• Aucun résultat trouvé

Corrigé de Novembre 2005

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Corrigé de Novembre 2005"

Copied!
2
0
0

Texte intégral

(1)

Universit´e P. et M. Curie Licence de Math´ematiques

LM360 B

Lundi 21 novembre 2005

Topologie et Calcul Diff´ erentiel

Corrig´e de l’interrogation I

Puisqueaest adh´erent `aS(V), il existe une suite (xn) de points de S(V) qui converge vers a, et pour tout nun ´el´ementvn de V tel que xn =Svn. On a par hypoth`ese :

kxn−xpk=kSvn−Svpk=kS(vn−vp)k ≥δkvn−vpk

donc kvn−vpk ≤ δ1kxn−xpk. La suite convergente (xn) est une suite de Cauchy. Pour tout ε >0, il existe donc un N tel que kxn−xpk < δε si n etp sont sup´erieurs `a N. On conclut que kvn−vpk< εsin etpsont sup´erieurs `a N, c’est-`a-dire que (vn) est une suite de Cauchy dansV. Et puisqueV est complet, la suite (vn) converge vers un v∈V.

Par continuit´e de S, on a xn =Svn → Sv, donc Sv =a, ce qui montre que a∈F :=S(V), donc que F est ferm´e.

1) Si v ∈ kerS, on a kvk ≤ δ1kSvk = 0, donc v = 0. Ceci montre que S est injective, donc bijective de V sur F. Et si x ∈ F, on a par hypoth`ese : kxk = °

°S(S1x)°

° ≥ δ°

°S1

°, donc

°°S−1

°≤δ−1kxk, ce qui montre que S−1 est continue de norme au plus δ−1. II

1) Soit m = supnkxnk. L’application x 7→ m.x est continue de E dans E. L’image m.T(B) du compact T(B) est donc une partie compacte de E, qui contient tous les points T xn, puisque T xn = m.T(xn

m) ∈ m.T(B) ⊂ m.T(B). Alors, dans le compact m.T(B), la suite (T xn) poss`ede une sous-suite convergente (T xnk).

2) Supposons qu’il n’existe aucun δ >0 tel que kSvk ≥ δkvk pour tout v de V. On peut alors trouver pour toutnun vn tel quekSvnk<2nkvnk

On a kvnk > 2nkSvnk ≥ 0, donc vn 6= 0. Alors on a kwnk = 1

kvnkkvnk = 1 et kSwnk = 1

kvnkkSvnk < 2n, donc Swn → 0. Puisque T est compacte, il existe une sous-suite (wnk) de la suite born´ee (wn) telle que (T wnk) converge vers un ´el´ement bde E. On a alors

wnk =Swnk +T wnk →0 +b=b

Ceci montre que kbk = limk→∞kwnkk = 1, que b = limk→∞wnk ∈ V = V, et que Sb = limk→∞Swnk = 0. Il en r´esulte que b est un ´el´ement non nul de V ∩kerS, contrairement `a l’hypoth`ese queS ´etait injective sur V.

Il r´esulte de cette contradiction qu’existe unδ >0 tel que kSvk ≥δkvkpour tout vde V. Et on conclut alors de Ique S est un isomorphisme de V sur le sous-espace ferm´eF =S(V) de E.

III

1) Si x ∈ Fn+1, il existe v ∈ E tel que x = Sn+1v = Sn(Sv) ; et puisque Sv ∈ E, on a x∈Sn(E) =Fn. DoncFn+1⊂Fn.

De mˆeme, si x = Sn+1v ∈ Fn+1, on a Snv ∈ Fn et x = S(Snv), donc x ∈ S(Fn) ; et inversement, si y = Snv ∈ Fn, on a Sx = Sn+1v ∈ Fn+1. Donc Fn+1 = S(Fn). Puisque S est injective sur E, elle l’est sur chacun desFn. PuisqueF0=E est ferm´e, on voit par r´ecurrence, en

(2)

utilisantII, que Fn est ferm´e pour toutn : siFn est ferm´e, on prend V =Fn et on obtient que S est un isomorphisme de Fn sur le sous-espace ferm´eS(Fn) =Fn+1.

Puisque a∈ E, on a Sna ∈ Sn(E) = Fn; et si on avait Sna ∈ Fn+1, il existerait v ∈ E tel que Sna=Sn+1v, donc que Sn(a−Sv) = 0. Et puisque S est injective, Sn l’est aussi, d’o`u l’on conclut quea−Sv= 0, contrairement au fait que a /∈F1=S(E).

Puisque Fn+1 est ferm´e, on a ε = d(Sna, Fn+1) > 0. Et il existe un ´el´ement yn de Fn+1 tel que

kSna−ynk=d(Sna, yn)< d(Sna, Fn+1) +ε= 2d(Sna, Fn+1) Alorswn = Sna−yn

kSna−ynk ∈Fn, et on a kwnk= 1. De plus, si z∈Fn+1, on a wn−z= 1

kSna−ynk

³Sna−yn− kSna−ynkz´

= 1

kSna−ynk

³Sna−(yn+kSna−ynkz)´ et comme zn := yn − kSna−ynkz ∈ Fn+1, on voit que kSna−znk ≥ d(Sna, Fn+1), donc que kwn−zk= kSna−znk

kSna−ynk ≥ d(Sna, Fn+1) kSna−ynk ≥ 1

2. Il en r´esulte que d(wn, Fn+1)≥ 1 2.

2) On awn−T wn= (I−T)wn=Swn ∈S(Fn) =Fn+1. Alors, sin < p, on a wp ∈Fp⊂Fn+1, etSwp∈Fp+1⊂Fn+1. Alors

T wn−T wp= (wn−Swn)−(wp−Swp) =wn−(Swn+wp−Swp) et puisqueSwn+wp−Swp∈Fn+1, on conclut quekT wn−T wpk ≥d(wn, Fn+1)≥ 1

2.

3) La suite (wn) est born´ee, et puisque T est compacte, la suite (T wn) devrait avoir une sous- suite convergente, ce qui est impossible si ses termes sont deux-`a-deux `a distance au moins 1

2. Il en r´esulte qu’il n’existe aucun point adansE\S(E), donc queS(E) =E et queS est surjective.

IV

1) PuisqueSn est continue, ker(Sn), image r´eciproque de {0} parSn, est un sous-espace ferm´e.

De, plus, si x ∈ Gn, on a Sn+1x = S(Snx) = 0, c’est-`a-dire x ∈ Gn+1; donc Gn ⊂ Gn+1. Si S n’est pas injective, on peut trouver un vecteura1 non nul dans kerS.

PuisqueS(E) =E, on peut d´eterminer par r´ecurrence une suite (an) telle queSan+1=an : si an est d´etermin´e, on a an ∈ E = S(E), d’o`u l’existence de an+1. On a alors, par r´ecurrence, Sn1an = a1; en effet : Snan+1 = Sn1(San+1) = Sn1an = a1. Donc Sn1an 6= 0 et Snan=S(Sn1an) =Sa1= 0, c’est-`a-dire an∈/ Gn−1 etan∈Gn.

Puisque Gn1 est ferm´e, on a d(an, Gn1) > 0 et, comme ci-dessus, on peut trouver un yn ∈Gn−1 tel quean−yn<2d(an, Gn−1). A nouveau, wn:= an−yn

kan−ynk est un vecteur de Gn, de norme 1, et, pourz∈Gn−1, on a

kwn−zk= 1

kan−ynkkan−(yn+kan−ynkz)k ≥ d(an, Gn−1) kan−ynk ≥ 1

2 d’o`u d(wn, Gn1) ≥ 1

2. De plus, Sn−1(wn−T wn) =Sn−1(Swn) =Snwn = 0 puisque wn ∈Gn; et ceci montre que wn−T wn ∈Gn1.

Alors, pour n < p, on aSwp∈Gp1,wn ∈Gn ⊂Gp1 etSwn∈Gn1⊂Gp1. Donc kT wp−T wnk=kwp−(Swp+wn−Swn)k ≥d(wp, Gp−1)≥ 1

2

2) Alors la suite (wn) est born´ee, mais la suite (T wn) ne peut avoir de sous-suite convergente puisque les distances mutuelles desT wn sont au moins ´egales `a 1

2. Ceci contredit le fait que T est compacte, donc prouve queS est injective.

2

Références

Documents relatifs

Tous les points sont sensiblement sur cette droite qui représente un bon

0,165 est donc 10 : en 2008 le nombre d’abon- nés au fournisseur A dépassera le nombre d’abonnés au fournisseur B.. E XERCICE 2

•  Le travail effectué par la gravité dépend uniquement des positions initiale et finale et non du trajet parcouru. La force de gravité est une

Pour Cécile Alvergnat, ces trois espaces sont complémentaires : Dans le direct, le pro fesseur est le chef d 'orchestre et guide l'enfant dans ces dédales

Il s’agit d’un exercice typique de tirages successifs (bien que le tirage des trois boules soit présenté comme un tirage simultané) sans remise.. Il convient d’avoir une

Pour terminer le raisonnement il FAUT vérifier que ces fonctions  et  sont bien dans Ker 6  (vérification sans difficulté).. On vient de prouver que SI Ker

Montrer que f n’est ni injective ni surjective.. Montrer que g

D’après la question 3 de la partie I, les triangles OAB et OCF sont isomé- triques et on vient de voir que l’image du triplet (O, A, B) est le triplet (C, O, F), donc f est