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DANS LES RUCHES

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

L’ACTION DE LA VIROSE A NOYAUX DENSES SUR LES LARVES DE GALLERIA MELLONELLA

DANS LES RUCHES

P. LAVIE

J.

FRESNAYE C. VAGO

S l a l

iatt

exfiJri l l ll ’ ll talc d’ApiCIIllll1’i’,

Centre de Recherehes

agrollomiqllcs

du Sud-Est,

M

o ll tfa

l’d

(Vaucluse)

et Laboratoire de

Cytopalhologie,

Saint-Christo?

(Gar d )

SOMMAIRE

L’élimination ou la diminution des

populations

du

Lépidoptère

Galleria mellollella ont été observées

après

traitement au virus des noyaux denses de ruches

peuplées

ou non d’abeilles.

Récemment un nouveau

type

de maladie à virus a été mis en évidence chez le

Lépidoptère

Gallevia mellonella

(V AGO , M EYNADI ER, D UTHOIT , rg6 4 ;

M!y:!n-

DIER

, VAGO, PLANTEV1N,

ATGE R , zg64).

Les virus isolés sont

parasphériques

de 20

à 233 mj. Les lésions sont nucléaires et consistent en l’accumulation de ces éléments

sous forme de corps d’inclusion intranucléaires

(A MA xGWR, VnGO, ME YNAD IE R , ig6

5

).

Aussi bien

après injection qu’après

contamination

buccale,

l’évolution de la

virose,

extrêmement

rapide,

se déroule en

5-6 j jours.

La

pathogenèse

a été suivie

également

?’M vitvo sur cultures cellulaires de

Lépidoptères (.V AGO , L UCIANI , igfi5).

Ces recherches

ayant

mis en évidence un effet

pathogène particulièrement rapide

et une

contagiosité

rarement vue chez une maladie

d’invertébrés,

nous avons

envisagé

de rechercher l’action

qu’exerce

ce virus dans le milieu naturel de G. mellonella dans les ruches d’abeilles

peuplées

ou non. En

effet,

on sait

qu’en apiculture

les

larves de G. mello7zella constituent un ennemi dont la nocivité

dépend

de

l’importance

et de la

vigueur

des

colonies,

ainsi que des conditions d’alimentation et

climatique.

De même pour la conservation des rayons de cire hors de la saison

apicole,

cette

espèce représente

un

danger potentiel pouvant apparaître

à la moindre insuffisance de soin.

(2)

De ce

fait,

il était

intéressant,

en

plus

des recherches sur le

comportement

du virus dans le milieu naturel de son hôte d’obtenir aussi des

renseignements pouvant

avoir des

conséquences économiques

pour

l’apiculture.

Les recherches effectuées ont consisté en l’examen des suites des contaminations de ruches par le

broyat

frais ou

congelé

de larves de Galleria fortement atteintes de la virose. Cette matière infectieuse a été introduite dans les

ruches,

soit par badi- geonnage

rapide

des rayons, soit par

pulvérisation.

Les infections ont eu lieu

parallè-

lement dans des ruches contenant seulement des rayons et dans celles

peuplées

d’abeilles.

Dans les ruches contenant des rayons sans

peuplement d’abeilles,

deux

types

se

produisent

naturellement.

Le

premier présente

une

population

dense de Gcclleria amenant l’élévation

rapide

de la

température

à

2 8- 3 o o C,

au milieu des larves. Une forte mortalité

apparaît

9 à

10

jours après

la contamination. Le

tissage

de

galeries

est visiblement faible. Les

symptômes

de la maladie sont

identiques

à ceux décrits par

M EYNADI ER, V A G O , P

LANTEVIN

,

ATAER.

( 19 6 4 ).

La

nymphose

a

quelquefois

eu

lieu,

mais les

papillons

sont anormaux et ont des difficultés de vol.

Dans le deuxième

type

ne

présentant qu’un

début

d’attaque

de Galleriw et

ayant une

température

interne de 2ooC

environ,

on constate, 2o

jours après

la conta-

mination,

une mortalité

partielle

surtout caractérisée par sa localisation. En

effet,

par

endroits,

une forte mortalité de larves de toutes tailles est observée alors

qu’en

d’autres

points

de la

ruche,

la maladie est peu avancée.

Dans les ruches

peuplées

de colonies faibles en

abeilles,

la mise en évidence de larves malades ou mortes a

posé

de

grandes

difficultés car les abeilles assurent

un

nettoyage régulier

des rayons et éliminent les Galleria mortes ou

malades,

ou

couvrent de

propolis

les

parties qu’elles

ne

peuvent

pas détacher. Dans ces cas, la

disparition rapide

des Galleria dans les ruches contaminées de virus par

rapport

à leur diminution

progressive

et

incomplète

dans les ruches non traitées a dénoté

l’action virale.

L’ensemble

de ces observations montre l’existence d’une action

pathogène

du

virus des noyaux denses vis-à-vis de G. mellonella dans les ruches. Cette action est

remarquable lorsque

la

population

des larves est

forte,

car la

température

étant

plus élevée,

la

pathogenèse

est

rapide

et l’activité accrue des larves aide la contamination.

Bien

qu’il

soit difficile de définir l’action de virus dans une ruche

peuplée d’abeilles,

l’effet favorisant du virus sur la destruction de Galleria est nettement apparu.

D’une manière

générale,

le

développement

de la maladie

dépend

desfacilités

de contamination au nombre de

foyers

de Galleria et, dans les ruches

peuplées,

à

l’activité des abeilles.

Ces résultats

permettent

enfin

d’envisager

des

applications pratiques

de ce virus

en lutte

biologique

contre G.

mellonella,

notamment dans les ruches faiblement

peuplées

et

pendant

le

stockage

des rayons.

Reçu

pour

publicalion

en octobye

i 9 6 5 .

(3)

SUMMARY

Action of the virus of dense nuclei upon the larves of Galleria mellonella in bee-hives.

Total or

partial

control of the

population

of Galleria mellonella

(Lepidoptera)

have been ob-

served after treatment of bee-hives, with or without bee

population by

the V’irus of Dense Nuclei.

RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

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V

AGO C., MEYNADIER G., DUTIIOIT J. L., r964. Étude d’un nouveau type de maladie à virus chez les

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pidoptères..4nn.

Épiphylies,

15, 475-479·

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