• Aucun résultat trouvé

e3a PC Mathématiques 2

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "e3a PC Mathématiques 2"

Copied!
4
0
0

Texte intégral

(1)

e3a PC Mathématiques 2

0.1. Exercice 3

1) a) Comme2n¡1est un entier strictement positif , on peut utiliser la formule du binôme de Newton :

1 = (1¡X+X)2n¡1=

2nX¡1 k=0

µ2n¡1 k

Xk(1¡X)2n¡1¡k

=

n¡1

X

k=0

µ2n¡1 k

Xk(1¡X)2n¡1¡k+

2nX¡1

k=n

µ2n¡1 k

Xk(1¡X)2n¡1¡k soit

1 = (1¡X)n Ãn¡1

X

k=0

µ2n¡1 k

Xk(1¡X)n¡1¡k

! +Xn

Ã2n¡1 X

k=n

µ2n¡1 k

Xk¡n(1¡X)2n¡1¡k

!

posons :

fn(X) =

n¡1

X

k=0

¡2n¡1 k

¢Xk(1¡X)n¡1¡k; gn(X) =

2nX¡1 k=n

¡2n¡1 k

¢Xk¡n(1¡X)2n¡1¡k

On a aussi :

gn(X) =

n¡1

X

l=0

µ2n¡1 n+l

Xl(1¡X)n¡1¡l

chaque terme defn(et degn) est un produit de deux polynômes et le degré du produit estn¡1. Donc par somme fn( etgn) est un polynôme de degré inférieur ou égl àn¡1 . Par construction(1¡X)nfn(X) +Xngn(X) = 1 .

D’où une solution du problème

b) f1(X) = 1 ; f2(X) = 2X+ 1 ; f3(X) = 6X2+ 3X+ 1 2)

analyse : Si(1¡X)nA(X) +XnB(X) = 1alors(1¡X)n(A(X)¡fn(X)) =Xn(gn(X)¡B(X)) 0 est racine d’ordre au moins nde(1¡X)n(A(X)¡fn(X)) donc de(A(X)¡fn(X))

il existe donc un polynôme Qtel queA(X)¡fn(X) =XnQet Xn(gn(X)¡(1¡X)nQ¡B(X)) = 0 On peut simpli…er parXn donc : B(X) =gn(X) + (1¡X)nQ

véri…cation : A(X) =fn(X) +XnQ etB(X) =gn(X)¡(1¡X)nQalors(1¡X)nA(X) +XnB(X) = 1 Donc

½ (1¡X)nA(X) +XnB(X) = 1

A; B2R[X] () 9Q2R[X];

½ A(X) =fn(X) +XnQ B(X) =gn(X)¡(1¡X)nQ

siA est de degré inférieur ou égal àn¡1; d±(XnQ) =d±(A¡fn)·(n¡1) donc d±(Q)<0 et doncQ= 0. Il y a unicité defn et donc degn

3) a) Si(1¡X)nfn(X) +Xngn(X) = 1 alors(X)nfn(1¡X) + (1¡X)ngn(1¡X) = 1

fn(1¡X)et gn(1¡X)sont des polynômes deRn¡1[X]qui véri…ent(1¡X)ngn(1¡X) +Xnfn(1¡X) = 1 d’après l’unicité de fn etgn

fn(1¡X) =gn(X)etgn(1¡X) =fn(X) On peut aussi passer par le calcul :

fn(1¡X) =

n¡1

X

k=0

µ2n¡1 k

(1¡X)k(X)n¡1¡k=

n¡1

X

l=0

µ 2n¡1 2n¡1¡l

(1¡X)n¡1¡l(X)len posantl= 2n¡1¡k et comme¡ 2n¡1

2n¡1¡l

¢=¡2n¡1

l

¢on retrouve l’expression de gn . b)8x2R; fn(x) =

nX¡1 k= 0

¡2n¡1 k

¢xk(1¡x)n¡1¡k donc

² pour x= 0on obtient fn(0) = 1 (le seul terme non nul est pour k= 0)

² pour x= 1on obtient fn(1) =¡2n¡1

n¡1

¢=¡2n¡1

n

¢= n! (n(2n¡¡1)!1)! ( terme pour k=n¡1)

(2)

² pour x= 1=2on a

n¡1

X

k=0

¡2n¡1 k

¢ ¡1 2

¢n¡1

qui peut se simpli…er car

22n¡1 =

2nX¡1

k=0

µ2n¡1 k

=

nX¡1

k=0

µ2n¡1 k

¶ +

2nX¡1

k=n

µ2n¡1 k

=

n¡1

X

k=0

µ2n¡1 k

¶ +

n¡1

X

p=0

µ 2n¡1 2n¡1¡p

=

n¡1

X

k=0

µ2n¡1 k

¶ +

nX¡1 p= 0

µ2n¡1 k

= 2

n¡1

X

k=0

µ2n¡1 k

d’ où

fn

¡1

2

¢= 2n¡1

² Il est peut-être plus simple de partir de la relation initiale en utilisantfn(1¡x) =gn(x)doncfn(1=2) =g;n(1=2)et (1¡x)nfn(x) +xngn(x) = 1donc ¡1

2

¢n

(fn(1=2) +gn(1=2)) = 1 fn¡1

2

¢= 2n¡1

4) a) Six6= 1donc en particulier sur]¡1;1[; fn(x) = 1

(1¡x)n +xn¡1 xgn(x) (1¡x)n comme lim

x!0

xgn(x) (1¡x)n = 0;

fn(x) =

x!0(1¡x)¡n+o¡ xn¡1¢

b)fnest un polynôme de degré inférieur ou égal àn¡1, doncfn(x)est la partie principale du développement limité à l’ordre(n¡1)de(1¡x)¡n . Du développement limité

(1 +u)a = 1 +au+¢ ¢ ¢= 1 + Xn k=0

a(a+ 1)¢ ¢ ¢(a+k¡1)

k! uk+o(un) quandutend vers 0 on déduit :

(1¡x)¡n= 1 +

nX¡1 k= 1

(¡n):: :(¡n¡k+1)

k! (¡1)kxk+o(xn¡1) = 1 +

nX¡1 k=1

¡n+k¡1

k

¢xk+o(xn¡1) donc

fn(X) =

n¡1

X

k=0

¡n+k¡1 k

¢Xk=

n¡1

X

k=0

¡n+k¡1 n¡1

¢Cn+kn¡1¡1Xk

² pour x= 0on retrouvefn(0) =Cnn¡¡11= 1:

² :pourx = 1on trouvePn¡1 k= 0

¡n+k¡1 k

¢=¡2n¡1 n¡1

¢

² :pourx = 1=2 on trouvePn¡1 k=0 (n+k¡1k )

2k = 2n¡1

c) Les coe¢cients de fn sont tous positifs, le coe¢cient constant est1, donc 8x2R+ ; fn(x)¸1 L’équationfn(x) = 0n’a pas de racine positive ou nulle

5) a) en dérivant la relation(1¡X)nfn(X) +Xngn(X) = 1, on obtient : (1¡X)n¡1(nfn(X)¡(1¡X)fn0(X)) =Xn¡1(ngn(X) +Xg0n(X))

On reconnaît dans le membre de gauche l’expression souhaitée par le sujet. Pour montrer que c’est un multiple de Xn¡1il faut trouver la méthode pour simpli…er. Si on a su faire la question 2 il su¢t de reprendre l’idée:

nfn(X)¡(1¡X)fn0(X)est un polynôme de degré inférieur ou égal à(n¡1)qui admet0 comme racine d’ordre au moins(n¡1) donc il existe un réel ktel quenfn(X)¡(1¡X)fn0(X) =kXn¡1 ; fn(1) =¡2n¡1

n

¢donc en regardant le coe¢cient dominant :k=n¡2n¡1

n

¢:Donc

8x2R; nfn(x)¡(1¡x)fn0(x) =n¡2n¡1

n

¢xn¡1

2

(3)

b) Supposons que l’équation fn(x) = 0ait au moins deux racines réelles strictement négatives, notons aet b deux racines consécutives de fn; (a < b <0)

fn0(a) = ¡n¡2n¡1

n

¢an¡1

1¡a doncfn0(a)est non nulle et du signe de(¡1)n de même pourfn0(b):

Supposons par exemplen pair . On afn(a) = 0etfn0(a)>0 ,donc sur un petit intervalle]a; a+"[ fn(x)>0 , de même sur]b¡"; b[fn(x)<0 . fnétant continue il existe une racine entre aet b.

.ABSURDE car aet bsont supposés consécutives.

fn admet au plus une racine négative 6)hn est de classeC1surRet 8x2R; h0n(x) =xn¡1(1¡x)n¡1

hnest un polynôme donthn»§1

(¡1)n¡1x2n¡1 2n¡1 donc sin est pair ,lim

+1hn=¡1; lim

¡1hn = +1; sin est impair ,lim

+1hn= +1; lim

¡1hn =¡1

x j ¡1 ¡1 0 1 +1

—— j ————————

h02n+1 j 0 + 0

—— j ————————

h2n+1 j ¡1 %0% +1

x j ¡1 0 1 +1

—- j ————————————-

h02n j ¡ 0 + 0 ¡

—- j ————————————-

h2n j +1 &0 % hn(1)&¡1

7) a) Sur]¡ 1;1[; fn est l’unique solution véri…antfn(0) = 1de l’équation di¤érentielle résoluble : (E) (1¡x)y0¡ny=¡nC2nn¡1xn¡1

L’équation sans second membre a pour solution toutes les fonctions : g(x) = ¸exp (¡nln(x¡1)) = (x¡¸1)n avec

¸2R

On calcul maintenantfn par variation de la constante :

x! (1¸(x)¡x)n est solution de(E)sur ]¡ 1;1[si et seulement si¸0(x) =¡nC2nn¡1xn¡1(1¡x)n¡1 donc si et seulement si¸(x) =¡nC2nn¡1hn(x) +C stesur]¡1;+1[

donc il existek2Rtel que pour tout x2]¡1;+1[;

fn(x) = k¡n¡2n¡1

n

¢hn(x) (1¡x)n

fn(0) = 1donck= 1donc pour toutx 2]¡ 1;1[; (1¡x)nfn(x) = 1¡nC2nn ¡1hn(x) deux fonctions polynômes égales sur]¡ 1;1[(ensemble in…ni) sont égales surR donc8x2R; (1¡x)nfn(x) = 1¡nC2nn ¡1hn(x)donc :

8x6= 1; fn(x) = 1¡n¡2n¡1

n

¢hn(x) (1¡x)n b)fn est un polynôme donc est continue en 1 donc:

fn(1) = lim

x!1

Ã1¡n¡2n¡1 n

¢hn(x) (1¡x)n

!

Pour étudier la limite on revient au voisinage de 0en posantu =x¡1

fn(1) = lim

u¡>0

Ã1¡n¡2n¡1 n

¢hn(u+ 1) (¡u)n

!

orh0(u+ 1) = (1 +u);n¡1(¡u)n¡1= (1 +o(1)) (¡u)n¡1= (¡1)n¡1¡

un¡1+o(un¡1

la fonction étantC1on peut intégrer termes à termes le développement limité en intégrant sa partie principale :

hn(1 +u)¡hn(1) = (¡1)n¡1 µun

n

+o(un) donc sihn(1) = 1

n(2n¡1n ) ,

1¡n¡2n¡1

n

¢hn(u+ 1)

(¡u)n =(¡1)n¡2n¡1

n

¢un+o(un) (¡1)nun

3

(4)

On retrouve bien par passage à la limite fn(1) =¡2n¡1

n

¢

Reste à calculerhn(1), ce qui peut se faire par récurrence et intégration par partie : Z 1

0

xn¡1(1¡x)n¡1dx =

·xn

n (1¡x)n¡1

¸1

0

+ Z 1

0

xn

n(n¡1)(1¡x)n¡2dx= n¡1 n

Z 1

0

xn(1¡x)n¡2dx

= (n¡1)¢ ¢ ¢(n¡k¡2) n(n+ 1)(n+ 2)¢ ¢ ¢(n+k¡1)

Z 1

0

xn+k¡1(1¡x)n¡k¡1dxrécurrence à rédiger

= (n¡1)¢ ¢ ¢1

n(n+ 1)(n+ 2)¢ ¢ ¢(2n¡1) = (n¡1)!:(n¡1)!

(2n¡1)! = 1 n¡2n¡1

n

¢

8)x2]¡ 1;0[est solution defn(x) = 0si et seulement sihn(x) = 1 n¡2n¡1

n

¢ >0 En utilisant les variations dehn vues au 6) on en déduit que :

Sinest impairfn(x) = 0n’a pas de solution sur ]¡ 1;0[ donc pas de solution surR

Sinest pairfn(x) = 0a une solution et une seule sur ]¡ 1;0[ donc une solution et une seule surR 9)fn(z) =

n¡1

X

k=0

¡n+k¡1

k

¢zk d’après 4) .

Par l’absurde :supposonsjzj ¸1 et fn(z) =

nX¡1 k=0

¡n+k¡1

k

¢zk:On a donc :

fn(z) =

µ2n¡2 n¡1

¶ zn¡1

0

@1 + 1

¡2n¡2

n¡1

¢

nX¡2

k=0

µn+k¡1 k

¶ 1 zk¡n+1

1 A

soitB = 1

¡2n¡2

n¡1

¢

n¡2

X

k=0

¡n+k¡1

k

¢ 1

zk¡n+1 ; jBj · 1

¡2n¡2

n¡1

¢

nX¡2

k=0

¡n+k¡1

k

¢

Or d’après la formule de Pascal :¡n p

¢+¡ n p¡1

¢=¡n+1 p

¢ donc¡n+k¡1 k

¢=¡n+k k

¢¡¡n+k¡1 k¡1

¢

jBj · 1

¡2n¡2

n¡1

¢

n¡2

X

k=0

³¡n+k

k

¢¡¡n+k¡1

k¡1

¢´=

¡2n¡2

n¡2

¢

¡2n¡2

n¡1

¢ =

(2n¡2)!

n!(n¡2)!

02n¡2)!

(n¡1)!(n¡1)!

= (n¡n!(n1)!(n¡2)!¡1)! =n¡n1 <1 donc1 +B ne s’annule pas et sijzj ¸1; fn(z)6= 0.

donc toutes les racines complexes de fn(z) = 0sont de modules strictement inférieurs à 1

4

Références

Documents relatifs

[r]

La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation

1)a) Vous saviez tous faire, le seul obstacle était de bien comprendre la question. Ce n’est pas pour rien que c’est en question de cours. En écrivant avec des pointillés, vous

Ce sujet est typique de la seconde épreuve de mathématiques des E3A : il porte sur une large partie du programme des deux années, un tiers du sujet comporte de la géométrie et tout

Il est aussi l’occa- sion de revenir sur des méthodes fondamentales du cours de physique : calculs autour des différences de marche en optique, établissement de la fonction de

Dans ce dernier cas, tous les atomes sont à la même distance algébrique de leur position d’équilibre, il y a toujours la même distance a entre des atomes voisins donc les

• Enfin, la partie 3 applique les résultats de la partie 2 dans certains cas parti- culiers : tout d’abord les matrices stochastiques (c’est-à-dire celles dont les co- efficients

Il pourra être utilisé avec profit pendant l’année pour vérifier que les théorèmes relatifs à l’intégration (continuité, dérivabilité sous l’intégrale et