• Aucun résultat trouvé

Fichier PDF canigou.pdf

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Fichier PDF canigou.pdf"

Copied!
4
0
0

Texte intégral

(1)

Compte-rendu

Le championnat du Canigou

Vernet les bains (66)

Raideur: Pascal Date: le 03/08/08 Temps: 5H 07' 47''

Résultat: 305ème/780 au scratch (98ème/251 en V1M)

Le Parcours

Légende:

aïe = houla ça grimpe dur ici!

aïe aïe = bon ben on marche et on reprend quand on peut

aïe aïe aïe = vive les escalators ou les ascenseurs

Houla = merde, j’ai oublier le baudrier et la corde de rappel

(2)

Le récit

« Un beauceron en montagne »

Cela fait 19 ans que j’attends ce moment, mais il y a 19 ans, je pensais passer « la cheminée » en marchant avec un sac à dos de randonneur.

Mais voilà, le temps passe et les passions aussi. Me voici donc ce samedi 2 Août au pied du Canigou avec mon sac de remise de dossard. Je jette un coup d’œil sur le profil de la course, puis sur sa majesté « Canigou » et là, je me rends compte que mes estimations tombent à l’eau.

Si, avant d’arrivé sur place, je pensais mettre entre 3h30 et 4h, je pense que 4h/4h30 seront nécessaires.

Pour info, « la course du Canigou » n’a pas l’appellation « Trail » ou « course de montagne », car le profil et la distance sont hors normes: un trail se court avec une multitude de montées et descentes consécutives, la course de montagne, c’est une montée de col. Ici, nous avons deux cols à gravir avant de finir par le pic lui-même, suivi d’une descente en hors piste. Seules quelques dizaines de mètres de temps en temps sont parcourues sur des chemins ou sentiers.

Le dimanche matin, je me prépare sans aucune pressio. Il est 5h30 et il fait déjà 24°, je me rends à Vernet les Bains lieu de départ, je me gare le plus proche possible de l’arrivée, car j’ai tout de même une crainte au niveau des courbatures et crampes d’après course.

Puis je monte la vieille ville à pied pour rejoindre le départ où grouille un monde incroyable, aux senteurx de pommade chauffante et autrex. 6h30, il est temps de faire un petit réveil musculaire. Je pars donc trottiner sur les premiers 100 mètres de la course. Je joue les touristes en regardant les maisons, les ruelles et là….. Que vois je ??? Qui vois je ??? NON !!! Pas lui ??? Et bien SI, il est là, juste à coté de moi ou plutôt moi à coté de lui. Oui bien sûr, après je serai derrière, voire très loin derrière, mais pour l’instant je trottine en compagnie de Dawa Sherpa en personne!

Ce sera ma seule fierté de la journée, alors j’en profite, mais lui déjà accélère et me laisse sur place.

7h, le départ est donné. Je suis au milieu du peloton et visiblement je me suis bien placé, car je ne double pas grand monde et pas grand monde me double. 7h02, la vache: ça monte !!! Mais comme chez nous sur chemins en pierres, je reste très zen. 7h04, houla: tout le monde marche, ça se rétrécit. Les pierres laissent place à des blocs de pierres. A 7h10, on me pointe à la 352ème place.

Facile, on est tous les uns derrière les autres, car le chemin est devenu sentier et nous avons franchi facilement 2 crans d’un coup au niveau du dénivelé. Je passe la borne 7 Km à 59 minutes, ben mon vieux, t’est pas rentré pour l’apéro !!!

2h30 à courir et marcher, et toujours pas en vue le pic, mais des vues et des paysages incroyables. Pour l’instant, je remonte encore quelques places et me retrouve avec la troisième féminine et un petit jeune de 16 ans !!! Ben oui, il n’a pas de dossard, mais il accompagne son

« tonton » et s’entraîne en attendant d’avoir l’age. Et pour l’instant, il n’a pas l’air de fatiguer, car il n’arrête pas de discuter avec tout le monde. 2H35, on change de décor mais ça monte toujours, de façon irrégulière mais ça monte. Nous quittons les bois pour entamer la haute montagne, avec ses senteurs et herbes rases qui sont spécifiques à la haute montagne.

A partir de ce moment, une fraîcheur et des encouragements nous tombent dessus. Je lève la tête et aperçois un groupe plus haut. Je fixe du regard ce groupe et aperçois un fabuleux défilé humain multi-couleurs, qui monte, qui monte, le tout en lacets serrés, suivi d’une petite ligne de couleur qui monte à la verticale, pour enfin toucher le ciel. C’est beau, émouvant, mais encore pour l’instant qu’une image, qui sera plus tard une réalité. Pour le moment, le but est de passer le groupe qui fait un bruit du diable. 2h40 de course, je passe la borne 16 Km, suivi d’une magnifique haie d’honneur qui nous hurle dans les oreilles et applaudit en rythme. Un petit regard derrière pour m’apercevoir que je fais parie depuis un moment de ce magnifique défilé humain, on nous annonce qu’il reste dix minutes pour arriver au pic. J’ai quelques doutes sur le temps annoncé. Je retrouve le jeune de 16 ans qui me colle de près. Nous entamons ensemble cette fameuse cheminée, quelques petits arrêts pour reprendre notre souffle et encaisser quelque chose qui nous coupe les jambes: la

(3)

borne 18 Km; alors que nous ne sommes toujours pas en haut !!! Le parcours serait-il plus long que prévu??? Les derniers 500 mètres se font comme un escargot, on rampe et on en bave. Je n’ai pas trop de soucis musculaires. Non, l’inquiétude vient plutôt des articulations: chevilles, genoux et hanches deviennent douloureux.

Enfin, un grand bol d’air froid vient me fouetter le visage en compagnie du soleil qui jaillit de derrière le pic. Un petit vertige dû à l’altitude et on bascule en descente. Le jeune me rassure ¼ heure où l’on ne peut pas courir et ensuite « on lâche tout jusqu'à l’arrivée, hein tonton !!! ».

On vient de passer le pic à 2784m d’altitude. Parti 3h08 avant à 650m d’altitude. Maintenant, je suis à la 248ème place, mais très vite des coureurs vont me redoubler en descente. Car si la montée était dure, avec des passages étroits, la descente se fait en hors piste, où il faut sauter de rocher en rocher sur des passages très pentus et étroits. Bref, rien de bon pour moi. Pire, je suis obligé de marcher de temps en temps pour ne pas prendre trop de vitesse au risque de me casser une cheville. Ma prudence me rassure car je vais être dans l’obligation de porter secours à deux reprises de suite, à des coureurs qui se sont casser une cheville, plus un gars qui visiblement n’avait pas pris suffisamment à manger et qui, pris de fringal,e s’écroule devant moi. Après lui avoir donné de l’eau et une barre énergétique, je reprends ma course. Les seules personnes que je vais doubler seront tous des blessés, par contre moi je ne suis pas blessé, mais on me double tout de même !!!

Quand on est beauceron, difficile d’avoir le pied montagnard. En montée, on se débrouille, mais pour les descentes, il faut vraiment avoir l’habitude. Pire, en passant le pic en 3h08 et quand l’on sait qu’il faut descendre par des passages très techniques, le mental a du mal à suivre, surtout que les premiers sont déjà sous la douche.

En fin de parcours, la fatigue et l’envie d’en finir se font ressentir. Vous savez que le parcours fait 33 Km, alors quand vous voyez la borne 32 Km, une certaine délivrance vous envahit, vous faites moins attention, vous vous laissez prendre par la vitesse, puis vient la borne 33 Km, mais vous etes toujours en forêt, loin de tout et là problème, voir agacement, M… elle est où l’arrivée ??? Plus de 5h de course et toujours pas d’arrivée. Je commence à croire que la fille du dernier ravitaillement avait raison, quand elle nous a annoncé que l’arrivée était encore loin. Je commence à avoir le moral dans les chaussettes et ça fait mal. Non, pas aux chaussettes mais aux chevilles, aux genoux, aux hanches, à la tête alouette. Vient la borne 34 Km suivie de la fin du chemin qui subitement devient goudronné, puis les premières maisons, suivies d’une musique lointaine. Je double un gars qui n’est pas blessé, mais pas vraiment en bon état. Son pote lui gueule dessus pour qu’il avance, l’autre lui réplique qui va lui deg… dessus s’il continue de courir. J’en rie bien sûr, mais j’ai pitié pour ce gars qui visiblement a tout donné et qui risque de ne pas finir la course. Je ralentie alors que l’appel de l’arrivée et très fort. Je ralentie, donc et me colle devant lui et je lui parle calmement: «Allez, courag,e reste dans mes jambes on va revenir sur ton pote gentiment ». J’ai droit moi aussi à la menace de me faire vomir dessus, mais il me suit et petit à petit, tout en l’encourageant de regarder que mes jambes et rien d’autre, il reprend de la vitesse. Le public trouve le geste émouvant et n’ose à peine nous applaudir, mais des encouragements du genre

« bravo c’est bientôt fini, courage ». Mais voilà, les encouragements plus la concentration sur mes jambes lui redonnent des ailes et à deux cents mètres de l’arrivée, il repart d’un coup sans nous attendre alors que l’on venait tout juste de reprendre son pote qui me lance « Et dire qu’il me fait le coup à chaque course ». Mais il ralentit presque aussitôt pour prendre la main de son pote, qui, lui, prend dans la foulée la mienne et nous terminons cette course tout les trois en 5h07’ et 47 secondes.

Très belle course, sur laquelle il ne faut surtout pas penser au chrono, quand on n’est pas un montagnard. Juste le plaisir de courir (enfin quand le terrain et le dénivelé le permettent). Boire et manger régulièrement, ne pas monter la cheminée comme moi en doublant et escaladant sur un cotê, car nous sommes en altitude (et les 300 derniers mètres accusent un dénivelé positif de 284 mètres) et le manque d’oxygène se fait ressentir très vite, ce qui m'a valu un petit vertige arrivé en haut.

(4)

Parcours ☺☺☺☺

Organisation ☺☺☺☺

Ambiance ☺☺☺☺

Intérêt ☺☺☺☺

A l'arrivée

Références

Documents relatifs

Comme ses disciples étaient là, il les interrogea : « Au dire des foules, qui suis-je « Ils répondirent : « Jean le Baptiste, mais pour d’autres, Élie; et pour

Copyright©afmps2015 - Éditeur responsable : Xavier De Cuyper, Administrateur général de l’afmps • Un message de l’agence fédérale des médicaments et des produits

Toutes les entreprises pharmaceutiques qui mettent des médicaments sur le marché doivent prouver qu’ils sont de qualité, sûrs et efficaces.. Les médicaments génériques, tout

{ 8 comportant des services de MIT dont 5 CHU déclaraient ne pas avoir nommé de référent mais effectuaient des activités équivalentes à celles d’un référent. { 3 hôpitaux

S’agissant du port du masque "grand public", l’Académie nationale de médecine : - rappelle que c’est le moyen le plus efficace pour éviter la transmission du SARS-CoV-2 de

The WHO Director-General's "test, test, test" doctrine issued on 16 March is a necessary but insufficient response to control the epidemic, since

rereverse le salaire minimum duquel tu as besoin ,pour pouvoir revenir travailler le lendemain ……!. moi je veux des chevaux de trait en bonne santé

Contrôler l’informa- tion qui nous concerne, cette part de sphère privée non physique ; comment se confier à un soignant sans cette garantie.. Et com- ment pratiquer la