société de classes sociales peut avoir été en partie initié par cet édit de Paulette. Ainsi, le régime fisco-financier a une part non négligeable dans la structuration de la société d’Ancien Régime qui entame sa transition vers une société capitaliste.
En savoir plus

17 En savoir plus

Questions de modélisation : l'investissement par destination, l'épargne et la dette publique dans un MÉGC dynamique séquentiel.  Une revue des écrits

Questions de modélisation : l'investissement par destination, l'épargne et la dette publique dans un MÉGC dynamique séquentiel. Une revue des écrits

Dans ce survol des écrits, nous nous attachons cependant à l’objectif de représenter l’évolution de la dette publique dans un MÉGC, plutôt qu’à l’objectif plus large d’en faire un outil de simulation macroéconomique. C’est pourquoi nous ne croyons pas qu’il soit utile d’y introduire la monnaie ou l’intermédiation financière, ni qu’il soit pertinent de discuter de la formation des anticipations de court terme ou des vitesses d’ajustement des marchés des biens, des services, des facteurs ou des actifs financiers. À ce titre, une distinction très claire doit être opérée entre les objectifs des modèles macroéconomiques dynamiques et les modèles d’équilibre général. Par contre, nous avons vu qu’il faut mettre les titres de dette publique en concurrence avec d’autres actifs. C’est pourquoi nous nous intéressons particulièrement à la gestion de portefeuille et à la liste des actifs dans les modèles financiers.
En savoir plus

165 En savoir plus

Le poids de l'histoire : rôle des facteurs économiques, politiques et institutionnels dans l'accumulation de dette publique

Le poids de l'histoire : rôle des facteurs économiques, politiques et institutionnels dans l'accumulation de dette publique

On peut réécrire (5) sous la forme plus générale ∆! !! = ! ! ! , … , ! ! , ! ! , … , ! ! , ! ! , … , ! ! , (7) où ! ! = [! ! ! ! ]. L’équation (6) met en évidence la relation entre le stock de dette publique au temps ! et le passé économique, politique et institutionnel. Cette relation est au cœur de notre question de recherche : quel est le rôle des facteurs économiques, politiques et institutionnels historiques dans l’accumulation de dette publique? Comment estimer leur poids respectif? Une telle question a rarement été abordée de façon explicite dans la littérature économique. Par exemple, Clingermayer et Wood (1995) étudient l’impact de facteurs économiques, politiques et institutionnels sur l’endettement des États américains, mais c’est la variation de la dette à long terme par habitant qu’ils analysent. De plus, notre analyse accorde une attention particulière aux facteurs institutionnels en utilisant différentes sources de données et des caractérisations plus ou moins détaillées pour modéliser les règles budgétaires et les limites d’endettement. À notre connaissance, ces différentes caractérisations n’ont jamais été comparées dans le cadre de travaux empiriques sur l’endettement public. Par ailleurs, la méthodologie empirique tient compte de la question de l’endogénéité potentielle des institutions fiscales. Finalement, les travaux empiriques sur l’endettement des États américains que nous avons recensés datent de près d’une vingtaine d’années; il sera intéressant de comparer les résultats obtenus avec ceux des estimations effectuées au milieu des années 1990.
En savoir plus

202 En savoir plus

Dette publique, notation financière et nationalisme: le cas de la province de Québec de 1970 à 2012.

Dette publique, notation financière et nationalisme: le cas de la province de Québec de 1970 à 2012.

Avant de poursuivre avec la section concernant les agences de notion, il convient d'effectuer un récapitulatif des éléments étayés ci-dessus en ce qui a trait à la notion de dette publique. Quatre écoles de pensées ont été abordées, soit: le marxisme, l'école de la régulation, le keynésianisme ainsi que l'école du choix public. À cet effet, on est en mesure de constater, au travers ces différents courants épistémologiques, qu'il existe une pluralité de visions concernant l'endettement public. Toutefois, il a été démontré que la vision marxiste et celle de l'école de la régulation ne cadrent pas avec l'objectif de ce mémoire puisqu'en situation démocratique la dette peut difficilement être illégitime et que les conséquences encourues par le défaut de paiement sont draconiennes. Quant aux keynésiens, ceux-ci prônent l'interventionnisme de l'État afin d'induire une étincelle qui fera redémarrer l'économie à court terme. Finalement, les tenants du choix public prêchent la réduction de l'État-providence en soulignant l'importance des perspectives concernant l'avenir puisqu'il y a une vie après la crise.
En savoir plus

113 En savoir plus

Dette publique et systèmes de retraite : quels impacts sur les taux d'intérêt des obligations gouvernementales

Dette publique et systèmes de retraite : quels impacts sur les taux d'intérêt des obligations gouvernementales

2.1 Épargne nationale et taux d’intérêt des obligations gouvernementales Dans ce mémoire, nous cherchons à connaître l’impact de la performance des systèmes de retraite sur les taux d’intérêt des obligations gouvernementales des pays de l’OCDE. De plus, nous considérons que l’un des canaux de transmission est le niveau de l’épargne nationale (stock de capital). Cette épargne correspond à l’épargne provenant de l’ensemble des travailleurs actifs et joue un rôle très important dans l’autofinancement de la dette publique d’un pays. L’autofinancement de la dette publique par des ressources internes de l’État, tel que l’épargne nationale, permet souvent de maintenir les taux d’intérêt à long terme relativement bas et donc une bonne santé de l’économie nationale. Lorsqu’un pays finance sa dette publique (capital et intérêts) à partir de l’épargne nationale, on parle de capacité de financement. La capacité de financement a pour impact d’offrir des capitaux supplémentaires permettant des investissements plus importants dans l’économie. Ce qui exercerait des pressions à la baisse sur les taux d’intérêt payés sur les obligations d’État. Par contre, lorsqu’un pays n’est pas capable de financer sa dette publique à partir de son épargne nationale, on parle d'un besoin de financement. Ce besoin de financement se traduit par une insuffisance de capitaux en provenance de l’épargne nationale pour couvrir l’ensemble de la demande de l’investissement intérieur. La conséquence en est, une hausse des taux d’intérêt payés sur les obligations d’État. C’est ce deuxième cas qui semble expliquer les évolutions à la hausse observées dans la plupart de pays de l’OCDE ces dernières années 4 .
En savoir plus

96 En savoir plus

Optimalité de la dette publique dans une économie à marchés incomplets

Optimalité de la dette publique dans une économie à marchés incomplets

Dette publique optimale sans engagement 56 de la variation des prix dans le temps. L’augmentation courante du taux d’intérêt faisant suite à la hausse de la dette publique permet d’aider les agents à réduire le coût de l’épargne de précaution et donc à améliorer leur bien-être. Toutefois, l’augmentation courante du taux d’intérêt provoque également une éviction du cap- ital privé qui a un effet néfaste sur le bien-être. Ces effets sont contrebalancés dans le temps par la baisse future du taux d’intérêt et ce jusqu’à ce qu’un nouveau choix de dette puisse être opéré. L’impact des prix dépend également de la situation indi- viduelle de l’agent. Les agents détenant un niveau d’actif élevé sont avantagés par une hausse du taux d’intérêt. Ainsi, le choix courant d’un agent résume l’ensemble des arbitrages temporels évoqués. La puissance publique à travers le critère util- itariste agrège les choix individuels et fixe le nouveau niveau de dette. Le niveau optimal trouvé correspond à la situation où aucun arbitrage temporel n’est possible en moyenne et où il est avantageux en moyenne de conserver la situation présente.
En savoir plus

224 En savoir plus

Une dette publique nulle en 2020 ?

Une dette publique nulle en 2020 ?

Consolider la croissance Si la reprise se confirme, la politique budgétaire retrouvera des marges de manœuvre importantes. Elle devra choisir entre une baisse rapide des prélèvements obligatoires, qui aurait le mérite d’impulser la croissance par des effets d’offre comme de demande, et une baisse rapide de la dette publique, qui pourrait se justifier en prévision des décennies 2030-2040 qui verront les charges de retraite et de santé poursuivre leur progression dans un contexte de croissance ralentie par la diminution de la population active. En tout état de cause, il ne faudrait pas oublier les dépenses publiques en biens d’investissement et dans des secteurs ayant des externalités positives, comme les dépenses pour la cohésion sociale, la formation du capital humain, et les investissements dans le domaine de l’environnement. Il ne faut pas oublier non plus l’influence qu’a toujours eu la politique budgétaire sur l’inflation : nombreux étaient les économistes et les hommes politiques qui craignaient les effets inflationnistes de l’endettement public important des années 1980 en France… Que dire des risques de déflation induits par la baisse de la dette publique, si ce n’est qu’ils seront toujours minorés par les perspectives de croissance forte de l’économie française ?
En savoir plus

5 En savoir plus

Sur les interactions entre politiques de dette publique et de transfert

Sur les interactions entre politiques de dette publique et de transfert

que (i) la tentation de d´evier vers davantage de dette, qui ne peut ˆetre appr´ehend´ee que sur la transition, est susceptible de mener vers des niveaux de dette nettement sup´erieurs `a l’optimum de long terme et (ii) les gains de court terme sont sensiblement sup´erieurs `a ceux tir´es de comparaisons d’´etats stationnaires. Ces gains ne sont cepen- dant pas uniform´ement r´epartis. En effet, les agents diff´erant `a la fois par des ´ecarts permanents et temporaires de salaire, ainsi que par leur richesse financi`ere courante, les effets de la hausse de la dette sont ressentis diff´eremment suivant la situation indi- viduelle de l’agent consid´er´e. L’accroissement de la dette publique permet, `a la date de son impl´ementation, de r´eduire temporairement le taux de taxe, ce qui est b´en´efique aux agents dont les revenus sont ´elev´es : soit parce qu’ils disposent d’un salaire tem- porairement haut, soit parce qu’ils disposent d’un stock d’actifs financiers cons´equent. Cependant, une autre cat´egorie d’agents b´en´eficie relativement plus de cette politique : ceux qui sont contraints par la liquidit´e, et pour lesquels le relˆachement, mˆeme tem- poraire, de cette contrainte, profite relativement plus qu’aux autres agents. Enfin, ce sont les classes interm´ediaires en termes de revenu qui ne profitent que mod´er´ement de l’abaissement temporaire des pr´el`evements, et pour lesquels les effets n´efastes `a long terme d’une dette accrue –´eviction du capital priv´e et hausse des pr´el`evements qui accroˆıt l’effet distorsif des taxes– dominent.
En savoir plus

20 En savoir plus

Show all 1254 documents...