HAL Id: jpa-00234355
https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00234355
Submitted on 1 Jan 1951
HAL is a multi-disciplinary open access
archive for the deposit and dissemination of
sci-entific research documents, whether they are
pub-lished or not. The documents may come from
teaching and research institutions in France or
abroad, or from public or private research centers.
L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est
destinée au dépôt et à la diffusion de documents
scientifiques de niveau recherche, publiés ou non,
émanant des établissements d’enseignement et de
recherche français ou étrangers, des laboratoires
publics ou privés.
Amplification logarithmique des courants faibles à l’aide
de diodes
M. Brière, A. Rogozinski, J. Weill
To cite this version:
144
Il est donc lohible de rendre dans une
large
mesurele vide dans
l’analyseur qui possède
sonsystème
de pompage propre,indépendant
de lapression
résiduelle existant dans la tête. Le parcours des ions dans cettepartie
duspectromètre représente
une fraction seule-ment de leur parcourstotal;
il estpossible d’y
admettre unepression
relativementplus
élevée(quelques
10- 5mm)
sans que desphénomènes
gênants
seproduisent.
L’évacuation se fait par unepompe à diffusion d’huile et le débit est de l’ordre de 20 litres par seconde.
Malgré
lacomplexité
iné-vitable de la constructionmécanique
del’appareil
et legrand
nombre dejoints
decaoutchouc,
la remontée de gazpermanents
nedépasse
pas Io- 3 mm par heure.L’analyse spectrométrique
des gaz résiduels a montréqu’il s’agit
essentiellement de l’eau dedésorption
et desproduits
de dissociation de l’huile utilisée dans les pompes.Cette tête de
spectromètre
de masse apermis
l’introduction dans la chambre d’ionisation de gaz
sous des
pressions
de 10- 2 mm de mercure; lapression
mesurée alors dans l’enceinte. à l’aide d’unejauge
d’ionisationPhilips
et d’un manomètre Knudsen[1]
ne
dépassait
pas 3 . Io-5 mm. Lesspectres
de masseont été
repérés
et lespremières
mesures sur les inten-sités recueillies ont confirmé l’évaluation despressions
dans la chambre d’ionisation. Lapossibilité
devarier,
soit parsimple démontage
de la source, soit dans l’enceinte vidéeelle-même,
les ouvertures des fentesobjet
etdiaphragme
aégalement
donné celle d’étudierl’optique ionique
de la source actuellement utilisée. L’ensemble des résultatsexpérimentaux
feral’objet
depublications
détaillées.[1]
L’installation du manomètre Knudsen et les mesuresde vide sont dues à MM. DUVAL et LE GOFF.
AMPLIFICATION
LOGARITHMIQUE
DES COURANTS FAIBLES A L’AIDE DE DIODESPar M.
BRIÈRE,
A. ROGOZINSKI et J. WEILL Commissariat àl’Énergie
Atomique
Fort deChâtillon, Fontenay-aux-Roses.
Le courant
thermo-ionique
I et la tensionanodiqueV
d’une diode sontliés,
pour des valeursnégatives
de cettetension,
par une loilogarithmique
de la forme V -Vo =
.KLog
I,
oùVo
et K sont descons-tantes
qui dépendent
de latempérature
de la cathode et de la nature des électrodes(1).
Cette relation a été utilisée par
plusieurs
auteurs(2)
comme base d’une méthode de mesure de courants
susceptibles
de varier dans de trèslarges
limites.(1)
0. W. RICHARDSON, Phil. Mag. G. B. 1912, 23, 263 ; Phil. Mag. G. B. I9 I 2, 24, 737; The Emission of Electricityfrom Hot Bodies, Longmans, Green et Co, Ig2I; S. DUSHMAN,
Phys. Rev., U. S. A, 1914, 4, I 2 I .
(2) MEAGHER et BENTLEY, Rev. Sc. Instrum. U. S.A. 1939; 336-339; C. W. JOHNSTONE, rapport déclassifié IL S. A., I949,
A. E. C. U., 363.
Nous avons
repris
ceproblème,
en nous attachant surtout à’étendre,
vers les courants trèsfaihles,
le domaine d’utilisation de la méthode.En
fait,
la loi enquestion
cesse d’être valablelorsque
Vs’approche
d’une tensiond’équilibre
Va,pour
laquelle
le courantqui
traverse la diode s’annule. L’existence de cepoint
est due à un ensemble de facteursparasites, parmi lesquels
nous ne citerons que l’isolementimparfait
de l’anode parrapport
à lacathode,
cequi
a pour effet de créer un courant de fuite entre ces électrodes et laprésence
à l’intérieur de la diode de gaz résiduels danslesquels
les électrons émis par la cathode libèrent des ionspositifs (courant inverse) qui
sedirigent également
vers l’anode.La valeur de Ve
varie, suivant
lesdiodes,
entre -T,5
et - 9,5 volts environ. Lalampe
dont on se servira devraprésenter
un courant de fuite et un courant inverse d’autantplus
faibles que le courant à mesurerest lui-même
plus
faible.Dans la
région logarithmique
de lacaractéristique,
la résistance interne p de lalampe
est variable etpeut
atteindre des valeurs très élevées. Aussi la résistance interne de la source du courant à mesurerdevra-t-elle être
grande
parrapport
à p. Unechambre
d’ionisation et une cellulephotoélectriqùe
constituentd’excellents
exemples
de telles sources.Notons, enfin,
quel’appareil
destiné à mesurer la tension V devraprésenter
lui-même une résistance interneprati-quement
infinie. On fera doncappel,
dans cebut,
soit à un électromètre
électrostatique,
soit à unamplificateur comportant,
àl’entrée,
unelampe
élec-tromètre.Fig. I. -
Dispositif expérimental.
La source de courant Ch est une chambre d’ionisation ou une cellule
photoélectrique
irradiée, par un rayonnementapproprié
d’intensité variable.La partie essentielle du montage est constituée par un
préamplificateur
comprenant une diode D et une lampeélectromètre L, le tout entouré d’un blindage B.
Un commutateur C à grand isolement permet de faire passer
le courant fourni par Ch, soit dans la diode D, soit dans la
résistance R, qui peut varier dans de larges limites.
Le galvanomètre G
permet
de mesurer la tension aux bornes de D et de R. ,Les mesures de chute de tension effectuées sur D et sur R
permettent de déterminer V et I, d’où l’on déduit les courbes V = f(I)
représentées
sur la figure 3.Dispositif
expérimental. -
Ledispositif
expéri-mental que nous avonsemployé
pour étudier lecoin-portement
d’une diode dans unmontage
logarithmique
est
représenté
par lafigure
I, Ilcomprend,
145
lement,
ladiode,
une chambre d’ionisation fournis-sant le courantI,
unamplificateur
à courant continu et un commutateur C àgrand .isolement, permettant
de mettre dans le circuit de la chambre d’ionisation soit une résistance R(position I ),
soit la diode(posi-tion
2).
La chambre d’ionisation est irradiée parun
rayonnement
X,
ou gamma, dont l’intensitépeut
varier dans de
larges
limites.Les résultats les
plus satisfaisants,
à la foisquant
à la limite inférieure etquant
à l’étendue des courants que ledispositif permettait
de mesurer, ont été obtenus avec deslampes
électromètres que l’on a fait fonctionner en diode(fig. 2).
Nous avonsutilisé,
enparticulier,
lalampe
954 et lalampe
Victoreen VX 41.Fig. 2. - Détail des connexions en diode
des lampes 954 et VX 41.
Dans le cas de la 954, la plaque de la lampe joue le rôle,
d’anode en connexion diode, alors que pour la VX 41 la plaque est mise à la masse et la grille, qui joue normalement le rôle de grille de commande en montage tétrode, sert d’anode en
connexion diode.
L’expérience
nous a montré que l’étenduelogarith-mique
descaractéristiques
des diodes ainsi réalisées devenait sensiblementmeilleure,
lorsqu’on portait
les,
grilles
de ceslampes
à unpotentiel
légèrement
positif
parrapport
à la cathode. D’autrepart,
le courant dechauffage
du filament a été réduit parrapport
à celuiindiqué
par le constructeur.On constate que la valeur
Vo peut
varier d’unelampe
à l’autre et cela même pour deslampes
du mêmetype.
La cause déterminante duphénomène
observé est dueprobablement
à delégères
variations dans la nature desélectrodes,
setraduisant,
enparti-culier,
par des variations dupotentiel
d’extractionqui
les caractérise.Les courbes
A,
B et C de lafigure 3,
où A et Bcorrespondent
à une mêmelampe
954 et où Ccorres-pond
à une autrelampe
du mêmetype,
illustrent bien le cas considéré.Les mesures ont été effectuées de la manière sui-vante :
Le commutateur C étant
placé
enposition
i, ondétermine
d’abord,
pourchaque
intensité d’irradiation de lachambre,
la valeur du courant I== 2013
qui
latraverse,
en faisant débiter celui-ci dans la résis-tance R et en mesurant à l’aide del’amplificateur
la chute de tension VRqu’il
y provoque. On fait passer ensuite C sur laposition
2,
et l’ondétermine,
à l’aide du mêmeamplificateur,
la tension Vqui
apparaît
aux bornes de la diode traversée par lecou-rant
déjà
connu I.Résultats. - En
portant
V en fonction delogl,
ontrouve,
pourchaque type
delampe
et pour diffé-rentes valeurs du courant dechauffage
de sonfila-ment,
des courbes dont lapartie rectiligne
corres-pond
à des courants Ipouvant
varier dans unrap-port
de àio5,
mais dont la limite inférieuredépend
dutype
de la diode utilisée(fig. 3).
Fig. J. -
Caractédstiques logarithmiques
de diodes.On a représenté en ordonnées la tension V aux bornes de la diode et en abscisses le
courant
7 qui la traverse.La partie linéaire des
caractéristiques
relatives aux deuxt.ypes de lampes 954 et VX 41 que l’on a fait fonctionner en
diode est valable pour des courants dont les valeurs varient dans un rapport de i à I05. On remarquera que la partie
linéaire des
caractéristiques
correspondant à la lampe élec-tromètre VX 41 s’étend, du côté des faibles courants, jus-qu’à 0-14 A. Les pentes des portions linéaires descarac-téristiques dépendent
peu des conditions de fonctionnement des lampes. Par contre, lescaractéristiques-
subissentgéné-ralement une translation,
quand
on passe d’une lampe à uneautre, même pour des lampes du même type; c’est le cas
des courbes A et C correspondant chacune à une lampe 945
diftérente, mais fonctionnant dans des conditions identiques.
Cette limite est de l’ordre de I0-14 A pour la VX 41 et seulement de I o-12 pour la 954. La
pente
varie peu d’unelampe
à l’autre. Elle estégale
à environ o,2 volts pour une variation du courant d’unepuissance
de 10.Applications.
- Lemontage
décrit et lescarac-téristiques-
obtenuespourront
trouver de nombreusesapplications
notamment dans le domaine descou-rants faibles. Citons la
possibilité
de lire sur uneéchelle d’un
cadran,
et sans effectuer dechangement
de sensibilité del’appareil,
le résultat des mesuresd’une
grandeur
pouvant
varier dans unrapport
considérable
(de
I àiol).
A cetégard,
la méthode seprête
particulièrement
bien à la mesure de fluxlumineux,
à l’aide d’une c,ellulephotoélectrique
et à la mesure, à l’aide de chambresd’ionisation,
des intensités desrayonnements
émis par des tubes à rayonsX,
par des substances radioactives et par despiles atomiques.
Lesdisposit
ifs àréponse
loga-rithmique
présentent également
ungrand avantage
dans les
appareils
portatifs,
destinés à laprotection
dupersonnel
contre les radiations et à laprospection
des minerais radioactifs.
146
du
rapport
de deuxgrandeurs,
donné directement par la différence de lecturescorrespondantes
On a, en effetAjoutons,
enfin,
à cesapplications
lapossibilité
de mesurer la dérivéelogarithmique
parrapport
autemps t
d’un courant variableI(t), auquel correspond
à la sortie del’amplificateur
la tensionV(t)
=K LogI(t).
On
placera
à la sortie del’amplificateur
en série unecapacité
et ungalvanomètre, lequel
accusera unedéviation
proportionnelle
à ci v1
soitài
I3 dI, déviationproportionnelle
a§,
dt soita y . -
I dtOn pourra utiliser ce
procédé
pour la mesure desexposants
d’une fonctionexponentielle.
Nous citeronsprincipalement
le cas despiles atomiques,
où lapuis-sance est une fonction du
temps
de la forme I =10
ehlet celui des radioéléments dont la radioactivité suit
une loi
analogue.
Lefacteur k,
dérivéelogarithmique
de I
représente
la «période
» de lapile
ou du radio-élément. Ledispositif
décritpermet
la mesure directe de cettepériode.
PERFECTIONNEMENT
AUX COMPTEURS DE
GEIGER-MÜLLER
CONTENANT DU CO2
Par J.
LABEYRIE,
Commissariat à
l’Énergie
Atomique,
Laboratoires du Fort de
Châtillon,
Fontenay-aux-Roses.
Sommaire. 2014 On décrit
un procédé de détection et de dosage commode du carbone radioactif en phase gazeuse (CO2)
dans un compteur de Geiger-Müller. En ajoutant au CO2
une faible
quantité
d’alcool (I cm Hg) et en utilisant untemps de restitution du potentiel d’anode de 2.I0-4 ~
environ, on obtient des paliers
supérieurs
à 200 V, même à des taux de comptage de I5 000 impulsions par minute; la stabilité et la fidélité de ces paliers sont bonnes.1. Introduction. - Les
techniques
utilisant le carbone I4 commeisotope
marqué
ont unegrande
importance,
particulièrement
dans les sciencesbio-logiques.
Il est
cependant
assezdifficile,
engénéral,
d’effectuer des mesures sur les échantillons contenant lecar-bone
I4,
carl’énergie
durayonnement
3
émis est l’unedes
plus
faibles que l’on connaisse(Em x :
I 55ke V) [9],
[10], [11].
Pour détecter cerayonnement
il faut utiliser descompteurs
deGeiger
àparoi
trèsmince,
ou, mieux encore, descompteurs
spéciaux
danslesquels
on introduit l’échantillon radioactif enphase
gazeuse. En
outre,
la trèslongue
période
du carbone i fi(5
ooo ansenviron) [3],
se traduit par une très faible activitéspécifique
des échantillons contenant cetisotope.
Là encore, l’introduction ducomposé
car-boné à l’intérieur même du
compteur présente
ungros
avantage,
puisqu’elle
permet
d’avoir unangle
solide de
comptage
aussigrand
quepossible.
2.
Compteurs
contenant duC02.
- Plusieurs auteurs[2]
à[6]
ont étudié le fonctionnement descompteurs
Geiger
danslesquels
on introduit diversmélanges
contenant duC02, qui
est lecomposé
Fig. 1.
,Paliers à divers taux de comptage d’un compteur rempli du mélange C02-alCOOI,
La constante de temps de restitution du potentiel sur
l’anode est de 5. 10-4 s.
Les pressions partielles de CO2 et d’alcool sont respecti-vement o cm Hg et i cm Hg.
gazeux du carbone le
plus
facile à obtenir. Ces études ontporté
sur desmélanges,
car lescompteurs
remplis
avec du
CO2
pur n’ontpratiquement
pas depalier,
Fig. ? .
Influence de la constante de temps de restitution du potentiel sur le
palier
du compteur.Les pressions partielles du mélange CO2-alcool I sont
res-pectivement
i o cm Hg et i cm Hg.La longueur du
palier
est mesurée par la différence depotentiel séparant deux points du plateau entre
lesquels
l’augmentation
du taux de comptage est de 4 pour I00.Les mesures ont été faites à un taux d’environ 5 ooo
impul-sions par minute.
Les constantes de temps T ont été déterminées au moyen
d’un
préamplificateur,
à temps mort variable, app)iquantsur l’anode du compteur une impulsion négative de r 6o V, clont la durée, à la moitié de sa hauteur, est :.
même si l’on éteint artificiellement leurs