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L'ARRACHEUR DE MAUVAISES HERBES

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Academic year: 2022

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L'ARRACHEUR DE MAUVAISES HERBES

Spectacle tout public à partir de 14 ans

Texte et jeu Etienne Guichard Mise en Scène Marie Paule Guillet

Création Lumière Yannick Ferret Production Le Théâtre du Sable

Photos Jean-Christophe Bardot Vidéos Nicolas Ploumpidis

CRÉÉ LES 5,6 ET 7 NOVEMBRE 2015 AU MUSÉE NATIONAL DE PORT-ROYAL DES CHAMPS, MAGNY-LES-HAMEAUX

CONTACT PRODUCTION ET DIFFUSION

Sandrine Bila 06 20 50 19 54 [email protected]

VOIR LE TEASER DU

SPECTACLE SUR VIMEO

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L’improbable rencontre d'un vieux paysan,

d'une jeune fille en

partance pour le jihad

et de trois jeunes zadistes

L’histoire

Un vieux paysan continue après sa mort à arracher les mauvaises herbes qui échappent aux bineuses mécaniques dans des champs cultivés en ‘bio’.

Un jour, il découvre Nora, jeune fille en cavale qui cherche à rejoindre la Syrie. Cette très jeune fille déterminée s’accroche finalement à lui ne sachant plus très bien où aller. Sur leur chemin, suite à une échauffourée avec les forces de l’ordre, ils rencontrent trois jeunes Camille, des zadistes qui les accueillent pour la nuit dans leur campement. Lorsqu’ils apprennent la situation de Nora et sa volonté de jihad, les mots se font durs et chacun s’enferme dans ses convictions.

Plus tard, le vieil homme est témoin de l’échange entre Nora et une Camille du groupe. Chacune se confie, Nora sur les raisons de son départ, Camille sur sa vision clownesque des religions. Petit à petit, elles se dévoilent l’une à l’autre.

Le lendemain, le vieil homme reprend son chemin, porteur de

toutes les questions soulevées par chacun.

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Note d’intention

Mon père, à la fin de sa vie, allait arracher les mauvaises herbes qui poussaient dans les champs cultivés sans pesticides par mon frère. Petite silhouette fragile et têtue avec sa binette et son dos douloureux, il s’affichait ainsi au lever du jour comme une mauvaise conscience et ça faisait bien râler mon frère.

Comme point de départ, ce personnage inspiré directement par mon père qui, par sa nature, sa philosophie de vie, ses actes dérisoires et beaux, m’a donné l’envie de ce texte, un clin d’œil de connivence. Puis, c’est naturellement que se sont invitées dans le récit ces nouvelles figures dérangeantes, ‘mauvaises herbes’ de notre société d’aujourd’hui. Situation improbable que seul le personnage de l’arracheur pouvait réunir dans sa marche au bord des routes.

Nora, la jeune fille en partance, a soif d’une justice en accord avec sa foi. Elle est victime d’une manipulation au nom d’une croyance. Évoquer son parcours ne donne pas de solution mais soulève un coin du voile.

Les ‘Camille’ crient leur refus d’un monde prisonnier d’une croissance qui va le dévorer. Ils ont trouvé dans ce refus un sens à leur vie.

L’arracheur, de par son humanité, sa fantaisie, est le symbole d’un monde en voie de disparition.

Chacun est porteur d’une histoire dans un monde qui évolue très vite et dont le futur est questionnant.

Avec le personnage de l'arracheur, faire de ces rencontres un récit à vivre sur scène, tisser des passerelles entre les personnes, se donner la chance de s’écouter un moment, même et surtout si cela dérange.

Etienne Guichard.

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Si on pouvait être des jardiniers bien jardinés on pourrait bien jardiner ce qu’on a à jardiner.

Ma Nora. Mes Camille.

Vous ne poussez pas droit. Vous enquiquinez le monde.

C'est bien, enquiquinez le monde.

Mes mauvaises herbes tellement bavardes quand on les écoute.

Le mouron des oiseaux, l’une des plus coriaces à éliminer. Si le sèneçon ne pousse qu’à dix centimètres, on est sûr que le sol dessous est stérile.

- Ton nom ? - Camille - Et toi ? - Camille

- Très drôle et toi ? - Camille.

- T’es comme tout le monde. Tu veux me retourner. T’es qu’un salaud de koufar.

[...]

Comment tu meregardes, raciste.

- Oui, avec les imbéciles.

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Note de mise en scène

Il est difficile de mettre en scène notre société : le manque de recul, la participation active de chacun à son évolution, la grande interrogation sur la légitimité de la parole...

On se doit d’avoir le courage d’affronter la jeunesse extrême si nous ne voulons pas finir morts de trouille devant elle.

La force du spectacle se situe dans le personnage du vieux paysan. Toute notre affectivité est réunie en lui. Il représente un ancêtre aimé et surtout une époque, un autre mode de vie, souvenir partagé par l’inconscient collectif. Il apporte le recul nécessaire face à cette peur grandissante dans notre société. Seule réside en lui une bienveillance envers les autres.

Ce personnage-narrateur permet la rencontre improbable entre deux personnages dont l’espérance d’avenir est diamétralement opposée. Chacun espère prendre place dans l'Histoire. Les chemins divergent mais la quête n’est-elle pas la même? Les deux personnages, Nora et Camille, sont des icônes de cette recherche. Elles ont l’âge des grandes expériences, des grandes aventures et elles cherchent quelque chose susceptible d'emplir le vide qui les sidère. Malgré leur différence, elles arrivent à se dévoiler l’une à l’autre, aptitude féminine à remettre en question les certitudes!

Le solo participe d’une volonté de coexistence de différentes visions de société. Le comédien incarne le vieux paysan, on s’attache à ses ancrages de territoire et ses soucis quotidiens. Lorsqu’il joue les deux personnages féminins, sa masculinité apporte une distance et évite les stéréotypes. La projection affective sur le personnage narrateur est volontaire : sa soif d’écoute et sa bienveillance permettent d’entendre des choses qui sont d’ordinaire incompréhensibles sans l'adhésion à cette cause. Il porte en lui une magnifique métaphore : il s’est occupé de la terre toute sa vie, binant jour après jour liserons, chiendents et pissenlits; dans la mort il reste un grand jardinier, seules les mauvaises herbes ont changé de nature.

Marie-Paule Guillet

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Conditions

Ce solo est conçu pour s’adapter aux espaces les plus divers. Il est autonome techniquement et peut s’adapter en tout lieu.

Espace minimum : 5 x 4 m

COÛT DE CESSION (TTC):

1 jour - 1 représentation 1500 € 1 jour - 2 représentations 2600 € 2 jours - 2 représentations 3000 € 2 jours - 4 représentations 5200 €

Défraiements, hébergements, transports pour

2 personnes.

Durée: 1h10

Autour du spectacle

Ce spectacle est voulu comme un outil pour la parole.

Le propos et la forme du spectacle invitent à créer des temps d’échanges autour des représentations, sur les thèmes principaux du spectacle : le rapport

à la croyance, les choix de société et l’engagement de chacun.

La situation actuelle impose la nécessité d’une parole solide et calme qui, au-delà des amalgames, amène à construire une réflexion.

Ainsi, ces temps de débat seront animés par l’équipe artistique d’une part mais surtout par des personnalités compétentes et expertes, invitées par les équipes organisatrices de l’événement.

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L’équipe

ETIENNE GUICHARD

Comédien, metteur en scène, auteur.

Co-directeur du Théâtre du Sable .

Comédien au Théâtre du Campagnol de 1978 à 1985, il participe à toutes les créations notamment Le Bal (le spectacle et le film d’Ettore Scola). Il y réalise sa première mise en scène professionnelle L’arbre à soleil (coproduction Théâtre du Campagnol Théâtre de la Guimbarde).

Puis il signe de nombreuses mises en scène pour le Théâtre de la Guimbarde (Centre Dramatique de Wallonie pour l’enfance et la jeunesse), pour le Théâtre du Copion, le Centre Dramatique en Région Rurale (Belgique), pour le Théâtre du Tiroir (Laval) et le Théâtre du Merle Blanc (Rennes).

Il fonde sa compagnie Le Théâtre du Sable en 1990.

Dernière mise en scène: Je danse toujours de Timothée de Fombelle avec Clémence Poésy au Théâtre de la Pépinière.

MARIE-PAULE GUILLET

Comédienne et metteur en scène.

Co-diretrice du Théâtre du Sable.

Formée auprès du Théâtre de L’Unité, de Jacques Guimet, de Julian Negulesco, de Pierre Trappet et de l’institut international

du théâtre Laurent Bouglin… Elle a également suivi une formation de clown avec Paul-André Sagel et Sydney Bernard de la Cie Théâtre de L’Ombre.

Elle joue aussi pour le Théâtre du Mantois et le Théâtre de la Forge.

Depuis 1997, elle joue et met en scène au sein du Théâtre du Sable, dont elle partage la direction. Elle assure par ailleurs la mise en scène des spectacles de la compagnie Bol d’air (Châteauroux).

Dernière mise en scène: Féminin de mes nerfs, conception et mise en scène, compagnie Bol d’Air, Châteauroux.

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La compagnie

LE THÉÂTRE DU SABLE

Co-direction: Etienne Guichard et Marie-Paule Guillet.

En Ile-de-France depuis 1990, la compagnie s’est constituée autour de l’idée de créer et de jouer pour tous les publics, d’être un outil de création au service d’une réflexion citoyenne. Toutes ces questions animent une quête du jeu, miroir d’engagements, souvent dérisoires dans le monde d’aujourd’hui. La compagnie en résidence installée sur St-Quentin-en-Yvelines développe des partenariats avec La Ferme de Bel Ebat - Centre Culturel de Guyancourt, Le Scarabée (La Verrière), La Merise (Trappes), Le Prisme (Élancourt).

La compagnie assure les interventions des comédiens dans les options théâtre du lycée de la Plaine de Neauphle, Trappes-en-Yvelines. Elle est soutenue régulièrement par la communauté d’agglomération de St- Quentin-en-Yvelines, le Conseil général des Yvelines et ponctuellement par la DRAC Ile-de-France. Plus de vingt productions

ce jour en France, mais aussi en coproduction avec La Guimbarde (Belgique) et L’espace culturel El Hamra (Tunisie) pour

Croisade et la Guimbarde

(Belgique) et Teatro Achiperre (Espagne) pour Libertad.

+33 (0)6 85 66 12 05 / [email protected]

30 rue des vieux prés 78320 La Verrière

www.theatredusable.com

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Avec quelque peine qu’on prendrait, l’ortie serait utile;

on la néglige, elle devient nuisible.

Alors on la tue.

Que d’hommes ressemblent à l’ortie!

[…]

Mes amis, retenez ceci, il n’y a ni mauvaises herbes, ni mauvais hommes.

Il n'y a que de mauvais cultivateurs.

Victor Hugo, Les Misérables.

THEATRE DU SABLE +33 (0)6 85 66 12 05

[email protected]

Références

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