Jérôme Von Buhren http://vonbuhren.free.fr
L’irrationalité du nombre e
Introduction
L’objectif de ce problème est de démontrer le résultat suivant.
Théorème (Euler, 1737) : Le nombre e n’est pas un nombre rationnel.
On considère les suites (Sn)n∈Net (Tn)n∈N∗ définies par
∀n∈N, Sn=
n
X
k=0
1
k! et ∀n∈N∗, Tn=Sn+ 1 n·n!.
I. Convergence des suites (S
n) et (T
n)
1. Montrer que la suite (Sn) est strictement croissante.
2. Montrer que la suite (Tn) est strictement décroissante.
3. En déduire que les suites (Sn) et (Tn) convergent vers une même limite que l’on note`∈R. 4. Justifier queSn<`<Tnpour toutn∈N∗.
II. Détermination de la limite de (S
n) et (T
n)
Dans cette partie, on montre que la limite commune des suites (Sn) et (Tn) est e.
1. Montrer par récurrence que
∀n∈N, e−Sn= 1 n!
Z 1
0
(1−t)nexp(t) dt.
2. On introduit la fonctionf : [0, 1]→Rdéfinie par f(t)=(1−t) exp(t). En effectuant une étude de fonction, montrer que 06f(t)61 pour toutt∈[0, 1].
3. Montrer que pour toutn∈N∗, on a
06e−Sn6 1 n·n!. 4. En déduire que les suites (Sn) et (Tn) convergent vers e.
5. Déterminer une valeur approchée à 10−6prés du nombre e.
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Jérôme Von Buhren http://vonbuhren.free.fr
III. Conclusion
Dans cette partie, on suppose que e est un nombre rationnel. Par définition, il existe donc un couple d’entiers (p,q)∈(N∗)2tel que e=p/q.
1. Montrer que 0<q!(e−Sq)<1 et queq!(e−Sq)∈Z. 2. Conclure que e n’est pas un nombre rationnel.
Fin
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