STRUCTURER L’ESPACE AU CYCLE 1
TEMPS 2 : Présentiel
2021/2022
«La recherche montre que le sens de l’espace est l’un des piliers des
mathématiques, et qu’il peut être
amélioré par de très nombreux jeux, outils et constructions, dès la maternelle.»
https://www.reseau-
canope.fr/fileadmin/user_upload/Projets/conseil_scientifique_education_nationale/WEB_Ouverture_aux_mathematiques_a_l_ecole_maternelle_et_au_CP.pdf
L’ENJEU DE LA STRUCTURATION DE L’ESPACE
Nous croyons qu’un enjeu essentiel des activités sur
l’espace est d’amener l’enfant à s’y situer et à s’y repérer.
A terme en effet, il s’agit pour lui de « se comprendre
dans l’espace » et l’école a un rôle essentiel pour favoriser ce processus de « décentration ».
(Brissiaud, 1994)
TEMPS 1 (2h)
DISTANCIEL ASYNCHRONE
• ATELIER DE MISE EN SITUATION
• VIDEO SUR LA CONSTRUCTION DE LA NOTION D’ESPACE
• DIAPORAMA SUR L’HISTOIRE DE LA GEOMETRIE
• DIAPORAMA SUR LA
PLURIDISCIPLIARITEDE LA GEOMETRIE
TEMPS 2 (2h)
PRESENTIEL
• MISE EN SITUATION
• RETOUR SUR LES
ATELIERS DU TEMPS 1
• APPORTS
DIDACTIQUES
TEMPS 3 (2h)
DISTANCIEL SYNCHRONE
• PROPOSITIONS DE
SITUATIONS DE CLASSE
• PROPOSITIONS DE JEUX
PLAN DU MODULE DE FORMATION
SOMMAIRE
1. Mise en situation : Pékin Express
2. Faire l’expérience de l’espace : retour sur les ateliers du Temps 1 3. Enjeux de la structuration de l’espace
4. Apports didactiques : Espace et géométrie 5. Apports didactiques : Les points de vue
6. Prolongements dans d’autres domaines
8. Conclusion
7. Présentation du temps 3
1. MISE EN SITUATION
D’après «Agir, manipuler , parler l’espace pour le construire en maternelle»
A. Batton, E. Boisson, G. Freguis, A. Radavanovic, COPIRELEM 2018
PEKIN EXPRESS
But du jeu :
Se repérer sur le plan circulaire d’une ville inconnue.
10’ environ.
Dispositif dans chaque groupe : - 1 meneur
- 1 secrétaire - 3 dessinateurs Modalités :
- Le meneur a un plan avec un itinéraire tracé d’un point rouge (départ) à un point vert (arrivée).
- Chaque dessinateur a le même plan où figure seulement le point rouge.
PEKIN EXPRESS
Consignes :
Pour le meneur : « Mener les trois dessinateurs du point rouge au point vert en les accompagnant uniquement par le langage oral ».
Pour le secrétaire : « Noter mot à mot les instructions du meneur pour garder une trace du message oral donné par celui-ci. »
Pour les dessinateurs : «A l’aide d’un crayon, tracer sur le plan, au fur et à mesure des instructions, le chemin indiqué par le meneur. Aucune question n’est permise sauf pour faire répéter une consigne. »
PEKIN EXPRESS : CONSTATS
Ce qui fait obstacle :
- Pas d’orientation initiale du plan
→nécessité de définir une orientation commune
→précision langagière pour parvenir à cette orientation commune.
- Le choix des repères
→Repères relatifs : prise en compte du point de vue de l’autre
→Repères absolus : pas d’ambiguïté, communication simplifiée.
- Lexique précis indispensable.
PARALLELE AVEC DES SITUATIONS D’APPRENTISSAGE
- La notion de point de vue
→ Prendre en compte le point de vue de l’autre
→ S’orienter par rapport au point de vue choisi.
- Les outils de représentation oraux et écrits
→ Pour décrire l’espace
→ Pour s’orienter dans l’espace.
2. FAIRE L’EXPERIENCE DE L’ESPACE :
Retour sur le Temps 1
1 ou 2 groupes Emetteur écrivent 1 message pour décrire une scène représentée sur une photo.
1 groupe Récepteur mime la scène à partir du message d’1 groupe Emetteur.
1 autre groupe Récepteur reproduit la scène avec des Playmobil© à partir du message de l’autre groupe Emetteur.
Comparaison des productions avec la photo initiale. Les observateurs recueillent et analysent les difficultés rencontrées tout au long de l’atelier.
RAPPEL DE L’ATELIER 1
Personnages orientés
Objet orienté
Objet non orienté
Faire émerger la question du point de vue :
→ par rapport à un personnage de la scène
→ par rapport à un objet orienté ou non
→ extérieur à la scène.
Faire émerger la question de l’orientation :
→ orientation des personnages, des objets
→ rotation d’un personnage par rapport à un autre.
Faire émerger la question des distances.
Faire émerger la question des implicites.
POURQUOI REDIGER UN MESSAGE ?
1 Acteur A1fait effectuer un parcours à un personnage dans un décor, 1 Acteur A2 effectue le même parcours dans un décor taille réelle.
Un Acteur A3donne des instructions orales à A2pour reproduire le déplacement de A1..
A1 effectue un déplacement (A2 et A3 ne sont pas présents) et les autres PE doivent produire un écrit pour consigner ce déplacement. A2et A3doivent reproduire le déplacement à partir des messages.
Consigner par écrit les difficultés rencontrées.
RAPPEL DE L’ATELIER 2
MISE EN ŒUVRE DES ATELIERS 2
Ecole Elida Hugon: Temps 1
MISE EN ŒUVRE DES ATELIERS 2
Ecoles Vasconia: Temps 1
MISE EN ŒUVRE DES ATELIERS 2
Ecole Pierre Fons: Temps 1
MISE EN ŒUVRE DES ATELIERS 2
Ecole Le Fauga: Temps 1
MISE EN ŒUVRE DES ATELIERS 2
Ecoles Oxet Lamasquère: Temps 1
o Disposition des objets
identique pour les trois temps.
o Parcours en circuit avec retour au point de départ.
o Point de départ identique pour chaque parcours: derrière la chaise (donnée implicite mais non exprimée: face au dossier).
o Temps 3 réalisé deux fois: une première fois avec schéma, une deuxième fois avec texte
MISE EN ŒUVRE DES ATELIERS 2
Ecoles Oxet Lamasquère: Temps 1
DIFFICULTES OBSERVEES
o Adaptation de la vitessede réalisation du parcours par l’acteur A1 pour s’adapter à la vitesse de réalisation de l’acteur A2.
o Parcours réalisé sans erreur par l’acteur A2, mais des hésitations à certains moments en raison de l’orientation différente du
parcours et de la distanceentre le modèle et le parcours réel.
MISE EN ŒUVRE DES ATELIERS 2
Ecole Zamoyski:Temps 1
DIFFICULTES RENCONTREES
o Pb d’orientationdifférente gauche/droite
o A1 va trop vite par rapport à A2 qui exécute le même
parcours.
o A2 se retrouve de dos , donc difficultés pour se repérer.
MISE EN ŒUVRE DES ATELIERS 2 :BilanTemps1
DIFFICULTES RENCONTREES o Vitesse d’exécution du parcours.
o Parcours modèle dans une orientation différente.
o Eloignement par rapport au parcours modèle.
MISE EN ŒUVRE DES ATELIERS 2
Ecole Elida Hugon: Temps 2
Monter sur la table et
descendre de la table. Se diriger vers la
poubelle. Aller s’asseoir sur la chaise.
MISE EN ŒUVRE DES ATELIERS 2
Ecole Elida Hugon: Temps 2
DIFFICULTES RENCONTREES
o Connaître le vocabulairede latéralisation (entre,
autour, devant, derrière, à droite, à gauche).
o Nécessité derepères à mettre en place (point de départ).
o Faire une description très précise du déplacement.
IMPLICITES Orientation du
personnage sur la table.
MISE EN ŒUVRE DES ATELIERS 2
Ecoles Oxet Lamasquère: Temps 2
DIFFICULTES OBSERVEES
o Parcours réalisé sans erreur par l’acteur A2.
o Adaptation de la vitesse de réalisation du
parcours sur la maquette par l’acteur A1 et de la description par l’acteur A3 pour s’adapter à la vitesse de réalisation de l’acteur A2
o Difficultés pour trouver un vocabulaire de latéralisation et d’orientation précis pour
l’acteur A3 (droite, gauche, côté long, côté court de la table…)
o Pour des enfants: problème supplémentaire amplifié lié à la latéralisation (droite-gauche) et à la différence entre les objets réels et les objets miniatures.
MISE EN ŒUVRE DES ATELIERS 2
Ecole Vasconia: Temps 2
DIFFICULTES RENCONTREES
o Manque de précisionsur l’arrêt final : L’acteur A2 ne comprend pas où il doit s’arrêter devant la table (devant, à droite ou à gauche).
o Certains mots n’ont pas la même « signification » pour l’acteur A2 et A3.
Notamment lors de l’utilisation des termes « derrière la poubelle » car cela dépend de la vision de chacun : par rapport à l’orientation de la scène ou des éléments entre eux ou de la position de l’acteur.
MISE EN ŒUVRE DES ATELIERS 2
Ecole Pierre Fons: Temps 2
DIFFICULTES RENCONTREES o Etre explicite sur le point de vue.
o Maîtriser le vocabulaire de topologie.
MISE EN ŒUVRE DES ATELIERS 2
Ecole Zamoyski: Temps 2
DIFFICULTES RENCONTREES
o Vocabulairespatial .
o Larapidité d’exécution . o L’observateur ne voit pas
la poubelle, il ne peut
donc pas transcrire ce qui se passe derrière la table.
MISE EN ŒUVRE DES ATELIERS 2 :BilanTemps2
DIFFICULTES RENCONTREES o Lexique lié aux positions.
o Lexique lié aux déplacements.
o Précision des descriptions.
o Le point de vue.
o Vitesse d’exécution du parcours.
o Les implicites.
MISE EN ŒUVRE DES ATELIERS 2
Ecole Le Fauga: Temps 3
MISE EN ŒUVRE DES ATELIERS 2
Ecole Elida Hugon: Temps 3
o Passe à droite de la table.
o Va te placer derrière la chaise.
o Passe entre la chaise et la poubelle.
o Passe derrière la poubelle.
o Reviens vers la table.
o Passe entre la table et la chaise.
o Connaître le vocabulairede latéralisation (entre, autour, devant, derrière, à droite, à gauche).
o Nécessité derepères à mettre en place (point de départ, droite).
o Description très précise du déplacement.
MISE EN ŒUVRE DES ATELIERS 2
Ecole Elida Hugon: Temps 3
Passe à droite de la table. Passe entre la chaise
et la poubelle. Passe derrière la poubelle.
Orientation de la table.
Imprécision du verbe «passer».
Imprécision du
verbe «passer». Imprécision du verbe «passer».
Orientation du personnage ?
MISE EN ŒUVRE DES ATELIERS 2
Ecole Elida Hugon: Temps 3
Va te placer derrière la chaise.
Reviens vers la table. Passe entre la table et la chaise.
Imprécision du
verbe «revenir». Imprécision du
verbe «passer». Orientation du personnage ?
MISE EN ŒUVRE DES ATELIERS 2
Ecoles Oxet Lamasquère: Temps 3
o Départ : derrière la chaise
o Partir à droite de la chaise et en direction de la poubelle et passer à gauche de la poubelle.
o Tourner à gauche vers la table et passer à droite de la table.
o Contourner la table et repartir en direction du devant de la chaise, passer sur la gauche de la chaise.
o Arriver à droite de la poubelle, faire le tour le la chaise (erreur : poubelle )en la contournant par sa gauche.
o Revenir derrière la chaise : arrivée.
MISE EN ŒUVRE DES ATELIERS 2
Ecoles Oxet Lamasquère: Temps 3
o Départ : derrière la chaise
o Partir à droite de la chaise et en direction de la poubelle et passer à gauche de la poubelle.
o Tourner à gauche vers la table et passer à droite de la table.
o Contourner la table et repartir en direction du
devant de la chaise, passer sur la gauche de la chaise.
o Arriver à droite de la poubelle, faire le tour le la
chaise (erreur : poubelle )en la contournant par sa gauche.
o Revenir derrière la chaise : arrivée.
MISE EN ŒUVRE DES ATELIERS 2
Ecoles Oxet Lamasquère: Temps 3
DIFFICULTES OBSERVEES
o Moins de difficultés pour réaliser le parcours avec un schémaplutôt qu’avec un écrit.
o Manque de précisiondans les consignes écrites et erreur de terme dans la description écrite
(faire le tour «de la poubelle» et non «de la chaise»).
o Précision du référentiel(droite ou gauche de l’objet ou du personnage en fonction de sa position).
MISE EN ŒUVRE DES ATELIERS 2
Ecole Vasconia: Temps 3
MISE EN ŒUVRE DES ATELIERS 2
Ecole Vasconia: Temps 3
o Placement : à droite de la table (côté opposé à la poubelle).
o Avancer en poussant la poubelle (faire le tour de la tableet s’arrêter à droite de la table).
o Avancer vers la chaise, s’asseoir sur la chaise.
o Faire le tour de la chaise.
o Partir vers la droite pour se placer face à la poubelle.
o Sauter par-dessus la poubelle et retourner s’asseoir sur la chaise.
Prise en compte de la non orientation de la table.
En passant par où par rapport à la table ?
Par la gauche ou la droite ? Quelle orientation de la poubelle ?
Tour complet?
Quelle orientation de la table ?
MISE EN ŒUVRE DES ATELIERS 2
Ecole Vasconia: Temps 3
DIFFICULTES RENCONTREES
o Ce troisième temps manquait de précisions lexicales:
-Sens de rotation : il aurait fallu employer des termes tels que le sens horaire et sens anti-horaire.
-Utiliser les directions : droite, gauche.
o Il aurait été intéressant d’indiquer « la fin » de
chaque action. Par exemple, nous devions pousser la poubelle mais nous ne savions pas jusqu’où (quel
point de repère?).
Ainsi les problèmes relevés concernent les : -Lexique de déplacement.
-Lexique spatial.
MISE EN ŒUVRE DES ATELIERS 2
Ecole Pierre Fons: Temps 3
o Se mettre derrière la chaise.
o Contourner la chaise par la droite.
o Passer sous la table.
o Contourner la poubelle par la gauche.
MISE EN ŒUVRE DES ATELIERS 2
Ecole Pierre Fons: Temps 3
DIFFICULTES RENCONTREES
o Pour l’interprétation du message : la représentation 3D et le point de vue. La précisiondes dessins (pas assez complets).
o Pour les élèves : La représentation, l’interprétation. Le manque de maîtrise du lexique topologique.
MISE EN ŒUVRE DES ATELIERS 2
Ecole B.Maris:Temps 3
MESSAGE ECRIT (consigne)
Le Playmobilse lève, il fait le tour de la table par la droite, il se rassoit, il attrape l’objet posé sur la table et le pose à sa gauche.
MISE EN ŒUVRE DES ATELIERS 2
Ecole B.Maris:Temps 3
REMARQUES SUR LE MESSAGE ECRIT o Indiquer la latéralisation des mouvements du
personnage, ainsi que des mouvements de l’objet.
o Enoncer tous les paramètres de la situation de départ : le fait que le personnage est assis ou debout, et l’endroit exact où est positionné l’objet relativement à la table et au
personnage.
o Mettre la scène des jouets dans la même
position que la scène qui se déroule en réalité est facilitant pour la personne qui reproduit.
CONNAISSANCES MOBILISEES
Le lexiquequi permet de décrire les position relative des objets entre, des personnages par rapport aux objets.
Difficultés majeures : manque de précisiondans l’itinéraire et les et les consignes données entre les
personnes. Gauche/droite pour les élèves.
MISE EN ŒUVRE DES ATELIERS 2
Ecole Zamoyski: Temps 3
DIFFICULTES RENCONTREES o Le scripteur a écrit « à gauche » de
la table au lieu d’écrire « à droite » ( difficulté pour le scripteur qui
écrit le message en même temps).
o Manque d’infos pour le réalisateur : sens pour tourner autour des
objets.
o Le plus facile : message oral qui
peut s’adapter au déplacement de la personne.
MISE EN ŒUVRE DES ATELIERS 2 : BilanTemps3
DIFFICULTES RENCONTREES o Lexique lié au x positions ET aux
déplacements.
o Précision des descriptions.
o Le point de vue.
o Les repères.
o L’orientation.
o La représentation sur le schéma.
o Les implicites.
POURQUOI UN ECRIT DE MEMORISATION DE PARCOURS ?
Faire émerger la question du type d’écrits :
→ écrits de type texte
→ écrits de type schéma
→ écrits de type mixte.
Faire émerger la question de la précision du lexique :
→ les positions relatives
→ les déplacements.
Faire émerger la question du codage (représentation).
Choix des repères et points de vue.
Orientation initiale.
Décoder un itinéraire, transcrire un itinéraire sur un plan.
Précision du lexique (déplacements).
Choix des repères et points de vue.
Transcrire un itinéraire par un écrit. Le décoder.
Représenter des éléments réels.
Précision du lexique
(positions déplacements).
Choix des repères et points de vue.
Décrire une scène par un message écrit. Le décoder.
Précision du lexique
(positions et orientations).
3. ENJEUX DE LA STRUCTURATION DE L’ESPACE
L’ENJEU DE LA STRUCTURATION DE L’ESPACE
Ce que les enfants savent faire :
Se déplacer dans l’espace physique en utilisant des
repères perceptifs et moteurs.
LES TEXTES OFFICIELS
BO du 24 juin 2021
LE POINT DE VUE LES REPERES
LE LEXIQUE LE CODAGE
L’ORIENTATION
L’ENJEU DE LA STRUCTURATION DE L’ESPACE
Ce que les enfants ont à apprendre :
Raconter ce qu’il faut faire pour aller à un endroit précis.
Se donner une image mentale des repères qu’ils rencontrent
Mettre en récit selon l’ordre du déplacement, décrire les
changements de direction.
L’ENJEU DE LA STRUCTURATION DE L’ESPACE
Ce que les enfants ont à apprendre : Montrer un parcours sur un plan.
Percevoir le plan comme une représentation de leur milieu.
LES OBSTACLES DIDACTIQUES
o Les différents points de vue.
o La prise en compte du point de vue de l’autre.
o L’utilisation de repères fixes pour s’orienter dans l’espace.
o L’utilisation du dessin comme outil de représentation de l’espace.
o Le lexique.
RESSOURCES POUR ELABORER UNE PROGRESSION
4. APPORTS DIDACTIQUES :
Espace et géométrie
POURQUOI ENSEIGNER LA
STRUCTURATION DE L’ESPACE ?
Lien entre connaissances géométriques et connaissances spatiales.
Histoire de la géométrie :
-Pour les Babyloniens et Egyptiens : résolution de problèmes spatiaux
-Pour les Grecs : science abstraite et déductive, coupée de ses origines spatiales ; modélisation de l’espace sensible.
Berthelot R., Salin M.-H. (1993), L’enseignement de la géométrie à l’école primaire, Grand N, n°53
POURQUOI ENSEIGNER LES CONNAISSANCES SPATIALES ?
o Connaissances spatiales préexistantes à l’apprentissage des connaissances géométriques .
o Contrôle des rapports à l’espace environnant.
o Nécessité de les développer et de les entraîner pour la vie d’adulte.
o Nécessité d’évoquer et représenter des espaces EN LIEN avec l’espace réel.
o Lien avec d’autres champs disciplinaires : EPS, géographie, arts visuels,
technologie.
Conférence de Valentina Celi«Enseigner la géométrie en maternelle, est-ce possible ?» Février 2017LES CONNAISSANCES SPATIALES A CONSTRUIRE
o Le langage spatial des positions et des déplacements.
o La prise de conscience des phénomènes liés aux changements de points de vue.
o L’élaboration et l’utilisation de représentations de l’espace environnant.
Berthelot R., Salin M.-H. (1993), L’enseignement de la géométrie à l’école primaire, Grand N, n°53
LES CONNAISSANCES GEOMETRIQUES
o Les connaissances géométriques doivent être enseignées pour exister.
o En référence à un savoir mathématique.
o Permettent de résoudre des problèmes de l’espace physique ou graphique.
o Les dessins tracés sont des représentants des objets géométriques (figures) sur lesquels on raisonne.
Conférence de Valentina Celi«Enseigner la géométrie en maternelle, est-ce possible ?» Février 2017
QUELS PROLONGEMENTS DANS LA SUITE DU CURSUS ?
Lecture d’un plan : identifier les éléments
représentés, prendre en compte l’orientation du plan
Objets dans l’espace : identifier/représenter un objet selon différents points de vue, prendre des informations sur les dimensions d’un objet à
partir des différents points de vue représentés.
5. APPORTS DIDACTIQUES :
Les points de vue
Conférence de Valentina Celi«GÉOMÉTRIE ET STRUCTURATION DE L’ESPACE EN MATERNELLE » mai 2013
L’élève doit situer l’objet par rapport à lui-même.
devant moi derrière moi
«Kévin est devant moi.»
Moi Kevin
Le corps de l’élève est
l’unique référentiel.
L’élève est le repèreet il fixe le point
de vue.
Conférence de Valentina Celi«GÉOMÉTRIE ET STRUCTURATION DE L’ESPACE EN MATERNELLE » mai 2013
L’élève doit se situer par rapport à un objet non orienté.
«Je suis à côté de la table.»
Moi
«Je suis loin de la table.»
L’élève translate sur le nouveau
référentiel les axes de son propre
référentiel.
La table est
le repère,
l’élève fixe le
point de vue.
Conférence de Valentina Celi«GÉOMÉTRIE ET STRUCTURATION DE L’ESPACE EN MATERNELLE » mai 2013
L’élève doit se situer par rapport à un objet orienté.
«Je suis devant Kévin.»
Moi Kevin
Transfert dans l’objet considéré.
Kévin est le repèreet il fixele point
de vue.
Conférence de Valentina Celi«GÉOMÉTRIE ET STRUCTURATION DE L’ESPACE EN MATERNELLE » mai 2013
L’élève doit se situer par rapport à un objet orienté.
Moi
«Je suis devant la chaise.»
Transfert dans l’objet considéré.
La chaise est le repèreet
elle fixele
point de vue.
Conférence de Valentina Celi«GÉOMÉTRIE ET STRUCTURATION DE L’ESPACE EN MATERNELLE » mai 2013
L’élève doit situer un objet par rapport à un autre objet.
«Kévin est à gauche de la table.»
Moi
Kevin
Transfert dans l’objet considéré.
La table est
le repèreet
l’élève fixe le
point de vue.
Conférence de Valentina Celi«GÉOMÉTRIE ET STRUCTURATION DE L’ESPACE EN MATERNELLE » mai 2013
L’élève doit situer un objet par rapport à un autre objet.
Moi
«Kévin est derrière la chaise.»
Kevin
Transfert dans l’objet considéré.
La chaise est le repèreet
elle fixe le
point de vue.
Situation pour la TPS-PS : La mascotte
o Cacher la mascotte : aborder les différents points de vue.
o Se cacher : adopter le point de vue de l’autre.
Situation pour la MS : Le jeu de la boîte
o Cacher l’objet derrière la boîte de conserve : aborder les
différents points de vue, adopter le point de vue de l’autre.
Situations pour la GS : Le jeu du photographe
o Retrouver où la photo a été prise : aborder les différents points
de vue, adopter le point de vue de l’autre.
LES TROIS CONCEPTIONS D’ESPACE
D’après les travaux de G. Brousseau
Le micro espace : Espace proche du sujet.
Le sujet est à l’extérieur de l’espace et peut avoir plusieurs points de vue de l’objet étudié.
Le méso espace : Espace accessible à une vision globale.
Le sujet est à l’intérieur de l’espace, il peut s’y déplacer pour observer l’espace selon différents points de vue.
Le macro espace : Espace qui ne peut pas être appréhendé globalement.
Le sujet est à l’intérieur de l’espace, mais chaque endroit de cet espace
est perçu de façon isolée.
Micro espace
Sujet hors de l’espace Objets contrôlés par la vue
Méso espace
Sujet dans l’espace Différents points de vue
Macro espace
Sujet dans l’espace
Visualisation globale possible mentalement à partir de visions
locales
LES TROIS CONCEPTIONS D’ESPACE
D’après les travaux de G. Brousseau
LA REPRESENTATION EN 2 DIMENSIONS
D’après les travaux de R. Brissiaud
Dans le micro espace :
L’enfant a une vue «dominante», il peut adopter différents points de vue sur les objets.
Apprentissage des représentations 2D :
Le micro espace de la feuille devient un modèle pour tous les espaces possibles.
L’enfant projette dans le micro espace, les connaissances acquises
dans le méso et macro espace.
Situations pour la GS : Les parcours
o Représenter un parcours grâce à une maquette.
o Représenter un parcours grâce à un dessin.
→ Passer d’un point de vue exclusivement centré sur lui-même à une décentration qui lui permet de se représenter l’objet sans se référer à son seul point de vue d’observateur.
→ Favoriser la décentration grâce à un travail sur les perceptions de l’espace : expérimenter et nommer différents points de vue.
→ Penser l’expérience vécue grâce à un accompagnement langagier.
→ Amener l’enfant à se repérer sur des supports de représentation de son méso espace, où il devra coordonner ses différents points de vue.
LA DECENTRATION
6. PROLONGEMENTS DANS D’AUTRES DOMAINES
EXPLORER LE MONDE
Explorer les différents points de vue d’un même objet : les presse-agrumes.
Reconnaître un objet selon tous les points de vue.
EXPLORER LE MONDE
Explorer les différents points de vue d’un même objet : les presse-agrumes.
Représenter un objet selon différents points de vue.
MOBILISER LE LANGAGE
Adopter le point de vue de l’autre.
Le périple de l’escargot dans le jardin ressemble à une
grande aventure. A la fin, les illustrations laissent découvrir la vraie nature des obstacles rencontrés. La trace du
parcours est visible.
MOBILISER LE LANGAGE
Adopter le point de vue de l’autre.
L’histoire du Petit Chaperon Rouge vue selon le point de
vue d’une fourmi . Jeu sur les échelles et les points de vue.
MOBILISER LE LANGAGE
Représenter un parcours.
Un conte en randonnée avec une représentation
symbolique des personnages et de leur orientation.
MOBILISER LE LANGAGE
Représenter un parcours.
Représentation de l’orientation et de la direction des
personnages.
MOBILISER LE LANGAGE
Représenter un parcours.
Représentation du parcours suivi par le personnage.
MOBILISER LE LANGAGE
Représenter l’espace.
Album dans lequel l’histoire est vue «de haut».
7. CONCLUSION
CONCLUSION SUR LES OBECTIFS DE LA STRUCTURATION DE L’ESPACE
La décentration :
L’enfant doit identifier son propre point de vue et accéder au point de vue d’un autre.
Les éléments de codage :
Les éléments langagiers pour le codage oral, les éléments symboliques pour le codage écrit.
Méso espace et micro espace :
Passage aux représentations 2D, coder et décoder.
8. PRESENTATION DU TEMPS 3
Situation pour la TPS-PS : La mascotte
Situation pour la MS : Le jeu de la boîte
Situations pour la GS : Le jeu du photographe, Les parcours