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Les Consulats suisses à l'étranger reçoivent le journal.
paDixième Année. — H0 99.
P r i x d u n u m é r o 1 0 c e n t i m e s
Jeudi 10 Décembre 1896.
B u r e a u x : R u e d e l a S e r r e , 5 8 .
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La Suisse et l'exposition de 1900
Dans u n message à l'Assemblée fédé- rale , le Conseil fédéral demande u n crédit de 50,000 fr. p o u r études et tra- vaux préliminaires en vue de la partici- pation de la Suisse à l'Exposition uni- verselle de 1900 à Paris. Le Conseil fédéral désignera un commissaire géné- ral et u n secrétaire. L e message n'entre pas dans de grands d é v e l o p p e m e n t s ; il se borne à exprimer l'opinion q u e la Suisse doit participer à l'Exposition.Telle est d'ailleurs l'opinion générale dans les cercles intéressés p o u r autant qu'ils o n t fait connaître leur manière de voir. Ce n'est pas qu'un grand enthou- siasme règne à l'égard de l'exposition, mais la grande industrie, l'industrie lai- tière, celle des vins et d u bétail envi- sagent la participation comme nécessaire.
Lc Conseil fédéral fait entrevoir q u e le subside fédéral devra èlrc beaucoup plus élevé q u e pour la dernière exposi- tion de Paris.
Cuba et l'Espagne
L'échec «lu général Weyler à Cuba parait être incontestable. Il est revenu à la Havane sans avoir pu accomplir son projet d'entourer et de réduire les in- surgés de l'Ouest. Il courait un grand danger personnel car sa lèle avait été mise à prix pour o.OOO dollars. Mais ce qui est grave, c'est q u e l'on ait échoué dans le but, si désirable pour l'Espagne, de supprimer rapidement l'insurrection.
Les dernières grandes colonies q u e possède l'Espagne présentent un intérêt pécuniaire pour les classes gouvernantes et sont une allaite d'honneur pour la nation. Le profit des colonies est pour la classe des fonctionnaires: l'honneur est pour le peuple, dit fort bien le Journal de Francfort. Le malheur, c'est,
comme nous l'avons constamment dit, que l'Espagne possède ses colonies pour les exploiter et les opprimer. Les fonc- tionnaires y vont p o u r s'enrichir sans grands scrupules, après quoi ils re- viennent en Espagne, trop souvent p o u r y appliquer les mêmes idées et la m ê m e morale. E n Espagne, comme en bien d'autres pays, les classes supérieures aspirent volontiers aux fonctions pu- bliques, moins pour rendre des services que pour pouvoir vivre aux dépens des autres.
Aux Philippines, de même qu'à Cuba, le système d'impôts est des plus détes- tables : droits à l'importation et à l'ex- portation, accises oppressives, monopole de la culture de tabac, capitation et cor- vées sur les indigènes, tandis q u e les Espagnols sont entièrement exempts d'impôts. Le clergé y est entièrement puissant. Ses recettes dépassent celles du gouvernement. Sou personnel monte à 2.000 personnes, dont la moitié ap- partenant aux ordres. O n estime q u e ces derniers reçoivent des Philippines 113 millions de pesetas, alors q u e les recettes d u gouvernement ne dépassent pas 08 millions. Cette grande puissance explique p o u r q u o i les insurgés attaquent le clergé aussi bien qu'ils attaquent le gouvernement lui-même.
L'Espagne a autrefois p e r d u ses mer- veilleuses possessions par suite de son système d'exploitation, tandis (pic l'An- gleterre a p u conserver son empire co- lonial parce cpie depuis la perle des Etats-Unis, elle a rendu ses grandes co- lonies presque indépendantes, gouver- nant les Indes elles-mêmes sans stipuler aucun privilège pour la métropole.
L'ancien système colonial est inad- missible après la déclaration des droits des hommes, et l'exemple de l'Espagne doit avertir les autres pays de ne pas persévérer dans cette voie mauvaise de
l'exploitation des colonies au profit par- ticulier des fonctionnaires ou de cer- taines classes de la métropole.
Marques de fabrique
Le Congrès de la République Argentine vient d'adopter une nouvelle loi sur les marques de fabrique d'après laquelle pendant 4 mois subséquents à la sanction de cette loi, chacun pourra faire enregistrer une marque quelconque, même si elle appartient et a été enregistrée à l'étranger par un tiers. L'usur- pateur, devenant donc propriétaire légal de cette marque, pourra donc faire saisir et empêcher la vente de produits revêtus de la marque du véritable et légitime propriétaire.
En vertu de ces circonstances, l'Agence Grandpierre pour prise de brevets et pour dépôts de marques de fabrique recommande aux exportateurs propriétaires de marques internationales de ne pas larder à faire les démarches nécessaires pour la sauvegarde de leurs intérêts clans la République Argen- tine.
D'après les renseignements d'une autre source le projet de loi serait seulement en dis- cussion et non encore adopté.
Le jeu en Belgique
Le Sénat belge a discuté une question d'un intérêt très élevé; il s'agit du jeu.
Deux projets sont en présence.
Comme un abbé, démocrate chrétien, le dit fort bien, la Belgique est devenue un vaste tripot ; tout le monde parait d'accord là-dessus, mais non sur les mesures à p r e n d r e , p o u r y remédier.
Le projet de la commission d u Sénat vise surtout les maisons de jeu ; mais M. Lejcune, ancien ministre de la jus- tice, va plus loin et veut interdire le jeu sous toutes ses formes. A la bourse, a dit un sénateur socialiste, c'est sur- tout la petite bourgeoisie qui p e r d : la maison de j e u est spécialement fréquen- tée p a r le riche : les artisans, les domes- tiques vont jeter leur argent s u r les champs de course. Il eût d û ajouter: le
520 LA FÉDÉRATION HORLOGÉRE SUISSE
petit peuple joue des sommes invrai- semblables sur les concours de pigeons, et les tripots de bas étage dépouillent les classes inférieures. On le voit, les Chambres ont devant elles une tâche lourde ; espérons qu'elles s'en tireront à h o n n e u r ; heureusement que, jusqu'à présent, et p o u r ce qui concerne le Sénat, la politique n ' e n t r e pas en jeu : le projet de M. Lejeune, ministre dans le cabinet Beernaert, est appuyé par MM. Picard, socialiste, et Monteliore- Lévy, libéral.
L'acétylène et les compagnies d'assurances
Les fréquentes explosions d*acétyléne qui ont eu lieu depuis quelques mois ont, ajuste titre, ému les compagnies d'assurances contre l'incendie qui ont pris des décisions à ce sujet. Voici celles prises par le Syndicat des Compagnies françaises d'Assurances contre VIncendie, le 5 octobre dernier :
«Conformément aux dispositions générales des polices, l'éclairage par le gaz acétylène ne peut être introduit dans les locaux assurés contre l'incendie, sans une déclaration préa- lable, laquelle doit être faite à peine de dé- chéance.
«Cette déclaration peut être admise, et l'as- surance contre l'incendie, après introduction de l'éclairage au gaz acétylène, peut être maintenue, sous les conditions suivantes:
«lo II ne sera fait emploi ni d'acétylène liquide ou de lampes portatives à acétylène ;
«2» L'appareil producteur du gaz acétylène ou «gazogène» ne pourra être établi que dans un endroit séparé de l'immeuble assuré ou dans lequel sont placés les mobiliers as- surés.
«Le carbure de calcium, destiné à l'ali- mentation de cet appareil, devra être ren- fermé dans des vases clos et à l'abri de l'hu- midité et maintenus en dehors des locaux de l'assuré.
«Une surprime de 0,30 p. 1000 sera perçue sur les objets, meubles ou immeubles, assurés contre l'incendie, y compris le recours locatif et le recours des voisins.
«Moyennant cette surprime et l'exécution des deux conditions ci-dessus, la garantie contre l'incendie pourra être continuée.
«Les dommages, même sans incendie, que causerait l'explosion du gaz acétylène, pour- ront également être compris dans la garantie, moyennant une seconde surprime de 0,30 p. 1000.»
L'heure décimale
Allons-nous changer d'heures?
— Que pensez-vous de l'heure décimale.'
— Peuh!
— Comment, peuh ? vous faites fi d'une ré- forme si importante et surtout si pratique?
— Pratique, en quoi?
— En quoi? mais on divise le jour en dix heures, l'heure en 100 minutes, par exemple, et la minute en cent secondes...
— ... et le mois en cent jours et l'année en dix mois...
— Non, ne plaisantez pas. Il est impossible d'empêcher la terre de tourner autour du soleil en un peu plus de 305 jours et un peu moins de 365 jours 1/4 et, d'autre part, le jour et la nuit forment un ensemble qu'on ne peut pas séparer. Mais, a part cela, rien ne s'oppose à la division de l'intervalle actuel de vingt-quatre heures en dix parties égales, puis de chaque nouvelle partie en cent...., etc.. et en faisant
correspondre à cela des divisions analogues dans la circonférence on obtiendra une grande simplification dans les calculs de toutes sortes.
— Sans.'doute, mais à qui servira cette
« grande simplification ? »
— Mais aux marins, aux astronomes
— Et CÎ sont eux qui demandent cette ré- forme ?
— Non, mais enfin.
— Oui, on réforme pour réformer.
— Mais non, d'autant moins, que c'est une chose à longue échéance : on ne précipitera rien, de façon à ne rien faire de mal et à éviter plus tard une réforme de la réforme;.
— Voilà qui est bien, et puisque vous me demandez mon avis, le voici. Vous voulez l'heure décimale, je vais vous donner quelque chose d'équivalent...,-
— Vous voyez bien !
— Non, vous n'y êtes pas! Suivez-moi at- tentivement et sans parti pris.
Nous avons la numération décimale, n'est- ce pas? c'est-à-dire qu'avec des unités, nous formons une dizaine puis deux, trois... jusqu'à une dizaine de dizaines que nous appelons centaine, et ainsi de suite.
— Tout le monde sait cela !
— Oui. Mais il n'y a qu'une concordance lointaine entre dix, cent, mille... et les divi- sions du jour et de la circonférence, et c'est de là surtout que vient l'embarras.
— C'est clair.
— Eli bien, je vous propose ceci: au lieu de former des dizaines, des dizaines de dizaines, etc., je forme des douzaines de douzaines, etc., et maintenant nous n'avons qu'à inventer deux nouveaux caractères qui représenteront dix et onze, et à· les placer à la suite des chiffres dits arabes pour pouvoir écrire tous les nombres. Inventez-les, prenez, par exem- ple, un triangle et un carré, appelez le pre- mier dix et le deuxième onze, si vous voulez, forgez quelques mots nouveaux et vous avez tout ce qu'il faut. ;
— Mais c'est la numération duodécimale, elle est connue !
— De tout le monde, certainement, mais elle est peu employée. J'achève, puisque vous voulez une réforme, en voici une, vraie, com- plète : vous rejetez la numération décimale qui n'a aucune raison d'être — si ce n'est peut être nos dix doigts, mais vous avouerez que c'est là une raison qui sent trop l'homme pri- mitif — vous adoptez ensuite la numération duodécimale et vous avez les correspondances suivantes — jusqu'à 0, mêmes chiffres.
Num. d é c , 10, 11, 12, 13... 21, 22, 23, 24, 25, Num.duod.A, U , 10,11... 19, 1 Δ , I U - 20, 21, et ainsi de suite, indéfiniment. Et voici maintenant les avantages du nouveau système : 12 peut être partagé — en nombres entiers — en 2, 3, 4, 0, 12 parties égales, tandis que 10 ne pouvait se partager dans les mêmes condi- tions qu'entre 2, 5 et 10 — et 144 peut être divisé de 26 manières différentes, en parties entières, tandis que 100 n'en comporte que 8.
Croyez-vous, du reste, que c'est sans raisons sérieuses que le commerce emploie parti- culièrement la douzaine et la grosse? D'ail- leurs, la numération duodécimale se rattache immédiatement aux divisions actuelles de l'heure et de la circonférence, puisque la jour- née est divisée en deux fois douze heures, l'heure en 60 parties ( 1 2 X 5 = 60)... et pour la circonférence rien n'est à modifier, ou du moins peu de chose, et encore, seulement dans le cas où l'on tiendrait absolument à une correspondance nombre à nombreentre l'heure et la circonférence: une multiplication par 15 est si vite faite !
En résumé, qu'y a-t-il à faire ? changer de numération, c'est un exercice d'écolier de dix ans, et tout le monde saura le nouveau système en huit jours!
— Oui, tout cela est peut-être vrai, mais
notre système métrique, notre admirable sys- tème métrique que devient-il ?
— Mais le système métrique n'est pas for- cément décimal, et, s'il est admirable, ce n'est pas le nombre dix qui en est cause, vous allez en avoir la preuve.
Le mètre reste ce qu'il est, le décamètre est remplacé par le duodécamétre, et ainsi de suite. Pour les surfaces et pour les volumes les unités restent ce qu'elles sont 144 métrés carrés (qu'on écrira 100... dans le nouveau système), 1.728 mètres cubes (qu'on écrira 1.000 dans le nouveau système) formeront les unités immédiatement supérieures, et ainsi de suite... · Enfin, et surtout, on profitera de ces changements pour faire disparaître les déca, hecto..., déci, centi... qui sont une tache dans notre merveilleux système. Comment, vous dites aux gens, grands ou petits, que, par exemple, déca veut dire dix, ce qui est vrai, et vous employez aussitôt le mol décamètre, ce qui pour les longueurs va à merveille;
mais, un peu après, vous leur -dites que le décamèlve carré vaut cent mètres carrés, que le décamètre cube vaut mille mètres cubes, et vous voulez qu'on s'y reconnaisse, vous voulez qu'il n'y ait pas une confusion conti- nuelle dans le cerveau des gons qui ne ma- nient pas le système métrique toute la journée, vous vous étonnez enfin que les paysans, par exemple, soient si réfraclaires à une réforme déjà si ancienne !
Pourquoi ne pas employer des mots qui n'auraient aucun sens numérique, comme en chimie, hyper, hypo... on n'a que l'embarras du choix des préfixes, qui resteraient au nombre de sept, comme dans le mode actuel ?
Eh bien, voilà ma réforme, à moi, et, à mon tour, je vous demande: qu'en pensez-vous?
— Je pense qu'elle a encore moins de chance que l'autre d'aboutir.
— Bah! qui sait? puisque nous avons le temps pour nous. Et puis, ce n'est pas une raison pour ne pas donner son opinion !
(La Science française). G. BUDELOT.
Nouvelles diverses
L'affaire S c h l e s i n g e r . — Λ la suite de son appel dans le procès Houriet à la Paule, jugé en première instance à Courtelary, le 23 mai 1800, la chambre de police du canton de Berne, section d'appel en matière pénale, a le 25 novembre dernier reformé le jugement de première instance. M. Benjamin Schlesinger a été, en conséquence, libéré de la prévention dirigée contre lui, et les parties plaignantes et civiles ont été condamnées aux frais de recours, ainsi qu'à ceux du prénommé M. Schlesinger.
Simplon et t r a i t é de commerce. — On écrit de Berne à la Reçue:
La Chambre italienne a ratifié le traité italo- suissc relatif au percement du Simplon : il reste la ratification du Sénat, qui sera égale- ment votée san^ grande opposition. On a parlé de retards, à propos d'une certaine inquiétude qui se manifeste en Italie au sujet de la pos- sibilité d'une dénonciation par la Suisse du traité de commerce conclu en 1802 et qui peut être dénoncé après les cinq dernières années, en signifiant la dénonciation un an à l'avance.
C'est, parait-il, un article d'un journal zuricois, article de la plume de M. Cramer Frey, qui a inquiété les Italiens, bien à tort, car personne ne songe en Suisse à rentrer dans l'ère de l'incertitude, de l'instabilité, qui sont encore plus désastreuses pour le monde du commerce et des afi'aires, que des tarifs élevés. On fera bien de se rassurer en Italie. Ee traité de com- merce reste en vigueur pour toute sa durée conventionnelle, et le Simplon n'a rien à voir à ces questions d'ordre économique. Le Con- seil fédéral serait absolument en communauté
LA FEDERATION HORLOGERE SUISSE 521
d'idée avec l'immense majorité du peuple suisse, s'il était appelé à faire savoir au gou- vernement italien qu'il ne songe pas à faire
« s a g e de la clause de dénonciation mentionnée d a n s le traité.
T r a i t é de commerce italo-suisse. — Après avoir examiné la question, le conseil fédéral a, dans sa séance du 4 décembre cou- r a n t , décidé, à l'unanimité, de ne pas dénoncer le traité de commerce italo-suisse du 19 avril
1892.
B r e v e t s s u i s s e s . — Le nouveau règle- m e n t d'exécution pour la loi fédérale s u r les 'brevets d'invention contient, entre autres,
•quelques dispositions nouvelles intéressant particulièrement les inventeurs suisses. La principale concerne les exigences du bureau fédéral concernant les « revendications » ; tandis que l'ancien règlement et la loi ne demandaient comme revendication qu'une
« p a r t i e spéciale comprenant l'énumération succinte des caractères constitutifs de l'in- vention», le nouveau règlement donne plus
•qu'une interprétation authentique de la loi et dit que, si le résumé (revendications) com- prend plusieurs revendications, la première d'entre elles «devra rendre l'essence même d e l'invention >). Si, par exemple, un inven- teur construit un appareil ou une machine d o n t l'un des organes servira à perfectionner u n produit, un autre à réaliser des économies d e matière première, un autre à rendre la fabrication plus rapide, il devra, avant que Ia pratique l'ail instruit, revendiquer un de ces points principaux. Cette disposition est
sans doute destinée à faciliter le travail de ceux qui doivent étudier les descriptions de brevets et particulièrement des ingénieurs du bureau fédéral, mais si elle est consacrée par la jurisprudence, elle est susceptible d e c r é e r de graves ennuis à bon nombre d'inventeurs.
D'autre part, le nouveau règlement diminue les exigences relatives à l'existence d'un m o - dèle représentant l'invention principale bre- vetée en ce sens qu'il suffira que le modèle présenté concorde avec la revendication prin- cipale. P o u r la protection temporaire pendant les expositions, la taxe est réduite de 10 à 5 francs et le délai d'un mois pour la demande de protection- dès l'admission à l'exposition prolongé à deux mois.
(Communiqué par l'Agence de brevets Grandpierre, à Berne.) C o m m e r c e a v e c l e Chili. — Nous a p - prenons que l'état des affaires est actuellement très mauvais dans ce pays et qu'il s'y produit par conséquent de nombreuses faillites et con- cordats. Il y a donc lieu de recommander aux maisons d'exportation pour Ie Chili u n é g r a n d e prudence dans les crédits qu'elles accordent.
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