HAL Id: jpa-00234156
https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00234156
Submitted on 1 Jan 1949
HAL is a multi-disciplinary open access
archive for the deposit and dissemination of
sci-entific research documents, whether they are
pub-lished or not. The documents may come from
teaching and research institutions in France or
abroad, or from public or private research centers.
L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est
destinée au dépôt et à la diffusion de documents
scientifiques de niveau recherche, publiés ou non,
émanant des établissements d’enseignement et de
recherche français ou étrangers, des laboratoires
publics ou privés.
Sur l’existence de l’embranchement β du Ra 4 et de
l’isotope 218 du radon
R.J. Walen
To cite this version:
SUR L’EXISTENCE DE
L’EMBRANCHEMENT 03B2
DU Ra 4 ET DE L’ISOTOPE 218 DU RADONPar R. J. WALEN.
Institut du Radium, Paris.
Sommaire. 2014 Une étude à
l’amplificateur proportionnel du dépôt actif du radon montre que, outre
un émetteur 03B1 dérivant du Ra A, identifié comme étant le At 218 et signalé par harlik et Bernert,
il existe un second émetteur 03B1 dérivant de ce dernier. Ce nouvel émetteur 03B1 est identifié comme étant
le Rn 218, de période 1,3 s, présent dans le radon normal à l’équilibre en proportion de 10-12 en nombre d’atomes.
LE JOURNAL DE PHYSIQUE ET LÉ RADIUM. SÉRIE VIII, 1’OME X, MARS i9i’).
Introduction. - En Karlik et Bernert
1]
signalèrent
l’existence dans ledépôt
actif du radon d’unrayonnement
«d’énergie
intermédiaire entrecelles du Ra A et Ra C’. Leur travail faisait suite à un autre
travail,
de Minder[2],
réfuté par la suite,décrivant une anomalie dans l’accumulation
appa-rente du Ra B mesurée par son
rayonnement
~.
Cette anomalie était
expliquée
par laprésence
d’unrayonnement
dans le RaA,
dû à un embranchementde
l’ordre de i pour i oo._ Le mode
opératoire
de Karlik et Bernert était le ..suivant :
Le radon
purifié
est introduit dans unepetite
ampoule
vidée,
fermée par une feuille de micade
4o mm
d’airéquivalent, qui
estplacée
rapi-dement
après
l’introduction duRn)
devant l’ouverture d’une chambre d’ionisation reliée à unamplificateur
linéaire avecenregistrement
photo-graphique
desimpulsions. L’analyse
desimpulsions
montre,
en bon accord avec la courbeEx
=f (A,
Z)
(masse
et numéroatomiques),
unrayonnement
«de parcours
extrapolé
55,3
mm,proportionnel
au RaAet en
proportion
de 3 . I o-4 parrapport
à ce dernier.Quelques sondages
avec ledépôt
actif seulpermettent
d’éliminer le Rn comme substance mère.
Le
rayonnement
nouveau est parconséquent
attribué au At 218 suivant le schéma
Je me suis
proposé
dereprendre
cette étude pour les raisons suivantes :a. Le
dépouillement
desenregistrements
de Karliket Bernert montre pour le
rayonnement
ce du At 218un
spectre
d’impulsions
d’unelargeur
(plus
de o,8 MeV à labase)
que nepeuvent
expliquer
les conditions
géométriques,
assez pauvres, ou lebruit de fond de
l’amplificateur :
la distributiondes
impulsions
dues au At218touche,
du côtédes
grandes
énergies,
celle due au Ra C’. Cecilaissait entrevoir la
possibilité
d’une structurecomplexe,
et, en tous cas, rendait arbitraire ladétermination du parcours
correspondant.
b. Des essais
préliminaires
m’avaient montré ladifficulté
qu’il
y avait à se débarrasser desprotons
d’origines
diverses,
et enparticulier
de ceuxprenant
naissance par
projection
d’atomes H.c. A la
précision
desstatistiques près,
et entenant
compte
dutemps
mort deC~o
sprécédant
ledébut de la mesure, la
période
donnée par Karliket Bernert ne
pouvait
que fairel’objet
d’une limitesupérieure.
’d. Il restait à donner une preuve de la
filiation,
l’absence d’une
période
certaine attribuable aurayonnement
observé nepermettant
pas d’éliminer apriori l’hypothèse
que celui-ci était un «long
parcours » du Ra A. Seul le peu de vraisemblance
théorique
contrariait cettepossibilité.
e.
Énergétiquement
possible,
une bifurcation adans l’élément At218 était intéressante à rechercher.
Une telle bifurcation devait donner naissance
au Rn 218.
Dispositifs
expérimentaux. -
L’ensemble dutravail a été effectué avec un
amplificateur
propor-tionnel àenregistrement
photographique
paroscillo-graphe mécanique
et à vérification visuelle paroscillographe cathodique.
Trois chambres d’ionisation ont été utilisées :
Une chambre
(A)
à faible ouvertureangulaire
pour déterminer les parcours(fig, i ),
une chambre(B)
à
grand
angle solide,
avecplateau
etgrille
d’entréesphériques ( fig. 2),
et enfin une chambre(C)
devolume
Il,
pourvu d’uninjecteur
permettant
d’étudier lecomportement
de gaz émetteurs a.96
Cette chambre est en
bakélite,
rendue conductriceaux endroits convenables par
l’aquadag
et est ainsi peu sensible aux rayons y.Fig. i. - Chambre d’ionisation A
(schéma).
Les chambres A et B
comportent
toutes les deuxune circulation d’air intérieure
dirigée
dans lecana-liseur et destinée à
empêcher
l’entrée,
dansl’espace
proprement
dit de la chambre deproduits
actifsprovenant
de la source. Unchamp magnétique
(8000
gauss)
élimine lesrayons p
du Ra Bqui
augmentent
le niveau du bruit de fond. Ces chambressont pourvues d’un thermomètre et d’un manomètre
différentiel non
figurés
sur le dessin. Afin d’assurerla
plus grande homogénéité
possible
auxrayon-nements,
les chambres A et B necomportent
pas defeuilles minces
d’entrée,
maisuniquement
desgrilles
à mailles serrées.Fig. 2. - Chambre d’ionisation B
(schéma).
La chambre A est strictement
proportionnelle
grâce
à une électrode collectricecoaxiale,
qui,
parailleurs,
est assez fine pour ne pasintercepter plus
de 2 pour ioo des rayons oc incidents.
La chambre
B,
où les rayons entrentparallèlement
auxlignes
de force duchamp électrique,
n’est pasentièrement
proportionnelle
par suite de la constante detemps
deIII oooe
de seconde nécessaire auxenregistrements
rapides.
A cause de lasymétrie
sphérique,
unétalonnage
préalable
par rayons adu
polonium
estnécessaire,
etsuffisant,
pourl’inter-prétation
des courbes. La chambre Bpossède
un~
diaphragme supplémentaire qui
peut
être mis enplace
en coursd’expérience
afin de diminuerl’inten-sité du
rayonnement
lorsque
celui-ci,
par suite dela croissance du
dépôt
actif,dépasse
lacapacité
dusystème
amplificateur-oscillographe.
Dans les
expériences
avec les chambres A etB,
letrajet
des rayons «préalable
à leur passage par lagrille
d’entrée esttoujours
tel que les rayons du Ra Ane sont pas
enregistrés.
Occasionnellement,
la sourceest
reculée,
afin desupprimer
aussi l’arrivée desrayons « de 55 mm et de conserver seulement
ceux du Ra C’.
Les
dispositifs
expérimentaux
ont subibeaucoup
de modifications successives par suite des difficultés
suivantes :
-La
préparation
d’undépôt
actif assez biendéfini,
à courte accumulation et strictement
dépourvu
de radon ainsi que des corpsA,
B et C autres queceux
provenant
de l’accumulation dansl’espace
d’activation,
exige
une filtration difficile duradon,
ainsi
qu’un
chauffage
de la source délicat àrégler.
Un
chauffage
trop
fort provoque en effet undépart
de Ra A par
volatilisation,
tandisqu’un
chauffage
trop
faible laisse subsister du radon occlus.Dans les
expériences
avec Rn enampoule
fermée par micamince,
on observe facilement et avec uneintensité notable des
protons
provenant
d’unepart
de la
projection
d’atomes H àpartir
dumica,
et,
d’autrepart,
de la transmutation de l’azote du canaliseurp)0~]. Lorsque
l’ensemble des feuilles de micainterposé
sur letrajet
des rayons «atteint
4o
mm d’airéquivalent
(Karlik
etBernert),
on
trouve,
enadoptant
les données de Tsien[3]
sur laprojection
deprotons
par rayons x, que lerapport
entreprotons
et « du Rn dansl’angle
solde
de la chambre d’ionisation est de l’ordre de 2..10-~5. Lespectre
desimpulsions dépend
dans ce cas de laforme de la chambre et du
trajet
maximum offertaux
protons
dans celle-ci.Dans les
expériences
avecradon,
un début net et bien défini était obtenu en cassant uneampoule
de verre contenant ce radon et en le laissant
pénétrer
dans lacapsule
montée devant la chambre d’ioni-sation.Malgré
une filtrationsoignée,
certainesanomalies dans la croissance du Ra C’
(faible
compo-sante linéaire en
-f,
assezreproductible)
se sontavérées comme étant dues vraisemblablement à un passage des filtres par le Ra B volatil.
Durant la formation du
dépôt
actif dans lacapsule
remplie
deRn,
lepartage,
entre le volume et laparoi,
du Ra A est différent de celui du Ra C’ : laproportion
du Ra A ensuspension
dans le volumeest
plus grande
que laproportion correspondante
du Ra C
qui
adisposé
deplus
detemps
pour sefi 1 .
L t. Ra A ..
t .
t
fixer sur la
paroi.
Laproportion 0«’ C,
qui
intervient«RaG
dans
l’analyse
des résultatspeut
être faussée si l’on n’a paspris
soin de donner à lacapsule
uneforme telle que la visibilité moyenne des
parois
vuesdepuis
l’entrée de la chambre d’ionisation soit peuà une surestimation du a a et, par
là,
à une surestimation durapport
d’embranchement.Une dernière difl’lculté enfin
provieut
du mauvaisrendement que l’on observe
lorsqu’une
ampoule
de
radon,
brusquement
brisée,
laisse le gaz sepro-pager vers la
capsule
à travers uncapillaire;
legaz résiduel circule notablement
plus
vite que leradon et dès que
l’équilibre
despressions
totales estréalisé,
la teneur en Rn de lacapsule
estfixée,
car la diffusion à travers un
capillaire
nepeut
modifier la
répartition
pendant
la courte durée d’uneexpérience.
Ce rendementdépasse
rare-ment 15 pour i oo.
Les différents
dispositifs expérimentaux,
tenantcompte
despoints
précédents,
ont été les suivantssous leur forme définitive :
1. Essai avec le
dépôt
actif seul et avec la chambred’ionisation A. Le
dépôt
actif estpréparé
avecl’appareil
de lafigure
3. Leporte-source
est uneFig. 3. -
Dispositif d’activation.
feuille de
platine
montée à l’extrémité d’un cônestandard. La feuille
peut
être chaufféeélectri-quement.
Lesopérations
se succèdent de lafaçon
suivante :
Le tube contenant le Rn est cassé à travers le caoutchouc au
temps 1
=o, le Rn passe à travers
’
un filtre de
coton,
puis
à travers uneplaque
deverre fritté
qui
a étéexposé
à des fumées deSO,
et envahit alorsl’espace
d’activationV,
vidé.Vers t = 12 s,
V2
ayant
été vidé aupréalable,
on ouvre Bpuis
C et l’on enlève leporte-source
qui
est
rapidement
transporté
devant un courant d’airpendant
que la feuille deplatine
est chauffée4
à 5 s un peu en dessous du rouge très sombre. Leporte-source est ensuite mis en
place
sur la chambred’ionisation et
l’enregistrement
commence à 1 = 20à 22 s..
Le radon dans
V 2
peut
êtrerécupéré
enpartie
dans le
capillaire
D en vidant le ballon à travers Bet refroidissant D à l’air
liquide.
Ensuite il fautrepurifier.
2. La
figure
4
montre la source et le mode deremplissage
de lacapsule
dans lesexpériences
avecradon. La
capsule
est fermée par un mica de2,5
mmd’air
équivalent,
soutenu par ungrillage.
L’intro-duction du Rn se fait en cassantl’ampoule
à travers le caoutchouc. Ultérieurement desdispositifs
plus
automatiques
ont étéutilisés,
cequi
évite les chocsqui
résultent d’un cassage manuel etpermet
unmeilleur
repérage
dutemps
zéro.Fig. l. -
Capsule à radon.
L’ampoule
étantcassée,
le gaz passe d’abord parun
tampon
de coton de verrequi
arrête lamajorité
du
dépôt
actif et les débris fins de verre etparcourt
ensuite le
capillaire (0,6 mm) qui
contient unespirale
de nichrome très étirée. Un
premier
tronçon
ducapillaire
est refroidi par laneige
carbonique (-
20à
20133o~),
un deuxièmetronçon
est chauffé à4ooO,
le dernier est de nouveau refroidi. Ces trois sections
arrêtent
complètement
le Ra Bqui,
sanscela,
passe°
en
proportion
très forte(jo-4
à10-3)
sous formevolatile. Avant
montage,
lacapsule
est lavée àl’acide
chromique
concentré et àl’éther,
et l’ensembleest vidé et
dégazé
à froid. Dans ces conditionsopératoires,
onpeut
admettre que lesquantités
de Ra
A,
Ra B et Ra Cqui parviennent
à lacapsule
sont
négligeables
(pour
le RaC,
quantité
inférieureà 3 .10-8 de celle
présente
dansl’ampoule).
La durée duremplissage
de lacapsule
estgénéra-lement d’une fraction de
seconde,
et se détermine surl’enregistrement
par la croissance du nombrede
protons
si ceux-ci sont en nombre suffisant. Le rendement esttoujours
trèsmauvais,
le radon dans lacapsule
excède rarement 15 pour i oo dela
quantité qui correspondrait
aupartage
du gazdans les volumes. La
majorité
du radonmanquant
se retrouve dans
l’espace
del’ampoule
cassée.3. Pour mieux étudier le début des courbes de
croissance,
et tenantcompte
du mauvais rendementindiqué
ci-dessus,
lesexpériences
suivantes sontfaites avec la chambre
B,
d’ouverture de 3oo etavec étalement ± 1 mm du parcours
préalable.
Dans lespremiers
essais,
cette chambre était assez98
profonde
et offrait auxprotons
un parcours variableallant
jusqu’à
4 i
mm.4. Afin d’identifier ces
protons,
l’électrode centralea été
remplacée
par l’électrodesphérique, figurée
en
2,
le parcours off ertcorrespondant
au parcoursmaximum du Ra C’ dans la chambre. I,a
dimi-nution de
grandeur
desimpulsions
parasites
indique
alors
qu’il
s’agit
effectivement deprotons.
5. Une
fois,
le micaayant
été rendu leplus
mincepossible
pour éliminer lesprotons
résiduels de trans-mutation del’azote,
la chambre a été pourvue d’unecirculation de
L’angle
solideaugmente
par làmême d’un facteur 3
(source rapprochée
à causedu parcours
plus
faible des rayonsa),
mais il fautremplacer
les deux électrodessphériques
endimi-nuant le rayon de courbure. A cause de la dimension
de la fenêtre de
mica,
la fluctuation du parcours dans la chambre devient ainsi de -~-1,7 mm.
6. Un essai d’attribution du
rayonnement
de 55 mm a été fait en revenant au
dépôt
actif eten chauffant par
à-coups
la feuille deplatine,
ladurée de chauff e étant
enregistrée
sur le film. Unfort courant d’air
emporte
vers l’extérieur lesproduits
volatilisés. Parailleurs,
toutes les chambres d’ionisation étaient maintenues en permanence soussurpression
d’air afin d’éviter les contaminations.7. Un
dépôt
actif très bienpurifié
du radon estbalayé
par un courant gazeuxqui
est ensuiteinjecté
par intervalles dans la chambre C. On décèle ainsiun corps à vie courte,
gazeux
et émetteur a. Ledépôt
actif demande des soinsparticuliers
et est obtenu par distillation surcylindre
de cuivre d’undépôt
surplatine dégazé
aupréalable.
Enopérant
soigneusement,
laproportion
résiduelle de radonne
dépasse
pas 0-9 pour uneopération
pre-nant
1,5 mn
depuis
la fin de l’activationjusqu’au
premier enregistrement.
Résultats
expérimentaux, -
l.es résultatsexpérimentaux permettent
de donner commepro-bable le schéma suivant pour l’embranchement
commençant
au Ra A.Les données du schéma se
justifient
par lesexpé-riences suivantes :
-
a.
Energie.
- Elle estdéterminée par les
expériences
dutype
1,
2 et 3. Letype
1correspond
à de faibles intensité de
dépôt
actif,
l’activationtrès propre
ayant
un mauvais rendement. Mais par suite de la bonnegéométrie,
les groupes sontbien résolus. La
figure 5
montre un tel enregis-trementqui
permet
d’affirmer que le groupe delong
parcours observé dans le Ra A estsimple,
à laprécision
habituelleprès
(3o KeV).
Il reste alors àchercher si le Rn émet de son côté un
rayonnement
de
long
parcoursresponsable
del’aspect complexe
observé par Karlik et Bernert. Les
premières
expé-riences montrèrent de
grandes perturbations
duesaux
protons,
avecaspect
despectre
complexe,
les
composantes pouvant
sedépartager
par leurvariation en fonction du
temps,
sauf pour lesrégions
où les distributions se recouvrent. Ce n’est
qu’en
travaillant
avec des feuilles de mica de2,5
mm airéquivalent
et en desséchant parpiège
à airliquide
Fig. 5. -
le gaz de la chambre que le nombre de
protons
apu être ramené à un niveau satisfaisant. On retrouve
alors que le groupe nouveau de 55 mm est
simple,
à la
largeur près
des raiesqui
sontplus larges
par suite de ladépression
sous l’effet du vide de lafenêtre de la
capsule
(fig. 6).
Fig. 6. -
Groupes x dans le radon. Le groupe du At 218 est figuré à deux instant différents de la croissance : la
queue de petite énergie, due aux protons ne varie pas. ’
Un contrôle
plus précis
de l’énergie
s’obtient alors dans uneexpérience
dutype
3 où l’onenre-gistre
d’abord la croissance durayonnement
de b5 mmet où l’on recule ensuite le cône
porte-source
defaçon
à ramener le parcours a du Ra C’ dans lachambre à la
grandeur qu’avait précéd,emment
le parcours dans la chambre durayonnement
de 55 mm.On trouve ainsi pour le parcours moyen
~
x _ 55,5 ± o, 1 mm.
Soit,
en sereportant
aux courbes deHolloway
etLivingston
:Ex
=6,7
MeV.b. Période. - Les résultats de la détermination
de la
période
sont assezconfus,
on nepeut
fixeravec certitude
qu’une
limitesupérieure.
Ledispo-sitif
adopté
était 3 ou 4 en utilisant laquantité
de radon la
plus grande possible,
defaçon
à suivrede
près
lapremière
croissance de Ra A. Lapériode
se déduit de l’intensité du
rayonnement
oc de 55 mmrapportée
à l’intensité durayonnement
du RaA,
ce dernier étant calculé à
partir
de la croissancedu Ra C. La courbe de croissance a~~ à elle seule donne
déjà
une idée assez nette dudécalage
existantpar
rapport
à un corps dérivant directement duradon.
La
figure 7
montre la courbe ainsi obtenue. Lapériode qui
en est déduite doit être diminuée enfonction du
temps
nécessaire auremplissage
de lacapsule,
temps
qui
est mal connu dans uneexpé-rience propre où le nombre de
protons
observésest
petit.
En admettant pour ce
temps
deremplissage
unemoyenne - obtenue dans d’autres
expériences,
onpeut
fixer pour lapériode
T ^~ 1, ~ à 2 s. 111 ax.c.
Bifurcation.
- Lerapport
de bifurcationdu Ra A s’obtient au moyen des mêmes
expériences
que la
période,
lepoids
étant maintenant mis surune excellente
pureté
du radon(absence complète
de Ra B et de
protons)
et lacapsule
ayant
desFig. 7. - Croissance du
rayonnement de 55 mm.
En pointillé :
droite extrapolée pour déterminer la vie moyenne.
parois
entièrement visiblesdepuis
la chambred’ionisation. Le
diaphragme supplémentaire,
rédui_sant l’intensité en cours de route,
permet
de100
de
là,
le nombred’impulsions
devienttrop
grand
pour
garder
des groupes bien résolus.Les courbes de croissance des deux groupes
(55
et69
mm)
ayant
été mises sous formeintégrale,
on les fait
coïncider,
parajustage
des constantes A etB,
avec les courbes calculées :et
où les indices
At, A,
B ,et C serapportent
respecti-vement aux corps At
218,
RaA,
Ra B et Ra C(ouRa(7).
Le
rapport
de bifurcation p -pour RaA
nombre «
est alors donné par
Les meilleurs
enregistrements (au point
de vuede
pureté
duRn)
donnent ainsio
=~2~00’~’ O~O~J~.IO-~.
Ce nombre est sensiblement
plus
bas que celuidonné par Karlik et
Bernert,
peut-être
par suite des difficultés citéesplus
haut et insuffisammentcorrigées
par ces auteurs.d.
Identi ftcation.
- L’identification neprésente
pas le caractère net
désirable,
mais se compose deFig. 8. - Essai de volatilité de At 218.
présomptions
dont chacune seule serait insuffi-sante :- L’existence
probable
d’unepériode.
- L’existence d’un
isotope
duRn,
dont il seraquestion plus
loin etqui
nepeut
dériver quedu At 218.
-
Quelques
essais de volatilisation.Dans ces derniers èssais, la feuille de
platine
portant
le
dépôt
actif etplacée
devant la chambred’ioni-sation
(dispositif 6)
est chauffée à intervallesrégu-liers
pendant
1,5 s; le contact établissant lechauffage
est relié en mêmetemps
au marqueur detemps
del’enregistreur.
Lastatistique
desimpulsions
montre que l’intensité durayonnement
de 55 mm estplus
Fig. 9. - Chambre
avec injecteur chauffant pour corps volatils.
faible
lorsque
la feuille est chaude(3ooo)
et quel’intensité redevient normale
lorsque
lechauffage
cesse. Les erreurs
statistiques
sonttrop grandes
pour
permettre
une mesure de lapériode,
onpeut
Fig. o. - Décroissance du
gaz
ayant passé sur le Ra A chauffé.
seulement conclure que l’émetteur du
rayonnement
de 55 mm est
plus
volatil que le Ra A(polonium).
La
figure 8
montre unexemple
d’une tellecourbe,
l’abscisse étant le nombre
intégral
desimpulsions,
et les trois intervalles de chauffe d’une
expérience
ayant
été additionnés. On voit que lerayonnement
de 55 mm est loin de cesserpendant
lapériode
dechauffe. Si
cependant
on chauffeplus
fort,
on observeun
départ
net de Ra A.A titre de
contrôle,
uneexpérience
dutype
7tout entier
(fig. 9).
Latempérature
est trèscritique
à cause dugrand
excès de Ra A. La courbe de lafigure
1 o a été obtenue pour unetempérature
de i5oo à peu
près,
elle n’est pas contradictoireavec l’existence d’une
période
de 2 s. Les erreursstatistiques
sont énormes du fait d’un début devolatilisation du Ra A. Par suite de ces
difficultés,
la courbe 10 est donnée sous toutes réserves
(1).
Rn 218. - a. Période. -
L’expérience
7 nécessiteune
quantité
de Ra A de l’ordre de 20 mC réelsau début de
l’enregistrement.
L’airpassant
sur cedépôt
estinjecté
par coups brefs dans la chambred’ionisation C à
grand
volume. On observe alorsune activité oc dont on suit la décroissance
pendant
une dizaine de secondes. La
figure
I i montre laFig. 11. - Décroissance du Rn 2 r 8.
courbe
obtenue,
totalisée sur une dizaine de décrois-sances. Lapériode
déduite est des.
L’intensité de l’activité initiale suit la décroissance du Ra A. Il
s’agit
donc d’un corps relié auRa A,
,soit
directement,
soit par intermédiaire depériodes
courtes seulement.b.
Energie.
- La chambreC,
par suite de lacourte durée des
expériences
pendant
lesquelles
il faut obtenir des
statistiques
suffisantes,
est montéeavec une constante de
temps
inférieure à 10-3. Prévue pour une tensionappliquée
de 5kV,
ellen’est pas du tout
proportionnelle.
Deplus,
une(1) Des expériences initiales de ce genre, mais avec injecteur nu pénétrant dans la chambre, avaient fait nettement appa-raître une période de o,3 s. Cette période a cependant disparu après interposition d’une grille entre le volume de la chambre
et l’injecteur chauffé, de façon qu’il apparaît comme probable
que les impulsions électriques étaient dues à des perturbations électrostatiques et que la décroissance observée correspondait
à la cessation des tourbillons de- gaz chauds dans la chambre
froide. Si l’on désire déduire une période de la courbe de la figure 8, la valeur o,3 s convient certainement mieux qu’une période de quelques secondes. C’est pourquoi il semble prudent de ne pas être trop affirmatif au sujet de la période de At 218.
grande
partie
des rayons oc vient finir dans lesparois.
Un groupe de rayons ocmonocinétique
donneainsi lieu à une distribution
d’impulsions
trèsétalée,
tel unspectre ~
sans maximum défini. Onpeut
seulement remarquer que lesplus
grandes
impulsions
observées sont, dans le cas duRn 218,
près
du double de celles dues au Rn 222. Cecirenforce
l’hypothèse
d’une émissionpratiquement
simultanée de deux rayons a suivant le schéma
c.
Identification.
-L’expérience
7 a étérépétée,
mais en
disposant
sur letrajet
du gazinjecté
uncapillaire
pourvu d’uncouple
thermo-électrique
etrefroidi par l’air
liquide.
Latempérature
ducapil-laire est
enregistrée
sur le film en mêmetemps
que lesimpulsions,
letemps
et les instantsd’injection
du gaz. Le
dépôt
actif estnettoyé
defaçon
à laisser subsister une trace de radon normal servant de« témoin ». Dès que l’air
liquide
estévaporé
et quele
capillaire
commence à seréchauffer,
on commenceles
injections
de gaz suivies d’une courtedécrois-sance afin de
départager
le Rn 218 et le Rn 222. On constate que les deux activités commencent àpasser le
capillaire
ensemble vers - iooo C.L’attri-bution
proposée
pour le corps depériode
1,3 s semble ainsi la seulepossible
enconsidérant,
enplus,
saparenté
avec le Ra A.Cette
expérience
n’a réussiqu’une
seulefois,
car elle demande
plusieurs manipulations
simul-tanées
qui
présentent
chacune une certainepropor-tion d’insuccès.
Comme le Rn 218 doit être suivi instantanément par un oc du Ra
C’,
desexpériences
sont enprépa-ration pour vérifier si l’on observe effectivement à la chambre à détente les fourches
correspondantes.
d.
Bifurcation.
-L’expérience
’l,
utilisée pour déterminer lapériode,
donne une limite inférieure pourle
rapport p’
_pour At 218 en
supposant
nombre z )
que tout le Rn218
quitte
la surface dudépôt
actif(2).
(~) Dans la limite de température où le Ra A ne subit pas undébut de volatilisation, un réchauffement du dépôt de Ra A n’augmente pas l’intensité de la quantité de Rn 218 entraînée.
Ceci laisse penser que le rendement de cette opération est élevé. Dans l’expérience qui suit, avec ampoule en verre remplie de radon, le Rn 218 peut provenir, soit du volume (Ra A encore non fixé), soit des parois (Ra A fixé sur la paroi). En consi-dérant la pression régnant dans l’ampoule ainsi que les dimen-sions, on peut établir que la proportion de Ra A qui a pénétré
dans le verre par recul a est de l’ordre de o 010 seulement. Le Rn 218 reste alors probablement fixé aussi sur la paroi,par suite de la faiblesse des reculs ~. C’est dans le but de main-tenir basse cette proportion « stérile » de Ra A
que l’ampoule
contient en fait un mélange de radon et de xénon, ce dernier
jouant en même temps le rôle de «gaz de balayage ». La
phy-sique de l’ampoule de radon est néanmoins trop complexe
pour que l’on puisse affirmer que la proportion Rn 218jRn 222 reste strictement constante dans le gaz quittant l’ampoule
102
Cette limite est de 3.I0-~4 à io-3 et ne
peut
êtreprécisée
mieux : la mesure de laquantité
de RaAdéposée
sur la surface intérieure d’unpetit
tube estimpossible,
lacomposition
globale
dudépôt
actifn’est pas bien déterminée par suite de la distillation
,
et seule une
expérience
à blanc avec destruction du,
tube
permet
de fixer l’ordre degrandeur.
Mais il est évident que dans les
expériences
avecradon,
le Rn 218 accompagnepartout
le Rn222,
et, en
particulier,
se trouve àl’équilibre
avec cedernier dans les
ampoules
servant dans lesexpé-riences du
type
3 à 5. Lors de la cassure del’ampoule,
le Rn 218pénètre
donc dans lacapsule
et doit ydonner une
perturbation
initiale dans l’intensitédes rayons « du Ra C’.
L’expérience
5 a été effectuée dans cebut,
avec une source très forte et en éliminant parabsorption
préalable
lerayonnement
de At 218 dont l’intensité n’aurait paspermis
unenregistrement
lisible. Seuls les rayons a du Ra C’ étaient donccomptés,
legroupe
d’impulsions
étant cette fois trèslarge
parsuite de la mauvaise
géométrie.
En
prenant
commeorigine
destemps
le momentde la cassure de
l’ampoule
et en notant 0 lacons-tante de
temps
deremplissage
de lacapsule,
ontrouve que l’intensité des rayons oc du Ra C’ doit
être,
en fonction dutemps
et à un facteur constantprès,
~,. étant la constante de
désintégration
du Rn 218.Fig. 12. -
Croissance initiale des rayons x du R.a C‘.
La
figure
12 montre le début de la courbe calculéeet des
points expérimentaux,
les valeurs admisesétant
p’
- io-3 et 0 = o,6 s. La filtration du radona été très sévère
ici,
et le 0 admis est un peuplus
grand
que d’habitude. Lepointillé
représente
lacourbe de croissance normale du Ra C’. Les erreurs
statistiques
sontgrandes, puisque
lesquatre
premiers
points expérimentaux
ne totalisent quequatre
impulsions.
Celles-cicependant
seproduisent
àun instant où la
probabilité
d’observer des rayons «du Ra C’ est
pratiquement
nulle.Si,
bienentendu,
le parcours des rayons du Rn 218est suffisamment
grand
pour êtrecompté
partiel-lement ou
entièrement,
lerapport
p’
doit êtrecorrigé
en
conséquence,
l’écartpouvant
atteindre aumaximum un facteur 2.
En admettant
p’
-Io-3,
le Rn 218 est doncprésent
dans leRn 222,
enéquilibre
avec leRa A,
dans la
proportion
de 2. io-1 enactivité,
soit - 10-12en nombre d’atomes.
Conclusion. - Les
expériences
décrites rendentprobable
l’existence d’un nouvelisotope
duradon,
le
Rn 218,
depériode
1,3 s, résultant d!’un faibleembranchement ~
àpartir
’du At 218 et sedésin-tégrant
par émission ce sur le Ra C’.L’énergie
de cerayonnement
n’a pu. êtrechiffrée,
par suite du manque d’intensité. Il est
possible
defaire des
spéculations
sur les courbesEx
= .~(A,
Z)
reliant les
énergies
ce et la structure du noyau,courbes dont . on connaît
l’aspect
relativementrégulier.
Seulel’expérience
cependant peut
trancherla
question,
d’autantplus
que l’élément Rn 218se
place
probablement
sur lapartie rapidement
descendante de la courbe relative au
Rn,
partie
qui
n’est encorejalonnée
par aucunpoint
expéri-mental et est donc inconnue.
Au
point
de vue depossibilités
énergétiques,
ladifférence de masse entre At 218 et Ra C’
(niveau
fondamental)
permet
unerépartition d’énergie
entre
E~
At 218 etEx
Rn 218répondant
à toutesles
exigences
possibles,
grâce
à lagrande
différenceénergétique
des états fondamentaux de Ra Cet Ra C’.
T
t d . tites B
At218 t.
Le
rapport
desintensités .
a y ant
approxi-mativement la même loi de
croissance
que lera y. Rn ‘ ’->18 i n
rapport
Ci
, il estprobable
que lespectres
de At 218 sera très difficile à déterminer.
En vue de
garder
une certainehomogénéité
auxnotations en radioactivité
naturelle,
il serait commode dedésigner
par Ra A’ et Ra A"respectivement
les éléments At 218 et Rn 218.Ces recherches ont été effectuées au Laboratoire Curie de l’Institut du Radium. Je remercie
Mme Joliot-Curie des facilités
qu’elle
a bien vouluNofe ajoufée aux épreuves. -
Depuis la rédaction de cet
article, M. H. Studier et E. K. Hyde ont publié (Phys. Rev.
Sept. 1948, p. 5g I ) une étude des descendants du Pa230 obtenu à partir du Th232 par réaction (a, p 5n) et (d, 4n). Cette série comprend, d’après ces auteurs, les émetteurs « : U230, Th226, Ra222, Rn218 et Ra C’, et appartient ainsi à la famille 4n + 2.
Une période de 0,019 sec., attribuée à Rn218, est obtenue par
une méthode indirecte (coïncidences retardées) sans identifi-cation, toutefois, du corps émetteur et de la substance mère. Aucune période de l’ordre de 1, 3 sec. n’est observée.
Ces résultats ne changent en rien les conclusions indiquées
plus haut au sujet de l’attribution probable, au Rn218, de la
période de i, 3 sec, sans que, néanmoins, le désaccord paraisse aisé à expliquer.
Manuscrit reçu le 2~ novembre 1948.
BIBLIOGRAPHIE.
[1] KARLIK et BERNERT, Naturwiss., 1943, 31, p. 298; Zeitschr. f. Physik, 1944, 123, p. 51.
[2] MINDER, Helv. Phys. Acta, 1940, 13, p. 144.
[3] Tsien SAN-TSIANG, J. de Physique, 1940, VIII-I, p. 1;
Thèse, 1940, Gauthiers-Villars, Paris.
[4] HOLLOWAY et LIVINGSTON, Phys. Rev., 1938, 54, p. 18.
LES EXPRESSIONS DE
L’ÉNERGIE
ET DE L’IMPULSIONDU CHAMP
ÉLECTROMAGNÉTIQUE
PROPRE DEL’ÉLECTRON
EN MOUVEMENTPar BERNARD KWAL. Institut Henri Poincaré, Paris.
Sommaire. -
L’apparition du facteur 1/3 dans l’expression de l’énergie totale de l’électron en
mou-vement, résulte de l’emploi simultané dans les calculs d’une grandeur tensorielle (tenseur d’énergie et
d’impulsion) et d’une grandeur qui ne l’est pas (élément de volume). La difficulté s’évanouit avec une
définition tensorielle de l’élément de volume.
LE JOURNAL DE PHYSIQUE ET LE RADIUM. SÉRIE VIII, TOME X, MARS 1949.
En
1 go4
Max Abraham(1), qui prônait
comme onle
sait,
l’hypothèse
del’origine
purement
élec-tromagnétique
de la masse de l’électron et abâti,
à cet
effet,
la théorie de l’électronrigide,
remarqueque dans la théorie de l’électron de Lorentz
l’énergie,
totale U duchamp
de l’électron en mouvementcontient un facteur
supplémentaire qui prouverait
que la masse de l’électron de Lorentz nepeut
êtreconsidérée comme étant toute
d’origine purement
électromagnétique.
La démonstration relaiiviste de ce théorème est souvent
reproduite
dans lesmanuels,
mais ellene nous semble pas être tout à fait correcte, car elle
se base sur l’évaluation d’une
intégrale
danslaquelle
à côté d’une
grandeur
qu’on
traitetensoriellement,
à savoir
l’énergie
duchamp électromagnétique,
figure
l’élément de volumequi
est traité d’unemanière différente. On définit en effet l’élément de
volume en mouvement. à l’aide de
l’expression
d Vo étant l’élément de volume au repos
(par
rapport
à
l’électron).
Cette définition n’est pas tensorielleelle résulte de la manière
classique
de mesurer les (1) M. A13RAHAm, Physik. Z., rgo~, 5, p. 5~6. ’longueurs
en mouvementqui
subissent la contractionde Lorentz.
[Comme
corollaire de cette définition de l’élément devolume,
nous avons comme on lesait la définition non tensorielle de la
force,
mesurée dans lesystème
en mouvementet d’une manière
générale
de toutes lesgrandeurs
physiques qui
entrent enjeu.
Car leur définitiondoit être
adaptée
à la définition non tensorielle du volume(i), qui
résulte ’d’une certaine manièred’effectuer les mesures dans Je
système
enmouvement,
manière
qui
ne cadre pas avec la définition destenseurs].
Examinons maintenant la démonstrationici en cause
(2).
Onprend
pourl’expression
del’énergie
et del’impulsion
duchamp
électromagné-tique
propre de l’électron en mouvement(dans
ladirection de l’axe
OX)
les formules suivantes :étant le tenseur de
l’énergie
et del’impulsion
(2) Cf. R. BECKER, Théorie des électrons 66. - W.PAULI, Relalivilàlslheorie, 1921, pp. 681 1 et 75 I. -