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Dis-le moi. Chapitre 1 : Chap 1.

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Academic year: 2022

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Chapitre 1 : Chap 1.

Par ItaminoBugaku Publié sur Fanfictions.fr.

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Alisha Azel Abrym

Je suis assise dans ma salle commune, aux côtés de Jenyfer Newis, ma meilleure amie. Nous parlons de tout mais surtout de rien et nous rions en cœur. Nous sommes assise en tailleur à même le sol, ne faisant pas attention aux regards sévères de nos camarades. Allongées sur des cousins, nous refaisons le monde à notre façon.

Peut-être, pour vous expliquer les choses, faut-il vous dire que nous sommes défoncée ? Bah, un détail. La soirée est bien avancé et nous nous levons en voyant l'heure pour sortir de notre salle commune qui pue l'animosité. Nous sommes à Serpentard, nous devons donc parcourir tous les cachots et remonter un escalier incroyablement long pour enfin arriver dans le hall. Nos meilleurs amis nous y attendent, j'ai nommé Barthélémy Roger, Chuck McGowen et Joe Dawson. Nous les embrassons en souriant et entamons les hostilités.

Enfin, je les entame.

« Barth, tu es rouge, c'est horrible, tu es tout rouge. Bon dieu, enlève cet uniforme de Quidditch ! »

Barth rit à gorge déployer et bombe du torse dans sa combinaison rouge fluo qui ne lui va pas du tout. J'ai toujours été frustrée qu'il ai accepté d'être poursuiveur dans l'équipe des Gryffondor car, malheureusement, ça fait de nous des adversaires. Enfin, tant qu'il ne se met pas à me défier dans les sphères de la haute couture...

« Enlève cette tenue, je gémis. Elle est moche, elle pue la transpiration et elle me rappelle de mauvais souvenir.

- Comme le fait que je me bat contre ton équipe ?

- Vas te changer, grogne Jen en volant à mon secours. Tu pues vraiment et c'est hors de question que tu passes la soirée avec nous, entouré de cette odeur infâme. »

Il rit une fois de plus et s'éclipse rapidement, nous savons que nous n'aurons que cinq petites minutes à tout casser pour parler sans cet énergumène de Gryffondor qui nous sert d'ami. Jen sourit, grognarde, et se met sur la pointe des pieds pour embrasser Joe. Celui-ci sourit et l'attrape par la taille, nous sommes déjà sur qu'il ne la lâchera plus. Chuck me sourit en posant son nez froid sur mon crâne.

(2)

« Bonne journée, mia bella ?

- Longue, très longue. Je déteste les vendredis, on a aucun cours en commun avec vous, messieurs les intelligents. Par contre, on a bien rigolé avec Barth en Arithmétique. Et Jen a encore une fois envoyé Davis sur les roses, c'était grandiose.

- Ah ? Demande Joe en regardant sa petite-amie. Qu'est-ce qu'elle a dit encore, Davis.

- Elle nous a traité de droguées nymphomanes, répond Jen en haussant les épaules. Je lui ai dit que pour le côté « drogue », ce n'était pas moi qui me tapait des trips à la Cokydrag 7 tous les soirs ou presque. Pour le côté nympho, j'ai juste soulevé l'hypothèse qu'avec son corps de troll, c'est sur qu'elle ne devait pas déclencher les passions et que ce n'était absolument pas ma faute si elle était frustrée et qu'elle n'avait pas le droit de se venger sur deux pauvres prudes telles que Ali et moi. Devant McGo. De toute façon, Davis, c'est pas très dur de la remettre à sa place. »

Joe et Chuck explosent de rire à l'entente de l'anecdote tandis que je ne peux retenir un sourire fière qui s'étale lentement sur mes lèvres. La répartie, c'est l'art que j'ai appris à Jen. Elle, elle m'a apprit le cynisme. Plutôt bon duo, nous ne nous quittons plus depuis notre deuxième année. C'est ce moment que choisit Barth pour réapparaitre, resplendissant dans sa très simple chemise gris et son baggy jean. Bon dieu, ce mec est un être divin directement tombé du ciel. Il a des cheveux blonds en dread-locks qui tombent très proprement sur ses omoplates -jamais vu des dreads aussi propre-, la peau hâlée par le sport, un nez en trompette, des grands yeux marrons chaud et un corps à damner une sainte. Chuck aussi est très beau. Plus discret, sans doute, plus tendre, c'est pour ça que je suis dans ses bras. Il a des cheveux châtains foncés qui lui retombent devant ses deux yeux en amandes d'un émeraude étonnant et un peau aussi hâlée que son abruti de meilleur ami. Il a un corps de rêve, bien qu'il le cache toujours sous des sweet et des jean droit, sauf pour moi qui ai toujours eu l'honneur de dormir avec lui. Joe n'est pas vraiment beau, mignon serait plus approprié, avec ses jours pleines, son sourire mutin, ses yeux marrons pétillant et ses cheveux châtains toujours ne pétard. Aussi bien foutu que ses potes, il n'a pourtant pas toujours la décence de s'habiller et ce n'est pas rare de le croiser à moitié nu au détour d'un couloir. C'est normal, ce garçon court toujours partout dans tous les sens, un vrai feu follet. Dire qu'il est à Serdaigle, misère. Pourtant, je dois avouer qu'ils forment un couple très mignon, avec Jen -bien qu'au début je n'ai pas du tout accepté leur union, on ne touche pas à ma meilleure amie !. Elles est le bout de femme le plus adorable que j'ai jamais connu. Elle est métisse, avec des cheveux blonds -une teinture- qui lui retombe aux fesses, très lisses, deux yeux immenses, lui bouffant la moitié du visage, d'un bleu lagon innocent ainsi que des joues toutes roses. Elle est petite, elle mesure un mètre soixante quatre, mais a une poitrine immense ainsi que des hanches à faire pâlir de jalousie toutes les filles de Poudlard. J'ai l'impression que je ne traine qu'avec des gens beaux...

Je souris à cette pensée. En plus d'être beaux, mes amis sont intelligents, ce qui n'est pas donné à tout le monde.

« ALISHA ! »

Qui est l'importun qui ose m'interrompre dans mes pensées ?! Ah, évidement, Barth, personne d'autre n'aurait osé crier ainsi, surtout après le couvre-feu.

« Arrête de rêvasser, Alisha, reprend-t-il. Nous n'avons pas toute la nuit, je compte bien rentrer avant l'aube parce que mon lit est quand même bien plus confortable que ce foutu parc. On y va ou tu restes dans les bras de Chuck dans le hall ? Je te préviens, c'est moi qui ai la bouteille, je la boirai seul si je le décide.

- C'est ça, sourit Jen qui est décidément de très bonne humeur. Et nous on va encore être obligés de te ramener devant ta salle commune parce que tu ne tiendras plus sur tes jambes, comme la dernière fois où tu as voulu faire le malin à boire tout seul ta bouteille de scotch.

- Fuck, répond-t-il sous nos rires. »

Je me dégage de l'étreinte de Chuck et vient gentiment tapoter la joue de mon Gryffondor d'ami.

(3)

« Sois pas vexé, Barthélémy. Je te promet que plus jamais je ne prendrais de photos de tes exploits. Bon, on va boire, amis ! »

J'attrape rapidement la main de Jen et nous nous mettons à courir en riant dans l'air doux du parc. Nous sommes fin septembre et Merlin, on sent encore les chaleurs de l'été qui nous réchauffe le cœur. Je prends une grande goulée d'air, sur que c'est notre dernière sortie dans le parc avant que l'hiver ne vienne entraver nos soirées improvisées. Nous nous asseyons en bordure de la forêt interdite, dans un petit espace où quelques cailloux étaient disposé.

Nous sommes en tailleur et Barth sort lentement de son sac une bouteille de Jack Daniel's qu'il exhibe comme un trophée en faisant un « tadam ! » vainqueur. Chacun un gobelet en plastique dans la main, plus histoire de trinquer, sachant très bien que cette petite soirée finira à la bouteille, celle d'Absolut que le Gryffondor cache dans son sac, d'ailleurs, nous levons nos verres.

« Je propose un toast à Jen, souris-je. Qui aura dix-sept ans dans... Vingt-trois minutes !

- Ah non, rigole Chuck, ça porte malheur de souhaiter un anniversaire en avance.

- On souhaite pas l'anniversaire, on trinque, se sent obligé d'indiquer Barth.

- Ta gueule, soupire Joe. Je propose qu'on attende vingt-deux minutes comme ça on pourra trinquer tranquille.

- C'est mort, quitte à avoir tout plein de malchance sur le dos, on trinque maintenant. A mes dix-sept ans, amis ! Et aussi aux superstitions pourries de Chuck, à la débilité croissante de Barth, aux idées nases de Joe et au bon sens de ma Alily chérie ! Kampaï !

- Hé, s'écrient en même temps les trois garçons. »

Sans demander notre reste, Jen et moi finissons nos verres en moins de temps qu'il en faut pour dire « Souafle ». Les garçons nous suivent après avoir ronchonné puis nous nous mettons à rire tandis que la bouteille de whisky circule entre nous cinq, les gobelets en plastiques déjà perdus au fin fond de la forêt interdite.

Une heure plus tard, nous sommes toujours là, à rire, à boire, à fumer et à rire encore. Jen et Joe s'embrassent comme s'ils étaient seuls au monde, faisant des bruits de bave écœurant et Chuck est carrément mort de rire en écoutant Barth raconter une histoire inintéressante qui c'est passé l'avant-veille dans sa salle commune. Je suis seule avec la bouteille d'Abslut et le joint que Chuck a roulé tout à l'heure. Moi ? Bourrée et défoncée ? Nooooon, mais de quoi vous parlez, franchement ? Chuck et Barth apparaissent autour de moi par enchantement et me font un câlin.

« Les gars... Vous m'étouffez, finis-je par gémir, pas le moins du monde surprise pas ce débordement d'affection.

- Ils m'énervent à se bécoter, les deux tourteaux, on a même pas pu souhaiter son anniversaire à Jen parce qu'ils ont un taux d'hormones ridiculement haut ! Chuck, Ali, on se fait un plan à trois ? Histoire de les dégouter.

- Je suis pas homo, désolé. Tu peux toujours proposer ça à Joe, je suis sur qu'il accepterai. Et comme ça, tu me laisses Ali et Jen.

- Ah ah ah, les gars, vous êtes vraiment hi-la-rant. Trouvez-vous plutôt de gentilles petites Poufsouffle, ça ira très bien à tout le monde. Vous savez bien que personne ne touche aux silencieuses Serpentardes.

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- Ouh, le méchant serpent ne va pas tarder à cracher son venin, dieu, j'ai peur ! »

Barthélémy fait semblant de frissonner avant de frapper dans la main de Chuck, hilare de sa réplique. Je secoue la tête, consternée. Comment ces deux-là peuvent se montrer si bête et avec une répartie si basse ? Dire que c'est moi qui leur ai tout appris... Misère.

Un gémissement caractéristique sortit tout droit de la gorge rauque de ma meilleure amie nous fait réellement frissonner d'horreur.

« Bon dieu, marmonne Chuck. Ils ne vont quand même pas faire l'amour ici, maintenant … ?

- Oh, non, c'est pas leur genre...

- Ah, merci Alisha, tu me rassures.

- …

Vu leur état, on a pas le droit de dire « faire l'amour » mais « baiser comme des bêtes ».

- « Se chevaucher comme des lapins » ? Propose en rigolant l'unique Gryffondor. »

Je ris avec lui tandis que Chuck fait la grimace. Il est proprement outré, nous avoue-t-il dans un murmure conspirateur.

« Enfin, faire ça devant leur amis, alors que nous sommes en soirées mensuelles, s'exclame-t-il pour se donner la change.

- Mouais, c'est surtout parce que tu es le seul puceau et que ça te gêne grave d'avoir affaire à un couple en rut.

- C'est faux, c'est un mensonge, c'est un fantasme, Alisha.

- Pourtant, tu es devenu très rouge, je taquine. Bon, c'est vrai que ça devient dégueulasse, j'ai l'impression d'être une voyeuse. Jen, Joe, pitié, il y a la salle sur demande quand même, vous pourriez faire preuve de dignité, merde. »

Ils ne m'écoutent pas. Forcément. Je comprends, leur activité est quand même drôlement plus intéressante que mes jérémiades. Tant pis, le tout pour le tout.

(5)

« AH ! NARCISSA BLACK ! »

L'effet est immédiat. Jen se redresse, l'air paniqué (ce qui est hilarant, vu qu'elle est vachement décoiffée) tandis que Joe se projette à des kilomètres de sa copine. Nos trois rires à Chuck, Barthélémy et moi montent jusqu'au ciel tandis que ma meilleure amie me lance un regard lourd de reproche en remettant prestement sa chemise, oubliant au passage de ragrafer son soutien-gorge.

« Ali, tu fais chier. Tu sais que je suis dans la merde si cette furie débarque au milieu d'une de nos démonstrations d'amour à Joe et moi.

- C'était pas des démonstrations d'amour, là, c'était de la libido pure et simple, maugrée Chuck.

- Oui, oui, je sais, mais en attendant, ai l'amabilité de te rhabiller et de filer dans la salle sur demande parce que, franchement, on s'en fout de savoir quelle est l'intensité de tes cris quand tu jouis. »

Jen rougit comme une pivoine et se remet debout avec beaucoup de dignité, tout en remettant droite sa jupe, avant de se diriger vers Joe et de nous saluer d'un geste de main, accompagné d'un clin d'œil complice pour moi.

« Désolée de vous avoir infligé ça mais je vous promet que vous loupez quelque chose, c'est très beau de m'entendre jouir. »

J'explose de rire. Il n'y a bien qu'elle pour sortir ce genre de connerie. Joe nous adresse un signe de main embarrassé et ils disparaissent rapidement tous les deux, bien décidés à finir ce qu'ils avaient commencé. Nous nous allongeons sur le dos et contemplons les étoiles. C'est une sorte de tradition entre nous trois, quand les tourtereaux nous lâchent. Barth se relève sur son coude et me regarde avec amusement.

« Elle ne va pas durer longtemps, l'excuse Narcissa, rigole-t-il.

- Ah ouais ?

- Ouais, j'ai entendu Sirius dire que sa chère cousine va bientôt se marier avec Lucius Malfoy et du coup, elle sera absente deux mois, pour son voyage de noce.

- C'est embêtant, j'aurais plus aucun argument pour calmer Jen, elle va devenir une furie... Merlin, je refuse d'être là pour assister au massacre ! »

(6)

Mes deux amis rient avec moi. Il reste le fond de la bouteille et je sens que rentrer discrètement dans le dortoir des verts et argents ne va pas être une mince affaire. Ma tête tourne. Ou alors c'est le monde qui tangue ? Bah, on s'en fiche. Je suis tellement bien, là, coincée entre mes deux meilleurs amis que le monde peut bien aller se faire foutre. Nous rions en imaginant comment serait Jen une fois que la « surveillance » de Narcissa.

Ce n'est qu'une autre heure plus tard, tandis que nous dansions en chantant « You can leave your hat on ! » que nous décidons de rentrer dans nos dortoirs respectifs. Je m'enfonce le plus silencieusement possible dans les souterrains de Poudlard. Discrètes ? Bien sur que je le suis mais en même temps, s'il n'y avait pas tout ces murs, j'arrêterai surement de me les prendre. Quelle idée de mettre autant de mur, aussi... Je fini par trouver la tapisserie et murmure le mot de passe. J'entre sur la pointe des pieds (HUM !) et me faufile habilement vers mon dortoir, et alors que je pose un de mes petits petons magnifiquement manucuré dans là salle non moins magnifique où trône mon divin lit, un vacarme assourdissant retentit. Ne me demandez pas pourquoi, je n'en ai au-cune idée.

« PUTAIN, ABRYM ! S'époumone une de mes camarades de dortoir en allumant la lumière. TU SAIS PAS CE QUE ÇA VEUT DIRE SILENCIEUSE ?!

- Pardon, Milles, fis-je piteuse et réellement embêtée. Je ne ferais plus jamais ça de ma vie, jamais, jamais, je te le promet, je vous le promet à toute d'ailleurs, acceptez mes excuses par pitié, je m'en veux, je vous aime, merci de partager mon dortoir, vous êtes mes soleils !

- Abrym, railla la voix de la dénommée Milles. Tu pues l'alcool, alors va te coucher, et plus vite que ça, sans bruit et dans la dis-cre-tion. »

Je hoche stupidement de la tête, comme si elles pouvaient me voir avec le noir qui est revenu. Je me dirige vers me lit et m'assoupis, oubliant de tirer mes rideaux, de mettre en pyjama ou encore de me glisser sous mes couvertures. Je souris.

Sirius Orion Black

Aujourd'hui, Barthélémy s'est réveillé d'une humeur massacrante. Ne me demandez pas pourquoi, je n'en sais rien et en plus, je m'en fiche. Rémus a quand même remarqué que sa chemise sent fortement la vodka. Du coup Barthélémy nous fait la gueule et a refusé de petit-déjeuner avec nous. Ce que je trouve hilarant car la dernière fois qu'il a fait ça, c'est parce qu'il s'était pris une cuite magnifique et qu'une photo de lui dégobillant sur les pavés de Pré-au-lard avait été accroché dans tout Poudlard. Personne ne sait qui a fait le coup mais c'est un sacré génie !

James est assis à ma droite, il dévore Evans du regard et je trouve ça abjecte. C'est proprement écœurant de voir son meilleur ami baver devant une fille de si bon matin, tout de même !

« James, soupire Rémus qui semble avoir lui aussi observé le petit manège de Potter. Tu es ridicule. Si tu t'avises de te lever pour lui demander de sortir avec toi alors qu'il n'est même pas huit heure du matin, je te jure que je te frappe.

- Mais..., fait l'imbécile amoureux.

- Pas de « mais » ridicule, j'interviens. Tu as l'air d'un débile profond quand tu la regardes alors cesse de le faire... Tiens, regarde plutôt la charmante Angela Popkins qui se dirige vers nous avec son super sourire trente-six dents, sortit pour les grandes occasions. Alors, qui se sacrifie ? Personne ? Puisque c'est comme ça, je m'en occupe.

- Bonjour les garçons, piaille la voix.. Désagréable de cette pu... Non, pardon, charmante jeune fille en ru... Hm, en manque d'affection.

(7)

- Bonjour Angie, souris-je. Comment vas-tu ?

- Oh, je vais bien, merci Sirius. Je me demandais, est-ce que l'un d'entre vous est libre ce soir ? Je ne comprends rien au dernier cours de défense contre les défenses du mal. »

Elle fait une moue faussement mignonne. J'ai bien entendu « l'un d'entre vous » ? Cette fille m'étonnera toujours, elle se fout de qui pourrait bien la culbuter tant que ça reste un de nous. Incroyable. Je crois que je l'admire d'être aussi libérée.

Non, je plaisante.

« Et bien, pourquoi pas...

- Moi, me coupe mon ex-meilleur ami avec un sourire de prédateur. Sirius n'a rien comprit, il ne pourrait pas t'aider, je t'attendrais à 20h dans la salle commune, ça te va ?

- Oh oui, merci beaucoup James. A ce soiiiiiir ! »

Merlin, quelle voix affreusement haut perché. Je me retourne vers James qui aborde son sourire charmeur. Ouh le goujat.

« Faux frère.

- Hé, tu vexes pas, Patmol. C'est pas comme si elle était intéressante.

- J'avais moyen d'être branché dès huit heure du matin, j'aurais pas passé le reste de ma journée à trouver une nana, ça me saoule. En plus, Angela a l'air d'humeur coquine, t'as entendu quand elle a dit « l'un d'entre vous » ?

- Quoi, tu veux venir ? Il est hors de question que je fasse un plan à trois avec toi.

- Putain, t'es con, ris-je.

- Tiens, console-toi, les jumelles Spencer viennent d'entrer. T'as encore moyen de le choper, ton plan à trois. »

(8)

Je dirige mon regard vers les portes de la Grande Salle et vois, effectivement, les jumelles de Serdaigle entrer en nous regardant effrontément. Je me lève et me dirige vers elles en souriant. Elles me renvoient mon sourire et m'attrapent chacune par un bras.

« Bonjour Siriuuuuuuuuuus ! »

Pire qu'Angela. Je crois que je ne m'habituerai jamais au fait que les filles ont des voix de crécelles quand elles me parlent.

« Salut les filles. Écoutez, j'ai un peu de mal à me concentrer en ce moment sur les Sortilèges alors je me demande, vous ne pourriez pas me donner un cours de rattrapage, toutes les deux ? Ce soir ?

- Bien sur, Sirius, tout ce que tu voudras, minaude Jen. Ou Jill, je ne sais pas, de toute façon, on s'en fiche.

- Nous serons toujours là pour t'aider, renchérit Jill, ou Jen.

- Alors ce soir, 20h, devant la salle sur demande ?

- Oui, Siriuuuuuuuus, à ce soir, Siriuuuuuuuuus ! »

Merlin, j'ai les oreilles qui sifflent. Comment faites-elles pour avoir une voix aussi insupportable ?! Bon, elles sont très souple, ça a quand même son avantage. Je me rassois à ma table après un sourire et mes yeux tombent sur Barthélémy qui rigole allégrement à la table des Serdaigle, entourés de Dawson, de McGowen mais aussi, et à mon plus grand désespoir, de Newis et de Abrym. Je soupire et me tourne rageusement vers James.

« Barthélémy traine encore avec les deux vipères !

- Quoi ? Oh non, il le fait exprès, c'est pas possible, se plaint mon meilleur ami en avisant la scène. Mais ce qu'il est bouché, je lui ai pourtant dit que c'était des mauvaises fréquentations !

- Il avait rigolé quand tu as dis ça, fait remarquer Rémus. Tu n'as quand même pas cru qu'il t'avait écouté ?

- Mais bon Dieu, Newis et Abrym ! Il aurait pu en choisir d'autre, non ? Des filles, c'est pas ce qu'il manque, dans ce foutu bahut !

- Ils sont amis, on ne choisit pas ses amis, et laissez Barthélémy trainer avec qui il veut.

(9)

- Non, ces filles ont les plus mauvaises réputations du monde entier ! Mais enfin, ce sont des garces de première et des Serpentard ! En tant qu'ami, je ne peux pas le laisser faire ça, enfin ! »

Rémus soupire tandis que James se lève et se dirige vers Barthélémy. Je les regarde parler deux minutes, juste le temps que Barthélémy remette James en place et que les deux vipères éclatent de rire en faisant des œillades écœurantes de défi à mon égocentrique d'ami. J'aurais bien volé à son secours mais je sais que notre ami Roger n'aime pas qu'on lui répète que ces filles sont des démons. James finit par se rassoir, le visage sombre.

« Il est de mauvaise humeur, élude-t-il.

- Sans blague, moi qui me demandait pourquoi il n'est pas venu manger avec nous, merci de ton éclairage, James. Il t'a dit quoi ?

- D'aller me faire foutre. »

Il a une expression tellement penaude que je ne peux pas m'empêcher d'éclater d'un grand rire. Rémus, lui, en a un plus discret tandis que Peter sourit à peine.

« Qu'est-ce qu'il t'arrive, Peter ? T'es pas dans ton assiette ? S'inquiète James pour dévier la conversation.

- J'ai mal dormi, j'ai fais un cauchemar. »

Je ne peux pas m'empêcher de me marrer deux fois plus ; un cauchemar, ça ressemble tellement à Peter, ça ! Quand j'arrête de rire, j'aperçois Barthélémy quitter la Grande Salle en riant, tenant la main de Abrym. Je vois qu'elle tient en même temps la main de McGowen tandis que Newis et Dawson sont un peu en retrait, parlant à voix basse de quelque chose qui semble intime puisque mâdame rougit comme une cruche.

Je souffle d'énervement. Barthélémy se fait mener par le bout de la braguette par ces deux petites allumeuses ! James a eu l'air de penser la même chose parce qu'il se rabougri en grommelant « Va te faire foutre, va te faire foutre, mais va te faire foutre toi-même, ami ignare ! » plutôt amusant, je dois l'avouer. Rémus nous fait alors comprendre qu'il n'a aucune envie d'arriver en retard en cours et que donc nous avons à nous lever prestement. Quand nous arrivons devant la salle de Sortilèges, nous trouvons Barthélémy qui s'avance vers nous, un léger sourire aux lèvres.

« Les gars, désolé pour ce matin. Et désolé à toi en particulier, James. J'étais pas vraiment de bonne humeur ce matin...

- T'inquiète, je souris. Tes gueules de bois, on les connait.

- Mais quand même, me dire à moi, James Potter, d'aller me faire foutre...

(10)

- Hé, tu venais d'insulter mes meilleures amies !

- Pour la bonne cause ; ce sont des pestes. Mais on s'en fiche, je tenterai un autre jour de te faire changer d'avis sur ces croqueuses d'hommes.

- Question libido, t'es mal placé, vieux. J'ai vu Angela quitter notre table un immeeeeense sourire aux lèvres en grommelant ton prénom. Effrayante, cette nana... »

J'éclate de rire, décidément, je suis d'une charmante humeur, ce matin. Je m'assois au dernier rang, comme toujours, avec pour voisins James et Barthélémy. Les Sortilèges n'ont jamais été un problème pour nous, il faut bien l'avouer, alors nous commençons à imaginer des plans débiles et surtout sans intérêt. Puis, quand nous nous ennuyons de cette activité, ma foie, fort ludique, nous nous lançons dans un bataille explosive.

Est-ce utile de signaler que, n'étant pas des plus discret, nous avons fini par nous faire virer de cours ? Et, malheureusement, qui croisons-nous au détour d'un couloir ? La peste suiveuse, j'ai nommé Jenyfer Newis en personne. Ma journée est pourrie ou je hallucine ? Dire qu'il n'est même pas neuf heure... Bien sur, la donzelle, quand elle aperçoit Barthélémy se jette sur lui en riant. Il la secoue un peu avant de frotter ses cheveux.

Beurk, c'est écœurant.

« ça alors, Jen, fait mine de s'étonner notre camarade de chambrée. Je n'ai pas l'habitude de te croiser dans les couloirs, c'est plutôt le domaine de prédilection de Ali ça !

- Oui, oui, d'ailleurs, c'est à cause de cette abrutie que j'en suis là. Diantre, je vais être obligée de rattraper mon cours de Potion... »

Elle secoue la tête, de manière triste. Mauvaise actrice ! Je l'aurais bien huer, cette petite conne, mais je ne sais pas pourquoi, je pense que ça n'aurait pas plu à Barthélémy. Pourtant, je ne peux pas m'en empêcher. Je ricane. Elle tourne vers moi sa tête de fausse blonde siliconée.

« Oh, pitié, Barth, pourquoi tu traines avec ces détritus ? Moi qui te pensais raffiné, je suis déçue.

- Jen, gronde-t-il. Je vais te répondre la même chose que j'ai dis à James quand il a fait la même remarque à propos de vous ce matin ; va te faire foutre.

- Oui, sauf que moi j'ai bon caractère et je ne vais pas partir en boudant. Heureusement que je suis de bonne humeur, je vais seulement te répondre un très sage, va te faire enculer, connard. »

Un rire assourdissant nous parvient et j'ai à peine le temps de me boucher les oreilles que Abrym apparaît comme un horrible diablotin sortant de son affreuse boite. Cette fille me retourne l'estomac, complètement. Elle a tellement peu de goût que s'en est presque décevant. La mijaurée passes ses bras autour de la fausse blonde en souriant, l'air fière.

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« C'est quelle devient forte, la petite. Allez, viens, mon enfant, Tatie Lili a encore plein de choses à t'apprendre. Sur ce, Black, Potter, à l'honneur de ne jamais vous revoir. Rien que vous entendre est insupportable alors supporter vos faces de ver-à-crasse... »

Ça y est, elle a perdu la boule, c'est officiel. En même temps, pour cette folle dingue, ce n'était rien qu'une question de temps.

Elle fait une grimace dégoutée avant de tourner les talons. Je la retiens par une réplique cinglante.

« Peut-on savoir où vous allez comme ça ? Voyons, les trottoirs, c'est de l'autre côté. Et puis, le travail ne commence pas avant dix-neuf heure minimum ! »

James me tape sur l'épaule, montrant que j'ai bien répondu alors que Abrym se retourne et s'avance rageusement vers nous. Je sais qu'elle ne supporte pas d'être traitée comme ça, elle n'est pas Serpentard pour rien. Elle m'aurait déçue sinon...

« écoute-moi bien, espèce de petit con prétentieux. J'en ai marre de toi et de tes répliques minables. Ça fait six ans que je te supporte, tu m'entends, six putains de longues années et il est hors de question que tu viennes me pourrir ma dernière année. Alors enfonce-toi bien ça dans le crâne tandis que tu digères gentiment tes phrases toutes faites, c'est clair ? »

Je la regarde, pas impressionné et sourit.

« C'est que tu ferais presque peur quand tu montes sur tes grands chevaux, Abrym. Presque. Pourtant, il te manque quelque chose d'essentiel dans une tentative d'engueulade, le charisme et la classe. Mince, que vas-tu faire, maintenant ?

- T'envoyer te faire voir. Tu crois que tu me touches ? Mon dieu, c'est que ta prétention est encore bien plus grosse que ta tête en forme de montgolfière !

- Tu as vu ton égocentrisme, toi ? Intervient James. Tu n'es qu'une garce de première, très chère Alisha, il faut t'y faire !

- Non, je ne suis pas une garce, j'aime le sexe, et alors ? Arrêtez, je ne marche pas à ce petit jeu avec vous, vous êtes sans doute les mecs qui se sont tapés le plus de filles depuis la création de Poudlard alors question discrétion et dignité, vous repasserez !

- Bon, ça suffit, nous coupe Barthélémy alors que j'ai une réplique bien trouvé juste là, sur le bout de la langue. Ça y est, vous êtes content, tous les quatre ? Vous vous êtes défoulés, c'était marrant ? Alors vous remballez, maintenant. Et vous retournez devant vos portes respectives, c'est clair ? »

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J'aurais bien envie de lui répondre mais quand je vois Newis soupirer en attrapant Abrym par le bras et disparaitre derrière un tournant de couloir, je me rends compte que c'est la première fois que j'entends notre ami Roger crier. Et Merlin que ça fait bizarre. Enfin, avec le contre-coup, quoi.

« Tu … Tu as crié, s'exclame James.

- ça m'arrive, quand quatre de mes amis commencent à se chercher sérieusement des poux. Franchement, vous êtes des gamins.

- Tu... Tu as dis qu'on était moins mature que toi alors que... Alors que bon Dieu, c'est quand toi le plus idiot des Gryffondor ! »

Je rigole dans ma barbe inexistante tandis que James continue de faire mine d'être choqué. Notre ami Roger, lui, est carrément vexé et c'est mille fois compréhensible. Nous retournons tranquillement devant notre classe de Métamorphose, en riant cette fois. Me disputer avec ces succubes m'aura au moins rendu de bonne humeur.

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