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Limites

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

I) Auto-test : Limites

1. Donner les 9 définitions sur les limites

f :I→R, a∈I, `¯ ∈R 1. Cas où`∈Ret a∈R

f(x)−→

x→a` ssi∀ε >0,∃δ >0,∀x∈I,(|x−a| ≤δ)⇒(|f(x)−`| ≤ε) 2. Cas où`= +∞eta∈R

f(x)−→

x→a+∞ssi∀A >0,∃δ >0,∀x∈I,(|x−a| ≤δ)⇒(f(x)≥A) 3. Cas où`=−∞eta∈R

f(x)−→

x→a−∞ssi∀A <0,∃δ >0,∀x∈I,(|x−a| ≤δ)⇒(f(x)≤A) 4. Cas où`∈Ret a= +∞

f(x) −→

x→+∞`ssi∀ε >0,∃A >0,∀x∈I,(x≥A)⇒(|f(x)−`| ≤ε) 5. Cas où`= +∞eta= +∞

f(x) −→

x→+∞+∞ssi∀A >0,∃B >0,∀x∈I,(x≥B)⇒(f(x)≥A) 6. Cas où`=−∞eta= +∞

f(x) −→

x→+∞−∞ssi∀A≤0,∃B ≥0,∀x∈I,(x≥B)⇒(f(x)≤A) 7. Cas où`∈Ret a=−∞

f(x) −→

x→−∞`ssi∀ε >0,∃B <0,∀x∈I,(x≤B)⇒(|f(x)−`| ≤ε) 8. Cas où`= +∞eta=−∞

f(x) −→

x→−∞+∞ssi∀A >0,∃B <0,∀x∈I,(x≤B)⇒(f(x)≥A) 9. Cas où`=−∞eta=−∞

f(x) −→

x→−∞−∞ssi∀A <0,∃B <0,∀x∈I,(x≤B)⇒(f(x)≤A) Définition

2. SAVOIR REFAIRE : prouver l’unicité de la limite en raisonnant en terme de voisinages.

Si lim

x→af(x) =`et lim

x→af(x) =`0 Alors`=`0

Théorème

Preuve : Par l’absurde :

(2)

si`6=`0, il existe deux voisinagesUe etUe0 de`et`0 respectivement tqUe∩Ue0 =∅

x→alimf(x) =`d’où un certainVa voisinage deatqf(Va∩I)⊂Ue x→alimf(x) =`0 d’où un certainVa0 voisinage deatqf(Va0∩I)⊂Ue0 On poseWa=Va∩Va0

D’après les propriétés élémentaires du voisinage,Wa est un voisinage dea Ora∈I, donc¯ Wa∩I6=∅et f(Wa∩I)⊂Ue∩ Ue0

Contradiction, puisqueUe∩Ue0 =∅

3. Donner les définitions de limite à droite, de limite à gauche, puis de limite pointée. En déduire des exemples de fonctions qui n’ont pas de limite.

Soitf :I→R,a∈I¯;`∈R

1. On dit quef admet`pour limite à gauche enalorsque :f|I∩]−∞;a[ admet`pour limite ena.

2. On dit quef admet`pour limite à droite enalorsque :f|I∩]a;+∞[ admet` pour limite ena.

Définition(limite à droite/gauche)

Soient f :I→R,`∈R,a∈I¯;aréel

On dit quef(x)tend vers`quandxtend versa,xdifférent dealorsque : pour tout voisinageUede`, il existe un voisinageVa deatq∀x∈(I∩Va)\{a},f(x)∈Ue

Définition(limite pointée)

4. Donner les relations entre limites et inégalités larges, puis inégalités strictes.

Soient f, g:I→R,a∈I,¯ ` et`0 dansR On suppose : ∀x∈I, f(x)≤g(x)et lim

x→af(x) =`, lim

x→ag(x) =`0 Alors`≤`0

Théorème(Propriétés : Inégalités larges)

Soient f :I→R,a∈I,¯ `∈R,M etmdansR On suppose que lim

x→af(x) =`

Alors : Si` < M, alors au voisinage dea, f(x)< M Si` > m, alors au voisinage dea, f(x)> m Théorème(Propriétés : Inégalités strictes)

5. Donner la caractérisation séquentielle des limites.

(3)

Soient f :I→R,a∈I¯et`∈R Alorsf(x)−→

x→a`⇔Pour toute suite(un)dansI tqun −→

n→+∞aon af(un) −→

n→+∞` Théorème

6. SAVOIR REFAIRE : montrer que cos n’a pas de limite en +∞, et que x7→sin

1

x

n’admet pas de limite en 0+

1. Montrons quecos(x)n’est pas de limite en+∞

En effet, on poseun =n, f(un) = cos(n)qui diverge de2ème espéce (ch. chapitre suites).

Doncf n’a pas de limite en+∞, car si on avaitf(x)−−−−−→

x→+∞ `∈Ralors on auraitcos(n)−−−−−→

n→+∞ ` 2. Montrons quex7→sin

1 x

n’a pas de limite en0+ On utilise deux suites qui tendent vers zèro.

xn= 1

πn −→

n→+∞0 yn = 1

π

2 + 2πn −→

n→+∞0

Selon le théorème de caractérisation séquentielle, si f admet une limite ` en 0+, on aurait f(xn) −→

n→+∞ ` et f(yn) −→

n→+∞`

Or sin∈N, f(xn) = sin(πn) = 0 f(yn) = sin π2 + 2πn

= 1 On aurait alors0 = 1Contradiction.

Conclusion :f n’a pas de limite en0+

7. SAVOIR REFAIRE : montrer que la fonction de Dirichlet, indicatrice deQ, n’a de limite en aucun point.

Soita∈R(fixé). Mqf n’a pas de limite ena.

Qest dense dansR: d’où une suite (xn)dansQtqxn −→

n→+∞a

∀n∈N, f(xn) = 1 donc f(xn) −→

n→+∞1

R\{Q} est aussi dense dansRd’où une suite (yn)dansR\{Q}tqyn −→

n→+∞a Ainsi∀n∈N,f(yn) = 0 donc f(yn) −→

n→+∞0

Selon le théorème de caractérisation séquentielle sif admettait une limite on aurait0 = 1Impossible.

Conclusion :f n’a pas de limite ena.

8. SAVOIR REFAIRE : énoncer et prouver le théorème d’encadrement pour les limites.

(4)

Soient f,g, h:I→Ret a∈I,¯ `∈R On suppose que∀x∈I,g(x)≤f(x)≤h(x) 1. Si

g(x)−→

x→a` h(x)−→

x→a`

Alors lim

x→af(x) =` 2. Sig(x)−→

x→a+∞alors lim

x→af(x) = +∞

3. Sih(x)−→

x→a−∞alors lim

x→af(x) =−∞

Théorème

Preuve : 1. Soitε >0 g(x)−→

x→a`, d’où un certainδ1>0tq∀x∈I,(|x−a| ≤δ1)⇒(|g(x)−`| ≤ε) h(x)−→

x→a`, d’où un certainδ2>0tq∀x∈I,(|x−a| ≤δ2)⇒(|h(x)−`| ≤ε) On poseδ= max{δ1, δ2}>0

Six∈I et si|x−a| ≤δ

Alors |x−a| ≤δ1donc`−ε≤g(x)≤`+ε

|x−a| ≤δ2donc`−ε≤h(x)≤`+ε Donc selong(x)≤f(x)≤h(x)

`−ε≤g(x)≤f(x)≤h(x)≤`+ε Ainsi|f(x)−`| ≤ε

donc lim

n→af(x) =` 2. SoitA >0 g(x)−→

x→a+∞, d’où un certainδ >0tq six∈Iet si |x−a| ≤δalorsg(x)≥A Mais alorsf(x)≥g(x)≥A

donc lim

n→af(x) = +∞

3. SoitA <0 h(x)−→

x→a−∞, d’où un certainδ >0tq six∈Iet si |x−a| ≤δalorsh(x)≤A Mais alorsf(x)≤h(x)≤A

donc lim

n→af(x) =−∞

9. Énoncer les rappels essentiels sur les fonctions monotones : définitions, composition et réciproque dans le cas bijectif.

Soitf :I→R

f est dite croissante ssi∀(x;y)∈I2,(x≤y)⇒(f(x)≤f(y))

f est dite strictement croissante ssi ∀(x;y)∈I2, (x < y)⇒(f(x)< f(y)) f est dite décroissante ssi∀(x;y)∈I2,(x≤y)⇒(f(x)≥f(y))

f est dite strictement croissante ssi ∀(x;y)∈I2, (x < y)⇒(f(x)> f(y)) Définition

(5)

f croissante etg croissante⇒g◦f croissante f décroissante etg décroissante⇒g◦f croissante f décroissante etg croissante⇒g◦f décroissante f croissante etg décroissante⇒g◦f décroissante

Définition(Composition)

Si f :I→J est bijective et monotone.

Alors la fonction réciproquef−1:J →I est aussi monotone et de même sens de variation quef Définition(Réciproque)

10. Énoncer le théorème de la limite monotone en un point intérieur à l’intervalle. Illustrer pour les fonctions croissantes et décroissantes.

Soitf :I→Rune fonction monotone surI

Alorsf admet une limite à droite finies en chaque point "a" intérieurs aI une limite à gauche

De plus, sif est croissante alors,f(a−0)≤f(a)≤f(a+ 0) sif est décroissante alors,f(a+ 0)≤f(a)≤f(a−0) Théorème

11. Énoncer le théorème de la limite monotone aux bords de l’intervalle pour une fonction croissante.

Illustrer pour les fonctions croissantes et la borne supérieure de l’intervalle par 4 dessins.

Soitf :I→Rune fonction monotone surI On poseM = sup(I)etm= inf(I)(dansR) Alors lim

x→Mf(x)et lim

x→m+f(x)existe dansR De plus, par exemple, si f est croissante, alors

— lim

x→Mf(x)∈Rsif est majorée, et vaut +∞sinon.

— lim

x→m+f(x)∈Rsif est minorée, et vaut−∞sinon.

Théorème

12. Donner les définitions des notions de négligeabilité, équivalence au voisinage d’un point.

(6)

On dit que f est négligeable devantg ou queg est prépondérante devant f au voisinage dea lorsqu’il existe une fonctionε:J →RoùJ un voisinage deatq :

• ∀x∈J, f(x) =ε(x)g(x)

• lim

x→aε(x) = 0

Mêmes notations que les suites.

Définition(négligeabilité)

On dit que f et g sont équivalentes au voisinage dea lorsqu’il existeε:J →RoùJ est un voisinage deatq :

• ∀x∈J, f(x) = (1 +ε(x))g(x)

• lim

x→aε(x) = 0

Mêmes notations que les suites.

Définition(équivalence)

13. Donner les négligeabilités usuelles en +∞.

1. Puissance : si α < βalorsxα

+∞xβ 2. Soientα >0,β >0,a >1

(ln(x))β

+∞xα

+∞ax

+∞xx Théorème

14. Donner les équivalents usuels en zéro (12 équivalents).

(7)

1. exp, ln, puissance : ln(1 +x) ∼

x→0x ex−1 ∼

x→0x (1 +x)α−1 ∼

x→0αx

2. Trigo circulaire : sin(x) ∼

x→0x 1−cos(x) ∼

x→0 x2

2

tan(x) ∼

x→0x

3. Trigo hyperbolique : sh(x) ∼

x→0x ch(x)−1 ∼

x→0 x2

2

th(x) ∼

x→0x

4. Trigo inverse : arcsin(x) ∼

x→0x arctan(x) ∼

x→0x

π

2 −arccos(x) ∼

x→0x Théorème

15. SAVOIR REFAIRE : donner un équivalent en zéro de etan(x)−cos(x) puis deesin(ln(x))−1 en 1.

Exemple 1 : Soitx∈R

f(x) =etan(x)−1 + 1−cos(x) On posey= tan(x)−→

x→00 Orey−1 ∼

y→0y Doncetan(x)−1 ∼

x→0tan(x)or tan(x) ∼

x→0x Doncetan(x)−1 ∼

x→0x Par ailleurs1−cos(x) ∼

x→0

x2 2 or x2

2

x→0xdonc1−cos(x)

x→0etan(x)−1 On néglige ce qui est négligeable.

Doncf(x) ∼

x→0x Exemple 2 :

On pose :y= sin(ln(x))−→

x→10 orey−1 ∼

y→0y Doncf(x) ∼

x→1sin(ln(x)) On poset= ln(x)−→

x→10orsin(t) ∼

t→0t Doncf(x) ∼

x→1ln(x) On posex= 1 +h

(8)

orln(1 +h) ∼

h→0h Doncf(x) ∼

x→1x−1

16. Soit λune constante réelle. Que signifie f(x) ∼

x→aλ, siλ6= 0? Et si λ= 0?

1. Sif(x)−−−→

x→a λ∈R (λ6= 0et λ6=±∞), alorsf(x) ∼

x→aλ 2. Sif(x) ∼

x→ag(x)et sif(x)−→

x→a`∈Ralorsg(x)−−−→

x→a ` Si f(x)−−−→

x→a λet siλ= 0alorsf est une constante.

Théorème

17. SAVOIR REFAIRE : pour x >0, on posef(x) =x+1

x− 1

x2+√

x. Déterminer une asymptote à f en +∞et préciser sa position par rapport à la courbe.

Cf admet en+∞une asymptote oblique évidente∆ :y=x Il s’agit d’étudier le signe def(x)−xau voisinage de+∞

On cherche donc un équivalent : Ici√

x

+∞x2,x2+√ x ∼

+∞x2 donc 1 x2+√

x ∼

+∞

1 x2 Or 1

x2

+∞

1 x Doncf(x)−x ∼

+∞

1

x>0, donc au voisinage de+∞,f(x)≥xi.e.Cf est au dessus de∆

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