« POUR COMPRENDRE LES MEDIAS », Collection dirigée par Jean-Clément Texier.
Nous remercions'Ia revue « Presse Actualité » qui nous a aimablement autorisés à reprendre les articles
de Annie Cipra et Christian Hermelin qu'elle avait publiés initialement.
e Editions Retz, 1 981
ANNIE CIPRA CHRISTIAN HERMELIN
L A P R E S S E
u n o u t i l
p é d a g o g i q u e
EDITIONS RETZ fc- 75001 Paris 1" Roule
Sommaire
Préface, par André DESTHOMAS 7
1. Pour introduire 9 .
2. Le feuilletage 11
La typographie 17
Les titres 20
La question de format 22
3. Pédagogie de l ' a u t o d o c u m e n t a t i o n 2 4
Les questions à se poser 27
L'affichage mural quotidien 28
4. Face à l ' é v é n e m e n t 32
La « culture mosaïque » 32
Le fait singulier 36
Le fait diffusé 36
5. Initiation aux réalités é c o n o m i q u e s ... 4 2
Le prix 4 4
Les modes de vente 44
6. Les sources de l'information 5 4
Identifier les sources 605 7
L'étude comparative
Le jeu des émetteurs b
7. L'échantillonnage
8. Compter, mesurer, comparer ... 69
Dans les quotidiens '
Dans les hebdos
9. Les titres et leur langage Le contenu du titre 7681
10. Le langage des articles 89
Le style varie avec les rubriques 11. La mise en page 97
Mise en page = mise en scène ... 98
Qui peut parler, avec qui ? ...
12. L'image de presse 106
L'identification des images 108
La codification des images 1 10
Les techniques photographiques 1 1 1
13. Les catégories de presse 1 1 6
14. Les quotidiens nationaux 119
e s parutions d'une semaine 120
La lecture des éditoriaux 1 24
15. Les quotidiens de province 126
La constitution de l'échantillon 127
Les analyse qualitatives 1 30
Les analyses quantitatives 1 33
Les sources d'information 134
16. Les hebdos d'information générale 136
Une extrême sélectivité 138
Quelques axes de lectures 1 43
17. La presse féminine 145
La mode et la permanence 1 46
Des droits et des devoirs 1 48
18. La presse des idoles ... 151
Le rapport chanson/marchandise 157
1 9. La publicité 160
Le support doit être crédible 163
Etre vue et lue 1 66
20. Le chantier reste ouvert 1 74
La presse de télévision 174
Presse et rubriques économiques 175
La presse des hobbies 176
Presse et rubriques critique et artistique 1 77
L'information scientifique 1 77
La presse politique 178
La presse professionnelle 179
La presse à scandale 1 79
La presse satirique 1 80
Annexes 182
La Belgique, par J. DELAHAUT 182
La Suisse, par E. BOLLINGER et R. DUBOUX ... 184
Index 190
Bibliographie ... 191
PRÉFACE
Le 2 8 septembre 1976, M. René Haby, alors ministre de l'Education, adressait aux Inspecteurs généraux une lettre officielle manifestant sa volonté d'ouvrir l'école aux réa- lités du monde moderne par l'utilisation, en complément des instruments pédagogiques traditionnels, de la presse écrite et audiovisuelle.
Successeur de M. Haby, M. Christian Beullac, répondant le 16 janvier 1979 aux vœux que venaient de lui présenter les journalistes spécialisés, se réjouissait de l'intérêt manifesté par la presse à l'égard de l'école et exprimait le souhait que « les rapprochements se fassent, sur place, entre les hommes du terrain, c'est-à-dire entre les journa- listes et les enseignants ».
Entre ces deux déclarations ministérielles, un fait important était intervenu : une commission paritaire réunissant les délégués des Associations pour la presse à l'école et de hauts fonctionnaires de l'Education avait, après plusieurs mois de travail, officialisé l'introduction de l'étude de la presse dans les classes de quatrième et de troisième des
collèges.
Mais, si cette double évolution de l'enseignement et de la
presse connaît aujourd'hui de nombreuses illustrations
dans les établissements du premier et du second degré, ce
n'est pas seulement par l'effet de deux déclarations
ministérielles et d'une refonte des programmes. Ensei-
gnants et journalistes avaient, bien avant 19 76, déjà révisé
les jugements, parfois sommaires, qu'ils portaient les uns sur les autres. Ils avaient, notamment, pris conscience que les métiers qu'ils exercent pouvaient, dans bien des domaines, répondre à certains critères de complémentarité.
Des disciplines comme le français, l'histoire, la géogra- phie, les sciences économiques ne trouvent-elles pas, en effet, dans l'actualité immédiate, de passionnants sujets d'étude et de réflexion ?
Aujourd'hui, le journal est devenu, sur le plan pédagogique
— à condition, évidemment, de l'utiliser avec perspicacité, avec circonspection — un outil que profeseurs et institu- teurs n'ignorent plus. Et l'officialisation de l'étude de la presse à l'école est, -en fait, l'heureuse consécration de l'action menée par les associations d'enseignants et les syndicats d'éditeurs de journaux. C'est aussi l'aboutisse- ment des initiatives hardies prises, dès les années 6 0 dans diverses académies, par les CRDP et les CDDP avec la collaboration active de journalistes et de pédagogues, initiatives qui ont permis de réaliser des opérations particu- lièrement intéressantes — celles dites « multi-média », par exemple — et qui ont prouvé que le journal constitue de plus en plus un instrument pédagogique d'une incontes- table utilité.
Sans doute faut-il désormais dépasser le stade d'opéra- tions ponctuelles qui avaient parfois tendance à se présen- ter davantage comme d'aimables divertissements que comme des travaux pratiques sérieusement préparés. Le livre d'Annie Cipra et Christian Hermalin sera, de ce point de vue, d'une réelle utilité. Car, « apprendre à lire le journal » n'est certainement pas un exercice aussi aisé qu'on pourrait le croire à première vue. Le « contenu » d'un quotidien, d'un hebdomadaire, d'un magazine apporte au lecteur une masse d'informations d'une richesse inouïe encore faut-il savoir, devant un tel afflux, sérier, choisir, lire et réfléchir. Le but d'Annie Cipra et Christian Hermelin n'est pas d'imposer une méthode théorique d'approche et d'analyse, mais de suggérer des directions de travail. J'ai la certitude que leur entreprise sera, grâce à l'option pratique qu'ils ont choisie, comprise et appréciée.
André DESTHOMAS,
président de l'Association régionale
presse enseignement jeunesse.
1. P O U R INTRODUIRE...
Cet ouvrage rassemble une série d'articles publiés dans « Presse Actualité » (1), entre septembre 1977 et janvier 1980. Ils ont été rédigés pour constituer, à terme, un ensemble pédagogique, ce qui justifie leur reliure. Nous avons tenu à les publier ici avec un minimum de retouches, en conservant notamment la forme journalistique qui les marque et les date.
Il s'agit là d'un choix délibéré qui tient à nos hypothèses péda- gogiques fondamentales.
Il eût été tentant de remodeler cette série d'articles pour en faire un « m a n u e l scolaire d'étude de la presse ». Nous en avions quasiment la matière, mais nous ne le voulions pas.
Nous ne pensons pas, en effet, que la presse doive être abordée à l'école et dans les autres lieux de formation comme un en- semble de savoir définitivement constitué. Certes, pour mieux s'informer, le citoyen a besoin de connaître les grands méca- nismes de l'information. Il a besoin d'un « savoir ». Le man- que de connaissances en la ma- tière d'une grande majorité de citoyens, plongés pourtant dans un bain permanent de média, est générateur des risques de toutes manipulations de l'opi- nion.
C'est d'ailleurs ce danger-là qui motive la réaction pédagogi- que : le danger de la manipula- tion comme celui de la non- information. Risque du vide et du trop plein.
M a i s il nous semble que le mode d'acquisition de ce savoir prati- que et t h é o r i q u e doit garder une spécificité qui tient à la n a t u r e m ê m e de l'information. N o u s d é s i g n o n s là s o n c a r a c t è r e événementiel.
A côté du d o m a i n e des connais- sances stables et définies, d o n t la remise en question se fait, certes, mais d a n s la l e n t e u r et la prudence, l'information reste le d o m a i n e p a r excellence de l'ins- table, de la connaissance en cours de se faire et se défaire.
C'est telle quelle et non en se c o n t e n t a n t d'en s e u l e m e n t sai- sir les lois p e r m a n e n t e s , qui p o u r t a n t existent et m é r i t e n t d ' ê t r e dégagées que, selon nous, le p é d a g o g u e d o i t t e n t e r de l'appréhender.
Il f a u t h a b i t u e r l'élève, l'adulte en f o r m a t i o n , à se diriger d a n s le flot des é v é n e m e n t s contra- dictoires.
N o m b r e de t r a v a u x universitai- res s u r la presse, p a r ailleurs r e m a r q u a b l e s , p è c h e n t en dis- t o r d a n t l'objet de leur étude. Le trop grand recul qu'ils p r e n n e n t p a r r a p p o r t a u texte journalisti- que, sous p r é t e x t e d'en dégager le message implicite, et d'en faire la recension objective, fait
(1) « P r e s s e A c t u a l i t é » - 5, r u e B a v a r d , 75JYJ P a n s C e d e x OH, P u . b l i c a t i o n m e n s u e l l e - 9 n u m é r o s p a r a n - d u g r o u p e B a y a r d . P r e s s e . S o n r é d a c t e u r c n c h e f e s t } t e s L H h K . (2) D a n s u n e s é r i e i n t i t u l é e « A p - p r e n d r e ci i"('ollti'l. l a r a d i o Il.
o u b l i e r l a n a t u r e m ê m e d u t e x t e e t d e l ' i m a g e é l a b o r é s a u c o n t a c t i m m é d i a t d e l a r é a l i t é e n m o u v e m e n t .
I l e n e s t u n p e u d e s t r a v a u x s u r l a p r e s s e c o m m e d e s t r a v a u x s u r l e c i n é m a . L ' a n a l y s e f i l m i q u e s e t r o m p e l o r s q u ' e l l e e s t t r o p c e n t r é e s u r l ' é ' t u d e d e s p l a n s , UI) à u n , s u i t e d ' i m a g e s f i x e s e x t r a i - t e s d ' u n e r é a l i t é e n m o u v e - m e n t . L ' é t u d e d ' u n e r é a l i t é e n m o u v e m e n t q u i p o s e e n p r é a - l a b l e m é t h o d o l o g i q u e l ' a r r ê t d e c e m o u v e m e n t , c o m m e n c e p a r l a d e s t r u c t i o n d e l ' o b j e t à é t u - d i e r .
L ' é t u d e d e l ' i n f o r m a t i o n d o i t é v i t e r a u m a x i m u m d e l a d é s a c - t u a l i s e r , e t a c c e p t e r d e l ' a p p r é h e n d e r d a n s s o n b o u i l - l o n n e m e n t .
N o u s s o m m e s l à a u c œ u r d ' u n e c o n t r a d i c t i o n q u e l e p é d a g o g u e d o i t s ' e f f o r c e r d e r é s o u d r e . D ' u n c ô t é , il l u i f a u t d i s p o s e r d ' u n a p p a r e i l m é t h o d o l o g i q u e s t a b l e q u i p e r m e t t e u n t y p e d ' d b s e r v a t i o n f r o i d e e t r e l a t i v e - m e n t r i g o u r e u s e , s ' a p p u y a n t s u r d e s c o n n a i s s a n c e s d e t o u t e n a - t u r e .
D e l ' a u t r e , il l u i f a u t s a i s i r l ' é v é n e m e n t i e l , c ' e s t - à - d i r e l ' i n s - t a b l e , l ' i n c o n n u , l ' a f f e c t i f . N o u s p e n s i o n s q u ' e n r é d i g e a n t a u f i l d e l ' a c t u a l i t é , e f d ' u n e c e r t a i n e m a n i è r e e n n o u s s o u - m e t t a n t à e l l e , l e s a r t i c l e s m é t h o d o l o g i q u e s r a s s e m b l é s i c i , n o u s a f f r o n t i o n s c e t t e c o n t r a - d i c t i o n . D ' u n c ô t é , e n e f f e t , n o u s t e n t i o n s d ' é l a b o r e r u n e n - s e m b l e p é d a g o g i q u e e t m é t h o - d o l o g i q u e c o h é r e n t ; d e l ' a u t r e , n o u s t e n t i o n s d ' a p p r é h e n d e r l e s é v é n e m e n t s j o u r n a l i s t i q u e s d u m o m e n t e n c o u r a n t t o u s l e s r i s q u e s d e s a n a l y s e s r a p i d e s e t i n s t a n t a n é e s . I l f a l l a i t b i e n a l o r s q u e l a m é t h o d e e t l a r é f l e x i o n , t o u t e n c o n s e r v a n t l ' e s s e n t i e l d e l e u r s p r i n c i p e s d i -
recteurs, s ' a j u s t e n t et s'affinent à ce c o n t a c t de l'instant.
On objectera q u ' e n bien des cas, l ' é v é n e m e n t - s u p p o r t , se trouve q u e l q u e s mois plus t a r d singu- l i è r e m e n t c a d u t Ceci fait partie des règles de f o n c t i o n n e m e n t de l ' é v é n e m e n t d o n t nous t e n t o n s de rendre c o m p t e d a n s l'un de n o s c h a p i t r e s . O n n o u s re- p r e n d r a s u r les i n f o r m a t i o n s c o n c e r n a n t les s y s t è m e s d e p r e s s e d o n n é e s à l'occasion, d a n s la m e s u r e où elles s o n t
^modifiées a u m o m e n t de la pa- r u t i o n de l'ouvrage.
Le r e c o u r s à quelques notes de r é a c t u a l i s a t i o n p e r m e t t a i t cer- t a i n s rétablissements, t o u t en c o n s e r v a n t le texte d'origine, y compris d a n s ses parties les plus a l é a t o i r e s . L e f o r m a t e u r qui travaille s u r la presse doit sa- voir qu'il a p p r é h e n d e une réa- lité en c o n t i n u e l l e m u t a t i o n , qu'il lui f a u t a c c e p t e r de se t r o m p e r e n t o u t e h o n n ê t e t é , t o u t en s'efforçant de tenir à j o u r s e s i n f o r m a t i o n s a u c o n t a c t des revues spécialisées plus indispensables encore que les livres, e t si possible a u c o n t a c t m ê m e des milieux jour- nalistiques p a r m i les plus ou- v e r t s à l'enseignement.
L ' e n s e m b l e des articles o n t été écrits s u r la base d'expériences de f o r m a t i o n c o n d u i t e s p a r les a u t e u r s d e p u i s plus d e dix années. Ils n ' o n t p e u t - ê t r e pas t o u j o u r s la t o u r n u r e des grands t r a v a u x universitaires, d o n t ils se sont p o u r t a n t nourris. Ils se v o u l a i e n t d'abord pédagogiques.
Ils c h e r c h a i e n t donc à retenir et à retranscrire, voire à inventer, d e s o u t i l s s u s c e p t i b l e s d e d é c l e n c h e r chez u n e p o p u l a t i o n e n f o r m a t i o n d e s r é f l e x e s d ' a u t o - d é c o u v e r t e s , d ' a u t o - analyses, bref des réflexes de c o n s o m m a t e u r conscient et de citoyen c h e r c h a n t à s'éclairer.
Il ne sera jamais ici question de n i v e a u . N o u s avons nous- mêmes travaillé avec toutes sor- tes de publics, jeunes et adultes.
Chaque fois, la question de l'a- daptation à un public donné, dans des circonstances données, dans un certain contexte de for- mation, nous à paru être singu- lièrement plus complexe que celle du niveau, pris au sens scolaire le plus habituel. Par expérience, nous nous sentons bien incapables de dire, pour tel ou t e l e x e r c i c e , q u e l est précisément le public concerné et celui qui ne l'est pas. Nous avons eu trop de surprises sur ce point pour nous permettre de légiférer en la matière. Nous laisserons donc les formateurs, les enseignants, les animateurs sur leur faim et devant leurs responsabilités pratiques.
En choisissant enfin de garder
en l'état cette série d'articles, nous avons pris le risque de l'inachèvement. Le dernier cha- pitre écrit, spécialement pour ce livre, invitera le lecteur à pour- suivre l'exploration du chantier ouvert, comme nous le faisons nous-même en poursuivant nos travaux dans «Presse Actua- lité » (2).
Fallait-il attendre une fin hy- pothétique pour boucler un ou- vrage exhaustif? Nous croyons quant à nous à la vigueur des points de suspension qui feront notre conclusion.
Nous remercions d'autant plus nos collègues belges et suisses d'avoir élargi à des perspectives francophones le chantier ainsi ouvert.
(2) Dans une série intitulée « Ap.
prendre à écouter la radio ».
2. LE FEUILLETAGE
Le « pressivorace » feuillette les j o u r n a u x . Il les feuillette par- t o u t , d a n s les kiosques, chez le coiffeur, d a n s les s a l o n s d ' a t t e n - te. 'Bref, « feuilleter » est l'atti- t u d e la plus r é p a n d u e chez les a m a t e u r s de presse.
Un c o n t a c t s e n s i b l e , t a c t ' t e . a f f e c t i f , p a s s i o n n e l
L e s lieux d e v e n t e s o n t en g é n é r a l a s t u c i e u s e m e n t orga-
nisés p o u r faciliter le feuilletage et e n c o u r a g e r l'éternel indécis ou le curieux à p r e n d r e un jour- nal, à le palper, à le soupeser, à en flairer le c o n t e n u p a r les sommaires, les illustrations, la publicité, etc.
T o u t n a t u r e l l e m e n t , le pédago- gue a t t e n t i f à utiliser d a n s sa d é m a r c h e les a t t i t u d e s « natu- relles », « s p o n t a n é e s », p o u r les a n a l y s e r , l e s r e n d r e p l u s conscientes et plus responsa-
bles, p e u t r e p r e n d r e le « feuille- tage », en le s y s t é m a t i s a n t et en le c o n t r ô l a n t p o u r en faire u n e v é r i t a b l e séance d ' i n i t i a t i o n à l ' a n a l y s e de c o n t e n u de presse.
T a n t il est vrai q u e le simple f a i t de f e u i l l e t e r u n j o u r n a l p e u t déjà f o u r n i r u n e m a s s e d ' i n f o r m a t i o n s considérable.
« F e u i l l e t e r » ne renseigne p a s s e u l e m e n t s u r le j o u r n a l , mais aussi s u r les r a p p o r t s q u e le l e c t e u r e n t r e t i e n t avec lui, s u r la m a n i è r e d o n t il s é l e c t i o n n e le c o n t e n u et les q u a l i t é s de la mise en page.
U n e r e n c o n t r e s o l i t a i r e , d e c o r p s à c o r p s
Le « bain de presse », c'est t o u t à la fois l'occasion dé s'indigner, d e s'offusquer, de s ' a t t e n d r i r ,
• d ' a p p r o u v e r et aussi d ' a v o i r u n e a p p r o c h e de t y p e « sociologique i n t u i t i v e ». L a r e n c o n t r e avec u n j o u r n a l est t o u j o u r s a u pre- m i e r a b o r d u n e r e n c o n t r e soli- taire, de corps à corps. Voyez l ' a t m o s p h è r e bien p a r t i c u l i è r e des « m a i s o n s de presse », des - k i o s q u e s à j o u r n a u x , des halls de gare, où on ne se p a r l e pas, mais où c h a c u n s ' a t t a r d e , ouvre les m a g a z i n e s qu'il n e lit j a m a i s , palpe les revues luxueuses, rêve d e v a n t les p h o t o s s u r papier glacé, s ' i m p r è g n e de l ' o d e u r de l'encre et r e p a r t sa feuille im- primée sous le bras.
L a presse ne d e v i e n t o b j e t de reliànce sociale, de c o m m u n i c a - tion, q u ' a p r è s c e t t e r e n c o n t r e solitaire avec des opinions, des c o n t e n u s a u x q u e l s on s'identifie ou q u e l'on rejette. C ' e s t p a r c e que la presse est multiple, va- riée, h é t é r o g è n e , s c a n d a l e u s e , magnifique, ignoble, q u e l'on a besoin de c e t t e c o n f r o n t a t i o n personnelle, d a n s nos sociétés où la diversité existe encore. On
imagine mal, comme dans cer- tains pays, des lectures publi- ques ou collectives de journaux écrits ; c'est pourquoi le « feuil- letage » est une séquence péda- gogique qu'il faut exploiter en- suite collectivement.
Notre pédagogie du feuilletage comporte trois volets, qu'il ne f a u t p a s n é c e s s a i r e m e n t considérer comme les étapes successives et hiérarchisées d'un programme.
1
Le feuilletage« e n t r é e en m a t i è r e » Dans notre esprit, toute séance d'analyse systématique de la presse doit être précédée d'un temps plus . ou moins long de prise de contact avec les jour- naux qui feront l'objet de l'étu- de. Cette partie de la séance ne sera pas nécessairement suivie d'une réflexion collective.
Elle peut constituer ce temps où l'animateur laisse à chacun librement la possibilité de vivre
« son tête à tête » avec le jour- nal. L'animateur peut toujours, pour lui-même, observer les di- verses attitudes et en tirer quel- ques renseignements sur les par- ticipants : certains se précipite- ront sur. un journal précis, d'au- tres les m a n i p u l e r o n t tous avant de choisir, on en verra certains tourner les pages fébri- lement, d'autres s'arrêteront sur certaines pages, d'autres se mettront à lire studieusement un article, d'autres iront direc- tement au sommaire, etc.
Dans certains cas, un court d é b a t s u i v a n t ces contacts
« d'entrée en matière » pourra permettre de dégager collective- ment quelques questions, quel- ques hypothèses que l'analyse plus systématique se proposera d'explorer.
M o d e s d e choix :
Un journal précis dans le tas immédiatement □
Un journal au hasard □
Un journal précis après les avoir tous manipulés □
Une'pile de journaux □
M o d e s d e c o n t a c t i m m é d i a t
Feuilletage systématique de tout le journal □
Un article pris au hasard O
Un article après connaissance du sommaire □
Les photos l" 1
M o d e s d e l e c t u r e
Studieuse et solitaire d ' u n article ou du tout □
Distraite (tout le journal très vite) D 1
Discursive avec commentaires oraux pour tout le monde ... □
2
Le feuilletage observé en s i t u a t i o n réelle Il s'agit d'une phase pédagogi- que possible conduite sous forme d'enquête-participation sur les lieux de vente. Il ne s'agit pas d'étudier les systèmes de diffusion sur lesquels nous reviendrons à propos de l'écono- mie du journal, mais de permet- tre, en fournissant un question- naire préétabli ou élaboré en commun, d'introduire une ob- servation des rapports entre les clients et les journaux en « si- tuation réelle ».
Grille à l'usage de l'animateur pour l'observation du feuille- tage « entrée en matière ».
(Cette grille peut faire l'objet d'une discussion où chacun ex- plicite ses attitudes naturelles par rapport aux journaux, ce qu'il lit, ce qu'il recherche et comment il lit).
La grille d'observation peut comprendre par exemple : O b s e r v a t i o n de l'étalage Comment les journaux sont-ils regroupés ?
Quels types de classement utilise-t-on ?
Où les journaux sont-ils placés ? Quels sont ceux qui se trouvent aux emplacements privilégiés?
Pour la vue, pour le toucher ? O b s e r v a t i o n des clients Ceux qui achètent rapidement Quoi (les journaux demandés à la vendeuse) ?
Ceux qui feuillettent Quels journaux ?
Quels types de personnes (jeu- nes, vieux, hommes, femmes) ?
O b s e r v a t i o n du « feuilleta- ge »
(Reprendre la grille d'observa- tion préalablement fournie).
O b s e r v a t i o n des v e n d e u r s Que disent-ils s'ils parlent d'un journal ?
Comment ont-ils organisé leur étalage ? En tenant compte de quels critères ?
Ont-ils fait des remarques sur les attitudes des lecteurs et sur les habitudes d'achat ? Lesquel- les ?
Sur la base de ces observations, on pourra réfléchir sur le jour- nal a p p â t : comment est orga- nisé le captage du client ? Par le journal lui-même ? Par le ven- deur ?
Introduire u n e sociologie du l e c t e u r
Une confrontation des résultats des observations et des enquêtes sera menée ensuite collective- ment, p e r m e t t a n t peut-être d'introduire une sociologie des lecteurs si les enquêtes ont été menées dans des lieux très spécifiques et dans des quartiers différents. A Paris ou dans des grandes villes, on peut faire des observations de feuilletage en
« situation réelle », dans des kiosques de quartiers populai- res, dans des drugstores, dans des halls de gare où on a, à la fois, des comportements d'a- chats et des attitudes de vente très différents.
3
Le feuilletage s y s t é m a t i s é
La séance de feuilletage en groupe, pourra avoir sa propre fin. En provoquant l'observa- tion, en la systématisant et en recueillant les éléments ob- servés pour les classer, on peut ' réaliser une séance vivante de première approche de la presse, qui est loin d'être négligeable si l'on comptabilise les connais- sances qui auront pu être acqui- ses au bout du compte.
Mais il ne s'agit pas simplement d'acquisition de connaissances : nous pensons que la systémati- sation du feuilletage conduit le
« feuilleteur » à une modifica- tion de son attitude de consom- mateur, à dépasser le contact furtif, hâtif, souvent désor- donné qui le pousse à acheter s o u s d e s i m p u l s i o n s m a l c o n t r ô l é e s , p o u r d é c o u v r i r l'exercice du contrôle de ses mo- tivations à l'achat et à la lectu- re. Nous nous proposons de nous attarder davantage sur ce troisième volet afin d'indiquer plus en détail la démarche que nous empruntons. Elle peut se décomposer en trois étapes.
L ' o b s e r v a t i o n p r o p r e m e n t dite qui porte sur le papier, le format, le poids, la typographie, le titre du journal, la couvertu- re, les premiers éléments du contenu.
L'observation est d'autant plus précise qu'elle est comparative et qu'elle accuse la différence.
La signification, car l'élément observé : papier, format, cou-
verture, etc. est porteur de si- gnifications. Ces éléments d'ob- servation peuvent renvoyer à trois ensembles de signes :
0 Ceux qui concernent l'émet- teur (journal). On pourra trou- ver des indications sur son idéo- logie, son histoire, son fonction- nement, son économie, l'image qu'il donne de lui-même.
e Ceux qui concernent le récep- teur (le lecteur) que le journal vise prioritairement en terme de cible : âge, sexe, situation pro- fessionnelle, classe sociale, région géographique, etc...
0 Ceux qui c o n c e r n e n t les contenus habituels du journal et les intentions du message.
La g é n é r a l i s a t i o n : à partir de l'observation ponctuelle, des si- gnifications qui s'en dégagent, on peut ou non, tirer quelques lois générales sur le fonctionne- ment de la presse. Ce passage du
particulier au général peut se faire par la réflexion collective qui fait appel aux observations préalables de chacun, permet- tant d'établir si les constats faits sur quelques journaux sont habituels ou inhabituels. Il peut encore se faire par l'apport d'éléments de connaissance ve- nant de l'animateur. Il peut faire l'objet de formulation de questions ou d'hypothèses que l'on se proposera de vérifier dans des séances ultérieures.
Nous serons sans doute plus précis et plus clair en donnant quelques exemples de relation possible entre une observation et les conclusions qu'on peut en tirer.
Le papier. Il est glacé, ou non.
Il est plus ou moins beau, plus ou moins agréable au toucher, plus ou moins luxueux. Il est blanc ou coloré ; il peut être signe de la richesse ou de la pauvreté du journal. Plus ou
L ' o b s e r v a t i o n j Elle introduit , .
c o m p a r a t i v e | d e s significations j ®eriQU h ) .
porte s u r : s u r • j non
le papier Ie le Journal lui-nièrne ! Selon les observa- emetteur tlons faites anterleu- j I
f ; rement I
le format j
' le lecteur recepteur ou
le poids i cible (recepteur por- ; ces Selori apportees connalssan- tentiel) 1
1 1 la typographie I Selon les réponses j
le message contenu f o u r n i e s plus tard
| le titre du journal aux questions et hy-
mtentionnahte ; pothèses formulees
la couverture
! i
les premiers elcments j j
du contenu j
moins froissable, plus ou m o i n s j e t a b l e , il est i n d i c a t i f du ca- r a c t è r e d u r a b l e ou é p h é m è r e qu'il p e u t avoir p o u r le lecteur.
P l u s ou m o i n s luxueux, il est indicatif du m o n d e du lecteur, m o n d e réel ou m o n d e d e rêve. Il est encore d ' u n e c e r t a i n e me- sure i n d i c a t i f du c o n t e n u : il suffit d'avoir « D é t e c t i v e » (1) ou « F r a n c e - D i m a n c h e » e n t r e les m a i n s p o u r é t a b l i r u n e rela- tion e n t r e l'aspect pauvre, sale d u p a p i e r et le c o n t e n u , celui du t r o u b l e , des b a s - f o n d s de la misère sociale et culturelle. P a r contre, les revues luxueuses sur les maisons, les a r t s i n d i q u e n t dès le c o n t a c t avec le p a p i e r u n e clientèle raffinée, aisée e t u n c o n t e n u ï o n t on vous invite a v e c la m ê m e d i s t i n c t i o n à d é c o u v r i r l e s t r é s o r s , t o u t c o m m e les palais e t les j a r d i n s délicats que l'on vous présente.
N ' o u b l i o n s j a m a i s que n o u s d o n n o n s ici des i n d i c a t i o n s p o u r la réflexion, voire des t e n d a n - ces ; elles n e s o n t à p r e n d r e que c o m m e telles.
Le f o r m a t e t le poids.
Les formats sont codifiés pour des raisons tout à la fois techni- ques, économiques et sociales.
On trouve le grand format type quotidien (« Figaro », « France- Soir », etc.), le format tabloïd (type « Libération »), le format magazine (« Match », « Point de Vue - Images du Monde »), le format news-magazine (« Ex- press », « Le Point »), le format poche (« Télé-Poche »).
Le format est plus ou moins grand, le journal est plus ou moins lourd, plus ou moins épais. Traditionnellement, le format évoque la situation de la relation de tête à tête avec son journal : s'abriter derrière son journal, se dissimuler derrière son journal ; écran entre le monde et soi, complicité, cou-
(1) A p r è s a v o i r s u b i une double in- terdiction d e « vente a u x m i n e u r s » et d'affichage, à l a fin 1978, « Détec- tive » est r e p a r u s o u s le n o u v e a u titre : « Q u i P o l i c e ? ».
p u r e d e s a u t r e s , a n o n y m a t , p r o - t e c t i o n , r e m p a r t . . .
L e f o r m a t i n d i q u e a u s s i u n m o d e d ' u t i l i s a t i o n : il e s t p l u s o u m o i n s f a c i l e à d é p l i e r , à f e u i l - l e t e r c h e z soi o u d a n s l e s l i e u x p u b l i c s ( t r a n s p o r t s e n c o m - m u n ) .
L e s f o r m a t s o n t u n e h i s t o i r e ; e n 1846, d e n o m b r e u s e s c a r i c a - t u r e s (2) m o n t r e n t q u e le g r a n d f o r m a t é t a i t a l o r s c o n s i d é r é c o m m e u n e f o r m e d e m o d e r - n i s m e é c h e v e l é ; a u j o u r d ' h u i , le g r a n d f o r m a t q u o t i d i e n c o n n o t e l a t r a d i t i o n , t a n d i s q u e le t a - b l o ï d e t l e n e w s - m a g a z i n e c o n n o t e n t ' le m o d e r n i s m e . L e f o r m a t e s t e n c o r e i n d i c a t i f d ' u n c e r t a i n s y s t è m e d e m i s e e n p a g e . L e p o i d s , l ' é p a i s s e u r q u a n t à e u x , r e n v o i e n t à u n e a t t i t u d e d e
c o n s o m m a t i o n : e n avoir ou pas p o u r son argent. Ils s o n t sou- v e n t indicatifs d u volume publi- citaire ; il suffirait d e soupeser c o m p a r a t i v e m e n t u n n u m é r o d ' a o û t de « L ' E x p r e s s » e t u n n u m é r o de n o v e m b r e p o u r com- p r e n d r e l ' i m p o r t a n c e que peu- v e n t p r e n d r e les f l u c t u a t i o n s saisonnières : u n n u m é r o p o u r diffusion à l ' é t r a n g e r et le m ê m e e n F r a n c e , p o u r se r e n d r e c o m p t e du poids de la publicité d a n s ce j o u r n a l .
La typographie.
T r o i s é l é m e n t s s o n t à considérer : la forme du ca- ractère qui peut donner des in- (2) Voir le texte « La question des formats ».
d i c a t i o n s s u r la c o n c e p t i o n p a s s é i s t e , m o d e r n i s t e , confor- miste, e s t h é t i q u e d u j o u r n a l ; la g r o s s e u r des c a r a c t è r e s ren- seigne q u a n t à elle s u r l'impor- t a n c e d a n s l'ordre de mise en v a l e u r des i n f o r m a t i o n s s u r le c a r a c t è r e s e n s a t i o n n e l ou rigou- r e u x d u c o n t e n u . L ' e n c r a g e q u a n t à lui p e u t ê t r e u n indica- t e u r d e l u x e , d ' a n t i - c o n f o r m i s m e (ex. « C h a r l i e - H e b d o » ; e n c r a g e s o u v e n t ba- veux e t peu soigné) de p a u v r e t é (ex. « D é t e c t i v e »).
L a t y p o g r a p h i e a u n i v e a u des s e n s a t i o n s i m m é d i a t e s p e u t suggérer diverses impressions.
le désordre l'excitation la r i g u e u r le s e n s a t i o n n e l la réflexion
D é s o r d r e , e x c i t a t i o n : ex.
« F l a s h », « P o d i u m », « S a l u t » q u i r e n v o i e n t à u n e c e r t a i n e r e p r é s e n t a t i o n d e la j e u n e s s e échevelée, à des r y t h m e s syn- copés, violents.
L a r i g u e u r : ex., « L ' E x p r e s s » q u i r e n v o i e à u n e c e r t a i n e i m a g e d e la c l i e n t è l e q u i c h e r c h e à t r o u v e r l'essentiel dans u n e l e c t u r e simple et rapi- de.
La réflexion : ex., « L e M o n d e », le l e c t e u r du « M o n d e » est un i n t e l l e c t u e l , il est sérieux, il réfléchit, il fait un effort p o u r lire.
Le s e n s a t i o n n e l : ex., « F r a n c e - Soir », d o n t le s e n s a t i o n n a l i s m e des c a r a c t è r e s et de l'encrage est à l'image du c o n t e n u .
L a c o u v e r t u r e d e p r e m i è r e p a g e est faite p o u r séduire, cho- q u e r , renseigner, a t t i r e r . E l l e d o i t ê t r e s o i g n e u s e m e n t ana- lysée. E l l e possède u n s o m m a i r e ou n o n ? Le j o u r n a l s'achète-t-il après l e c t u r e de ce s o m m a i r e ou p a r h a b i t u d e ? Veut-il i n f o r m e r le l e c t e u r en l ' a l l é c h a n t ou en le r e n s e i g n a n t p r é c i s é m e n t ? L a c o u v e r t u r e d e première page c o m p o r t e des titres qui impli- q u e n t u n choix de la p a r t des r é d a c t e u r s , choix d a n s la hiérar- chie des i n f o r m a t i o n s , mais ces t i t r e s r e n s e i g n e n t aussi s u r ce qui intéresse le l e c t e u r (titre s e n s a t i o n n e l ou titre s u r u n ar-
ticle d e fond).
L ' i l l u s t r a t i o n est é g a l e m e n t u n e i n d i c a t i o n i m p o r t a n t e . P r e n o n s l'exemple des m a g a z i n e s fémi- nins. L a f e m m e p r é s e n t é e e n première page est o b j e t d'identi- fication : elle est proche, réelle, ordinaire, elle a des e n f a n t s au-
t o u r d'elle, ou bien alors elle est star, inaccessible et scandaleu- se, o b j e t de rêve ou de f a n t a s m e . L a pression de la c o u v e r t u r e de p r e m i è r e p a g e e s t t e l l e m e n t forte s u r les h a b i t u d e s d ' a c h a t q u ' u n m a g a z i n e c o m m e « Elle » n e c h a n g e p r a t i q u e m e n t pas de t y p e de c o u v e r t u r e (femme le plus g é n é r a l e m e n t en b u s t e d e face).
L a grille d ' a n a l y s e des illustra- tions p e u t se b â t i r a u t o u r de
l'observation et des significa- tions. Mais, nous l'avons vu, les significations renvoient au public-cible et aussi au contenu.
Tel qui rêve devant une ruine ou un palais inaccessible ne de- mandera pas à son journal une analyse serrée et tenue des événements politiques ; telle qui achète son hebdomadaire avec en couverture une femme plus
« très jeune », plus « très belle », plus « très élégante » cherchera
Illustration Observation Signification Personnaae Proche Possibilité de s'identifier
a Réel
Familier Univers accessible
Ex. homme politique, mère de famille, speake- rine
Personnage Star Rêve
Vedette Scandale
Reine - Prince - Roi Inaccessible Projection
Paysage Imaginaire Fuite
Rêve
O bjet Esotérisme
Esthétisme
Paysage Quotidien Evénement
Quotidienneté
Objet 1 Proche Réalité
INDEX
AGENCE DE PRESSE 54
ANALYSE COMPARATIVE 6 6 / 8 5 , 89, 106, 119, 136
ANALYSE QUANTITATIVE 42, 54, 66, 69, 1 1 9, 133, 136
ANNONCEUR 1 60 CATHARSIS
126
CATEGORIE DE PRESSE 1 16, 1 19, 126, 136, 145, 1 51, 1 74 CIBLE
42, 97, 1 16, 144, 163 CODE
106, 1 60 COMMUNIQUE
54
CONCENTRATION 42, 126 COUVERTURE
1 1 , 136, 145, 151 DOCUMENTATION
24
DOSSIER DE PRESSE ECHANTILLON 24
66, 1 1 9, 1 27 ECHO
ECONOMIE 39 DE LA PRESSE
42, 1 16, 151, 160 EDITORIAL
89, 124 ENQUETE
1 1 , 42, 1 36
ESPACE PUBLICITAIRE 1 60
EVENEMENT 32 FEUILLETAGE
1 1 FORMAT
16, 22, 121 FRONTISPICE
1 1 , 1 2 1 GENRES
JOURNALISTIQUES 1 1 6
GROUPES DE PRESSE 4 2 , 1 2 6 , 1 5 1 IMAGE
1 1 , 72, 106, 136, 145, 1 5 1 , 1 6 0
LANGAGE
76, 89, 1 22, 1 60 LEGENDE
106 MELLING
4 2 , 1 4 0 MISE A PLAT
122 MISE EN MEDIA
32, 97 MISE EN PAGE PANNEAU-PRESSE 97
149
PETITE ANNONCE 47, 1 24, 1 36 PROXIMITE (LOI DE)
32, 76 PUBLICITE
47, 66, 71, 1 60 RESONNANCE
32, 76
RUBRIQUE LOCALE 5 4 , 1 2 6 RUMEUR SOURCE 39
54, 1 26
SUPPORT PUBLICITAIRE - 1 61
TITRES
20, 71, 76, 97, 124, 136
TYPOGRAPHIE 1 7 , 9 7
UNITE REDACTIONNELLE 73
UNITE THEMATIQUE 54
Cet ouvrage a été imprimé sur les presses de l'imprimerie OCEP 5 0 2 0 0 Coutances
N° d'éditeur : 1 99 - N° d'imprimeur : 6 7 . 3 4 2 0 I.S.B.N. 2 - 7 2 5 6 - 1 0 0 6 - 0