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Concours d'agrégation de 1913. Solution de la question d'analyse

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(1)

N

OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

C. C LAPIER

Concours d’agrégation de 1913. Solution de la question d’analyse

Nouvelles annales de mathématiques 4e série, tome 14 (1914), p. 26-34

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1914_4_14__26_0>

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(2)

COXCOURS DAGRÉGATION DE un.-.

SOLUTION DE LA QUESTION D'ANALYSE;

PAR M. C. CLAPIER.

SUET.

Les axes ox, oy, oz étant rectangulaires, on donne un cylindre de révolution (C) ayant pour axe la droite oz et pour rayon a.

Soient u et v deux paramètres angulaires déter- minant les plans tangents au cylindre (C) menés par un point M de l espace.

Le point M décrivant une surface, sa coordonnée z sera une fonction de u et v, soit z = a.f(u, v), défi- nissant cette surface.

On mène, par le point M, dans le plan tangent en M. à la surface, les deux tangentes au cylindre (C), soient WT et MT.

\° Former Véquation aux dérivées partielles, soit (E), à laquelle doit satisfaire la fonction f(u, v), pour que les deux directions MT et MT' soient conju- guées sur la surface correspondante, soit (S).

Quelle propriété ont les deux familles de courbes, u = const., v = consl., sur la surface (S) ?

'2° Montrer qu'on peut trouver plusieurs expres- sions linéaires -de la forme

cp(w, p) = A(w, P ) ~ + B ( M , V ) . 2 + C . / , G = const.

telles que l'équation

du. dv

(3)

admette toutes les solutions de Véquation du second ordre (E).

Déterminer, en utilisant ce résultat, toutes les solutions de Véquation (E).

3° Les solutions de Véquation (E) dépendent de deux f onctions arbitraires, Vune de u, Vautre de v.

Montrer que les surfaces (S) particulières obte- nues en annulant successivement Vune ou Vautre de ces f onctions arbitraires sont développables. Les arêtes de rebroussement de ces développables sont- elles arbitraires sur la surface qui les porte ?

Représenter la solution générale f(u, v), ou la surface (S) générale, à laaide de ces arêtes de rebroussement, et indiquer une génération de la surface.

SOLUTION.

J. La projection m du point M sur le plan Oxy esl déterminée par les deux tangentes

( i )

oc cos u -\-y sin u — a, x cos v -hy sin v = a.

On peut en déduire x et v à l'aide des deux para- mètres angulaires u et v, de sorte que la surface (S) lieu du point M peut être définie par les expressions des coordonnées

a -+- v cos -

cos

=z af(u, v).

(4)

( 2 8 )

Les plans mMT et mM'T' sont tangents au cylindre et coupent la surface (S) suivant deux courbes passant en M et donl les tangentes en ce point sont conjuguées par rapport à la surface.

On peut donc dire que les deux familles de courbes wt=const., <> = const., sont conjuguées sur la sur- face (S). Les coordonnées a?, y et z de celle-ci devront donc satisfaire à une même équation aux dérivées par- tielles de la forme

du dv du r dv

Les deux premières expressions (2) vont nous permettre de déterminer a et (3. Nous en déduisons

(4)

a

dx = (sin v du -h sin u dv),

2 COS2

dy = ( cos v du -f- cos udv ) ;

2 COS2 —' 2

U -*r V

d / — # sin p \ a 2

da dv dv \ u — v \ i u — v u — v

2 COS2 ƒ COS3 2 COS2

i Î 2 L= -y

du dv a u — v 2 cos2

S u b s t i t u a n t e et > a u lieu de ƒ dans l'équalion ( 3 ) , nous o b t e n o n s

a*sin v -H ö sin u =? —,X

et a cosr -\- B cosa = — ~ :

r a

d'ou, en t e n a n t compte des égalités ( i ) , on déduit

(5)

Et l'équation aux dérivées partielles cherchée est

/ex • / \ à%f Ôt àt

( E ) sin(w — P)-T—3—H-r - — = o.

y J v ' àudv du dv

Les courbes w = const., s? = const., font partie d'une même série constituée par les sections delà surface (S) par les plans tangents au cylindre. Soit M< le point de rencontre de l'une d'elles avec la génératrice corres- pondante du cylindre ; la tangente en ce point est conjuguée par rapporta elle-même, c'est-à-dire asymp-

totique.

2. On peut intégrer l'équation (E), en remarquant que les coordonnées x ely du point m peuvent s'obtenir par projections, sur les axes du contour Otm et se mettre sous la forme

x = (COSM-H \ s\nu)a / u ç\

. x ( X = t a n g ) • y = (smu—A cos u) a \ i j

Chacun des seconds membres est tel que si l'on pose

(V) z = [F(U) — A

F étant une fonction arbitraire de w, les expres- sions (5) se déduisent de (5') en prenant successi- vement :

F(*/)=:cos*z et F(w) = sinu.

x, y et z vérifiant l'équation (E), on est donc conduit à poser

f(u, O = F (M) - X F » ,

qui nous donne en effet une solution de cette équation avec une fonction arbitraire. Comme l'intégrale générale dépend de deux fonctions arbitraires, elle aura la

(6)

forme

(6) F (W) H - F1( ^ - X F ' (W) ^ X F '1( P ) .

Nous allons la retrouver en cherchant les expressions

?O, *) = A(M, ?) JL-t-B(u, P ) ~ 4-C/,

telles que l'équation = o admette toutes les solu- tions de l'équation (E) :

Si l'on remplace 9 par x et y successivement, nous devrons avoir

CI>< et $2 étant deux fonctions arbitraires.

Des expressions (2) et (4) on déduit, pour les premiers membres :

A sjn t.' -1- B sinz/ — 2 C cos cos cos2

A cos c + B cos w -1- ^ G sin cos u — v

cos2

La manière la plus simple de satisfaire à la condition demandée est de les égaler à zéro, ce qui donne

d'où (7)

A sin^ -\- B sinw = G (cos u -h cos *>), A cosp-i- Bcosw = — G (sin u -h sini>),

1

Pour montrer que ces valeurs conviennent, nous

(7)

allons essayer de déterminer A (a, e), B(w, {<>) et C, de manière qu'on ait

A-+B-4-G5 =0, du dv j r r A + B 4 G 5 du dv \ du dv j

z satisfaisant à l'équation aux dérivées partielles trouvée,

. . . â2z dz àz ( 8 ) sin(w — v) -—— -+- — = o.

v J v 7 du dv du dv

Or, en effectuant les calculs et remplaçant

d3 z

~z Pa r leurs valeurs déduites par différentiation

v2 r r

dudv

de (8), on trouve

A du dv sin(w — v) du"1 )

\ du öv s\n(u—v) dv2J /dk ^B

\du dv dudv \du dv J du dv

dB d*z dz dX dz dB dv du2 du dv2 du du dv dv du dv = o.

Et pour que cette équation soit identique à l'équa- tion (8), il faudra que A et B satisfassent aux condi- tions

— A d\ _ B dB _

sin(w—v) dv ~ ' sin(w — v) du ~~

On déduit

. u — v ^ u — v

A = — Ci COt y B = C2 COt t

1 1

Ci et c2 étant des constantes que nous déterminerons de manière à rendre l'identification complète; nous retrouvons ainsi la condition (7).

(8)

Ainsi, les solutions de l'équation (E) satisfont à l'équation linéaire du premier ordre,

. . „ r , dz dz

<9)

Les équations des caractéristiques nous donnent du dz

et — col(u — a) —« + $1 +

Supposons <ï>2 = o et posons <ï>4 = F -f- F".

L'équation précédente peut s'écrire

c'est une équation différentielle linéaire qui s'intègre en posant

c z = .,

COS(?J — a )

c =— f (F-hF")sm(u — oc) du = Fcos(u — a)— Ffsin(w — a;.

On en déduit, pour la partie de l'intégrale corres- pondante à <ï)2(^) = o,

* = F(«) — XF'(w).

Et l'intégrale générale de (E) a bien la forme

(10) j\u,v)

3- Les solutions de l'équation (E) dépendent des deux fonctions 'arbitraires F(w) et F4(p). Si nous annulons la seconde, F'f(t>) est aus^i nul et il reste les surfaces particulières représentées par les équa-

tions (5) et (5'). On peut les écrire

x — a c o s u ty — a s i n u z — a¥(u)

( i l ) : = ' =r = CLt\.

sinw — c o s M — F ' ( u )

(9)

( 3 3 )

Sous cette forme, elles représentent les tangentes à la courbe tracée sur le cylindre et déterminée par

l x = a cos M, (R) )y = as\nu,

f z = aF(u).

Nous a\ons donc des surfaces développables dont les arêtes de rebroussement sont des courbes gauches quelconques portées sur le cylindre.

Nous pouvons écrire les équations de la surface géné- rale (S) sous la forme

./• = - [ cos u -h X sin// H- COSP — X sincj, y = - f smw —a .

z = -

qui nous donne une représentation de la surface à l'aide des deux arêtes de rebroussement (R) et (Rj ),

z — aF(u) et : = aF,(c).

Si l'on prend deux points M1 et M2 se correspondant MIT les deux développables, on aura

y = '

M, milieu de M, M2, décrit la surface (S).

Remarque. — On aurait pu obtenir Téquation (E) par la méthode de M. Jamet, qui consiste à introduire les coordonnées homogènes (cf. Nouvelles Annales,

igi3, p. 388).

Si l'on pose

Ami. de Mathémat., 4' série, t, XIV. (Janvier 1914O

(10)

( 3 4 )

on est conduit à l'équation aux dérivées partielles

Si, pour revenir aux coordonnées cartésiennes, nous posons

e d

on retrouve, après le changement de variables (a, en (M, r), l'équation (E)

sm (M -

du ôv du dv

M. Janiet trouve, comme intégrale de l'équation (12), 0 =

Il serait intéressant d'en déduire l'intégrale de (E),

; = V{u) - tang F ' ( u) -4- Fj(i>) -+- t a n g F', (v).

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