HAL Id: jpa-00237559
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Submitted on 1 Jan 1879
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Sur la loi de Stokes
S. Lamansky
To cite this version:
S. Lamansky. Sur la loi de Stokes. J. Phys. Theor. Appl., 1879, 8 (1), pp.367-371.
�10.1051/jphystap:018790080036701�. �jpa-00237559�
367
qui changent
la conductibilité de cesliquides
a pour effet d’affai- blirtrès-rapidement
laquantité
deliquide transportée.
C’est ainsiqu’en ajoutant
à l’eau distilléequelques gouttes
d’un acide tel que les acidessulfurique, azotique, chlorhydrique,
etc., enquantité
assez faible pour que ni la densité ni la
température
d’ébullitionn’éprouvent
de modificationssensibles,
on constate que la vitesse detransport
de cesliquides
est réduite à une fraction de sa valeursouvent inférieure à
Les alcalis,
tels que lapotasse,
la soude oul’ammoniaque, employés
enquantités très-faibles, produisent
lemême effet. Il en est de même des solutions salines neutres, telles que celles de sulfate de soude : par
exemple,
l’addition à l’eau dis- tillée dequelques
centièmesd’une solution saturée dechlorhydrate d’ammoniaque
réduit laquantité
deliquide
distillée à moinsdes
de sa valeur. De là
F explication
des effets différents que l’on ob-serve dans des tubes formés de diverses
espèces
de verre, etqui
tiennent à la dissolution dans l’eau distillée d’une
petite quantité
d’alcali suffisante pour modifier
profondément
la vitesse de trans-port
duliquide.
30
J’ajouterai cependant
que, si l’on soumet à l’action de la dé-charge
unmélange homogène
de deuxliquides,
l’action de l’élec-tricité détermine une
séparation partielle
des deuxliquides, qui
distillent en
proportions qui
ne sont enrapport
ni avec la volatilité ni avec la conductibilité de la substance. C’est ainsi que, enopérant
sur des
mélanges
d’alcool etd’eau,
on obtient par entraînementélectrique
unliquide
moins riche en alcool que le résidu.SUR LA LOI DE
STOKES;
PAR M. S. LAMANSKY.
M.
Stokes,
dans ses recherches sur lafluorescence,
aposé
enprin- cipe que
la lumière fluorescente est d’uneréfrangibilité plus
faibleque la lumière excitatrice. Cette
règle
ou loi de Stokes est très-importante,
parcequ’elle
nous montrequ’il
existe une relationentre la lumière fluorescente et la lumière incidente.
Il y a
déjà
huit ans que M.Lommel, professeur
dePhysique
de1’Université d’Erlangen,
a commencé àpublier
ses recherches sur laArticle published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018790080036701
fluorescence. C’est sur une solution
alcoolique
de rouge denaph-
taline
qu’il
a pour lapremière
fois observé les effetsqu’il
cite .comme contraires à la loi de Stokes. En
employant
comme lumièreexcitatrice la lumière
jaune
de lasoude,
Lommel observait que lespectre
de la lumière fluorescente étaitcomposé
de rayons rouges,orangés, jaunes
et verts. Enconséquence,
la lumière fluorescente émise par le rouge denaph taline
contiendrait des rayonsplus
ré-tangibles
que les rayons excitateurs. Pourproduire
la lumièrejaune,
Lommelprenait plusieurs perles
de chlorure de sodium etles mettait dans le brûleur de Bunsen. Dans d’autres
expériences,
il laissait traverser aux rayons solaires une
plaque
de verre rougeet concentrait ces rayons avec une lentille sur le rouge de
naphta-
line. Dans ce cas, il observait que la lumière fluorescente était com-
posée
de rayons rouges,orangés, jaunes
et verts. Plustard,
ila fait les mêmes
expériences
en se servant des rayons duspectre
comme lumière excitatrice. Il a constaté
qu’il
existeheaucoup
desubstances
qui
ne suivent pas la loi deStokes,
et, outre le rouge denaphtaline,
il a cité lachlorophylle
et l’éosine.Hagenbach
a fait de nombreuses observations contraires aux ré- sultats de Lom mel. Il arépété
les mêmesexpériences
avec le rouge denaphtaline
et n’a pas pu arriver au même résultat.Hagenbach
pense que les rayons verts que Lommel observait dans son
expé-
rience avec la lumière de la soude
provenaient
duplatine
incan-descent
qui supporte
le sel. M. Ed.Becquerel
a fait les mêmesexpériences
avee le rouge denaphtaline
et la lumière tamisée parun verre rouge, mais il n’a pu non
plus
obtenir le même résultatque Lommel.
Lommel, après
les observations deI-Iagenbach,
apublié
de nou-velles
expériences
parlesquelles
il a cherché à confirmer ses pre- miers résultats et à se mettre à l’abri des erreursqu’on
luireproche.
En outre, ses résultats ont été dans les derniers
temps
confirmés par Brauner et Lubarsch.Lommel utilisait les effets
qu’il
observait sur le rouge denaph-
taline,
lachlorophylle
et l’éosine pour donner une théoriegénérale
de la fluorescence. Il pense
qu’il
existe deux formes différentes de fluorescence et ilpartage
toutes les substances en trois classes.La
première
forme de fluorescence serait celle danslaquelle
chaque
rayonhomogène
excite non-seulement les rayons dont la369
longueur
d’onde estplus grande
ouégale,
mais encore ceux dont - lalongueur
d’onde estplus
courte que celle du rayon excitateur.La deuxième forme de fluorescence est celle dans
laquelle chaque
rayon
homogène
excite seulement les rayonsqui
ont unelongueur
d’onde
plus grande
que celle du rayon excitateur ou seulementégale.
La division en trois classes est établie de la manière suivante : Prelnière classe. Ce sont les corps dans
lesquels
on observela
première
forme defluorescence ;
dans ces corps,chaque
rayonhomogène qui
estcapable
deproduire
la fluorescencepeut
exciter lespectre
entier de fluorescence. Parconséquent,
ces corps ne suivent pas la loi de Stokes.Deuxième classe. - Ce sont les corps dans
lesquels
on ob-serve la deuxième forme de fluorescence et, par
conséquent,
donttout le
spectre
fluorescent suit la loi de Stokes.Troisième classe. - Dans la troisième classe rentrent les corps
qui
montrent les deux formes de fluorescence et dont unepartie
déterminée du
spectre
fluorescent affecte lapremière
forme defluorescence,
tandis que les autresparties
affectent la deuxième.Je ne veux pas entrer ici dans une
critique plus
détaillée decette théorie de
Lommel; j’espère,
eneffet,
démontrer que les effets observés par lui et surlesquels
il base sa théorie de fluo-rescence ne sont pas confirmés.
Pour vérifier la loi de
Stokes, j’ai
cru nécessaire de me servir de la méthode suivante. J’aiemployé
comme lumière excitatrice des rayonsparfaitement homogènes et j’ai
mesuré laréfrangibilité
de la lumière
fluorescente,
ainsi que celle de la lumière incidentequi
excite lafluorescence,..
Les rayons réfléchis par un héliostat étaient concentrés avec une
lentille
achromatique
sur unefente,
derrièrelaquelle
étaientplacés
deux
prismes
de flint et une lentilleachromatique ;
cette dernièreétait
éloignée
de la fente d’une distance double de sa distance focale. Cespectre
était assez pur pourqu’on pût
y voir lesprin- cipales
raies. On sait que, danschaque spectre,
il y a de la lu- mièrediffuse,
et, si l’onprend
des rayons d’une couleur dé-terminée,
ils sonttoujours accompagnés
de la lumière blanche.Pour éviter cette lumière diffuse et recevoir la lumière
parfaite-
ment
homogène,
on se sert de la méthode deHelmholtz,
consistantà faire traverser encore une fois un
pri sme
aux rayonshornogènes.
Dans mes
expériences, je développe
lespectre
sur laparoi
d’uneboîte dans
laquelle
estdisposée
une fente mobile que l’onpeut
dé-placer
dans les différentesparties
duspectre
eu dont onpeut
modifierà volonté la
largeur.
Par cettefente je
laissepénétrer
dans laboîte, qui
contient une cuveremplie
de fluidefluorescent,
certains rayons duspectre auxquels je
fais traverserauparavant
unprisme
deflint.
Après cela je dirige,
au moyen d’unprisme
àréflexion,
cesrayons
parfaitement homogènes
sur le fluide fluorescentplacé
dans la cuve. Entre la surface du fluide et la fente de la
paroi
estplacée
une lentilleachromatique, qui
donnel’image
colorée de la fente sur la surface du fluide. Avec un secondprisme
à ré-flexion, je dirige
la lumièrequi
vient du fluide fluorescent sur la fente du collimateur d’unspectromètre
de Brunner. Dans lechamp
de vision de la lunette du
spectromètre , je reçois
deuximages colorées,
l’uneproduite
par la lumièrefluorescente,
l’autre par cellequi
est réfléchie directement à la surface du fluide. Avec cetarrangement, je
peux mesurer le minimum de déviation de cesdeux
images. J’ajouterai
que, dans le cas où la lumière incidente avait la mêmeréfrangibilité
que la lumièreémergente, j’ai,
pourmesurer
plus
exactement ladéviation, éloigné
la cuve contenantle fluide et mis à sa
place
unmiroir;
du reste, onpeut,
en chan-geant
la direction desprismes
àréflexion,
recevoir l’une ou l’autreimage séparément.
J’ai
opéré
sur le rouge denaphtaline,
l’éosine et la fluorescéine.Pour donner un
exemple, je communique
ici les valeurs quej’ai
obtenues
pour la fluorescéine :Il résulte de toutes ces
expériences
que la lumière fluorescentea une
réfrangibilité plus
faible que la lumière incidente. Dans mes37I recherches, j’ai pris
les fluides à différents états de concentrationet en couches de différentes
épaisseurs ;
le résultat atoujours
étéle même.
Chaque
fluide a dans lespectre
des rayons déterminésqui
excitent en lui laplus
vivefluorescence ;
avec d’autres rayons, la fluorescence estplus faible,
et elledisparaîtra
si l’onopère
surdes rayons encore moins
réfrangibles.
Tous les rayonsqui
sontplus réfrangibles
que les rayons fluorescents excitent dans ce fluide la fluorescence. C’est sur le rouge denaphtaline
quej’ai
obtenu leplus grand changement
deréfrangibilité
de lalumière,
dans un casoù les rayons incidents dont l’indice de réfraction pour le flint
est
I,639I7
étaientchangés
en rayonsqui
ontI,6I52I
pour in- dice deréfraction ; si j’exprime
ces valeurs enlongueur d’onde,
onpeut
dire que les rayons de la raie H étaientchangés
en rayons delongueur
d’onde de la raie B.Après
cesrecherches, je
croispouvoir
conclure que la loi dechangement
deréfrangibilité
de la lumière estparfaiten1ent juste
dans la forme
générale
souslaquelle
Stokes l’a émise.DÉMONSTRATION ÉLÉMENTAIRE DE L’ÉQUIVALENCE DES ACTIONS EXERCÉES
SUR UN POINT MAGNÉTIQUE PAR UNE SURFACE MAGNÉTIQUE ET PAR UN COURANT
FERMÉ;
PAR M. G. LIPPMANN.
On sait
qu’un
courant ferméagit
sur unpoint magnétique
comme le
ferait
une surfacemagnétique
limitée par le courant etayant
par unité de surface un momentmagnétique égal
numé-riquement
à l’intensité du courant.On
peut
démontrer cetimportant
théorème sans se servir de la Géométrieanalytique
ni de la notation différentielle.Considérons,
à ceteffet,
unpoint magnétique
P et un courantrectangulaire
infinimentpetit ABCD,
orienté de tellefaçon
que ses côtés AB et CD soientperpendiculaires
dansl’espace
à la droite MPqui joint
le centre M durectangle
aupoint
P. Soit al’angle
que fait MP avec la normale MN auplan
durectangle.
Cherchons la résul-tante suivant MP des actions exercées par les