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A. Le cˆ able coaxial

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Devoir de Sciences Physiques n

2 du 04-10-2021

— Solutions —

Probl` eme n

o

1 – Proc´ ed´ es de transmission d’un signal

CCP PC 2018

A. Le cˆ able coaxial

Le cˆable coaxial parfait

1.Le courant circulant dans l’ˆame revient par la gaine vers le g´en´erateur de tension.

2.On applique la loi des maillesu(x, t) = Λdx∂i(x,t)∂t +u(x+ dx, t). En divisant par dx, on fait apparaˆıtre la d´eriv´ee de la tension et donc l’´equation diff´erentielle : ∂u∂x=−Λ∂i∂t . Pour l’autre ´equation diff´erentielle, on ´ecrit la loi des nœuds i(x, t) =i(x+ dx, t) + Γdx∂u(x+dx,t)∂t . On commence par ´ecrire que ∂u(x+dx,t)∂t∂u(x,t)∂t pour

´eliminer les termes d’ordres sup´erieurs `a 1 et, toujours en divisant par dx, on arrive alors `a la seconde ´equation diff´erentielle : ∂x∂i =−Γ∂u∂t .

3. On d´erive la premi`ere ´equation selon xpour obtenir ∂x2u2 = −Λ∂x ∂i∂t

. Comme le temps t et l’espace x sont des param`etres ind´ependants, on peut permuter les op´erations de d´erivation et ´ecrire ∂x2u2 =−Λ∂t ∂x∂i

. On utilise alors la seconde ´equation diff´erentielle pour finir en ´ecrivant l’´equation de D’Alembert: ∂x2u2 = ΛΓ∂t2u2 = v12

2u

∂t2. La c´el´erit´e des ondes dans le cˆable coaxial est : v= 1

ΛΓ . Sur le plan dimensionnel,vest bien une vitesse. ΛΓ s’exprime en H F m2. Pour d´eterminer l’unit´e associ´ee `a H F, on reprend les relations de base de l’´electrocin´etiqueu=Ldtdi pour la bobine eti =Cdudt pour le condensateur. On peut donc constater sur le plan dimensionnel que LCt2 est sans dimension. Le produit H F est donc un temps au carr´e.v est donc bien une vitesse en m·s1.

4.Les d´eriv´ees secondes se calculent tr`es facilement : ∂t2u2 =−ω2uet ∂x2u2 =−k2u. On a donc−k2=−ωc22. La relation de dispersion est k2=ωv22 dans le cas du cˆable id´eal. On appelle cette relation, relation de dispersion malgr´e le fait que, dans le cas pr´ecis, il y ait propagation sans dispersion puisque la vitesse de phasevϕ=ωk =v est ind´ependante de la pulsation de l’onde. Toutes les composantes du paquet d’ondes se propagent `a la mˆeme vitesse. Il y a deux solutions oppos´ees pour k dans cette relation de dispersion, l’une correspondant `a une propagation `axcroissant `a savoirk=ωv >0 pour la forme expj(ωt−kx) et l’autre pourxd´ecroissant.

5.On utilise l’´equation diff´erentielle∂u∂x =−Λ∂i∂t. Tout d’abord, on a∂u∂x =−ρjk(i0expj(ωt−kx)+i1expj(ωt+

kx)) =−ρjki. Comme ∂i∂t =jωi, on peut en d´eduire queρk= Λω. Avec l’expression de ωk =v, on trouve que ρ=q

Λ

Γ =Zc . ρest l’imp´edance caract´eristique du cˆable coaxial. Elle s’exprime en Ω. En effet, sur le plan dimensionnel, on voit queu+=ρi0 dans les expressions fournies pour la tension complexe. En se basant sur la loi d’Ohm,ρne peut ˆetre qu’une r´esistance qui s’exprime en Ω.

6. L’imp´edance de bout de cˆable est d´efinie par Z = u(d,t)i(d,t). On commence donc par ´ecrire que l’imp´edance de bout de cˆable est Z = Zcii0expjkdi1expjkd

0expjkd+i1expjkd. En d´eveloppant, on obtient (Z +Zc) expjkdi1 = (Zc − Z)i0exp−jkd. Il est alors possible d’isoleri1 en fonction dei0 : i1=i0ZcZ

Zc+Z exp−2jkd. 7.On aZ(x) = expjkx

Zc−Z

Zc+Zexpjk(2dx) expjkx+Zc−Z

Zc+Zexpjk(2dx). Cette imp´edance sera ind´ependante dexsi l’on a Z =Zc . Cela provoque une simplification de tous les termes et il reste alorsZ(x) =Zc ∀x. On ai1= 0. Il n’y a plus d’onde r´efl´echie en bout de cˆable. Toute la puissance transmise `a l’imp´edance de bout de cˆable est absorb´ee.

Le cˆable coaxial avec pertes

8.La r´esistance dR=rdxa pour origine la r´esistance ´electrique du fil de cuivre constituant l’ˆame du cˆable coaxial. Le cuivre est un tr`es bon conducteur mais sa conductivit´e ´electrique n’est pas pour autant infinie.

9. La loi des nœuds est toujours la mˆeme. Par contre la loi des mailles doit ˆetre compl´et´ee avec le terme provenant de la pr´esence de la r´esistance ´electrique :−∂u∂x =ri+ Λ∂i∂t. Si l’on d´erive cette ´equation par rapport

`

a x, on obtient−∂x2u2 =rdxdi + Λ∂x ∂i∂t

. Toujours en permutant les d´eriv´ees spatiale et temporelle, on arrivera

(2)

`a injecter la loi des nœuds et on obtiendra sans aucune difficult´e la nouvelle ´equation de propagation des ondes de tension et de courant dans le cˆable coaxial : 2∂xu(x,t)2 = ΛΓ2u(x,t)∂t2 +rΓ∂u(x,t)∂t .

10.La relation de dispersion est : k2=ωv22 −jrΓω . On constate qu’elle est complexe. Cela signifie que le vecteur d’ondekest n´ecessairement complexe lui aussi. Il y aura propagation, dispersion mais aussi modification de l’amplitude. Cette modification ne peut qu’ˆetre une att´enuation puisque nous savons que les r´esistances sont des ´el´ements passifs qui dissipent de l’´energie par effetJoule. L’amplitude du signal va diminuer au cours de la propagation.

11. Avec la forme propos´ee par l’´enonc´e, on voit que l’expression de la tension complexe devient u = u0expj(ωt−αx+jβx). En d´eveloppant, on arrive `a u(x, t) =u0exp−βxexpj(ωt−αx) . Le terme α ex- prime la propagation de l’onde dans un terme de phase classique de la forme ωt−αx alors que le terme β repr´esente l’att´enuation. En effet, si α > 0, la propagation s’effectue `a x croissant, l’amplitude ne peut que diminuer. Il faut donc queβ >0.

12. On a P(x) = 12ℜ(u0exp−βxexpj(ωt−kx)i0exp−βxexp−j(ωt−kx)). On trouve donc que P(x) =

1

2u0i0exp−2βx = P0exp−2βx. On peut donc ´ecrire que lnP(x)P0 = 2βx. L’att´enuation lin´eique est donc : A= ln 1020 β .

13.Nous savons que k2 = ωv22 −jrΓω. On peut factoriser pour ´ecrire que k2 = ωv22

1−rΓvω2

. En utilisant la relation d´efinissant la c´el´erit´ev des ondes, on peut encore ´ecrire que k2 = ωv22 1−jΛωr

. Comme r≪ Λω, on peut passer `a la racine en travaillant sur un d´eveloppement limit´e. On ´ecrit donc quek= ωv 1−j2Λωr

en ne consid´erant que la solution dont la partie r´eelle est positive, ce qui correspond `a une propagation dans le sensxcroissant comme cela ´etait souhait´e. En d´eveloppant l’expression pr´ec´edente et en utilisant l’expression de v pour la partie imaginaire, on arrive `a k = ωv −jr2q

Γ

Λ. L’expression du coefficient d’att´enuation est donc : β= r2q

Γ

Λ . Il est sans doute pr´ef´erable de faire apparaˆıtre l’imp´edance caract´eristique pour conclure queA= ln 1010 rq

Γ

Λ =ln 1010 Zrc.

14.Ce ph´enom`ene est l’ effet de peau . Les ondes ´electriques ne vont se propager que dans une faible ´epaisseur de conducteur `a sa surface, ´epaisseur d’autant plus faible que la fr´equence est ´elev´ee. Cela r´eduit la section de l’´ecoulement des charges et influence n´ecessairement la r´esistance ´electrique et donc l’att´enuation du signal.

L’ordre de grandeur de cette faible ´epaisseur est fix´ee par la grandeur physique que l’on appelle l’´epaisseur de peau.

B. La fibre optique

G´en´eralit´es

15.Les lois deSnell-Descartesrelatives `a la r´eflexion et `a la r´efraction de la lumi`ere disent que les rayons incident, r´efl´echi et r´efract´e sont contenus dans le plan d’incidence form´e par le rayon incident et la normale au dioptre. L’angle de r´eflexion est ´egal `a l’angle d’incidence. Pour la r´efraction, l’angle de r´efraction est li´e `a l’angle d’incidence par la loi : n1sini1=n2sini2 .

16. Ce dispositif est tr`es int´eressant pour v´erifier la loi des sinus car lorsque le rayon lumineux entre (ou sort, cela d´epend du sens d’utilisation) dans le demi-cylindre, il n’y a pas d’effet de r´efraction puisque le rayon arrive toujours selon la normale. On peut donc concentrer son attention sur un seul ph´enom`ene de r´efraction sur la face plane. Comme cela est propos´e sur le sch´ema, on s’int´eresse `a la r´efraction du plexiglas vers l’air d’indice plus faible. On peut donc mettre en ´evidence le ph´enom`ene de r´eflexion totale si l’angle d’incidence d´epasse la condition nsini = nasinπ2 = na. On utilise un laser car le faisceau est fin, peu divergent et tr`es monochromatique (cela ´evite les ph´enom`enes de dispersion que l’on met facilement en ´evidence lorsqu’on utilise de la lumi`ere blanche). Voir le sch´ema de la figure 1.

La fibre optique `a saut d’indice

(3)

x y

bO

air

air plexiglas

laser

i1

r1=i1

i2

Figure1 – V´erification des lois deDescartes

doit donc avoir cosi1 < q

1−nn2g2c. Ainsi, on doit observer sinθ < nc

q

1−nn2g2c. Cela conduit `a la condition : sinθ <q

n2c−n2g . L’angle limite d’entr´ee dans la fibre est donc θL = arcsinq

n2c−n2g. On trouve comme valeur num´eriqueθL= 12,2˚.

18.Le rayon qui traverse le plus rapidement la fibre est celui qui parcourt le moins de chemin `a savoir celui qui suit l’axe de la fibre optique. Cela correspond `a θ= 0. La vitesse de propagation estv= ncc, la longueur `a parcourir estL. La dur´ee est donc : T1=nccL .

19. Le rayon qui met le plus de temps est celui qui est le plus inclin´e par rapport `a l’axe optique. C’est celui qui est `a la limite de la r´eflexion totale. Comme il fait un angleθ0avec l’axe optique, pour chaque portion parcourue de longueurxsur l’axe de la fibre, il parcourt une distance cosxθ

0. Mˆeme si son trajet est une succession de segments droits, l’angleθ0 est conserv´e. La distance totale parcourue est donc cosLθ

0. La vitesse est toujours v=nc

c. Enfin, comme cosθ0= sini1,lim= nng

c, on aura une dur´ee T2=nn2cL

gc .

20.L’intervalle de temps estδT =T2−T1=Lc(nn2cg−nc) = nccL(nncg−1). Or, nous savons quen

g

nc

2

= 1−2∆

avec ∆ ≪ 1. On peut effectuer les calculs en d´eveloppement limit´e pour ´ecrire que nngc = 1−∆ mais aussi

nc

ng = 1 + ∆. Cela nous permet de trouver l’expression attendue : δT =nccL∆ . On trouve num´eriquement que

∆≃102et avec les valeurs num´eriques, on peut conclure que : δT = 5µs.

21.En sortie de la fibre, l’allure de l’impulsion sera toujours de type gaussien . Elle sera par contre d’amplitude plus faible et sera plus large sur le plan temporel. Sa dur´ee de sortie sera d’environ :τs≃τe+δT.

22. Si τe n´egligeable devant δT, alors τs ≃ δT. La fr´equence maximale qui va ´eviter le recouvrement des impulsions sera donc : fmax=δT1 = 0,2 MHz .

23. Le produit B = Lmax×f est la bande passante de la fibre optique. Or, nous venons de montrer que δT = nccL∆. On a donc nc

c = δTL =Lf. La bande passante de la fibre optique est donc : B= nc

c . Cette bande passante est homog`ene `a une vitesse, on trouveB= 2×109m·s1.

(4)

La fibre optique `a gradient d’indice

24.Par d´efinition du gradient, on a −−→grad n=∂n∂y~ey=dndy~ey puisque l’indice de r´efraction ne d´epend que de y. La formule nous montre facilement quen(y) est croissant avecy poury <0 et d´ecroissant pour y >0. Le gradient est donc orient´e vers le haut pour y < 0 et vers le bas pour y >0. On constate que la courbure du rayon lumineux est toujours dans le sens du gradient.

25.Si on applique `a chaque dioptre successivement, la loi de Descartes de la r´efraction, on obtient alors nj1sinij1=njsinij =nj+1sinij+1. Comme nous l’avons d´ej`a fait avec deux angles compl´ementaires `aπ/2, on constate que sini(y) = cosϕ. On peut donc g´en´eraliser et proposer le fait que n(y) cosϕ(y) = Cte. La loi de Descartes`a l’entr´ee de la fibre est nasinθ =ncsinθ0. Si l’on applique la loi de conservation `a l’entr´ee, on anccosθ0 =n(y) cosϕ(y). Par d´efinition de la tangente, on a tanϕ= dydx. En passant au carr´e, on obtient tan2ϕ=cossin22ϕϕ =cos12ϕ−1. Or, cos2ϕ=n2cncos2(y)2θ0. Cela permet d’´ecrire que

dy dx

2

= n(y)

nccosθ0

2

−1 . 26.Si l’on d´erive par rapport `a x l’´equation diff´erentielle pr´ec´edente, on arrive `a 2dxd2y2

dy

dx = 2n(y)

dn dy

dy dx

n2ccos2θ0 . On peut simplifier par 2dydx. On d´erive de la mˆeme fa¸con, l’expression fournie pour n2(y). On obtient 2n(y)dndy =

−4n2cry2

c. Il ne reste plus qu’`a remplacer dans la premi`ere ´equation diff´erentielle. On obtient alors l’´equation demand´ee : dxd2y2 =−(rccos2∆θ0)2y . La solution de l’´equation diff´erentielle est de forme harmonique : y(x) = Acoscos2∆θ

0

x

rc +Bsincos2∆θ

0

x

rc. On d´etermine les constantes d’int´egration en utilisant les conditions en x = 0

`

a savoir y(x = 0) = 0 et dydx

x=0 = tanθ0. La premi`ere condition impose que A = 0, ce qui permet d’´ecrire que y(x) = Bsincos2∆θ

0

x

rc. En d´erivant, on obtient dydx = Brccos2∆θ

0coscos2∆θ

0

x

rc. En utilisant la condition en x= 0, on arrive `a dydx

x=0 = tanθ0 = r2∆

ccosθ0. On en d´eduit l’expression B = rcsinθ0

2∆ . La solution est alors : y(x) = rcsinθ0

2∆ sincos2∆θ

0

x

rc. Le rayon lumineux coupe l’axe desx`a chaque fois que la phase est incr´ement´ee de π. On peut donc exprimer la distanceddemand´ee selon : d= πrccosθ0

2∆ . 27.Nous avons vu que sinθL=q

n2c−n2g. L’ouverture num´erique ne d´epend que des indices du cœur et de la gaine. On a donc : ON =q

n2c−n2g . Dans les deux types de fibres propos´ees, on a le mˆeme indice de gaine et le mˆeme indicenc sur l’axe de la fibre. L’ouverture num´erique sera donc la mˆeme. Cette ouverture num´erique nous informe rapidement de la marge de r´eglage que l’on a pour faire entre le faisceau laser dans la fibre optique.

28.Nous venons de rappeler que ON =q

n2c−n2g = sinθL. Or, la loi de Descartes `a l’entr´ee de la fibre impose que sinθL = ncsinθ0. On en d´eduit que sinθ0 =

q

1−nn2g2c. Mais par la relation fondamentale de la trigonom´etrie, on ´ecrit que sinθ0 =√

1−cos2θ0. Cela permet de conclure que cosθ0 = nngc. `A partir de cette expression, on peut calculer le nouvel ´etalement temporel de l’impulsion : δT= 2,5 ns . C’est 2 000 fois plus court que δT, la fibre pourra accepter une fr´equence maximale 2 000 fois plus ´elev´ee. L’am´elioration est due au fait que les rayons qui arrivent avec l’angle maximal dans la fibre n’iront pas jusqu’`a la gaine, le gradient d’indice va les rabattre vers l’axe. Ils passent plus de temps de parcours dans des milieux d’indice plus proches denc que cela n’´etait le cas pour la fibre `a saut d’indice.

Le multiplexage par longueurs d’onde

29. Le multiplexage par longueurs d’onde est avantageux par rapport `a une transmission avec une seule longueur d’onde car mˆeme si les ondes se superposent temporellement, elles ne vont pas interf´erer entre-elles puisqu’elles poss`edent des longueurs d’ondes diff´erentes.

30.Les composants sont r´eciproques car s’ils peuvent superposer plusieurs longueurs d’onde, ils vont aussi ˆetre capables de faire le contraire : ils vont s´eparer plusieurs longueurs d’ondes qui arriveraient superpos´ees.

31.On utilise le principe du r´eseau en se basant sur la loi de Bragg de la diffraction par le r´eseau. Cette loi donne les angles sous lesquels ´emergent des rayons lumineux (les ordres) pour un ´eclairage r´ealis´e sous une

(5)

Pertes associ´ees `a l’usage de la fibre optique

32.On raisonne en r´egime permanent. La puissance qui entre enxcorrespond `a la puissance qui sort enx+ dx additionn´ee de la puissance absorb´ee. Cette puissance absorb´ee est proportionnelle au rapport des surfaces entre la section efficace totale et la section de la fibre optique en supposant que son ´eclairage soit total et uniforme.

La puissance absorb´ee est ´evidemment aussi proportionnelle `a la puissance qui entre enx. Pour ´ecrire l’´equation traduisant ces propos, il faut encore ´evaluer le nombre d’impuret´es pr´esentes entrexetx+ dx. La concentration volumique ´etantnv et le volumeSdx, on en anvSdx. Pour chacune, on compte une section efficaceσ puisque l’´enonc´e nous dit qu’il n’y a pas de superposition des sections efficaces microscopiques. La puissance absorb´ee est donc dPabs=P(x)nvSdxσS . On a doncP(x) =P(x+ dx) +P(x)nvSdxσS . L’´equation diff´erentielle `a laquelle ob´eit la puissance est donc dPdx +σnvP(x) = 0 . Sa solution est ´el´ementaire puisqu’en x= 0, on a P(x= 0) =P0. On trouve :P(x) =P0exp−nvσx.

33.Le calcul de l’att´enuation lin´eique de puissance lumineuse entre le point d’entr´ee de la fibre en x= 0 et un point d’abscissesxest trivial puisque lnP(x)P0 =nvσx. On trouve : A=ln 1010 nvσ.

34.On utilise cette fois la d´efinition de l’att´enuation en logarithme `a base 10. Une att´enuation d’un facteur 100 pour atteindre 1% de la valeur initiale, correspond `a une att´enuation lin´eique de 20 dB puisqueA= 10 log 102= 20 dB. On aLfibre = 20A. On trouve : Lfibre= 100 km . Cette valeur est tr`es int´eressante par rapport au cˆable coaxial qui poss`ede une att´enuation 50 fois plus grande. Le cˆable coaxial sera donc 50 fois moins long, c’est-`a-dire qu’il fera 2 km de long.

35.La longueur d’onde permettant d’optimiser les t´el´ecommunications mettant en œuvre des fibres optiques doit correspondre au minimum du graphique propos´e. On lit λ≃1,6µm , il s’agit du proche infrarouge.

36.La masse de l’atome d’oxyg`ene est 16 fois plus grande que celle de l’atome d’hydrog`ene : mmO

H = 16 . ´Etant beaucoup plus lourd, il est beaucoup plus inerte. On peut simplifier le probl`eme en le consid´erant comme fixe.

37.L’atome d’hydrog`ene poss`ede une chargeq. Il va donc ˆetre sensible `a la force ´electromagn´etique deLorentz f~=q(E~ +~v∧B~) car l’onde lumineuse correspond `a la propagation d’un champ ´electrique E~ et d’un champ magn´etique B. Il va donc se mettre en mouvement. On peut montrer facilement que, dans la plupart des~ cas pour les charges non relativistes, la contribution magn´etique de la force sera n´egligeable par rapport `a la force ´electrique. Ceci est dˆu au fait que l’amplitude du champ magn´etique de l’onde ´electromagn´etique B0 et l’amplitude du champ ´electriqueE0 sont li´es par la relationE0nccB0. Comme la vitesse v de la charge est telle quev≪c, on ne retiendra que la contribution ´electrique de la force deLorentz.

38. Comme nous l’avons vu `a la question pr´ec´edente, la force ´electrique est f~ = q ~E. La relation de la Dynamique appliqu´ee `a l’atome d’hydrog`ene portant la charge q dans le r´ef´erentiel galil´een du laboratoire donne m~a = q ~E −kx~ex. En projetant sur l’axe Ox, on a donc m¨x+kx = qE0cos 2πf t. On divise par m pour faire apparaˆıtre la pulsation propre de l’oscillateur harmonique ¨x+ω02x= qEm0cos 2πf tavecω02= mk. La fr´equence propre de l’oscillateur est f0= 1 q

k m .

39.En utilisant les complexes ou simplement une forme de solution r´eelle en cos 2πf t, on arriveA(−ω202) =

qE0

m . L’amplitude r´eelle est alors : A= 2mqE|f002f2| . La courbe repr´esentantA(f) fait apparaˆıtre plus qu’une r´esonance puisqu’il s’agit d’une divergence infinie en f =f0. Pour que le mod`ele soit un peu plus r´ealiste, on doit ajouter une force de frottement fluide ce qui est classique. La r´esonance marquerait alors un maximum born´e enf =f0 ou bien au voisinage proche de la fr´equence de r´esonance.

40. On trouve une fr´equence propre f0 = 1 q

k

m = 1,07×1014Hz. La longueur d’onde associ´ee est alors λ = fc

0 = 2,8µm. Cette valeur ne correspond pas au maximum d’absorption par les ions HO pr´esent sur le graphique. En effet, il faut faire attention au fait que l’´enonc´e nous informe que l’on a affaire `a la premi`ere harmonique sur la partie du graphe visible. Le fondamental est doncf =f0et la premi`ere harmonique `af =nf0

avecn= 2. On en d´eduit que la longueur d’onde absorb´ee est la moiti´e de celle que l’on vient de calcul´ee. On a donc bien λHO = 1,4µm .

(6)

Probl` eme n

o

2 – Plasmons dans les m´ etaux I

ENS MPI 2007 1. La moyenne de la dur´ee s´eparant deux chocs est t =R

0 t

τeτtdt =τR

0 xexdx o`u une int´egration par parties fournitR

0 xexdx= [−xex]0 +R

0 exdx= 1 donc t=τ : la dur´ee moyenne entre deux chocs est bien ´egale `aτ.

De mˆeme, t2 = R

0 t2

τeτtdt = τ2R

0 x2exdx o`u on obtient encore une fois par int´egration par parties R

0 x2exdx =

−x2ex

0 + 2R

0 xexdx = 2 donc t2= 2τ2 . On peut interpr´eter ce r´esultat en termes d’´ecart quadratiquetc pour la r´epartition des dur´ees entre deux chocs, avect2c = (t−τ)2=t22−2τ tdonc tc =τ; la dur´eeτ est donc `a la fois la moyenne et l’´ecart quadratique moyen des r´epartitions des dur´ees entre deux chocs.

2.Apr`es chaque choc, la direction de la vitesse~vest compl`etement al´eatoire donc ~v=~0 . 3.Par d´efinition,E= 12mv2c donc vc=q

2E

m = 1,32×106m·s1. Cette vitesse est tr`es ´elev´ee, en particulier si on la compare aux vitesses macroscopiques du m´etal lui-mˆeme, et surtout aux vitesses quadratiques moyennes des mol´ecules d’un gaz (de l’ordre de 1 000 m·s1 au maximum). Par contre, cette vitesse reste heureusement inf´erieure `a la vitesse cde la lumi`ere (vc/c∼4×103), permettant de continuer la description m´ecanique des

´electrons dans un cadre non relativiste.

4. L’´energie thermique Et = 32kBT = 3,8×102eV, avec une vitesse thermique associ´ee vt = q

2Et

m ou vt= 1,2×105m·s1, on a E≫Etet vc/vt≃11 donc l’´energie des ´electrons n’est pas d’origine thermique.

5.Entre deux chocs, les ´electrons ne sont soumis qu’`a la force ´electrique donc md~dtv =−e ~E0 qui s’int`egre en

~v=~vqmeE~0(t−tq) , ce qui m`ene imm´ediatement `a ~vq+1−~vq=−meE~0(tq+1−tq) . 6.~vd=−meE~0tq+1−tq avectq+1−tq =τ donc ~vd=−mE~0 .

7.Dans ce mod`ele,md~dtv =−e ~E0−ζ~v; en r´egime permanent (absence de chocs), atteint au bout d’une dur´ee dont on verra qu’elle est de l’ordre deτ, c’est-`a-dire tr`es br`eve, on obtient d~dtv =~0 donc~vd=−eζE~0, identique

`a l’expression pr´ec´edente sous r´eserve que ζ= mτ .

8.~v=−mE~0 donc la densit´e volumique de courants~j =−N e~v v´erifie~j=γ0E~0 avec γ0= N em2τ . Pour l’or, N =NAd

M = 5,90×1028m3 ce qui donne τ =γN e0m2 = 2,71×1014s . Cette courte dur´ee justifie l’´etude du seul r´egime permanent ci-dessus.

9. vd = mE0 avecE0 = 103V fournit vd= 4,76 m·s1 . vd ≪ vc, ce qui justifie le terme de d´erive pour d´esigner ce mouvement moyen tr`es lent, en comparaison de l’agitation macroscopique ´electronique `a la vitesse quadratique moyennevc.

10. On ne r´esout que dans le domaine 0 6 x 6 Lx puisqu’en dehors de cet intervalle, le mod`ele impose U(x)→ ∞doncf(x) = 0. L’´equation deSchr¨odinger prend alors la forme ddx2f2 =−2mE~2xf(x) =−αf(x), o`u on notera que~= h. Selon le signe deα, ce type d’´equation a des solutions :

— exponentielles r´eelles, si α <0 ; la double conditionf(0) =f(Lx) = 0 impose alorsf(x) = 0 partout et am`ene `a rejeter cette solution ;

— affines, si α = 0 ; ici encore, la double condition f(0) =f(Lx) = 0 impose alors f(x) = 0 partout et am`ene `a rejeter cette solution ;

— sinuso¨ıdales siα >0 ; c’est le seul cas compatible avec la double condition aux limites.

Finalement, la seule solution acceptable est ici du typef(x) =f0sin(Kxx) +f1cos(Kxx) maisf(0) = 0 impose f1= 0 et on aura bien f(x) =f0sin(Kxx) .

11.De fa¸con ´evidente,Kxest l’ inverse d’une longueur ; on a vu queKx2=α= 2mE~2x soit Ex=~

2K2x 2m . 12.Il reste `a exploiter la derni`ere condition aux limitesf(Lx) = 0 pour cette solution (dont on notera l’analogie avec une onde stationnaire dans une cavit´e de longueurL ), qui m`ene `a sin(K L ) = 0 donc K = , o`up

(7)

´energ´etiques Ey= ~

2Ky2

2m , Ez=~2m2K2z et pour conditions de quantification Ky= L

y, Kz= L

y o`u (q, r) ∈ N×N.

14.On d´eduit directement de ce qui pr´ec`ede E=~2m2π2

p2 L2x +Lq22

y +Lr22 z

.

15.Si on trace les vecteursK~ depuis une origine commune `a l’origine des coordonn´ees, leurs extr´emit´es sont dispos´ees aux nœuds d’un r´eseau tridimensionnel dont l’extr´emit´e num´erot´ee (p, q, r) est au point de coordonn´ees (p∆Kx, q∆Ky, r∆Kz), avec ∆Kx= Lπx, ∆Ky= Lπy, ∆Kz= Lπz . Un tel r´eseau est form´e de parall´el´epip`edes de volume ∆Kx∆Ky∆Kz contenant chacun exactement un nœud du r´eseau ; on peut donc bien affirmer que le vo- lume occup´e par un ´etat ´electronique est ∆Kx∆Ky∆Kz= LxπL3yLz , puisqu’un ´etat ´electronique est enti`erement d´efini par le vecteurK.~

16.L’ensemble des ´etats d’´energieǫ6E donc de vecteur d’onde~κv´erifiantk~κk 6K correspond `a la partie de la sph`ere de rayonK =q

2mE

~ avec κx >0,κy >0 etκz >0. Il s’agit donc d’un huiti`eme de sph`ere de rayonK, et de volume 184πK3 3.

Pour ce qui concerne les ´etats d’´energieE `adE pr`es, le volume concern´e s’´ecrit 184πK2dK. Le volume occup´e par un ´etat ´etant ∆Kx∆Ky∆Kz, le nombre d’´etats d´ecrit ici estdn= 2×

1

84πK2dK

∆Kx∆Ky∆Kz soit dn=Kπ2dK2 LxLyLz . On remarque qu’on a remplac´e un d´ecompte exact des ´etats par une approximation continue, ce qui est justifi´e par l’hypoth`ese ∆K≪dK propos´ee par l’´enonc´e.

17.L’int´egration du r´esultat pr´ec`edent fournitn(K) = K32LxLyLz ou, avec le changement de variableK= q2mE

~ , n(E) = (2mE)2~3/22 LxLyLz .

18.Le dernier niveau occup´e correspond `a la valeur deEtelle quen(E) =N LxLyLy(nombre total d’´electrons dans le m´etal) ; on a doncN = (2mE)2~3/22 donc EF = 3π2N2/3 ~2

2m ou EF = 5,54 eV ; ce mod`ele permet donc de rendre compte de l’´energie cin´etique des ´electrons, qui n’est pas li´ee `a l’agitation thermique mais bien `a la localisation des ´electrons dans un volume restreint de l’espace, du fait de leur interaction avec le r´eseau p´eriodique des ions du m´etal.

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