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Submitted on 1 Jan 1974
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Anisotropie du temps de relaxation des protons dans le TMMC
Y.H. Tchao, S. Clément
To cite this version:
Y.H. Tchao, S. Clément. Anisotropie du temps de relaxation des protons dans le TMMC. Journal de
Physique, 1974, 35 (11), pp.861-866. �10.1051/jphys:019740035011086100�. �jpa-00208210�
ANISOTROPIE DU TEMPS DE RELAXATION
DES PROTONS DANS LE TMMC
Y. H. TCHAO et S.
CLÉMENT
Institut
d’Electronique Fondaméntale,
Faculté desSciences,
91405Orsay,
France(Reçu
le 26 avril1974)
Résumé. 2014 Nous avons mesuré, pour différentes
fréquences
à différentestempératures
dans différentsplans cristallographiques
le temps de relaxation T1 des protons du monocristal du chlo-rure de
tétraméthylammonium
manganèse(TMMC)
à chaîne linéaire. La variation duT1(vn)
avec la
fréquence
observée montre que le mécanisme de la relaxation des protons est dominé par le processus de la diffusion despins électronique
dans la chaîne auxtempératures supérieures
à 77 K.La courbe
théorique
del’anisotropie
duT1(03B8)
calculée avecf(0) ~ 28,7 et f(03C9e) ~ 6,6
rend bien compte despoints expérimentaux
obtenus. Lafréquence
de coupure obtenue est03C9c = t-1c
= 4,3 109 rad/s ;
elle n’est pas liée à
l’échange électronique interchaîne,
mais elle a pourorigine
lapartie
non séculairede l’interaction
dipolaire
intrachaîne ou la relaxationspin-réseau électronique.
L’écart des courbesexpérimentales correspondant
auxplans
étudiés sembleindiquer qu’il
y a uneanisotropie
de 03C9cliée à
l’anisotropie
de l’interactiondipolaire
intrachaîne ou de larelaxation spin-réseau
électro-nique. L’analyse
des courbesT1(03B8)
obtenues dans différentsplans cristallographiques
à latempé-
rature ambiante et celle de l’azote
liquide
reflètent l’existence d’une déformation du réseau cris- tallin accompagnant la transition dephase
à T ~ 128 K.Abstract. 2014 The measurement of the proton relaxation time T1 in a
single crystal of tetramethyl-
ammonium manganese chloride(TMMC)
at differentfrequencies
and temperatures in two diffe- rentcrystallographic planes
has been made. In this linear-chaincrystal
thefrequency dependence
ofT1(vn)
shows that thelongitudinal
relaxation mechanism of the proton is dominatedby
theone dimensional
spin
diffusion process down to T ~ 77 K. The theoretical curve ofT1(03B8)
calculatedwith
f(0) ~ 28.7
andf(03C9e) ~ 6.6
shows agood
agreement with theexperimental
results. Thecutoff frequency
is determined(03C9c
= t-1c =4.3 109rad/s)
and it is shown that it is not due to inter-chain electronicexchange interactions,
but rather to either the non secular part of adipolar
intra-chain interaction or to electronicspin-lattice
relaxation.Comparison
of theexperimental
curves
T1(03B8)
in differentcrystallographic planes
shows ananisotropy
of 03C9c due todipolar
intra- chain interactions or to electronicspin-lattice
relaxation. Theanalysis
of theexperimental
curves forT1(03B8)
in differentcrystallographic planes
at room temperature and atliquid nitrogen
tempe- rature is consistent with the existence of a distortion of thehexagonal crystalline
cell in thephase
transition at 128 K.
Classification Physics Abstracts
8.664
Introduction. - Le chlorure de
tétraméthylammo-
nium
manganèse (CH3)4NMnCl3 (TMMC)
est connupour être un bon modèle
d’échange
linéaire d’Heisen-berg.
A latempérature ambiante,
la structure cristal- line[1]
de ce sel esthexagonale,
les ionsMn2+
sontdisposés
enlongues
chaînesparallèles
à l’axe c ducristal,
la distance Mn-Mn à l’intérieur d’une chaîne est de3,25 Á,
les chaînes étantséparées
de9,15 Á.
Les ions de
tétraméthylammonium (TMA)
sont dis-posés
en désordre autour de l’axe ternaire à laposi-
tion
(t, 1, 1/4)
et(î, 1, î) (Fig. 1).
Ce sel subit une tran-sition de
phase
auvoisinage
de 128 K[2, 3] ;
aucours de cette
transition,
lasymétrie
de la structurecristalline, hexagonale
à hautetempérature,
devientFIG. 1. - La structure cristalline du TMMC à la température ambiante. A gauche, la chaîne linéaire des ions MnCl3 suivant l’axe c du cristal, à droite, vue de l’ensemble de la molé-
cule TMMC suivant l’axe.
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:019740035011086100
862
monoclinique
à bassetempérature.
L’étude de lasusceptibilité magnétique [4]
et de la diffraction des neutrons[2]
de ce selindique
que l’interaction d’é-change
entre ions voisins dans la chaîne estet la
température
des transitions a lieu àTN ~= 0,84
K.L’étude par RPE de ce sel
[5]
montre que la diffusionde
spin
suivant la chaîne domine le mécanisme de la relaxationélectronique.
L’étude par RMN de lalargeur
des raies desprotons [6]
montrequ’à
hautetempérature (T >
60K)
lesprotons
des groupes deméthyl
tournent autour de leur axe desymétrie.
Nousavons mesuré le
temps
de relaxationspin-réseau
desprotons
du monocristal de TMMC d’unepart,
en fonc- tion duchamp magnétique appliqué (Ho Il c)
et d’autrepart,
en fonction de l’orientation duchamp
directeurdans le
plan
ac(101)
et dans leplan passant
par l’axe cqui
lui estperpendiculaire,
ceci à latempérature
ambiante et à la
température
de l’azoteliquide.
Cette étude a pour but de déterminer d’une
part,
la forme des fonctions de corrélationélectronique,
et la
fréquence
decoupure tc 1 qui
caractérise ledegré
de l’unidimensionnalité du
sel,
et d’autrepart,
l’effet de la transition dephase
sur laposition
relative de lamolécule TMA dans la maille cristalline. La
première partie indique
le calculthéorique
dutemps
de relaxa- tionspin-réseau
duTMMC,
la deuxièmepartie
décritles conditions
expérimentales,
la troisièmepartie
expose les résultats obtenus et leur
discussion,
enfin laquatrième partie
conclut cette étude.1. Calcul
théorique.
-L’expression générale
dutemps
de relaxationspin-réseau
nucléaire dans dessubstances
paramagnétiques peut
se mettre sous la forme[7, 8] :
où y,,, we sont
respectivement
lerapport gyromagné- tique
et lafréquence
de résonance de l’ionmagnétique
dans le
champ Ho
et yn, (On ceux du noyau intéressé.jj(w)
est la densitéspectrale,
transformée de Fourier de la fonction de corrélationtemporelle VJj(t)
desspins électroniques
S etSj, Sj
étant lej-ième
voisin de Ssur une chaîne.
Ai
etBj
sont des termes d’interaction entre ionsmagnétiques
etspins
nucléaires. Ilsdépen-
dent de l’orientation des vecteurs
Mn-proton
parrapport
àHo.
Nous avons calculé les
Ai
etBj
pour le TMMC àpartir
deshypothèses
suivantes :- l’interaction
Mn-proton
estpurement dipolaire ;
- les
positions
desprotons,
non connues, sontprises
àl’emplacement
des carbones[2] (ceci
étantjustifié
par le fait que les groupesméthyles
tournentà haute
température [6].
Les termes d’autocorrélation( j
=0)
sont calculés dans unesphère
de 25A
de rayon. Le calcul des autres termes d’intercorrélation est faitjusqu’à j
= 20 en tenantcompte
des 12 chaînes lesplus
voisines.(On
considère 40 ions sur unechaîne.)
Les fonctions de corrélation
4(j(t) peuvent
se cons-truire
[9, 10, 1 1]
en considérant que leurcomporte-
ment aux
temps longs 1/1 j(t
>1,5 rj
estrégi
par uneéquation
de diffusion de la forme :OÙ Wx
=iX 1
et Wx est défini parmf = § ZS(S + 1) (J/I1) 2
soit pour J =6,6 K,
Z =2,
P est un
paramètre
lié au coefficient de diffusion D par la relation[11]
dans
laquelle
C est la distance entreplus proches
voisins sur une chaîne. Le
comportement
auxtemps
courts
t/J j(t r.)
est obtenuclassiquement
par undéveloppement
limité ent/’l’x [9, 11],
c’est-à-direet
quant
à lapartie intermédiaire j (T. >, t > 1,5 Tj
elle est obtenue par
interpolation.
Mais enfait,
larelation
(2)
n’estapplicable
quejusqu’à
untemps
de coupure[12, 13]
t, =w; l,
au-delàduquel
l’interaction entre chaînes voisines J’(échange
oudipolaire
élec-tronique)
altère le caractère unidimensionnel de la substance. Pour tenircompte
de l’existence de cette faibleinteraction,
on doitmultiplier l’expression (2)
pour un facteur
e -roct.
On obtient alors dans le cas (J) « Wx uneexpression
de la densitéspectrale
due à ladiffusion de la forme :
avec
Gj
est uneconstante,
ellereprésente
l’aire de la fonc-tion de corrélation
.p j(t)
dans l’intervalle de t = 0à t = 1,5 ’t’x-
Dans les deux cas
particuliers qui
nousintéressent, l’expression (4)
devient pourWc
co :et
pour Q) = 0 :
La constante
Gj prend
dans le cas duTMMC,
pourlequel
(J)x ~5,9
x1012 rad/s,
les valeurs suivantes :Les densités
spectrales fJ( w)
étant des fonctionslentement décroissantes
de j,
nous posons, pour sim-plifier
dans le cas, Wc, m « Wx :avec
et
avec
Dans ces
conditions, l’expression
dutemps
de relaxation nucléaire du TMMCpeut
être écrite sousla forme :
Ai
etBj
étantexprimés
en10 - 6 A-6.
Les
approximations (7)
et(8)
serontacceptables
sila convergence
de £ Ai
etL Bj
estrapide.
Lafigure
2représente
lavariation
deces
facteurs avecl’angle
0entre l’axe c du cristal et le
champ
directeurHo
pourj
=2, 5,
10 et 20spins.
On constate que la conver- gencede Ai
est relativement bonne pour toutes lesj
orientations,
sauf auvoisinage
de l’axe c(mais
alorsAi
est trèspetit) ;
la convergencede £ Bj
est trèsj j
rapide
suivant l’axe c et sedégrade progressivement quand
on s’écarte de cet axe pour devenir franchement mauvaiseperpendiculairement
à l’axe c.FIG. 2. - L’anisotropie des facteurs
L Aj
etBj
dans lej j
plan (ac) avec j = 2, 5, 10 et 20.
2. Condition
expérimentale.
- Le monocristal de TMMC nous a été fourni par M. J.-P. Renard du laboratoire. Lestemps
de relaxationspin-réseau
desprotons
ont été mesurés au moyen d’unspectromètre
à
impulsions,
utilisé dans laprécédente
étude duTl
des
protons
du radical Tanol[8].
3. Résultats obtenus et discussion. - 3.1 ETUDE
DU
Ti
DES PROTONS EN FONCTION DE L’INTENSITÉ DU CHAMP DIRECTEURTl = f(Ho). -
Lechamp
direc-teur étant
dirigé parallèlement
à l’axe c ducristal,
les
figures
3 et 4 montrent les valeurs deT1(vn)
obte-nues dans la gamme de
fréquences
de résonances 16MHz > vn > 4,3
MHz à latempérature
ambianteet celle d’azote
liquide.
On constate que lestemps
de relaxation suivent sensiblement auxtempératures
étudiées une relation :
864
FIG. 3. - La variation du temps de relaxation des protons du TMMC en fonction de la fréquence de résonance nucléaire à la température ambiante avec Ho // c. Nos points expérimentaux
sont représentés par 0, et ceux de Borsa et coll. par A.
FIG. 4. - La variation du temps de relaxation des protons du TMMC en fonction de la fréquence de résonance nucléaire
à la température de l’azote liquide avec Ho // c.
où al et a2 sont des constantes ; ce résultat est conforme à
l’expression (7).
Sur lafigure 3,
nous avons aussiporté
les résultats obtenus par Borsa et al.[10, 11],
l’accord entre leurs mesures et les nôtres est satis- faisant.
Le mécanisme de la relaxation des
protons
de ce sel est bien dominé par le processus de la diffusion despin électronique
dans la chaîne.3.2
ETUDE
DE L’ANISOTROPIE DUTi
DANS LE PLAN ac(101)
ET DANS LE PLAN PASSANT PAR L’AXE C QUI LUI EST PERPENDICULAIRE. - Lafréquence
de réso-nance vn est fixée à 10
MHz,
lesfigures
5 et 6 montrentla variation de
7B(0)
avec l’orientation 0 dans cesdeux
plans cristallographiques respectivement
à latempérature
ambiante et à celle de l’azoteliquide.
Dans ces deux
plans,
bien que lesparamètres A j
et
Bj
varient sensiblement de la mêmefaçon
avecl’angle
0(Fig. 5),
on constate une différence de compor- tement dutemps
de relaxation. Ce fait a été vérifiéplusieurs
fois et les écarts obtenus nousparaissent supérieurs
à l’erreur de mesure. On verra par la suiteFIG. 5. - L’anisotropie de Ti dans le plan ac () et celle dans
le plan passant par l’axe c qui lui est perpendiculaire (à) à la température ambiante, les courbes en traits pleins sont des
courbes théoriques obtenues par la relation (9) avec
que ceci
peut
êtreinterprété
parl’anisotropie
de WC.De cette
étude,
on détermine la fonction de corré- lationf(w)
avec une bonneprécision.
En effet à0 =
0(Ho Il c)
en raison de lasymétrie
cristalline dece sel
et f (we) peut
être déterminé àpartir
de la relation(9),
on obtient
en tenant
compte
del’approximation
des relations(7)
et
(8).
Ce résultat est peu
éloigné
de la valeurthéorique (relation (7)) :
f (we)
étant ainsifixé,
lecomportement anisotropique
de
Tl (rapide
décroissance deTl
àpartir
de l’axe cpassage par un minimum
puis remontée)
est biendécrit par un
rapport f(O)/f(we)
de l’ordre 4. Sur lafigure
5 on a ainsi tracé les deux courbesthéoriques correspondant
auxparamètres
pour les deux
plans
cristallins. Cequi d’après l’approxi-
mation
(8),
conduit à Wc =tc-1
=4,3
x109 rad/s.
Cette valeur est
compatible
avec la théorie de laforme de la raie
électronique
dans les substances unidimensionnelles[13],
dont la fonction de relaxa- tion est décrite parqui prévoit
pour le TMMC une forme non lorent- ziennelorsque 0
= 0(Ho Il c)
où
âH1/2
est lami-largeur
àmi-hauteur,
de la raieélectronique,
et une forme lorentzienne pour 9 N 54°pte 0,28)
en bon accord avec l’observation de Dietz et al.[5]
dans ce sel. Nous avons calculé la valeur de l’interaction interchaîne J’ par la relation[13]
(Reiter [14]
a montré que cette relationexprime
enfait une diffusion de
spin perpendiculaire
à la chaîne mais non unediffusion hors-chaîne)
Soit J’ N
5,6
x10-2
K.On constate
qu’il
est de deux ordres degrandeur supérieur
à celui obtenu àpartir
de la.valeur de latempérature
de transitionTN N 0,84
K[5], [15] quel
que soit le
type
dedécouplage
utilisé[13],
mais biende l’ordre de
grandeur
de la contribution de lapartie
non séculaire de l’interaction
dipolaire
intrachaîne.Il
apparaît
donc que dans ce cas,l’origine
de l’inter- action interchaîne J’ n’est pas lesuperéchange,
maisplutôt
l’effetdipolaire
intrachaîne ou encore l’effet de la relaxationélectronique.
Ces effets
peuvent
très bien être àl’origine
d’uneanisotropie
de w,,qui
rendecompte
ducomportement légèrement
différent duT,
dans les deuxplans étudiés,
et
également
de la décroissance trèsrapide
deTi quand
on s’écarte un peu de l’axe c du cristal(Fig. 5).
Pour
expliquer l’indépendance
deTl
avec l’intensité duchamp appliqué Ho
à 0 =90°,
Borsa et al.[11],
ont émis
l’hypothèse
que lafréquence
de coupurepourrait
varier avecHo
defaçon
à compenser la décrois-sance de la fonction
f (w).
Mais il
peut
exister un autreeffet,
car pour cette orientation(0
=900) :
d’unepart,
lepoids
des termesindépendants
de m estprépondérant
dansl’expres-
sion
(1)
et(9)
deT1.
D’autrepart,
dans lapartie
dépendant
duchamp,
les fonctionsjj(w)
décroissent d’autantplus rapidement avec j
que west élevé(rela-
tion
(5))
tandisque L Bj
est une fonction décrois-j
sante
de j (Fig. 2)
c’est-à-direqu’à
fortchamp fj(w)
converge très
rapidement (donc
pourun j petit),
ce
qui donne £ Bj
effectifplus grand.
Ce fait montrej
donc que
lorsque
lechamp augmente,
ilpeut
existerun effet de
compensation :
les termesfj(co)
diminuenttandis que les termes
Bj négatifs
ont un moindrepoids.
La
figure
6reproduit
les valeursexpérimentales
del’anisotropie
deT1
en fonction de l’orientation duchamp
directeur à 77 K dans les deux mêmesplans
FIG. 6. - L’anisotropie de Tl dans le plan ac (·) et celle dans
le plan passant par l’axe c qui lui est perpendiculaire (,à) à
la température de l’azote liquide.
cristallographiques
et avec la mêmefréquence
nucléaire(vn
= 10MHz) qu’à
300 K. On constate que l’alluregénérale
de l’évolution deT,
y est sensiblement la mêmequ’à
300K,
mais laposition
relative des deux courbes est inversée et lestemps
de relaxation sont maintenantplus
courts dans leplan (ac)
que dans leplan perpendiculaire,
contrairement à cequi
se passe àtempérature
ambiante(Fig. 5).
Ceci estprobablement
lié à l’effet de la transition de
phase [2, 3] qui
seproduit
dans le TMMC à la
température
T N 128 K par la déformation de la structurehexagonale
à une struc-ture
monoclinique.
Cette déformation modifie[3]
la866
position
relative de l’ion TMA parrapport
auxplans cristallographiques
étudiés.Des études de
Ti
=f (T)
dans larégion
detempé-
rature 77
K T
300 K à différentsangles
0 sonten cours, elles
portent
aussi bien sur le TMMC que le TMNICqui
a une structure cristallineanalogue
mais des
propriétés magnétiques ferromagnétiques.
Elles seront
publiées prochainement.
4.
Conclusion.
- L’étude deTl = f (vn)
avecHo Il
c à latempérature
ambiante et à celle de l’azoteliquide
montre que le mécanisme de la relaxation desprotons
est bien dominé par le processus de la diffusion despin électronique
dans la chaîne auxtempératures T >,
77 K. L’étude del’anisotropie Tl = f (0)
dans leplan (ac)
et dans leplan
perpen-diculaire passant
par l’axe c à latempérature
ambianteet à celle de l’azote
liquide,
nouspermet
d’obtenir lesrenseignements
suivants :1. Le
rapport
des fonctions de corrélation :f(O)If(we) ~ 4,35
à 10MHz ;
2. Le
temps
de coupuretc coc 1
au-delàduquel
l’interaction entre chaînes voisines altère le caractère unidimensionnel de la substance :
il n’est pas dû à
l’échange électronique
interchaîne.Mais il a pour
origine
l’interactiondipolaire
ou larelaxation
spin-réseau électronique.
L’écart des courbesexpérimentales
obtenues dans les deuxplans
étudiéssemble
indiquer qu’il
y a uneanisotropie
de wc liée àl’anisotropie
de l’interactiondipolaire
ou de la relaxa-tion
spin-réseau électronique.
3. L’inversion des
positions respectives
des courbescorrespondant
aux deuxplans
étudiés à latempéra-
ture ambiante et celle de l’azote
liquide
estprobable-
ment liée à l’existence de la transition de
phase
àT N 128 K
[2, 3] qui
déforme la maille cristalline et modifie laposition
relative du TMA parrapport
aux
plans cristallographiques
étudiés.Remerciements. - Nous remercions M. le Pro- fesseur D. Hone pour de fructueuses discussions et M. Beauvillain pour la
programmation
des calculssur ordinateur Univac.
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