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Vulnérabilité

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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Dictionary / Encyclopedia Article

Reference

Vulnérabilité

SPINI, Dario, BERNARDI, Laura, ORIS, Michel

Abstract

Le concept de vulnérabilité et son application aux politiques sociales.

SPINI, Dario, BERNARDI, Laura, ORIS, Michel. Vulnérabilité. In: Bonvin, J.M., Hugentobler, V., Knöpfel, C., Maeder, P. & Tecklenburg, U. Dictionnaire de politique sociale suisse . Zurich et Genève : Seismo, 2020. p. 564-566

Available at:

http://archive-ouverte.unige.ch/unige:145544

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(2)

Dictionnaire

de politique

sociale suisse

|ean-Michel Bonvin, Valérie Hugentobler, Carlo Knôpfel, Pascal Maeder

et Ueli Tecklenburg (dir)

to,,l$,$p

(3)

Publié avec le soutien des organisations suivantes: Académie suisse des sciences humaines et so- ciales; Association suisse de politique sociale; Domaine du travail social de la Haute école spécialisée de Suisse occidentale; Fonds de la loterie suisse des cantons d'Argovie, Bâle-Campagne, Bâle-Ville et Soleure; fondation anonyme à Genève; Haute école de travail social de la Haute école spécialisée du nord-ouest de la Suisse; Loterie romande; Pôle de recherche national LIVES/Centre LIVES; Société suisse d'utilité publique; VPS Verlag Personalvorsorge & Sozialversicherung. Nous remercions le Fonds national suisse de la recherche scientifique pour le soutien de cette publication.

Titre de l'édition allemande

l4,iirterbuch der Schweizer

Sozialpolitik

Publié par

Éditions Seismo, Sciences sociales et questions de société SA, Zurich et Genève www.editions-seismo.ch

[email protected] Texte @ les auteur.e.s 2020

ISBN 978-2-8855 I -088-3 (Print) rsBN 978-2-8835 1 -729-5 (PDF) https ://doi.org/1 0.53058/seism o.207 29

Couverture: Vincent Freccia, COBM Communication & Branding, Lausanne

Cet ouwage est couvert par une licence Creative Commons Attribution

-

Pas d'Utilisatiôn Commerciale

-

Pas de Modification 4.0 International (CC BY-NC-ND 4.0)

(4)

1990,

le

respect des normes européennes et mondiales occasionnera également plusieurs changements législatifs, dont notamment la

loi

sur I'aide aux victimes d'infractions (LAVI) en 1993, qui protège juridiquement les victimes et impose la mise en place de centres de consul- tation dans les cantons. Récemment, le champ des personnes protégées par la loi fédérale s'est également élargi à de nouvelles formes de vio- lences, avec

la loi

interdisant les mutilations génitales (2011) et celle interdisant le mariage forcé (2012).

Ce

tournant législatif vers

des pratiques considérées comme culturelles est patent du

fait

que les violences de genre sont au croise- ment d'une pluralité de rapports de pouvoir.

Si la prise en compte des violences envers les femmes

a

indubitablement contribué

à

une

meilleufe

reconnaissance

de

formes

de

dis- criminations sexuées,

et

permis

de

qualifier comme politiques des pratiques et des logiques trop longtemps considérées comme privées, les critiques post-coloniales viennent auioûrd'hui remettre

en

cause

la vision

universaliste au cæur du proiet féministe occidental. Non seu-

lement, les

revendications

et les

politiques autour de la question des violences participent

d'une forme de

naturalisation

des

femmes, comme étant des suiets wlnérables nécessi-

tant

davantage

de

protection, elles tendent

surtout à

homogénéiser

une

grande variété d'expériences féminines, pourtant constituées par diflérents rapports de pouvoir.

Marytène Lieber

Références

Abu- Lughod, L. (201 3). D o mus Ii m w o men nee d s av i ng.

Cambridge : Havard University Press.

Gillioz, L., De Puy, I. & Ducret, V. (1997). Domination etviolence envers Ia femme dans Ie couple.Laus- anne: Payot.

Hanmer, f . & Maynard, M. (Eds.) (1987).Women, violence and social control. Basingstoke: Macmil- lan Press.

Vulnérabitité

En Suisse comme dans les autres pays dévelop- pés, la lame de fond de I'individualisation, l'ac- cent mis sur la réalisation de soi et la responsa- bilité personnelle, ont transformé les politiques sociales qui entendent de plus en plus activet renforcer ou restaurer les ressources des vul- nérables pour qu'ils soient aptes à viwe digne- ment de manière autonome. Cette <psycho- logisation du social> a

fait

débat et c'est dans ce cadre que certains auteurs ont violemment dénoncé

le

concept de vulnérabilité comme déresponsabilisant le collectif et culpabilisant les vulnérables, renvoyés à leurs déficits. Cette discussion est utile, mais elle reste stérile si les termes n'en sont pas dépassés. Le fait est qu'au cours des 20 dernières années,

I'intérêt

des praticien.ne.s comme des académiques pour la vulnérabilité a explosé, reflétant une montée de la demande sociale pour la comprendre et I'atténuer. Pour y répondre, nous posons deux prémisses. D'abord, la vulnérabilité est

intrin-

sèque au genre humain puisque nous sommes

tous et toutes

mortel.le.s.

La

conscience de

cette

évidence

dewait permettre

d'utiliser le

mot

sans stigmatiser des individus ou des groupes.

Pour autant, et c'est le

deuxième point, il y a différentes formes (p. ex. pauvreté, maladies chroniques, etc.) et degrés (p. ex. pau- weté, précarité, etc.) de vulnérabilité, qui s'ins- crivent dans les relations des individus à leur environnement social et institutionnel.

Sur ces bases, nous prônons une approche originale de

la

vulnérabilité comme

un

pro- cessus dynamique et systémique de ressources accumulées et de stress au cours de la vie. La vulnérabilité est ainsi définie comme un pro- cessus de fragilisation

et

comme un manque de ressources dans un ou plusieurs domaines de

vie qui,

dans

des

contextes spécifiques, exposent

les individus ou

certains groupes

à:

1) des conséquences négatives liées à des sources de stress;2) une incapacité à faire face de manière efficace à ces stress; 3) une réduc-

564

(5)

tion de I'aptitude à récupérer des effets négatifs des stress ou à saisir de nouvelles opportunités dans un délai de temps donné. Cette vision de la vulnérabilité ouwe ce concept à trois pers- pectives complémentaires

dont la

pertinence pour les politiques sociales est brièvement dis- cutée ci-après.

La première considère que la vulnérabilité est multidimensionnelle dans

le

sens où elle est ancrée dans différentes sphères de

vie

et dans

leurs

interactions systémiques: biolo- gique (i.e. le bagage génétique, les handicaps, la fragilité des personnes âgées), psychologique (i.e. adaptabilité apprise, quotient intellectuel

ou

affectif, dépression, identité), sociale (i.e.

capital social, accessibilité d'aides et soutiens,

conflits).

Une

telle

conception multidimen- sionnelle systémique et dlmamique de Ia

vul-

nérabilité a des implications pratiques sur I'ac- tion des institutions. Elle implique la nécessité

de

l'interdisciplinarité

et de la

coordination entre différent.e.s intervenant.e.s

pour

com- prendre

et

agir sur une vulnérabilité donnée.

Une perte d'emploi est ainsi souvent associée à des problèmes de santé, à des origines sociales défavorisées, à leur tour en lien avec une for-

mation insuffisante, voire des

problèmes relationnels.

Agir

uniquement

sur

une seule sphère risque dès lors de se révéler inefficace ou même parfois contreproductif,. Lienjeu pour les politiques cantonales

et

fédérales

est

de

développer une réflexion inter-départements

et

interprofessions. Trop souvent,

le

départe- ment des affaires sociales d'un canton travaille de manière indépendante de celui de l'écono- mie ou de la santé. De même, les profession- nel.le.s du social sont insuffisamment intégrés en

tant

que partenaires à pied d'égalité dans des équipes pluridisciplinaires avec des spécia- listes de Ia santé ou de I'emploi. Pour s'en

tenir à un

exemple: combien

de

personnes vont régulièrement aux urgences hospitalières alors que leurs besoins sont avant tout sociaux ?

La seconde perspective affirme que la vulné- rabilité s'ancre à différents niveaux; elle n'est

pas qu'une problématique individuelle. Dans son essence, elle se réfère à la relation de

I'in-

dividu avec son environnement. Les individus vivent dans des groupes (famille, ami'e.s, coi- lègues, etc.) avec

qui ils

interagissent et sont liés à des institutions (l'État, I'entreprise, etc.) dans une relation d'imbrication systémique. La vulnérabilité est touiours relative à des normes sociales et institutionnelles. Ainsi, être malade

et non

hypocondriaque, pauvre

et non

pro-

fiteur

de l'aide sociale, isolé en souffrance et non misanthrope,

tout

cela sont des états au sein de processus imbriqués dans des contextes institutionnels et sociaux situés spatialement et temporellement. Dès lors, Ia définition des ayants droit à une prestation en raison d'une vulnérabilité donnée est touiours relative à un cadre légal

et

politique. Lorsque les niveaux

sont en conflit,

typiquement lorsque

I'indi- vidu

s'estime vulnérable

et

que ses proches eVou

les institutions lui

récusent

ce

statut, cette exclusion peut produire une désaffilia- tion, I'une comme I'autre étant des formes de vulnérabilité, inscrites dans

ce

schéma rela-

tionnel.

La problématique

du

non-recours à des prestations sociales montre bien que les

logiques institutionnelles et

individuelles

ne

se rencontrent pas touiours, notamment par peur de la stigmatisation liée au statut de bénéficiaire de mesure sociale, par les incohé- rences intemes au système des prestations qui mettent en

conflit le

recours aux aides dans une sphère de vie avec la possibilité de bénéfi- cier de soutien dans un autre domaine, ou par des pratiques plus ou moins assumées par les institutions sociales elles-mêmes pour

limiter

l'accès à certains droits.

Dans la troisième perspective, la vulnérabi-

lité

d'un individu ou d'un groupe n'est pas un état nécessairement donné

et défini

une fois pour toutes. La vulnérabilité est davantage le résultat dynamique d'un processus qui est sus- ceptible de varier dans le cours de la vie, qui peut être

infléchi par

I'action des personnes concernées

etlou par le

cadre institutionnel

565

(6)

et

socioéconomique

qui leur offrira

(ou non) des opportunités, qui induira plus ou moins de contraintes et de stress alfectant les individus au

fil

de leurs trajectoires. Létude des parcours de vie montre que les inégalités entre indivi- dus, qu'elles soient d'ordre biologique, psycho- logique ou social, apparaissent très tôt, parfois dès la conception, et qu'elles ont potentielle- ment des effets à très long terme, lusque tard dans le parcours de vie. Iiépidémiologie a mon- tré par exemple que le poids à la naissance, for- tement corrélé avec le statut social de la mère, a des répercussions fortes sur la santé de I'adulte.

De même,

le

niveau d'éducation a des réper- cussions sur les processus de vieillissement au grand âge. Mais malgré la puissance des effets d'origine (stratification sociale, génétique) et la fréquence de I'héritabilité des statuts sociaux,

il

ne s'agit pas pour autant de déterminants absolus des parcours de vie qui seraient écrits dès

le

berceau. Des interventions

en

milieu scolaire peuvent ainsi partiellement gommer

les

inégalités sociales, même

si la

durabi-

lité

de leur impact reste à prouver. De même, aider un.e jeune à

finir

une formation lui assu- rera des ressources

qui vont faire

croître ses chances d'insertion professionnelle. Les indivi- du.e.s eux- et elles-mêmes peuvent également, à travers leurs capacités d'agir, créer ou saisir des opportunités pour contrecarrer les effets négatifs d'un départ pénalisé par des déficits de ressources. Les trajectoires complexes de gains et pertes qui s'observent au

fil

du temps, les cas où les désavantages (ou vulnérabilités) ne srac- cumulent pas, où les cercles vicieux sont brisés, documentent le principe de multidirectionna- lité des traiectoires de vie. Lobserver nécessite souvent mettre en place des dispositifs de suivi long qui restent trop rares, ou à défaut d'éva-

luer

les effets des investissements sociaux à

différentes phases de la vie. Par exemple, parmi les chômeur.euse.s qui ont obtenu un travail en passant par un office de l'emploi, combien I'ont gardé 5 ans plus tard? Est-ce que les investis- sements sociaux doivent être faits le plus vite

possible dans

le

pârcours de

vie

(enfants et leunes) comme le défendent des expert'e.s ou est-ce que certaines interventions sociales, par exemple communautaires, peuvent être béné- fiques à toutes les générations ?

En conclusion, la vulnérabilité

défTnie comme une dynamique individuelle

et

rela- tionnelle inscrite dans le parcours de vie et la trame historique renvoie à des processus mul- tidimensionnels, multiniveaux

et

multidirec- tionnels dont la prise en compte est vitale pour une action sociale efficiente. Llexploration de chacune de ces

trois

perspectives

enrichit

de iour en iour de nouvelles recherches et applica- tions dans le domaine des politiques sociales.

Leur intégration invite à considérer la vulnéra-

bilité

comme un processus sur lequel on peut agir à dilférents moments du parcours de vie, à différents niveaux et dans différents domaines selon des logiques innovantes.

Dario Spini, Laura Bernardi & MicheL Oris

Références

Brodiez-Dolino, A. (2015). La vulnérabilité, nouvelle catégorie de I'action publique. lnformations sociales, l88, l0-18.

Châtel, V. & Roy, S. 6d.) (2008). Pen ser Ia vulnérabi- Iité: visages de Ia fragilisation du social. Québec : Presses de I'Université du Québec.

Spini, D., Bernardi, L. & Oris, M. (2017). Toward a

life course framework for studying vulnerability.

Research in Human Development, 14(l) , 5 -25 .

Xénophobie

Du point de vue étymologique on peut définir

la

xénophobie comme I'aversion

de

l'étran- ger.ère, la peur de l'étranger-ère. Du

point

de vue des sciences sociales, la xénophobie peut

être

caractérisée comme

le rejet de

lAutre

du fait

de sa condition, réelle ou imaginaire, d'étranger.ère, de personne non-nationale. La non-appartenance de lAutre à la communauté

s66

(7)

politique, justifie ainsi une attitude hostile à

son égard et un traitement inégal par rapport à

la population nationale.

La logique xénophobe veut faire de la diffé- rence national.e/étranger.ère

une

opposition centrale dans la vie d'une société. Il s'agit d'une logique simpliste et réductrice qui présente de nombreuses similitudes avec le racisme. Dans les deux cas, on dénigre certaines catégories de la population: on considère comme normal de les exclure, de les disqualifÏer au nom des différences supposées irréductibles. Une diffé- rence entre le racisme et la xénophobie réside dans les caractéristiques de celles et ceux qui sont désigné.e.s comme des boucs émissaires:

immigré.e's et < étranger.ère.s > qui, dans le cas

du racisme, se réfère à une palette plus large de minorités, y compris des personnes <natu- ralisées> ou ayant

la

même nationalité. Une autre différence fondamentale réside dans la

Iégitimité

sociaie de ces deux phénomènes:

alors que les expressions ouvertes de racisme sont condamnées le plus souvent par l'opinion publique

et la

législation,

la

xénophobie, du moins dans certaines de ses manifestations, est tolérée, voire accepté par de larges secteurs de la population. Ainsi, par exemple les partis

et

mouvements

qui

construisent

leur

action autour de l'hostilité à l'égard des étranger'ère's, iouissent d'une large

liberté

d'expression et

sont

représentés dans

la plupart

des parle- ments européens. Dans certains cas, leurs idées sont reprises, du moins en partie, par d'autres forces

du

spectre

politique et

même par les

institutions de l'État.

Ce phénomène existe dans tous les États européens et aussi ailleurs.

Il

se manifeste à des degrés divers et avec une intensité variable selon les contextes sociohis- toriques et politiques. En Suisse, du fait de ses

institutions

démocratiques spécifiques (ini-

tiative

populaire, référendum), la xénophobie peut connaître des expressions publiques plus manifestes mais cela ne signifie pas qu'elie soit nécessairement plus intense qu'ailleurs.

D'un

point

de vue historique, dans

le

cas suisse, les tendances xénophobes commencent à s'exprimer de manière plus visible vers la

fin

du XIX" siècle. C'est la période de montée des nationalismes et, dans I'espace public, la vio- lence populaire à l'égard des ressortissant.e.s étranger'ère.s se manifeste de manière ouverte, tout comme dans des textes et des discours qui émanent des milieux dirigeants. La Première Guerre mondiale conduit à une centralisation de la politique d'immigration et à une ferme- ture des frontières vis-à-vis de

la

population étrangère. Ainsi, en 1917 est créé l'Office cen-

tral

de police des étranger.ère.s qui mène son action restrictive dans un contexte d'hostilité croissante

à

l'égard de personnes étrangères

< perturbatrices >. Dans ce contexte de méfiance à l'égard de la population étrangère sera élabo- rée

la loi

sur

le

séiour

et

l'établissement des étrangers de 1931 (LSEE). Cette

loi

Iégitime la politique restrictive suivie dans les années pré- cédentes et introduit la notion d'Ûberfremdung comme dimension importante de la politique d'immigration.

Il

est notamment stipulé dans I'article 16 de la LSEE que le nombre d'étran- ger.ère.s que

la

Suisse peut accueillir dépend des intérêts moraux

et

économiques du pays ainsi que du degré d'Ùberfremdung. Ce terme, traduit tour à tour en français comme <(enva- hissement par les étranger.ère.s>>, <altération excessive

de l'identité

nationale>, <(emprise étrangère o ou <, surpopulation étrangère > mar- quera I'attitude officielle à l'égard de la popu- lation étrangère tout au long du XX" siècle, tout d'abord dans I'attitude.vis-à-vis des réfugié.e's lors de la Seconde Guerre mondiale, puis pen- dant la longue phase d'expansion économique de I'après-guerre et lors des crises successives.

La population étrangère apparaît ainsi comme une menace à la stabilité du pays et au consen- sus national.

Des mouvements xénophobes

vont

utiliser cet espace politique pour lancer leurs propres

initiatives

populaires

visant à limiter ou

à

réduire la population étrangère. C'est ainsi que

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