SESSION 2019 E3A
Epreuve de Mathématiques 2 PC
Question préliminaire.Soitaun réel non nul. La fonctionf : x7→ 1
x+ia est continue surRen tant qu’inverse d’une fonction continue surRet ne s’annulant pas surR.f admet donc des primitives surR. Ensuite, pour tout réelx,
1
x+ia= x−ia
(x+ia)(x−ia) = x−ia
x2+a2 = x
x2+a2 −ia 1 x2+a2. Les primitives def surRsont les fonctions de la formex7→ 1
2ln x2+a2
−iArctanx a
+C,C∈C. 1)
1.1.Soit(α, λ)∈R×R∗
+. tαe−λt ∼
t→0, t>0tα et donc lim
t→0, t>0fα,λ(t)existe dans Rsi et seulement si α>0. Par suite, A=R+×R∗+.
1.2.Soit(α, λ)∈R×R∗
+.fα,λ est continue sur ]0,+∞[. Puisque λ > 0, d’après un théorème de croissances comparées, t2fα,λ(t) =tα+2e−λt =
t→+∞
o(1)et doncfα,λ(t) =
t→+∞o 1
t2
. On en déduit quefα,λ est intégrable sur un voisinage de +∞et donc quefα,λ est intégrable sur]0,+∞[si et seulement sifα,λ est intégrable sur un voisinage de0.
Or,fα,λ(t) ∼
t→0, t>0tα> 0et doncfα,λ est intégrable sur un voisinage de0si et seulement siα >−1.
On en déduit queB=] −1,+∞[×R∗
+.
2) Soit x ∈ R. Les deux fonctions u : t 7→ e−tcos(xt)
√t et v : t 7→ e−tsin(xt)
√t sont continues sur ]0,+∞[. De plus, pour tout réelt > 0,|u(t)|6f−1
2,1(t)et|v(t)|6f−1
2,1(t). Puisque−1
2 >−1, la fonctionf−1
2,1est intégrable sur]0,+∞[ d’après la question précédente et il en est de même des fonctionsuetv.
3) Pour x ∈ R, U(−x) = Z+∞
0
e−tcos(−xt)
√t dt = Z+∞
0
e−tcos(xt)
√t dt = U(x) et V(−x) = Z+∞
0
e−tsin(−xt)
√t dt =
− Z+∞
0
e−tsin(xt)
√t dt= −V(x).
La fonctionUest paire et la fonctionV est impaire.
4)La fonctionu7→u2est de classeC1sur]0,+∞[, bijective de]0,+∞[sur lui-même. On peut posert=u2et on obtient U(0) =
Z+∞
0
e−t
√t dt= Z+∞
0
e−u2
u 2udu=2 Z+∞
0
e−u2du=√ π.
5)
5.1.Pour tout réelx, W(x) = Z+∞
0
e−t(cos(xt) +isin(xt))
√t dt= Z+∞
0
e(−1+ix)t
√t dt.
Posons Φ : R×]0,+∞[ → C (x;t) 7→ e(−1+ix)t
√t
de sorte que pour tout réel x,W(x) = Z+∞
0
Φ(x, t)dt.
•Pour chaquex∈R, la fonction t7→Φ(x, t)est continue par morceaux sur]0,+∞[et intégrable sur ]0,+∞[ d’après la question 2 (caruetv sont intégrables sur]0,+∞[et doncu+ivest intégrable sur]0,+∞[).
•La fonctionΦadmet surR×]0,+∞[une dérivée partielle par rapport à sa première variable définie par
∀(x, t)∈R×]0,+∞[, ∂Φ
∂x(x, t) = ite(−1+ix)t
√t =i√
te(−1+ix)t. De plus,
- pour toutx∈R, la fonctiont7→ ∂Φ
∂x(x, t)est continue par morceaux sur ]0,+∞[, - pour toutt∈]0,+∞[, la fonctionx7→ ∂Φ
∂x(x, t)est continue surR,
- pour tout(x, t)∈R×]0,+∞[,
∂Φ
∂x(x, t)
=√
te−t=f1
2,1(t) =ϕ1(t)oùϕ1est une fonction continue par morceaux, positive et intégrable sur]0,+∞[d’après la question 1 puisque 1
2 >−1.
D’après le théorème de dérivation des intégrales à paramètres, la fonctionW est de classeC1 surRet de plus
∀x∈R, W′(x) = Z+∞
0
∂Φ
∂x(x, t)dt= Z+∞
0
i√
te(−1+ix)tdt.
5.2.Soitx∈R. SoientεetAdeux réels tels que0 < ε < A. Les deux fonctionst7→i√
tet t7→ e(−1+ix)t
−1+ix sont de classe C1 sur le segment[ε, A]. On peut effectuer une intégration par parties et on obtient
ZA
ε
i√
te−(1−ix)tdt=
i√
te(−1+ix)t
−1+ix A
ε
− ZA
ε
i 2(−1+ix)
e(−1+ix)t
√t dt
=i√
Ae(−1+ix)A
−1+ix −i√
εe(−1+ix)ε
−1+ix + i 2(1−ix)
ZA
ε
e(−1+ix)t
√t dt Puisque
√Ae(−1+ix)A =√
Ae−AA→→
+∞
0d’après un théorème de croissances comparées, on a lim
A→+∞
i√
Ae(−1+ix)A
−1+ix =0.
QuandAtend vers+∞et εtend vers0, on obtient W′(x) =
Z+∞
0
i√
te−(1−ix)tdt= i 2(1−ix)
Z+∞
0
e(−1+ix)t
√t dt= i
2(1−ix)W(x).
Ainsi,West solution surRde l’équation différentielley′− i
2(1−ix)y=0.
5.3.Montrons par récurrence que pour toutn∈N,W est de classeCn surR.
• West de classeC1surRet en particulier,West de classeC0surR. Le résultat est donc vrai quandn=0.
•Soitn>0. SupposonsWde classeCn surR. AlorsW′ : x7→ i
2(1−ix)W(x)est de classeCnsurRcar la fonction x7→ i
2(1−ix) est elle-même de classeCn surRen tant qu’inverse d’une fonction de classeCn surRne s’annulant pas surR. Mais alors,W est de classeCn+1surR.
Le résultat est démontré par récurrence. Ainsi,W est de classeC∞ surR. On en déduit que U=Re(W)et V=Im(W) sont de classeC∞ surR.
5.4.Pour tout réelx
U′(x) +iV′(x) =W′(x) = i
2(1−ix)W(x) = i(1+ix)
2(1−ix)(1+ix)(U(x) +iV(x)) = −x+i
2(1+x2)(U(x) +iV(x))
= −xU(x) −V(x)
2(1+x2) +iU(x) −xV(x) 2(1+x2) . Par identification des parties réelles et imaginaires, on obtient
∀x∈R,
U′(x) = −xU(x) +V(x) 2(1+x2) V′(x) = U(x) −xV(x) 2(1+x2)
.
6) g est continue sur ]0,+∞[ et pour tout réel t > 0, |g(t)| 6 f−1
2,1(t). Donc, gest intégrable sur ]0,+∞[ d’après la question 1.
7)
7.1.Soitn∈N. En posantt=u+nπ, on obtient
an= (−1)n
Z(n+1)π
nπ
e−λtsin(t)
√t dt=
Z(n+1)π
nπ
e−λtsin(t−nπ)
√t dt= Zπ
0
e−λ(u+nπ)sin(u)
√u+nπ du
= Zπ
0
e−λ(t+nπ)
√t+nπ sin(t)dt(la variable d’intégration étant muette).
7.2.Pour u > 0, posonsh(u) = e−u
√u = e−u× 1
√u. La fonction h est décroissante sur]0,+∞[ en tant que produit de fonctions positives et décroissantes sur]0,+∞[.
Soit alorsn∈N. Pour toutt∈[0, π]sin>1et ]0, π]sin=0, t+ (n+1)π>t+nπ>π > 0et donc e−λ(t+(n+1)π)
pt+ (n+1)π =h(t+ (n+1)π)6h(t+nπ) = e−λ(t+nπ)
√t+nπ
puis e−λ(t+(n+1)π)
pt+ (n+1)πsin(t)6 e−λ(t+nπ)
√t+nπ sin(t)car sin(t)>0. En intégrant, on obtientan+16an. Ceci montre que la suite(an)n∈Nest décroissante.
7.3.Pourn∈N∗,06an= Zπ
0
e−λ(t+nπ)
√t+nπ sin(t)dt6 Zπ
0
e−λ(nπ)
√nπ ×1 dt= πe−λnπ
√nπ (par décroissance de la fonctionhsur ]0,+∞[). Puisque lim
n→+∞
πe−λnπ
√nπ =0 d’après un théorème de croissances comparées, le théorème des gendarmes permet d’affirmer que la suite(an)n∈Nconverge et que
n→lim+∞an =0.
8)
8.1.La suite(an)n∈Nest positive, décroissante et de limite nulle. Donc, la série de terme général(−1)kak,k∈N, converge d’après le critère spécial aux séries alternées.
8.2.On sait que S >S1 = a0−a1 = Zπ
0
e−λt
√t − e−λ(t+π)
√t+π
sin(t) dt > 0(intégrale d’une fonction continue, positive (par décroissance deh) et non nulle). Donc, S > 0.
8.3.SoitN∈N. XN
n=0
(−1)nan= XN
k=0
Z(n+1)π
nπ
g(t)dt=
Z(N+1)π
0
g(t)dt. Puisque Z+∞
0
g(t)dtest une intégrale convergente,
+∞
X
n=0
(−1)nan= lim
N→+∞
XN
n=0
(−1)nan = lim
N→+∞
Z(N+1)π
0
g(t)dt= Z+∞
0
g(t)dt.
9)Soitx > 0. Soitλ= 1
x > 0. En posantu=tx, on obtient V(x) =
Z+∞
0
e−tsin(tx)
√t dt= Z+∞
0
e−ux sin(u) ru
x du
x = 1
√x Z+∞
0
e−1xu
√u sin(u)du= 1
√x Z+∞
0
g(u)du=S > 0.
10)
10.1.D’après la question 5,Uet V sont continues surR. Donc, la fonctionx7→p
U2(x) +V2(x)est continue sur R. En particulier,Rse prolonge par continuité en0. De plus, lim
x→0, x>0R(x) = q
U2(0) +V2(0) =√ π.
D’après la question 5.3, la fonction V est continue sur R et d’après la question 3, la fonction V est impaire. Donc,
x→lim0, x>0V(x) =V(0) =0 et de plus, pourx > 0, on aV(x)> 0d’après la question 9.
D’autre part, lim
x→0U(x) =√
π > 0. Donc, lim
x→0, x>0
U(x)
V(x) = +∞ puis lim
x→0, x>0T(x) = π
2. La fonction T se prolonge par continuité en0 en posantT(0) = π
2.
10.2.Les fonctionsUet Vsont de classeC1surRd’après la question 5.3. De plus, la fonctionVest strictement positive sur]0,+∞[. Donc, la fonction U2+V2est de classeC1sur]0,+∞[et strictement positive sur]0,+∞[puis la fonctionR
est de classe C1 sur ]0,+∞[. D’autre part, la fonction U
V de classeC1 sur]0,+∞[en tant que quotient de fonctions de classeC1sur]0,+∞[dont le dénominateur ne s’annule pas sur]0,+∞[puis la fonctionT est de classeC1 sur]0,+∞[.
10.3.D’après la question 5.4, pour tout réelx > 0,
R′(x) = U′(x)U(x) +V′(x)V(x)
pU2(x) +V2(x) = 1 2(1+x2)
−(xU(x) +V(x))U(x) + (U(x) −xV(x))V(x) pU2(x) +V2(x)
= 1
2(1+x2)
−x U2(x) +V2(x)
pU2(x) +V2(x) = − x 2(1+x2)
q
U2(x) +V2(x)
= − x
2(1+x2)R(x)
Donc,Rest solution sur]0,+∞[de l’équation différentielley′+ x
2(1+x2)y=0 (E1).
Pour tout réelx > 0,
T′(x) =
U′(x)V(x) −U(x)V′(x) V2(x)
U2(x) V2(x)+1
= 1
2(1+x2)
−(xU(x) +V(x))V(x) −U(x)(U(x) −xV(x))
U2(x) +V2(x) = − 1
2(1+x2).
Donc,T est solution sur]0,+∞[de l’équation différentielley′ = − 1
2(1+x2) (E2).
10.4.Les solutions de (E2) sur R sont les fonctions de la forme x 7→ −1
2Arctan(x) +λ2, λ2 ∈ R. Ensuite, soit y une fonction dérivable surR.
∀x∈R, y′(x) + x
2(1+x2)y(x) =0⇔∀x∈R, e14ln(1+x2)y′(x) + x
2(1+x2)e14ln(1+x2)y(x) =0
⇔∀x∈R,
e14ln(1+x2)y′
(x) =0⇔∃λ1∈R/∀x∈R, p4
1+x2y(x) =λ1
⇔∃λ1∈R/∀x∈R, y(x) = λ1
√4
1+x2. 10.5.Il existeλ2∈Rtel que, pour tout x > 0,T(x) = −1
2Arctan(x) +λ2. De plus, lim
x→0T(x) = π
2 ce qui fournitλ2= π 2. Donc,
∀x > 0, T(x) = −1
2Arctan(x) +π 2. Ensuite, il existeλ1tel que pour toutx > 0,R(x) = λ1
√4
1+x2. La condition lim
x→0R(x) =√
πfournitλ1=√π. Donc,
∀x > 0, R(x) =
√π
√4
1+x2,
ce qui reste vrai pourx=0 par continuité deRen0puis pour tout réelx, par parité.
11)Pour tout réelx > 0, tan(T(x)) = U(x)
V(x) puisU(x) =V(x)tan(T(x)). Ensuite,T(x)∈i
−π 2,π
2
het donc cos(T(x))> 0.
Mais alors, pour tout réelx > 0, en tenant compte deV(x)> 0, R(x) =
q
V2(x)tan2(T(x)) +V2(x) =V(x)
s 1
cos2(T(x))= V(x) cos(T(x)) et doncV(x) =R(x)cos(T(x)) =
√π
√4
1+x2sin 1
2Arctan(x)
, ce qui reste vrai pour x=0 par continuité puis pour tout réelxpar parité.
∀x∈R, V(x) =
√π
√4
1+x2sin 1
2Arctan(x)
.
Ensuite, pourx > 0, U(x) =V(x)tan(T(x)) = V(x) tan
1
2Arctan(x) =
√π
√4
1+x2cos 1
2Arctan(x)
, ce qui reste vrai pour
x=0 par continuité puis pour tout réelxpar parité.
∀x∈R, U(x) =
√π
√4
1+x2cos 1
2Arctan(x)
. 12)D’après la question préliminaire
∀x∈R, W′(x) − i
2(1−ix)W(x) =0⇔∀x∈R, W′(x) + 1
2(x+i)W(x) =0
⇔∀x∈R, exp 1
2 1
2ln 1+x2
−iArctan(x)
W′(x) + 1 2(x+i)exp
1 2
1
2ln 1+x2
−iArctan(x)
W(x) =0
⇔∀x∈R,
exp 1
2 1
2ln 1+x2
−iArctan(x)
W ′
(x) =0
⇔∀x∈R, exp 1
2 1
2ln 1+x2
−iArctan(x)
W(x) =e0W(0)
⇔∀x∈R, p4
1+x2exp
−i
2Arctan(x)
W(x) =√ π
⇔∀x∈R, W(x) =
√π
√4
1+x2
cos 1
2Arctan(x)
+isin 1
2Arctan(x)
et on retrouve les expressions deUetV en prenant les parties réelle et imaginaire.
13)
13.1.Pour tout réelx,U2(x) = 1 2
Z+∞
0
e−t
√t (1+cos(2t)) dt= 1 2
√π+U(2x) . De même, pour tout réelx,V2(x) = 1
2 Z+∞
0
e−t
√t (1−cos(2t)) dt= 1 2
√π−U(2x) . 13.2.Soitx > 0 fixé. Pour t∈]0,+∞[ et n ∈N, posonsun(t) = e−t
√t cosn(xt)de sorte que pour toutn ∈N,Un(x) = Z+∞
0
un(t)dt.
Pour tout entier natureln,|Un(x)|6 Z+∞
0
|un(t)| dt. Montrons alors que lim
n→+∞
Z+∞
0
|un(t)| dt=0.
Pourt > 0, |cos(xt)|=1⇔xt∈πN∗⇔t∈ π
xN∗. SoitE = π xN∗=
kπ
x , k∈N∗
. Sit∈ E, alors pour tout entier natureln,|un(t)|= e−t
√t =f−1
2,1(t). Dans ce cas, lim
n→+∞|un(t)|=f−1
2,1(t).
Sit /∈ E, alors|cos(xt)|< 1et dans ce cas, lim
n→+∞
|un(t)|=0.
Ainsi, la suite de fonctions(|un|)n∈Nconverge simplement sur]0,+∞[ vers la fonctionu=f−1
2,11E où1E est la fonction caractéristique deE. De plus, la fonctionuest continue par morceaux sur]0,+∞[.
Ensuite, pour toutn∈Net tout t∈]0,+∞[, |un(t)|= e−t
√t|cos(xt)|n 6 e−t
√t|=f−1
2,1(t) =ϕ(t). De plus, la fonction ϕ est continue par morceaux, positive et intégrable sur]0,+∞[d’après la question 1.2.
En résumé,
• chaque fonction|un|est continue par morceaux et intégrable sur ]0,+∞[,
• la suite de fonctions(|un|)n∈Nconverge simplement sur ]0,+∞[vers la fonctionu=f−1
2,11E et de plus, la fonction uest continue par morceaux sur]0,+∞[,
• il existe une fonctionϕ, continue par morceaux, positive et intégrable sur]0,+∞[telle que, pour toutn∈N,
|un|6ϕ, à savoirϕ=f−1
2,1.
D’après le théorème de convergence dominée,
• la fonctionuest intégrable sur]0,+∞[,
• la suite Z+∞
0
|un(t)| dt
n∈N
converge,
• lim
n→+∞
Z+∞
0
|un(t)| dt=
Z+∞
0
u(t)dt.
Ceci fournit explicitement lim
n→+∞
Z+∞
0
|un(t)| dt=
Z+∞
0
f−1
2,1(t)1E(t)dt=0(car sur tout segment de]0,+∞[, la fonction f−1
2,11E est nulle sauf peut-être en un nombre fini de points). Mais alors, lim
n→+∞Un(x) =0. Ce résultat reste vrai six < 0 par parité. Enfin, pour toutn∈N,Un(0) =
Z+∞
0
e−t
√t dt=√
πet donc lim
n→+∞
Un(0) =√
π. Finalement,
∀x∈R, lim
n→+∞
Un(x) = √
πsix=0 0six6=0 .