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(1)

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Impédances mécanique et acoustique

F. Bedeau

To cite this version:

(2)

IMPÉDANCES

MÉCANIQUE

ET

ACOUSTIQUE

Par F. BEDEAU

(1).

Sommaire. 2014 Depuis une vingtaine d’années la technique acoustique a fait des progrès considérables ;

une partie importante de ce progrès est due à ce que, dans bien des cas, on peut constater une

analogie

étroite entre certains phénomènes mécaniques et électriques d’une part, et certains phénomènes acoustiques et radioélectriques d’autre part. Il va de soi que si le phénomène électrique ou radioélectrique a été

complètement étudié, l’étude du phonomène mécanique ou acoustique sera grandement simplifiée.

Une notion importante utilisée en électrotechnique est la notion d’impédance ; cette notion a été introduite tant en acoustique qu’en mécanique. Elle a été introduite en acoustique par H. Brillié ; ce dernier a publié, en 1919, dans le « Génie civil », une série d’articles absolument fondamentaux et assez rarement

cités ; il est assez curieux, d’ailleurs, de remarquer que H. Brillié fait à peine allusion dans ses articles

aux analogies acoustique et mécanique. En février 1923, Kennelly a publié, dans les « Annales des P. T. T. », un célèbre article concernant l’étude théorique et expérimentale du récepteur téléphonique; dans cette étude Kennelly définissait l’impédance mécanique.

D’innombrables articles ont été, à l’étranger, consacrés à ces questions ; de véritables traités ont été

publiés (2). En France la littérature est assez pauvre ; nous citerons toutefois un important article de Ph. Le Corbeiller (Le haut-parleur, « Annales des P. T. T. » octobre 1927), une conférence au Conservatoire des Arts et Métiers de P. David (L’Electroacoustique, Hermann, édit. 1930), un article de M. Prache

(Le Cinéma Parlant, Bulletin de la Société Française des Electriciens, décembre 1931) et l’excellente brochure de Ph. Le Corbeiller (Electro-acoustique, Chiron, édit. 1934). Signalons encore que les notions d’impédance acoustique sont exposées dans l’ouvrage de A. Foch (Acoustique, Colin, éditeur) et que ces

notions ont permis la réalisation de filtres acoustiques. Nous ne parlerons pas de ces derniers, M. Canac

ayant écrit à leur sujet un article dans le Journal de

Physique

(7, 1926, p. 161). Nous nous proposons d’exposer dans cet article, aussi rapidement que possible, les procédés de calcul utilisés aujourd’hui par les ingénieurs électroacousticiens.

Nous classerons les circuits électriques en deux grands groupes. Le premier groupe comprendra les circuits dont les dimensions sont assez faibles devant la longueur d’onde pour qu’il n’y ait pas lieu

d’appliquer l’équation des télégraphistes ; ces circuits nous mèneront à la notion

d’impédance

mécanique. Le second groupe comprendra les circuits dont les dimensions sont telles qu’il est nécessaire d’utiliser

l’équation des télégraphistes; ils nous mèneront à la notion d’impédance acoustique.

Etude de circuits du

premier

groupe. -

Impé-dances

électrique

et

mécanique. -

Si on considère un circuit

comportant

en série une self

L,

une

résis-tance .R et une

capacité

C,

on a, en

désignant

par i le

courant et e la force électromotrice

En

régime permanent

(nous

nous

placerons toujours

dans ce

cas)

on a

Le vecteur

Z,

de module est

l’impédance électrique.

" ’ ’

Si d’autre

part

on considère une masse m fixée à un ressort de coefficient de

raideur s,

si cette masse est soumise d’une

part

à une force de frottement

propor-tionnelle à sa vitesse v et d’autre

part

à une force vibromotrice sinusoïdale

F,

on a

~ (1) Exposé général devant la Société française de Physique .

(15 mars 1935).

(’) CRANDALL. « Theory of vibrating Systems and Sound », van Nostrand, edit., New-York, 1921 0LsoN et MASSA, des laboratoires de la R. C. A. Victor, « Applied Acousttcs », Blakiston’s

Son and Co, Philadelphie, 1934 ; « Technische Akustik » deux volumes publiés sous la direction de NNTaetzmann, Leipzig, 1934.

Par suite on pourra, en

régime

permanent,

écrire

z est

l’impédance mécanique;

le circuit

électrique

étudié est le circuit

équivalent

du

système

mécanique ;

il suffit de faire

correspondre

la masse à la

self,

la raideur à l’inverse d’une

capacité...

etc...

Première

application.

-

Considérons

un

dia-phragme

de

haut-parleur ;

c’est un tronc de cône en

papier

D

(fig. i) suspendu

à sa

grande

et à sa

petite

base par deux anneaux de matière

souple

C et S :

C est la

collerette, S

le

spider;

sur un

cylindre

de

papier

B est enroulé le fil parcouru par le courant

modulé;

un

champ magnétique

radial et constant H

est

disposé

normalement aux arétes de

B ;

par suite

l’ensemble est soumis à une force F. La bobine B est

collée à D sur le

pourtour a

de la

petite

base;

ce

joint

est

plus

ou moins

élastique;

il en est de même pour le

joint

b.

Pour obtenir le circuit

équivalent

nous

remplace-rons F par une force

électromotrice;

les masses m~, ma de la bobine, du

diaphragme

et de la collerette par

(3)

384

des

selfs ;

toutes les raideurs par des

capacités.

Nous remarquerons que si la raideur

augmente,

la

capacité

/ 1B

équivalente

diminue

S

deux cas sont alors à

B

C/

distinguer.

Si une

augmentation

de raideur favorise la

transmission du mouvement, le condensateur devra être

placé

en

parallèle,

car une

capacité

en série

qui

diminuerait

gênerait

le passage du

courant;

inverse-ment si une

augmentation

de raideur

gêne

la

transmis-sion du

mouvement,

le condensateur

équivalent

devra être

placé

en série.

Fig. 2.

Fig. L

Visiblement une

augmentation

de la raideur de S ou

de C

gêne

la transmission du

mouvement;

une

augmen-tation de la raideur de a ou b la

favorise ;

par suite le circuit

équivalent

est celui de la

figure

2 ;

nous obte-nons un ensemble de trois circuits

couplés,

ensemble

complètement

étudié. En

général

on aura trois

fré-quences de résonance et deux

fréquences

d’antiréso-nance ; c’est bien ce que montre

l’expérience.

Pour les

fréquences

basses,

les condensateurs et b

auront une

impédance

élevée;

on pourra les

supprimer

et le circuit se réduira à un circuit

résonnant;

c’est à

ce circuit que

correspond

la

première fréquence

de résonance de l’ordre de

100,.pour

les

haut-parleurs

usuels.

Seconde

application. -

On

imprime

fréquem-ment sur les cônes de

haut-parleur

des sortes de cannes

lures annulaires dénommées

úorrugations (fig

3).

Dési-gnons par ne, m3 les masses du cône

comprises

entre deux

corrugations,

par si , s,, s3 les raideurs des

corrugations

et proposons-nous d’étudier le

mouve-ment ;

en

définitive,

on

peut

dire que la masse nal, est reliée à la masse m~ par l’intermédiaire d’un ressort

de raideur si

(fig. 4).

Sous l’action de la force

F,

la

masse m1

prend

une

élongation

xi ; le mouvement se

transmet à ne,

qui prendra

une

élongation

x, ;

l’équa-tion du mouvement de mi est

Le

problème

est certainement assez

long

à traiter dans

toute sa

généralité.

Considérons alors le circuit

élec-trique équivalent (fig.

5)

désignons

par V la tension

aux bornes de

C,,

on a

Fig. 3. Fig. 5.

De l’identité des

équations

nous déduisons l’identité

des

propriétés ;

or le circuit

électrique

n’est autre

qu’un

filtre

passe-bas (sous

la réserve de ce que

L2 =~,L1- ~1,3

et que

l’impédance

terminale soit

con-venablement

choisie);

la

fréquence

de coupure

fo

est donnée par

Nous n’insisterons pas, car il

n’y

aurait

plus qu’à

développer

la théorie des

filtres,

Il est toutefois assez intéressant de remarquer encore

qu’une

ligne

pupinisée

n’est autre

qu’un

filtre

passe-bas ;

or

Pupin

avait

calqué

sa théorie des

lignes

sur la

théorie que

Lagrange

avait

exposée

dans sa «

Méca-nique analytique »

(3e

Edit. p.

353)

au

sujet

des cordes

chargées

de masses

pesantes

(selfs)

en des

points

régu-lièrement

espacés.

Ainsi,

comme il est bien connu, ce sont les modèles

mécaniques qui

ont,

au

début,

guidé

les

électriciens ;

aujourd’hui grâce

aux

progrès

de la

technique

élec-trique

les rôles sont

renversés ;

mécaniciens et

acous-ticiens font leur

profit

des modèles

électriques

pour réaliser de nouveaux modèles

mécaniques.

Remarque. -

Dans les

exemples qui précèdent

l’équivalent

d’une self était une masse animée d’un

mouvements de translation. On

peut

évidemment faire

des

analogies

entre les

systèmes

mécaniques

compor-tant des mouvements de rotation et les circuits

élec-triques

en vertu de

l’équation.

a

désignant

un

angle,

Ii un moment

d’inertie,

4 d d a t,

Ci

dt et F des

couples.

Dans l’industrie du cinéma sonore et de

l’enregistre-ment des

disques,

on a besoin de moteurs tournant

avec une vitesse

angulaire rigoureusement

constante ;

(4)

rotation par des engrenages,

lesquels

provoquent

de

petits à-coups.

On intercalera entre le dernier arbre

d’entraînement et le

disque

à entraîner un filtre

méca-nique passe-bas.

Le

principe

de ce filtre

mécanique

est

représenté

sur la

figure

6 ;

le

disque

A est entraîné par

Fig. 6.

la manivelle

M;

les

disques

B, C, D,

montés fous sur le même axe sont reliés les uns aux autres par des

res-sorts ;

si on

imprime

à la manivelle des mouvements

de

va-et-vient,

le mouvement ne se transmettra pas au

disque

D pour une

fréquence

fo

telle que

Il en résulte que si le

disque

A est relié au moteur

par un

système d’engrenages,

alors même que le

mou-vement ne serait pas

rigoureusement

uniforme,

celui

de D le serait.

Troisième

application.

- Un écouteur

télépho-nique

et un

haut-parleur

peuvent

être

envisagés

comme

des moteurs

d’impédance

interne a débitant sur une

impédance

externe z’.

La membrane de l’un ou de l’autre de ces

appareils

a

une masse m ; elle est soumise à une force de frottement

(même

dans le

vide)

et à une force de

rappel.

Par

suite,

cette membrane est assimilable à un moteur

d’impé-dance interne = X

-f- j

Y.

Lorsque

la membrane vibre dans

l’air,

ce dernier

oppose au mouvement une certaine

impédance

définie

comme le

quotient

de la force

pressante

à la vitesse

vibratoire. Lord

Rayleigh

(1)

a fait une étude

complète

de la réaction de l’air sur un

piston

animé d’un mou-vement

sinusoïdal ;

on trouve

S

désignant

la surface du

piston,

c la vitesse du son,

p la masse

spécifique

de

l’air, A

et Il des

expressions

numériques dépourvues

de dimensions et dont des

tables ont été dressées en fonction

de 2 î-0

ro

dési-),

gnant

le rayon du

piston.

Les courbes de la

figure

7

2iry*

donnent A et B en fonction de

-.

.

),

La vitesse efficace

Vo

du

diaphragme

sera donnée en

fonction de la force efficace par la formule

(1)

Theory o f

Sound 0152 302, 2 Ed. Maclnlllau, 1929).

et la

puissance

acoustique

rayonnée

l’ par la formule

Fig.7.

Il est bien connu des électriciens que pour obtenir la

puissance

maxima,

il faut réaliser

l’égalité

des modules

des

impédances

externe et interne

égalité

que nous

écrirons

1 z

1

_ ~ 1 z’ 1

-Si même on

pouvait agir séparément

sur X’ et Y’ il

faudrait

prendre

c’est-à-dire réaliser une

impédance

externe

égale

à la

conjuguée

de

l’impédance

interne.

Envisageons

alors le cas d’un écouteur

téléphonique

qui

ne serait pas

appliqué

à

l’oreille;

connaissant S ainsi

que A

et B on

peut

calculer X’ et

~" ;

d’autre

part

au moyen d’une méthode

indiquée

par

Kennelly

on

peut

mesurer

l’impédance

totale;

on constate alors que, sauf au

voisinage

d’une

fréquence

de résonance de l’orrire de 800

périodesiseconde,

le module de

l’impé-dance interne est

très

grand

devant celui de

l’impé-dance

externe;

on

s’explique

ainsi

pourquoi

la

puis-sance

rayonnée

est très

faible ~si

l’écouteur est

appliqué

à l’oreille

l’impédance

externe est

complètement

mo-difiée du fait de l’existence d’une chambre de com- .

pression).

Deux moyens s’offrent à nous pour accroître la

puis-sance

rayonnée ;

le

premier

consisle à

augmenter

~,~;

on obtient ainsi le « diffuseur f>. On n’oubliera

d’ail-leurs pas que le diffuseur rayonne par ses deux

faces ;

par suite la

surface 8,

dans la formule

tlonliant z,

est

la somme des surfaces avant et arrière.

Le second moyen consiste à utiliser un

pavillon ;

ce

pavillon joue

en

acoustique

le rôle de l’antenne dans

un

poste

émetteur

(Hanna

et

Slepian,

J.

o/

the lnst.

ol’

Electr. mars

1924) ;

c’est

l’organe

de

rayonnement.

Or on sait calculer

l’impédance

méca-nique

d’un

pavillon, impédance

qui,

de même que celle

du

piston,

est de la forme

A et B

prennent

évidemment des valeurs différentes suivant la forme du

pavillon (conique, parabolique,

(5)

suffisam-386

ment

élevées,

on a sensiblement pour les

pavillons

et pour le

piston A -

i et B =

0 ;

l’impédance

méca-nique

est alors réelle et de valeur

à ~0° et en unités G. G. S.

Nous en concluons que, si on

adopte

un

pavillon

de section d’entrée ~S à un

diaphragme

de surface

égale,

l’impédance

externe sera la même

(au

moins pour les

sons

aigus)

que si le

diaphragme

vibrait directement dans l’air. Nous sommes donc encore dans les

condi-tions fâcheuses où un moteur

d’impédance

interne

élevée ) z )

1

débite sur une

impédance

faible 1 z’ 1

. S’il

s’agissait

de circuits

électriques

la

question

ne

soulè-verait aucune

difficulté;

on intercalerait entre le moteur

et le

récepteur

un transformateur de

rapport

de

trans-formation in déterminé par la condition,

Désignant

par

Ez, Il,

I,,,

les modules des tensions aux

bornes du secondaire et du

primaire

et les modules

des courants dans ces

circuits,

par

N~~

et

Ni

les nombres de tours de

fil,

on a

On a encore

d’où

On voit que tout se passe comme si le transformateur

(supposé

parfait,

c’est-à-dire

dépourvu

de résistance et de fuites

magnétiques)

était

supprimé, l’impédance

étant intercalée directement dans le

primaire.

p Par

suite on

peut

encore dire que tout se passe comme si

la source

d’impédance

interne

Izi

débitait sur une

|z’|

impédance

externe =

Le

transformateur est un

m

-adaptateur d’impédance;

il

permet

de se

placer

tou-jours

dans le cas où les modules des

impédances

interne

et externe sont

égaux.

Il faut donc trouver en

acoustique

l’équivalent

d’un

transformateur;

cet

équivalent

c’est tout

simplement,

ainsi que l’ont montré Maxfield et Harrisson

(Bell

Sys-lein Techn. J.

juillet

1926),

la chambre de compres-sion intercalée entre le

diaphragme

et le

pavillon.

Considérons

(Fig. 8)

le

diaphragme

de section

Si

placé

à 1"entrée d’une chambre de très faible volume

communiquant

elle-même avec l’entrée du

pavillon

de

section

S,.

Supposons

d’abord l’air

incompressible;

la

pres-sion p

à l’intérieur de la chambre est la même en tous

les

points

à un instant donné.

Désignons

alors par

~’~,

vi v~ les forces

pres-santes et les -vitesses au

voisinage

du

diaphragme

et à l’entrée du

pavillon,

on a

d’où

Fig. 8.

La chambre de

compression joue

donc le rôle d’un transformateur dont le

rapport

de transformation m

est

égal

au

rapport

des sections.

Tout se passe comme si le

diaphragme,

moteur

d’im-pédance

interne

1 z’ 1

, débitait sur une

impédance

externe.

Pour les

fréquences

élevées on a Enl’absence

de chambre de

compression

l’impédance

opposée

au

diaphragme

eût été

S1

c p; nous savons

qu’elle

était

trop

faible ;

nous voyons que

grâce

à notre

transforma-teur elle a été

multipliée

p

SI -

par

S2

En fait on a

adopté

pour

82

la valeur standard

2,45

cm2

correspondant

à un cercle de

17~5 mm

de diamètre.

En réalité l’air n’est pas

imcompressible,

sa « raideur »

n’est pas

infinie ;

observons que si cette « raideur » de

l’air

augmentait,

le mouvement se transmettrait

mieux,

par suite cette « raideur » doit être

représentée

par un condensateur de

capacité

C

placé

en

parallèle

aux

bornes du

primaire

de notre transformateur. Pour cal-culer C nous examinerons ce

qui

se passe

lorsque

le secondaire est en circuit ouvert

(z’ =- oc , S,

0,

chambre

fermée).

Le calcul est

classique ;

c’est celui

utilisé dans l’étude des résonateurs.

Fig. 9.

On a, en

désignant

par y le

rapport

des chaleurs

spécifiques,

par

V.

le volume de la

chambre,

par

d V =

Si ;

dx la variation de

volume,

par

dp

la varia-tion de

pression (désignée

par p dans les

équations

(6)

s

désigne

par définition la « raideur de

l’air » ;

on a par

suite

la

capacité

C est d’autant

plus petite

et par suite la

compressibilité

de l’air intervient d’autant moins que

le volume de la chambre est

plus

faible et la section

S,

plus

grande ;

la distance

comprise

entre

et 82

doit

donc être très faible.

Le circuit

électrique

étant

parfaitement

connu, il est aisé de calculer le module

V2

de la vitesse v2 à l’entrée

du

pavillon

en fonction du

module v,

de la vitesse

1’1 du

diaphragme ;

on trouve

Pour les sons

aigus

Terminons ce

sujet

en

indiquant

que Rocard a étudié la formule dans le cas

général (Brevet

français

349-514

du ~9

Mars J033).

Fig. i 0.

Quatrième application. -

Maxfield et Harrisson ont cherché le circuit

électrique

équivalent

à l’ensemble

de

l’aiguille

et du

porte-aiguille

d’un

phonographe.

Soit

Fi

et

~’2

les forces aux extrémités du levier

supposé rigide,

vi et v2 les vitesses de a et b on a

d’où

Soit encore

I,

et

11

les moments d’inertie des bras

Il

et

l.,

par

rapport

à l’axe

0,

posons

Fig. 1 L

Le circuit

électrique équivalent comportera

(fig. li)

les selfs mi et mz, ainsi que le transformateur du

rap-port

m.

En fait le bras Oa n’a pas une

rigidité infinie ; lorsque

la raideur du bras Oa

croît,

le mouvement se transmet

mieux;

cette raideur sera

représentée

par la

capacité C,

qui

deviendrait nulle pour une raideur

infinie ; de

mêm e

la raideur du bras Ob sera

représentée

par

C,.

Enfin,

le tourillon 0 serré dans les coussinets

pré-sente une raideur

qui

si elle était

infinie,

empêcherait

toute transmission de mouvement

en b ;

cette raideur

est donc

représentée

par le condensateur

C~.

Le mouvement se transmet de b à des

pièces

non

figurées

(un

diaphragme

par

exemple,

lui-même

suivi d’une chambre de

compression

et d’un

pavillon) ;

bref l’ensemble débite sur une certaine

impédance

de sortie et on est ramené à un circuit

électrique

com-plètement

étudié. En

particulier l’aiguille

et le

porte-aiguille

ayant

pour circuit

équivalent

un circuit

com-prenant

des selfs et

capacités

en

parallèle jouent

le rôle

d’une cellule de filtre passe

bande;

on

peut

donc

pré-voir que pour certaines

impédances

de

charge

le

mouve-ment ne sera transmis au

diaphragme

que dans un

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