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Le Festus des autres

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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Appel à contribution

Revue en ligne Eruditio Antiqua n. 6 (2014)

Le Festus des autres

Date limite de remise des articles : 15 novembre 2014

Les mystères de la composition et les malheurs de la transmission du lexique appelé De uerborum significatione (Sur la signification des mots) de Festus en font une juxtaposition plus ou moins aléatoire de « centaines de précieuses pépites d’informations1 ». Ces pépites, ces précieux fragments d’érudition qui portent sur de multiples aspects de la civilisation, de la langue et de la littérature de la Rome archaïque et républicaine, ont été préservées par Festus, qui résuma au 2ème s. apr. J.-C. l’ouvrage perdu du même nom de l’érudit Verrius Flaccus (époque augustéenne), et fut à son tour résumé par l’érudit carolingien Paul Diacre (8ème s.).

La postérité a abondamment utilisé Festus dans la plupart des recherches portant sur les domaines représentés. Mais souvent en note de bas de page.

Le « Festus Lexicon project2 » de l’University College London (UCL), mené par un groupe d’historiens, archéologues et philologues, Michael Crawford, Fay Glinister, John North, Claire Woods, proposera à terme sur support papier et électronique une nouvelle édition de Festus et de Paul Diacre3, et une traduction anglaise largement commentée de l’ensemble du lexique.

En attendant cette édition, ce numéro d’Eruditio Antiqua se propose de faire passer Festus de la note de bas de page à la première place, en examinant le texte de Festus (et de Verrius Flaccus) sous l’angle de la réutilisation et de la réinterprétation du matériau festien à travers les âges, de l’Antiquité à nos jours.

On s’intéressera alors plus particulièrement à la transmission de ce matériau dans l’Antiquité tardive, au Moyen Âge, et à la Renaissance (Verrius Flaccus, Festus ou Paul Diacre comme sources d’autres notices, ouvrages ou lexiques), et aux interprétations modernes de Festus (prises de position dans les éditions, lectures diverses et parfois contradictoires d’articles obscurs, propositions de reconstructions du texte).

- Date limite d’envoi des textes : 15 novembre 2014

- Contact : Marie-Karine Lhommé : [email protected]

1 « Hundreds of precious nuggets of information », commente T.J. Cornell dans The Beginnings of Rome. Italy and Rome from the Bronze Age to the Punic Wars (c. 1000-264 BC), Routledge, Londres, New York, 1995, p. 21.

2 Un site internet présente ce projet à l’adresse : http://www.ucl.ac.uk/history2/research/festus/. L’entreprise a déjà donné lieu à une journée d’études et à un volume publié en 2007 qui rassemble des travaux variés sur l’histoire, les sources et les enjeux du texte : F. Glinister, C. Woods, J. A. North and M. H. Crawford, Verrius, Festus and Paul: Lexicography, Scholarship and Society, Bulletin of the Institute of Classical Studies Supplement 93, Londres, 2007.

3 L’édition de référence reste encore celle de W. M. Lindsay, Sexti Pompei Festi. De uerborum significatu quae supersunt cum Pauli Epitome, Teubner, Leipzig, 1913.

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