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Mesure d'une conductivité thermique

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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Mesure d’une conductivit´ e thermique.

Cet exercice est inspir´e par un TP donn´e `a l’oral des CCP et qui m’a ´et´e transmis par Riheb B.

Un cylindre m´etallique de rayon R, de hauteur H est chauff´e par des r´esistances noy´ees en son sein. Une thermo-r´esistance, elle aussi noy´ee dans la masse, sert `a en mesurer la temp´erature T1 et `a v´erifier qu’elle a atteint une valeur stationnaire. On pose sur ce cylindre un disque d’un mat´eriau tr`es isolant, de mˆeme rayon et d’´epaisseur epetite devantR, puis un disque m´etallique tr`es conducteur de la chaleur de mˆeme rayon et de hauteur h petite devant R, pris `a la temp´erature ambiante. Le tout est recouvert d’un mat´eriau isolant ´epais. Dans ces hypoth`eses, la temp´erature du disque m´etallique peut ˆetre consid´er´ee comme uniforme `a un instant donn´e, on la note T(t) et on la mesure grˆace `a une seconde thermo-r´esistance incorpor´ee dans le disque. On noteT0 la temp´erature stationnaire de la salle de TP

Question 1 :

Un relev´e exp´erimental permet de v´erifier que T(t) varie selon une loi exponentielle de constante de temps τ. Montrer qu’on pourra en d´eduire la conductivit´e thermique de l’isolant. Quelle sont les grandeurs qu’il faudra mesurer et celles qu’il faudra trouver dans la litt´erature ?

Les ´echanges thermiques sont assez lents pour qu’on puisse consid´erer le r´egime comme quasi- permanent. La conductance thermique de l’isolant estG=λ S/eo`uλest sa conductivit´e et o`uS=π R2. Le flux thermique `a travers l’isolant est donc :

Pth=G[T1−T(t)] = (λ S/e) [T1−T(t)]

Par ailleurs, appliquons la premier principe de la thermodynamique au disque m´etallique soit, puisque c’est un solide incompressible qui ne re¸coit donc pas de travail

Pth= dU

dt =m cdT dt o`um,csont la masse et la capacit´e calorifique du disque, donc

m cdT

dt = (λ S/e) [T1−T(t)]

soit encore

τ dT

dt +T =T1 avec τ = m c e λ S

dont la solution est, avec T(0) =T0

T(t) =T1−(T1−T0)eτt

Le relev´e exp´erimental deT(t) permet ais´ement de mesurerτ, il est ais´e au laboratoire de mesurer e, S et m; la valeur de c pourra ˆetre trouv´ee dans un «handbook» ou `a d´efaut par une exp´erience annexe de calorim´etrie (m´ethode des m´elanges, par exemple). Ainsi, on trouvera la conductivit´e λde l’isolant.

Question 2 :

Proposer un circuit ´electrique qui se comporte de la mˆeme fa¸con.

Si l’on formule ce qui pr´ec`ede par dUdt =G[T1−T(t)], on pense `a I = dqdt =G(VA−VB) ; ensuite U = m c T fait penser `a q = C VB, soit en all´egeant la notation et en introduisant un g´en´erateur de tension de f.e.m. not´eeE plutˆot queV1

C dV dt = dq

dt = E−V R

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On aboutit alors `a la figure ci-dessus et `a la solution suivante : V(t) =E−E eτt avec τ = R C.

Pour une meilleure adaptation des deux probl`emes, la masse est l’´equivalent du milieu ambiant donc E est l’´equivalent non pas de T1 mais deT1−T0 etV de T−T0; les ´equivalences sont

T1−T0 ←→ E T −T0 ←→ V

m c ←→ C

U ←→ q avec la convention U(T0) = 0 Rth= e

λ S ←→ R

Pth ←→ I = ˙q Question 3 :

En fait la valeur limite de T(t) n’est pas T1; on la note T . Pourquoi ? Comment faut-il modifier le raisonnement pr´ec´edent, le circuit ´equivalent ?

L’isolant ´epais qui isole l’exp´erience du milieu ext´erieur n’est pas parfait et il y a des fuites ther- miques de puissancePth0 =G[T(t)−T0] ; dans le circuit ´electrique ´equivalent, cela revient `a placer une r´esistanceR0 en parall`ele avec le condensateur.

Plutˆot que de raisonner directement sur la thermodynamique du probl`eme, appuyons nous au maxi- mum sur l’´equivalence ´electrique et mieux encore profitons-en pour r´eviser notre th´eor`eme de Thevenin.

Le g´en´erateur de f.e.m. E en s´erie avec R etR0 et d´ebitant dans la capacit´e par les bornes de R0 est

´

equivalent `a un g´en´erateur de f.e.m.ET h et de r´esistanceRT h d´ebitant directement dansC, ce qui nous ram`ene `a la premi`ere figure en y rempla¸cant E etR parET h etRT h.

RT h est, d’apr`es le cours, la r´esistance ´equivalente `a R etR0 en parall`ele soit RT h = R R0

R+R0

EtET h est la d.d.p. aux bornes de R0 lorsqu’on d´ebranche le circuit d’utilisation (ici C) ; comme on reconnaˆıt un diviseur de tension, on a :

ET h =E R0 R+R0

En raisonnant sur la premi`ere figure, on con¸coit ais´ement que lorsque la charge est termin´ee, la tension est V=Eth, d’o`u, avec les ´equivalences pr´ecis´ees ci-dessus :

T−T0 = (T1−T0) R0 R+R0 2

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d’o`u

R+R0

R0 = T1−T0 T−T0

ce qui nous servira un tout petit peu plus loin.

D’autre part la constante de temps n’est plus τ =C R maisτ0 =C RT h. L’exp´erience donne acc`es

`

a τ0 et pour calculer la conductivit´e de l’isolant, il suffit de connaˆıtre τ; il faut donc de tirer τ de τ0. Allons-y :

τ0=C RT h=C R R0 R+R0 d’o`u

1 τ0 = 1

C

R+R0 R R0 = 1

C R

R+R0 R0 = 1

τ

R+R0 R0 = 1

τ

T1−T0

T−T0

et finalement

τ =τ0 T1−T0

T−T0

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