Démence du type Alzheimer

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Mise en place et évaluation d'un protocole expérimental en voix parlée et chantée pour l'étude de la coordination/synchronisation gestes-voix dans la démence de type Alzheimer

Mise en place et évaluation d'un protocole expérimental en voix parlée et chantée pour l'étude de la coordination/synchronisation gestes-voix dans la démence de type Alzheimer

8 INTRODUCTION Les naissances moins nombreuses et l’augmentation de l’espérance de vie entraîne un vieillissement de la population (Marsaudon, 2008) et une forte croissance des pathologies neurodégénératives comme la Démence de Type Alzheimer (DTA). La théorie actuelle qui prévaut en neurosciences sépare les maladies neurodégénératives du vieillissement normal, tout en considérant statistiquement que la majorité d’une classe d’âge avancé peut souffrir d’une maladie neurodégénérative (Albert, 2011). En France, selon les sources épidémiologiques récentes, la DTA représente 70 % des démences et 18 % des personnes âgées de plus de 75 ans sont touchées par cette maladie, soit environ 860 000 personnes (ibid.). Qui plus est, « au regard d’une progression annuelle estimée à 225 000 nouveaux cas, les projections épidémiologiques estiment que ce chiffre pourrait atteindre [en France] 1,3 million de personnes en 2020 et 2,1 millions en 2040 » (ibid. : 27). Les données épidémiologiques françaises et internationales s’accordent pour estimer que la prévalence de la DTA augmente avec l’âge (ibid.). En Europe, l’âge moyen de début de la DTA est de 82 ans et la survie moyenne des patients atteints de DTA est d’environ 4,5 ans après le diagnostique (ibid.). Il est aujourd’hui encore difficile d’avoir des chiffres précis quant à l’épidémiologie mondiale de la DTA. Toutefois, des travaux scientifiques conjoints déduisent qu’il y aurait près de 24 millions de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, ainsi que 4,6 millions de nouveaux cas chaque année. En donnée projetée, cette dégénérescence affecterait 42 millions de personnes dans le monde en 2020 et plus de 81 millions en 2040 (Ferri, Prince, Brayne et Lancet, 2005, cité par Marsaudon, 2008). Il est à noter que chez les patients atteints de DTA le risque de décès est multiplié par deux par rapport aux personnes du même âge non démentes, et que les femmes touchées par la DTA survivent plus longtemps que les hommes (Marsaudon, 2008). Des constats de liens épidémiologiques permettent d’émettre l’hypothèse qu’un haut niveau d’étude, la qualité du réseau social et des activités, une consommation modérée d’alcool, ainsi que certains composés nutritionnels – comme les oméga 3, la vitamine E, les caroténoïdes, ou encore le sélénium – seraient des facteurs protecteurs de la maladie (ibid.).
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"Bouger pour continuer d'exister" : lecture psychomotrice des comportements moteurs répétitifs de personnes atteintes de démence de type Alzheimer en EHPAD

"Bouger pour continuer d'exister" : lecture psychomotrice des comportements moteurs répétitifs de personnes atteintes de démence de type Alzheimer en EHPAD

La partie théorique de cet exposé s’attache à éclaircir, dans un premier temps, les différentes étiologies et l’expression clinique de la démence de type Alzheimer. L’atteinte corticale de cette entité pathologique peut nous permettre de penser le retour au pôle perceptivo-sensoriel. Cette réapparition d’un fonctionnement antérieur nous questionne sur la place du corps dans cette pathologie. Grâce à Julian de Ajuriaguerra et sa conception intégrative du schéma corporel, nous avons pu analyser l’étiolement de ce dernier chez une personne atteinte d’une démence de type Alzheimer. L’intégration du schéma corporel est influencée par le développement neuro-moteur, les stimulations sensorielles (en particulier la proprioception), la qualité des relations interperonnelles et la mémoire. Tous ces facteurs se délitent plus ou moins lors de l’évolution d’une démence de type Alzheimer. Le schéma corporel se désintègre donc petit à petit. Grâce à des auteurs d’obédiences différentes, nous avons pu relier la construction du schéma corporel à l’apparition du sentiment d’existence. Puis notre réflexion nous a mené vers la conclusion que le sentiment d’exister était lui aussi malmené dans la démence de type Alzheimer.
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L’expérience vécue à domicile par les conjointes de partenaires atteints de la démence de type Alzheimer au moment des soins d’hygiène

L’expérience vécue à domicile par les conjointes de partenaires atteints de la démence de type Alzheimer au moment des soins d’hygiène

SOMMAIRE Suite à une recension des écrits sur les soins d’hygiène des personnes atteintes de démence de type Alzheimer (DTA), force est de constater la rareté, voire l’absence de recherches sur la question des soins d’hygiène (SH) dispensés à domicile par les conjointes. Pourtant, la conjointe à domicile est confrontée aux mêmes difficultés que les intervenants des établissements de santé et doit ainsi faire face aux comportements, parfois difficiles de la personne atteinte. Dans la pratique, les infirmières questionnent peu les difficultés rencontrées par les aidantes au moment des soins d’hygiène, ce qui permet difficilement de prendre conscience de leurs sentiments d’isolement et de détresse et de les réduire, le cas échéant. Pour pallier cette lacune, la présente recherche vise à comprendre l’expérience que vivent des conjointes d’hommes atteints de DTA lorsqu’elles leur dispensent des SH à domicile. Un second objectif vise à identifier les dimensions qui sont associées à cette expérience. Une approche de recherche qualitative est utilisée. Les participantes ont été recrutées par l’entremise des Sociétés Alzheimer de Laval et des Laurentides. La stratégie de collecte des données a impliqué la réalisation de deux entrevues individuelles, face à face, de même que l’administration d’un court questionnaire portant sur les aspects sociodémographiques. La démarche retenue pour l’analyse de l’ensemble de données est inspirée de l’approche proposée par Miles et Huberman (2003).
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Études de cas mesurant l'efficacité d'interventions psychologiques offertes à des aidantes de personnes atteintes d'une démence de type alzheimer

Études de cas mesurant l'efficacité d'interventions psychologiques offertes à des aidantes de personnes atteintes d'une démence de type alzheimer

La trajectoire des aidants de personnes atteintes d’une démence de type Alzheimer (DTA) est complexe. Leur engagement implique la réalisation de tâches variées afin de compenser les déficits de la personne atteinte. Ils peuvent notamment la soutenir affectivement, réaliser des tâches domestiques comme l’entretien de la résidence et des tâches de la vie quotidienne comme l’accompagner pour la vêtir, lui préparer des repas et l’aider à se déplacer. Les aidants jouent donc un rôle essentiel dans le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie due à la maladie d’Alzheimer. Cette réalité fait en sorte que les aidants d’une personne atteinte de DTA ont aussi des besoins variés qui peuvent parfois être présents simultanément. Les études et les rapports qui ont cherché à mieux cerner les besoins des aidants soulignent que ceux-ci cherchent souvent à la fois à apprendre à mieux gérer les comportements et les symptômes de leur proche (comme gérer les oublis et les questions répétitives), à mieux accueillir leur propre stress, à faire face à leurs émotions (tristesse, colère, irritabilité, déprime, anxiété) et à apprendre à s’adapter aux conséquences interpersonnelles de la maladie de leur proche (Koenig et al., 2011). En d’autres termes, ils doivent mettre simultanément de l’avant des stratégies afin de s’adapter activement à leurs propres émotions et aux changements comportementaux chez leur proche.
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Prévalence et détection de la dépression, profil neuropsychiatrique et impact d'une médication pro-cognitive chez le sujet âgé atteint de démence de type Alzheimer ou d'une démence apparentée et demeurant en centre d'hébergement à Québec

Prévalence et détection de la dépression, profil neuropsychiatrique et impact d'une médication pro-cognitive chez le sujet âgé atteint de démence de type Alzheimer ou d'une démence apparentée et demeurant en centre d'hébergement à Québec

1.1 La démence Le terme démence est un terme général s’appliquant à de nombreuses maladies avec des physiopathologies différentes, mais dont la voie d’expression commune est la présence de troubles cognitifs. Au Canada, en 2010, plus de 500 000 personnes étaient atteintes de démence et plus de 110 000 nouveaux cas ont été répertoriés (Société Alzheimer du Canada, 2011; Étude canadienne sur la santé et le vieillissement, 2007). Selon le DSM-IV-TR, le diagnostic de démence implique la présence d’une atteinte de la mémoire épisodique (capacité d’apprendre de nouvelles informations ou capacité de rappeler des informations déjà apprises), ainsi qu’une atteinte d’au moins un autre domaine cognitif. L’atteinte de ces autres domaines peut concerner le langage (par ex. aphasie), la représentation mentale des gestes moteurs (apraxie), la reconnaissance des objets (agnosie), l’orientation (conscience de soi en relation avec son environnement et les autres), l’attention (sélective, partagée, soutenue) ou les fonctions exécutives (flexibilité mentale, génération de stratégies, inhibition, abstraction, planification, organisation) (APA, 2000). Devant un tableau de démence, le diagnostic différentiel doit se faire, en particulier, entre une démence de type Alzheimer, une démence vasculaire ou mixte, la démence à corps de Lewy, les démences sous-corticales, la démence frontotemporale, le delirium, les troubles cognitifs secondaires à l’alcool (syndrome de Wernicke-Korsakoff), une condition médicale (comme par exemple l’hypothyroïdie, le diabète de type 2, l’hydrocéphalie à pression normale), ou encore des maladies psychiatriques (trouble bipolaire, schizophrénie, trouble dépressif). Les démences ont, en général, une évolution chronique et sont sans traitement curatif. Les parties qui suivent s’attarderont à la 5
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Démence type Alzheimer : thérapie écosystémique de la communication, troubles du comportement et prescription de neuroleptiques

Démence type Alzheimer : thérapie écosystémique de la communication, troubles du comportement et prescription de neuroleptiques

1 INTRODUCTION La démence de type Alzheimer, affection neurodégénérative, évolutive et invalidante touchant 850 000 personnes en France, est devenue un véritable enjeu de santé publique. Afin d’accélérer la recherche, de favoriser le diagnostic précoce et de mieux prendre en charge les malades et les aidants, un troisième plan Alzheimer a été mis en place en février 2008. La HAS a apporté sa contribution, notamment au travers du programme pilote « Alerte et maîtrise de la iatrogénie des neuroleptiques dans la maladie d’Alzheimer ». Lors de l’évolution de cette pathologie, le langage et la communication sont rapidement altérés entraînant un renoncement à la communication et des retentissements sur le comportement. En effet, des troubles d’ordre psychologique et/ou comportemental peuvent apparaître, engendrant un isolement du malade puis une aggravation des troubles de la communication pré-existants. Face à ce cercle vicieux, le recours à un traitement médicamenteux est souvent envisagé. Or de nombreuses études ont démontré que les neuroleptiques engendrent des effets secondaires importants pour un bénéfice relatif. Nous nous sommes donc demandé s’il était possible de favoriser une baisse voire un arrêt de la médication en proposant une prise en charge non médicamenteuse orthophonique.
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La nutrition des personnes âgées en stades précoces de la démence du type Alzheimer (DTA) : exploration du rôle du proche aidant et des répercussions sur sa santé

La nutrition des personnes âgées en stades précoces de la démence du type Alzheimer (DTA) : exploration du rôle du proche aidant et des répercussions sur sa santé

qu’un score total de moins de 3 points indique un risque nutritionnel faible (Payette, Guigoz, & Vellas, 1999). 1.1.3.4. Les conséquences des carences en nutriments chez les personnes âgées Même si la relation entre l’alimentation et la fragilité due aux maladies chroniques n’est pas bien comprise, les hypothèses suggèrent qu’une alimentation optimale protège contre les maladies cardiovasculaires, les embolies, le diabète de type2, l’ostéoporose et la démence. Les adultes mal-nourris seraient donc plus à risque de développer certaines conditions chroniques (Bischoff, Staehelin, & Willett, 2006). Par exemple, les niveaux sériques de la vitamine D en bas de 12 ng/ml ont été associés au risque accru de fractures chez les personnes âgées de 65 à 75 ans (van Schoor et al., 2008). La déficience en vitamine B12 provoque une démyélinisation des colonnes dorsales et latérales de la moelle épinière et des nerfs périphériques avec des lésions occasionnelles des nerfs crâniens et de la substance blanche cervicale pouvant conduire aux dommages permanents du système nerveux en cas d’absence de traitement (Healton, Savage, Brust, Garrett, & Lindenbaum, 1991). La malnutrition protéino-énergétique s’accompagne de l’affaiblissement du système immunitaire et conduit à une diminution des paramètres anthropométriques tels que le poids, la taille, l’IMC et les paramètres biochimiques tels que l’albumine, les lymphocytes, l’hémoglobine, l’homocystéine et autres. Cela a pour conséquence de prédisposer les personnes âgées mal-nourries aux risques accrus d’infections, de maladies, de morbidité et de mortalité (Ferland, 2007).
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Le potentiel antioxydant de l’alimentation tel qu'estimé par le score ORAC : une comparaison des apports des personnes âgées avec démence du type Alzheimer avec ceux des témoins sans problèmes cognitifs

Le potentiel antioxydant de l’alimentation tel qu'estimé par le score ORAC : une comparaison des apports des personnes âgées avec démence du type Alzheimer avec ceux des témoins sans problèmes cognitifs

examiné l'association entre la consommation de fruits et de légumes chez les personnes dans la quarantaine et le risque de développer la démence toutefois, les femmes ont été également incluses. Dans une population suédoise, 3 779 jumeaux ont rempli un questionnaire de fréquence environ 30 ans avant le dépistage cognitif et l'évaluation clinique de la démence. Parmi les participants, il y avait 355 personnes atteintes de la démence et de ce nombre, 240 personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer (dont 50 était des paires de jumeaux). Les chercheurs ont constaté que l'association entre la consommation de fruits et de légumes et le risque de développer la maladie d'Alzheimer était modifiée par le sexe et l'angine de poitrine (un facteur de risque vasculaire). Lors des analyses, le risque de développer une démence, ou de développer la maladie d'Alzheimer était significativement plus faible chez les femmes, mais pas chez les hommes. Ces observations sont semblables à celles de l’étude HASS, où chez les hommes dans la quarantaine, les apports en antioxydants n’ont pas permis de réduire le risque de démence. Le fait qu’il existe des différences entre les sexes par rapport à la consommation de fruits et de légumes pourrait expliquer ce phénomène. Une meilleure compréhension de la relation entre le stress oxydatif et les maladies neurodégénératives, ainsi que les lacunes méthodologiques et théoriques des études menées à ce jour, aidera à la conceptualisation de futures études (Ancelin et coll., 2007). Malgré les données physiopathologiques, épidémiologiques et mécanistiques qui suggèrent que le stress oxydatif joue un rôle important dans plusieurs maladies dégénératives, la plupart des essais cliniques ont rapporté des résultats contradictoires ou non concluants. Ces résultats divergents peuvent être dus à l'utilisation des antioxydants synthétiques, plutôt que naturels, des doses insuffisantes, ou des traitements de durée trop courte (Steinhubl, 2008).
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Les défis de la gestion alimentaire des personnes atteintes de la démence de type Alzheimer : le vécu des aidants dans le cadre d’une intervention nutritionnelle ciblée

Les défis de la gestion alimentaire des personnes atteintes de la démence de type Alzheimer : le vécu des aidants dans le cadre d’une intervention nutritionnelle ciblée

une mortalité prématurée en raison d’un apport nutritionnel inadéquat (Amella, 2002). Avec la progression de la maladie, l’autonomie des patients est fréquemment compromise et les difficultés d’auto-alimentation peuvent mener à un statut nutritionnel déficient chez les personnes atteintes de démence (Ikeda, et al., 2002; Tully, et al., 1997). En effet, selon certains aidants, les patients ne préparaient pas leur repas ou le faisaient moins souvent qu’avant le diagnostic de DTA. De plus, les patients peuvent rencontrer des difficultés à préparer un repas et à faire l’épicerie. C’est pourquoi l’aidant doit être présent pour l’appuyer dans toutes ces tâches. En effet, utiliser la cuisinière pour mijoter et frire les aliments simultanément a été considéré comme un défi pour certains patients atteints de la DTA (Nygard & Starkhammar, 2007). Dans une étude hollandaise auprès de 236 personnes atteintes de la DTA, la grande majorité (90,8 %) a rapporté qu’ils avaient besoin ou recevaient de l’aide pour acheter et préparer leurs aliments. La plupart des participants de cette étude étaient au stade léger à modérée de la DTA et vivaient dans la communauté (van der Roest, et al., 2009). De plus, selon certains aidants, la perte du permis de conduire compromettait souvent l’autonomie du patient, qui ne peut plus utiliser sa propre voiture pour faire l’épicerie et qui perd ainsi une bonne partie de son autonomie. Une étude longitudinale américaine sur la conduite automobile des personnes atteintes de la DTA a montré que les sujets atteints de DTA ont été impliqués à un nombre plus élevé d’accidents que les sujets sans déficit cognitif. Cette étude a été menée pendant trois ans où 84 personnes atteintes de la DTA et possédant leur permis de conduire et 44 conducteurs automobiles sans déficit cognitif ont été suivis (Ott, et al., 2008).
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Approche psycholinguistique des relations entre le traitement sémantique des mots et la rétention à court terme chez l’individu sain et dans la démence de type Alzheimer

Approche psycholinguistique des relations entre le traitement sémantique des mots et la rétention à court terme chez l’individu sain et dans la démence de type Alzheimer

L’’origine de cette pathologie est à ce jour méconnue. En dépit de l’’absence de marqueurs biologiques permettant un diagnostic sûr chez un individu in-vivo, le diagnostic repose sur un consensus clinique basé sur les critères d’’inclusion et d’’exclusion du NINCDS-ADRDA (McKhann et al., 1984). Ce diagnostic peut être confirmé post-mortem par une analyse histopathologique du cerveau qui va permettre de déceler deux lésions spécifiques à cette maladie, à savoir une dégénérescence neurofribrillaire et un dépôt important de plaques séniles composées de beta-amyloïdes. Alors que les plaques séniles apparaissent de façon diffuse dans le cortex, plusieurs études histologiques démontrent que la dégénérescence neurofibrillaire évolue de manière stéréotypée, en apparaissant d’’abord dans le cortex entorhinal, évoluant ensuite dans la formation hippocampique avant d’’affecter le néocortex temporal, les aires associatives multimodales et, enfin, les aires néocorticales (Braak & Braak, 1991, 1996; Delacourte et al., 1999). Cette évolution neuropathologique de la maladie génère des manifestations cliniques particulières. Le phénotype clinique de la maladie d’’Alzheimer se caractérise par l’’installation progressive d’’un syndrome démentiel avec des troubles de la mémoire épisodique inauguraux et prédominants associés à des perturbations du fonctionnement exécutif et des troubles des fonctions instrumentales, tel que le langage.
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Capacités de jugement du danger et de raisonnement dans la démence de type Alzheimer

Capacités de jugement du danger et de raisonnement dans la démence de type Alzheimer

 Altération des capacités de raisonnement chez les patients Alzheimer Hypothèse 4 : Le raisonnement est déficitaire chez les patients Alzheimer par rapport à celui d’une population âgée sans troubles. Nos analyses révèlent des résultats significativement différents entre nos deux populations pour le score global de raisonnement mais aussi pour chacune des épreuves : compréhension verbale du BDAE, « La gestion de l’implicite », le jugement de phrases absurdes et la recherche d’intrus. On en déduit que les capacités à faire des inférences logiques, à détecter une absurdité et à catégoriser sont altérées chez les patients DTA, même s’il semble qu’il y ait eu, pour deux des épreuves, une incidence du support textuel et des capacités mnésiques et langagières sur les performances. De plus, les réponses relevées dans notre analyse qualitative mettent en évidence des difficultés de raisonnement (commentaires incohérents ou incongrus, relativisations, etc.) dans notre population Alzheimer. Le raisonnement est donc déficitaire chez les patients DTA par rapport à notre population contrôle, l’hypothèse est validée. Ceci est en adéquation avec les données de la littérature qui décrivent une altération des capacités de raisonnement chez les patients atteints de maladie d’Alzheimer [39] [79].
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Effets d'un atelier-conte auprès de personnes atteintes de démence de type Alzheimer‎ : expérimentation sur un groupe de quatre sujets

Effets d'un atelier-conte auprès de personnes atteintes de démence de type Alzheimer‎ : expérimentation sur un groupe de quatre sujets

Les attitudes viennent ensuite renforcer l’expression des sujets, du début de la démence jusqu’à leur décès. Voici les attitudes recensées par KHOSRAVI (2007) : les cris, le fait de donner des coups, tirer les cheveux, fuguer, cracher, claquer des dents, enlever ses lunettes ou son dentier, mordre, serrer le poignet d’une autre personne, pleurer, rire, fredonner/siffler/chanter, s’habiller/se déshabiller, uriner/déféquer, s’opposer, agresser, frotter, se replier sur soi ou garder le silence, embrasser, etc. Toutes ces attitudes dont il faut tenir compte du contexte, si elles sont interprétées correctement, peuvent aider les aidants et les soignants à comprendre l’état du sujet, ce qu’il aime ou n’aime pas, etc. Ces attitudes peuvent être une manière (parfois efficace !) de s’opposer à une situation, ou bien d’exprimer une gêne ou à l’inverse un sentiment de joie.
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Les approches non-pharmacologiques des symptômes comportementaux et psychologiques de la démence dans la prise en charge des personnes ayant un trouble neurocognitif majeur de type Alzheimer ou une maladie apparentée par les infirmières en Groupe de Médec

Les approches non-pharmacologiques des symptômes comportementaux et psychologiques de la démence dans la prise en charge des personnes ayant un trouble neurocognitif majeur de type Alzheimer ou une maladie apparentée par les infirmières en Groupe de Médecine Familiale

recherche et de prévention les concernant, à la suite de la tenue d’un sommet du G8 sur la démence en décembre 2013. En novembre 2016, le sénat canadien publiait le document intitulé « La démence au Canada : une stratégie nationale pour un Canada sensible aux besoins des personnes atteintes de démence ». Cette stratégie vise à élaborer des mesures pour « s’attaquer au problème de la manière la plus efficace et efficiente possible » (2016, p. 3). Le comité sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie a émis toute une série de recommandations basées sur les cinq secteurs d’intervention pour lutter contre les TNCM en lien avec les « Stratégie et plan d’action relatifs à la démence chez les personnes âgées » qui a été établie en 2015 par l’Organisation panaméricaine de la Santé. Parmi les secteurs identifiés, on note la promotion de politiques, de plans et de programmes axés sur la réduction des risques, la prévention, la qualité de vie et les soins. Parmi les traitements et le soutien, l’importance des approches non pharmacologiques est soulignée.
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Perception des aidants naturels face aux changements symptomatiques de la démence de type Alzheimer au cours d'un traitement de 14 mois au donépézil (Aricept™) : une analyse qualitative

Perception des aidants naturels face aux changements symptomatiques de la démence de type Alzheimer au cours d'un traitement de 14 mois au donépézil (Aricept™) : une analyse qualitative

proches, l'augmentation des troubles de comportement et la perte progressive de leur compagnon soient les facteurs les plus prépondérants dans la réduction de leur qualité de[r]

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Effet d'un programme d'éducation au loisir adapté comme mesure de soutien à l'implication des aidants familiaux auprès de personnes atteintes de la démence de type Alzheimer

Effet d'un programme d'éducation au loisir adapté comme mesure de soutien à l'implication des aidants familiaux auprès de personnes atteintes de la démence de type Alzheimer

La presente etude visait a combler cette lacune en developpant un programme d'education au loisir adapte comme moyen de soutien a l'implication d'aidants aupres d'un proche atteint de [r]

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Résistance lors des soins bucco-dentaires : comment l’intégrer dans sa pratique ? : interagir ensemble auprès des résidents atteints d’une démence de type Alzheimer

Résistance lors des soins bucco-dentaires : comment l’intégrer dans sa pratique ? : interagir ensemble auprès des résidents atteints d’une démence de type Alzheimer

L’échantillon est-il décrit de façon détaillée ? X Pour participer à l’étude, les résidents devaient remplir certains critères : inscription du diagnostic de la maladie d’Alzheimer (stade modéré ou sévère) dans le dossier médical, être porteur d’au moins encore une dent naturelle, avoir besoin d’aide pour la réalisation des soins bucco-dentaires, avoir des bonnes connaissances en anglais, être institutionnalisées depuis le même nombre d’années et avoir suivi une durée de scolarité similaire. Si les résidents présentaient une démence non-spécifiée ou autre que celle d’Alzheimer, une dépression, une dépression, une psychose, un alcoolisme ou une toxicomanie, un déficit sensoriel non corrigé ou s’ils étaient devenus agressifs physiquement envers leurs soignants, ils ne pouvaient pas participer à l’étude. Les soignants devaient eux aussi remplir les critères suivants pour pouvoir participer à l’étude : ils devaient parler couramment l’anglais, travailler depuis au moins un an avec des personnes atteintes d’Alzheimer et s’être déjà occupés des résidents participant à l’étude.
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Facteurs limitant le diagnostic précoce de démence de type Alzheimer, étude qualitative auprès de médecins généralistes de la région d'Arras

Facteurs limitant le diagnostic précoce de démence de type Alzheimer, étude qualitative auprès de médecins généralistes de la région d'Arras

Enquêtrice : Est-ce-que vous verriez un intérêt à ce qu’il y ait des guidelines spécifiques ? Médecin : Ah oui, on aime beaucoup les guidelines, c’est formidable les guidelines, on passe notre temps avec les guidelines. On a toujours besoin de se recadrer. On a quand même une activité très variée. En fait on est bon a tout et bon à rien. C’est-à-dire qu’on gère pratiquement tout type de situation en premier recours, des fois sans avoir forcement tous les éléments pour le faire. On n’est pas spécialiste. Et puis on a besoin d’avoir des bornes pour nous dire « voilà stop tu arrêtes c’est plus de ton ressort ou là tu fais des choses qui n’ont pas d’intérêt pour la pathologie » Donc on a besoin d’avoir des guidelines pour avoir des phares dans le lointain. Donc c’est très bien surtout que, il faut être honnête, quand on ne trouve pas de guidelines c’est qu’il y a un grand flou artistique. Et notamment dans pas mal de domaine c’est le cas. Entre les sociétés savantes qui nous donnent des recommandations, les intervenants que l’on voit dans des formations médicales continues, parfois locaux, parfois qui viennent de régions diverses qui ont d’autres idées sur la question et qui viennent totalement perturber les raisonnements qu’on a mis en place localement avec les moyens locaux. Parce qu’il faut aussi considérer les moyens locaux, on n’a pas toujours accès à toutes les nouveautés ou techniques qui sont énumérées dans les articles que l’on peut lire. Donc tout ça vient créer un grand flou, des fois dans lequel on a bien du mal à naviguer. Donc on aime bien que quelqu’un qui est spécialiste, qui est en avant-garde nous dise, voilà ce que vous devez faire et voilà ce que vous ne devez pas faire. Et ceci au moins à l’échelon régional comme ça se passe déjà en cancérologie. Maintenant on a des guidelines en cancérologie, maintenant on a une pratique locale. Ça c’est bien. Et pourquoi pas nationale. Ah oui, pour nous c’est indispensable. Sinon on est complètement perdu. Je pense à la prostate où c’est le cas. On navigue en ce moment un peu en sondant ou on va. Il y a d’autres pathologies où c’est un peu le cas. Et pourquoi pas des guidelines. Tout en sachant que c’est le meilleur moyen pour savoir si on est hors clous. Parce qu’on aime bien parfois faire du hors clous. Des fois on est obligé de ne pas être forcément dans les clous mais au moins on sait quand on est dedans ou pas. Et on peut dire pourquoi on ne le fait pas à ce moment-là, si on nous demande des comptes. Enquêtrice : Qu’est-ce-qui vous inciterai à diagnostiquer plus précocement ?
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"J'avais conscience de moi..." Quand la démence fragilise l'investissement corporel. Apport de la psychomotricité chez le sujet âgé présentant une démence de type Alzheimer

"J'avais conscience de moi..." Quand la démence fragilise l'investissement corporel. Apport de la psychomotricité chez le sujet âgé présentant une démence de type Alzheimer

63 | P a g e La prise en soin en psychomotricité, en sollicitant les différents types de sensibilités, participe donc à la réintégration de la conscience corporelle. Les ressentis corporels éprouvés permettent au résident de se réapproprier son corps et de reprendre conscience de celui-ci. L’attention tournée vers ses perceptions corporelles permet à la personne âgée atteinte de démence de prendre conscience de son corps et de le réinvestir. Les stimulations sensorielles semblent donc aptes pour favoriser cette (re)prise de conscience corporelle. Nous pouvons faire un parallèle entre ce que le psychomotricien propose en prise en soin aux résidents présentant une DTA et ce que les parents effectuent avec leur enfant pour qu’émerge cette conscience du corps. Il me semble néanmoins important de préciser qu’il n’y a aucune infantilisation des résidents de la part du psychomotricien.
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La mémoire des événements publics dans le trouble cognitif léger et la démence de type Alzheimer

La mémoire des événements publics dans le trouble cognitif léger et la démence de type Alzheimer

Ainsi, dans un second temps , ce projet de thèse cherchera à apporter des réponses à une problématique qui s ' inscrit dans w1 cadre plus théorique, à savoir l' incongru[r]

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Approche neuropsychologique de la reconnaissance d'émotions dans la démence de type Alzheimer (DTA) en début d'évolution

Approche neuropsychologique de la reconnaissance d'émotions dans la démence de type Alzheimer (DTA) en début d'évolution

Cependant, leur tache experimentale de reconnaissance d'emotions paraissait complexe, etant donne que les quatre choix d'emotions (c.-a-d., joie, tristesse, peur et neutralite dans l'e[r]

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