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Repenser l’Afrique à partir du social

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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JOURNEES SCIENTIFIQUES

LABORATOIRE D’ETUDE ET DE RECHERCHE EN SOCIOLOGIE ET ANTHROPOLOGIE

Ngaoundéré, du 14 au 16 novembre 2018

Repenser l’Afrique à partir du social

Appel à contributions

L’Afrique a fait l’objet de plusieurs recherches depuis son annexion par les explorateurs et plus tard les chercheurs africanistes. La plupart de ces recherches ont visé à expliquer les différentes transformations des sociétés africaines. Suivant cette trajectoire heuristique, le continent noir est devenu un véritable laboratoire qui intéresse à la fois les Occidentaux et les chercheurs des Universités africaines. Qu’elles soient sociologiques, anthropologiques, historiques, politiques, les analyses cherchent à comprendre diverses problématiques touchant à la culture, la renaissance, la démocratisation, la mondialisation, le développement. Dans la dynamique de restitution de l’histoire aux sociétés africaines, les approches théoriques et méthodologiques fusent de partout, selon qu’on appartient à telle académie ou telle autre.

Pourtant, l’étude de l’actuel et du quotidien montre qu’il existe des « résidus sociaux » vers lesquels doit se projeter une nouvelle production scientifique au regard des multiples crises qui n’ont pas toujours favorisé l’éclosion d’une autre Afrique qui pense et repense sa science et son développement à partir de l’éthos constitutif de son historicité : le social. Au moment où le binôme science-développement est un enjeu qui se construit à partir d’un contexte socioculturel singulier, la réinvention endogène de ce binôme est plus qu’urgente dès lors que, les mirages de la mondialisation et de l’occidentalisation fragilisent le lien social en générant les effets pervers de la solidarité organique unilatérale.

UNIVERSITE DE NGAOUNDERE

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THE UNIVERSITY OF NGAOUNDERE ---

FACULTE DES ARTS, LETTRES ET SCIENCES HUMAINES Département de

Sociologie et d’Anthropologie

FACULTY OF ARTS, LETTERS AND SOCIAL SCIENCES

Department of Sociology and Anthroplogy

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Le social dans notre perspective s’entend selon les travaux du Professeur Motaze Akam. Il s’agit d’une vision africaine des hommes, des institutions, des interactions et des rapports entretenus pour un vivre- ensemble convivial, paisible, régulant les contradictions et les conflits. Le social puise dans nos histoires et cultures africaines, notre philosophie d’être dans le monde qui n’accepte jamais un sans deux. Ses manifestations sont variées allant des coalitions, des unions, des rassemblements, des clubs, des clans, des ethnies à même de se mobiliser pour contrarier les rudes défis d’incertitude et du quotidien. Il s’agit de penser l’Afrique en termes magmatique, en termes d’un ciment faisant bloc contre toutes les formes d’insécurité pouvant nuire à l’homme. Le social est donc une valeur incontournable dans le rapport à autrui, au voisin, c’est le relationnel qui mobilise toujours et à jamais une empathie aux creux de nos apparences en faisant bloc contre une modernité perverse pour une autre modernité conforme à la vision du monde de l’Africain. Le social n’est donc pas une épithète, un qualificatif, c’est la racine qui dans le souterrain de l’Afrique détermine l’orientation communautaire, solidaire, hospitalière, altruiste et mobilise les uns vers les autres, « les uns avec les autres ». C’est l’expression la plus élevée du vivre- ensemble et de l’être- ensemble en rendant caduque la notion même de développement. (Motaze Akam, Le social et le développement en Afrique, Paris, L’Harmattan, 2009, 266 pages, Motaze Akam, Le social contre le politique en Afrique. Sociétés civiles et vois nouvelles, Paris, L’Harmattan, 2016, 360 pages, Motaze Akam, Sociologie de Jean- Marc Ela. Les vois du social, Paris, L’Harmattan, 2011, 2014 pages, Motaze Akam : « Le social et les projets environnementaux au Nord du Cameroun », Giles Ferréol (ed) : Développement et environnement en Afrique, Louvain- La-Neuve, EME Éditions, 2017, 254 pages, pp. 195- 203. )

Transparaît alors la question de la socialité comme l’alpha de la dynamique du vivre- ensemble qui se trouve éparpillé dans les champs de l’Etat, la démocratie, l’économie, l’écologie, le sport, le tourisme etc. Une réflexion sur le social africain à travers des journées scientifiques revêt de ce qui précède, un triple avantage : sur le plan historique, elle permet de faire l’état général des sciences sociales et des questions de développement en Afrique. Sur le plan théorique et méthodologique, les réflexions contribuent à une autocritique des paradigmes classiques de la production scientifique dans le contexte africain. Enfin, sur le plan prospectif, ces journées scientifiques placent le social africain au centre des problématiques du savoir, et proposent par-là à la jeune génération des chercheurs des nouveaux outils épistémologiques dans un contexte où la science est un véritable instrument de pouvoir dans la mondialisation actuelle.

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L’économie du savoir qui découlera de ces journées devrait intégrer trois thèmes de réflexion et six sous- thèmes:

THÈME 1 : SCIENCES SOCIALES AFRICAINES ET PROBLÉMATIQUE DU SOCIAL

Sous- thème a : Historiographie du social dans les sociétés africaines précoloniales et postcoloniales

Sous- thème b : Économie du social ou économie sociale ?

Sous-thème c : Espace, territorialités et État du social en Afrique noire

THÈME 2 : LE SOCIAL AFRICAIN FACE À LA MONDIALISATION ACTUELLE

Sous- thème a : Afrique noire et société- monde : intégration ou marginalisation ? Sous- thème b : La mondialisation de l’État- nation et les résistances africaines Sous- thème c : La mondialisation de l’économie néo- libérale et les résistances africaines

THÈME 3 : SOCIOLOGIE ET ANTHROPOLOGIE DU SOCIAL : POUR UNE RÉINVENTION DE L’AFRIQUE NOIRE

Sous- thème a : Critique des théories socio-anthropologiques africaines du développement

Sous- thème b : Refonder l’Afrique sur l’axe du social : coutumes et traditions, apports et limites

Sous- thème c : Repenser la recherche et l’enseignement de la sociologie et l’anthropologie à base du social : perspectives nouvelles et nouveaux enjeux

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4 RECOMMANDATION AUX AUTEURS

1- Volume de la contribution

Le résumé de communication (300 mots) en français ou en anglais, cinq mots- clés compris, doit être envoyé au plus tard le 15 juin 2018 et le texte définitif au plus tard le 30 octobre 2018 aux adresses e- mail suivantes [email protected] ou [email protected]

Sauf dérogation exceptionnelle accordée par la direction pour des raisons scientifiques, aucun article ne devrait dépasser plus de 20 pages.

Le manuscrit

Il doit être ennoyé à l’adresse électronique [email protected] ou [email protected]. La première page indiquera : le titre de l’article (il doit être concis mais complet et précis), le (s) nom (s) de (s) l’auteur (s) suivis du titre académique, le nom de l’institution. Le texte doit être dactylographié sur papier format A4 avec un double interligne. Chaque page doit être numérotée. Les subdivisions du texte doivent être bien hiérarchisées.

2- Le résumé

Tout article doit être accompagné d’un résumé n’excédant pas 300 mots et traduit en anglais. Le résumé doit permettre au lecteur d’apprécier exactement l’intérêt de l’article, de connaître avec précision les méthodes employées, les résultats obtenus et les problèmes posés.

Il doit être rédigé avec le plus grand soin 3- Références bibliographiques

Réduites à celles strictement nécessaires à la bonne compréhension du texte, elles doivent être citées dans le texte de la manière suivante : (Motaze, 1975). Lorsque la référence comporte plus de trois auteurs, seul le premier auteur sera mentionné suivi de : « et al .». A la fin de l’article, les références constituant la bibliographie doivent être citées par ordre alphabétique et de date pour un même auteur.

Pour les articles, le nom de l’auteur suivit des initiales du prénom, le titre de l’article entre guillemets, le titre du périodique en italique précédé de « in », la date de parution de l’article, le volume, l’année de publication de l’article et le numéro de la première et de la dernière page de l’article.

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Pour les ouvrages, le nom de l’auteur avec les initiales du prénom, le titre complet de l’ouvrage en italique, le lieu de l’édition, le nom de l’éditeur, la date de l’édition.

4- Les notes

Elles doivent être regroupées à la fin de l’article, avant la bibliographie et mentionnées dans le texte par leurs numéros respectifs.

5- Les cartes et les graphiques

Ils doivent être produits à l’échelle définitive avec des dimensions adaptées à un format de la revue qui offre une surface utile de 18 cm x 12 cm.

6- Les photographies

Il faut fournir des tirages bien contrastés en noir et blanc. Lorsque les photocopies ne sont pas originales, l’auteur doit se charger d’obtenir, au préalable, les autorisations nécessaires.

7- Les tableaux et les figures

Ils sont numérotés en chiffres arabes, mais les premiers sont titrés en haut tandis que les seconds le sont en bas.

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